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Woert : rentrées fiscales correctes mais des caisses toujours vides

Grand_videFrançaises, français, vous pouvez être contents et fiers de vous !

Grâce à vos “contributions” - directes ou indirectes – le déficit public de la France, au bord du gouffre, ne devrait pas tomber plus bas, nous assure-t-on du côté de Bercy.

Ouf, pour un peu, nous serions presque rassurés !

Eric Woerth, le ministre du Budget, fait en effet état de rentrées fiscales satisfaisantes au premier trimestre et réitère l'objectif d'un déficit public ramené à 2,5% du produit intérieur brut en 2008.

"Les rentrées fiscales ont été correctes sur les trois premiers mois, c'est plutôt une bonne nouvelle", a-t-il déclaré sur Europe 1.

Contrairement à sa consoeur, Christine Lagarde, Mr Woerth semble être moins “fan” de la méthode coué, ne niant pas la difficulté de la situation.

"Les caisses de la France elles sont toujours vides, le président de la République l'a dit sans se cacher", a-t-il dit en rappelant que le déficit public s'élevait à 50 milliards d'euros en 2007, soit 2,7% du PIB.

Quant au fait de ne pas le cacher, il ne faudrait pas que cela devienne l'arbre qui cache l'immense forêt du déficit ..

"Sur 2008, on devrait arriver à tenir les objectifs qu'on s'est fixés, c'est-à-dire 2,5%", a ajouté Eric Woerth. Oui, mais là, où le bas blesse, c'est que les objectifs fixés par la Commission Européenne sont quelque peu différents ...

Alors que la France doit bientôt assurer la Présidence de l'Union Européenne, elle pourrait bien se voir prochainement coiffée d'un bonnet d'âne bien encombrant pour occuper de telles fonctions.

Le déficit public de la France devrait atteindre l'an prochain le plafond de 3,0% du produit intérieur brut (PIB) fixé par l'Union européenne, ce qui devrait justifier un avertissement de Bruxelles. C'est en tout cas, ce qu'estime Joaquin Almunia, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires.

Sources : Reuters, AFP

A lire également :

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. Eurogroupe : objectif déficit zéro pour la France en 2010

. Barroso : l'euro ne serait pas un frein aux exportations de l'UE

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Voici les sites qui parlent de Woert : rentrées fiscales correctes mais des caisses toujours vides:

Commentaires

el gringo

4 mai 08 22:21:21

Ce qu'on ne vous dit jamais sur la dette de la France


Chaque nouveau-né français a une dette de 20.000 euros sur les épaules, s'est inquiété Nicolas Sarkozy jeudi soir. Mais ce calcul ne tient aucun compte des actifs détenus par l'Etat. Au contraire, un bébé français hérite en réalité d'une richesse nette à sa naissance.


La question de la dette de la France semble faire consensus. Elle est synthétisée par une angoisse, évoquée par Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée, jeudi soir. « Chaque Français qui naît aujourd’hui a une dette de 20.000 euros sur les épaules », s’est alarmé le chef de l’Etat.
En cause, le déficit chronique de la France, ininterrompu depuis 1974, « dernier budget en équilibre », a rappelé Nicolas Sarkozy. Tant et si bien que la dette au sens de Maastricht (passif de l’Etat, des collectivités locales et des régimes de sécurité sociale) a atteint 64,2% du PIB en 2007. Soit 1.209.497 milliards d’euros.
Qui plus est, la tendance est mauvaise : depuis 2001, la dette de la France a progressé de plus de 7 points. Quand nombre de ses partenaires européens ont au contraire réduit leur endettement sur la période.


Cependant, « en termes de niveau de la dette la France affiche une position plus favorable », relève Mathieu Plane, économiste à l’OFCE.
Selon les chiffres Eurostat, la dette moyenne de la zone euro est en effet de 66,2% du PIB en 2007. Celle de l’Allemagne de 65%. La Belgique affiche une dette de 84,9%, la Grèce, 94,5%, l’Italie, 104%. Et c’est encore loin de la dette du Japon, qui atteignait 159% en 2006. « Il n’y a donc pas de singularité française sur ce point », commente Mathieu Plane.


Gare au fétichisme des chiffres. Car comme tout compte de patrimoine, celui de l’Etat comporte un passif, la dette, mais il inclut également les actifs qu’il détient. Et en l’occurrence, l’Etat n’est pas nu.
D’abord, l’Etat possède des actifs financiers, 742 milliards d’euros en 2006. De l’or, des dépôts ou encore des parts dans des entreprises publiques cotées. Car l’Etat français est un actionnaire, et un gros. Selon l’Agence des participations d’Etat, leur valorisation dépassait 162 milliards d’euros au 24 avril. Dont 100 milliards rien que pour EDF.
Aussi, la dette financière nette de la France n’était en réalité que de 38,2% du PIB en 2006 (dernier chiffre connu). Soit un niveau proche de 1995, alors que la dette au sens de Maastricht, elle, a augmenté. Mais entre temps, la valeur du portefeuille boursier de l’Etat a profité de l’euphorie boursière.
« On peut à bon droit s’interroger sur la priorité donnée à la réduction de la dette », estime Mathieu Plane. « Car compte tenu des actifs financiers, elle n’est pas si grande que ça. Tout au moins, la France n’est pas du tout le mauvais élève de l’Europe en la matière. Alors qu’elle l’est clairement en matière de chômage », observe l’économiste.


Plus encore, l’Etat détient des actifs physiques ou immobiliers. Des terrains, des bâtiments, des infrastructures, dont la valeur est tenue à jour par l’Insee.
« Si on comptabilise l’ensemble de ces actifs, les administrations publiques ne présentent plus une dette mais une richesse nette », calcule Mathieu Plane. Elle représentait 37,8% du PIB en 2006.
Cette richesse a d’ailleurs augmenté de plus de 22 points de PIB entre 1995 et 2006. Les administrations publiques se sont enrichies dés lors que, boom de l’immobilier aidant, la valeur des terrains détenus par l’Etat a explosé : de plus de 200% en 10 ans !


Autrement dit, « le bébé français ne récupère pas à la naissance une dette publique de 18.700 euros mais il hérite au contraire d’un actif net de 11.000 euros», corrige Mathieu Plane.
Enfin, il ne faut pas oublier que 39% de la dette est détenue par des résidents, selon l’Agence France Trésor. Autrement dit, ce qui est au passif de l’Etat est en partie à l’actif des ménages.


http://www.lexpress.fr/info/economie/infojour/infos.asp?id=151760


florian77

4 mai 08 23:00:35

C'est la guerre des chiffres quand même. Je crois qu'on peut nous dire tout et n'importe quoi. La France possède de nombreuses richesses comme le dit el gringo, mais la gestion est désastreuse, cela ressemble plus à des économies 'de bout de chandelle' actuellement. On supprime tant de postes ou privatise certains secteurs pour se faire de l'argent facile mais à très court terme...


Elisabeth

4 mai 08 23:21:02

oui, la guerre des chiffres pour des effets d'annonce très court terme et faire "plaisir" à l'UE.

Cela promet ... que va-t-il rester dix ans après ? C'est tout sauf une gestion saine.

mais chaque gouvernement n'agit qu'en fonction des prochaines élections ... that's the problem


Dad.ounet

5 mai 08 00:00:44

Disons que la gestion désastreuse des 68 tares n'a pas encore réussi à détruire le patrimoine accumulé par le travail de leurs ancêtres.
Mais comme aucune mesure n'est prise, ils y arriveront !


Jeremy

5 mai 08 23:38:59

Je ne suis pas certain que les actifs de l'état soient très liquides... L'Etat détiendra "pour toujours" au moins 50% d'entreprises comme EDF, et j'imagine mal les ministères du VII° arrondissement être vendus, et leur personnel déplacé à Saint Ouen.


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