Pays du Golfe : hausse vertigineuse des revenus issus du pétrole

Ccg_council_cooperation_mapgulfLes revenus pétroliers des six monarchies arabes du Golfe devraient augmenter de près de 75% en 2008 par rapport à l'an dernier. C'est en effet le résultat d'une étude économique, publiée samedi à Koweït ... à la veille d'une conférence internationale sur le pétrole à Djeddah, et établie sans tenir compte de la dépréciation du dollar, élément pourtant déterminant pour ces importants pays producteurs.

Ces derniers ont ainsi approuvé lundi à Doha le projet du traité portant création de leur union monétaire en prévision du lancement en 2010 de leur monnaie unique. Ce projet ainsi qu'un règlement interne du conseil exécutif de l'union, approuvés par les gouverneurs des Banques centrales concernées, réunis à Doha, devront être soumis en septembre aux ministres des Finances, puis au sommet du groupe régional.

Les revenus pétroliers des membres du Conseil de Coopération du Golfe (CCG - Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar -), qui avaient atteint 364 milliards de dollars en 2007, atteindraient 636 milliards de dollars en 2008, d'après le rapport hebdomadaire du cabinet d'experts koweïtien Al-Shall. Sur ces six pays, quatre (Arabie, Emirats, Koweït et Qatar) sont membres de l'Opep.

Merci – encore une fois – de tenir compte de la dépréciation du dollar, sous peine de comparer des éléments non comparables ...

Al-Shall prévoit que les revenus pétroliers des six grimperont l'an prochain à 657 milliards de dollars, soit un total de près de 1.300 milliards de dollars sur deux ans. Mais évitons toute conclusion quelque peu hâtive : le cabinet d'experts n'a pas précisé quels chiffres il avait retenus dans son rapport pour les cours du brut en 2008 et 2009, ni s'il raisonnait en monnaie constante.

L'Arabie - premier exportateur mondial et leader de l'Opep - figure au 1er rang des six monarchies concernées : ses revenus pétroliers pour 2008 et 2009 atteindraient presque 700 milliards de dollars, soit plus de la moitié des revenus totaux des pays du CCG, selon cette étude. Les revenus pétroliers de l'Arabie étaient de 194 milliards de dollars en 2007.

Les six monarchies arabes du Golfe, qui détiennent un peu moins de la moitié des réserves mondiales prouvées de brut, produisent environ 16 millions de barils/jours, soit un peu moins du cinquième de la consommation mondiale.

Le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a récemment informé les investisseurs du Golfe que son pays demeurait ouvert aux fonds souverains et a pressé les pays pétroliers de la région à ouvrir leur secteur énergétique aux investissements étrangers.

« Nous rejetons les mesures qui pourraient nous isoler de l'économie mondiale », a-t-il ajouté à Abou Dhabi, membre de la fédération des Emirats et dont le gouvernement local contrôle un fonds de quelque 875 milliards USD.

L'Abou Dhabi Investment Authority (ADIA) est ainsi devenue en novembre 2007 l'un des plus grands actionnaires de la banque américaine Citigroup en injectant 7,5 milliards USD dans l'établissement affaibli par la crise des crédits hypothécaires à risque (subprimes).

Source : AFP, Les Afriques

 

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