Pour répondre à certains, qui se sont arrêtés à l'écroulement du mur de Berlin, je citerais P. Jorion :
"le monde entérina la fin annoncée d’un système politique liberticide et
du capitalisme d’état qui l’accompagnait sur le plan économique ", et à l'intérieur : "ils entreprirent d’éliminer au sein de leur économie tout ce qui pouvait encore rappeler le géant vaincu. "
Néanmoins, l'écroulement du mur de Berlin, c'est vieux, aujourd'hui, c'est de l'histoire et l'actualité, c'est de savoir si :
"le capitalisme d’entreprise est lui-même entraîné à son tour dans un
processus de décomposition comparable à celui qui signa la liquidation
du capitalisme d’état soviétique ".
Et c'est Stiglitz qui enfonce le clou du cercueil :
"U.S. credibility and the credibility of U.S. financial markets is zero everywhere in the world "...
Le plafond baisse, mais le plancher s'affaisse de concert.
Les obligations municipales US se voient appliquer un taux de 9 %, au lieu de 4.5 %, il n'y a pas si longtemps.
Ici, comme là-bas, quand on connait le rôle des collectivités locales dans l'investissement immobilier, on peut prédire, sans risque, la panne historique.
Les nouveaux emprunts seront réduits au minimum et à l'indispensable.
On voit les dégâts que provoque en France une hausse de 1 % des taux, on imagine le doublement.
Quand aux banques d'affaires, ce sont des morts-vivants (prochain cadavre Morgan-Stanley).
De plus, l'encours de prêts devrait se réduire de 2000 milliards de $ pour les cartes de crédit.
D'une manière générale, la contraction du crédit se précise, et l'implosion du système est enclenchée.

Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.