Qu'y a-t-il de commun entre Numéricable, la famille Sarkozy, le groupe Carlyle, et le Conseil général des Hauts de Seine ? Rien, seriez vous tentés de dire, et pourtant ...
un projet nommé THD92 - qui prévoit le raccordement des Hauts de Seine en fibre optique - pourrait assurer quelques "avantages" Ã des membres de la famille Sarkozy. J'ai nommé en tout premier lieu Olivier Sarkozy, mais quand il 's'agit du monde des affaires, Nicolas n'est jamais bien loin.
- Le projet THD92 : Très Haut débit en Hauts-de-Seine
Le 21 décembre 2007, le conseil général des Hauts de Seine a choisi un consortium réunissant le câblo-opérateur Numéricable, le groupe de BTP Eiffage et LD Collectivités (Neuf Cégétel) pour raccorder, d’ici à 2013, l’ensemble des foyers et des entreprises des Hauts-de-Seine à la fibre optique. Un projet unique en Europe, capital pour l’attractivité du département affirme le site du CG92. À partir de l’été 2008 et en deux vagues de trente-six mois, la totalité des foyers, des entreprises, des institutions et des écoles devraient être desservis par ce réseau départemental de service public qui aura nécessité la pose de quelque 827 900 prises.
"L’internet à très haut débit permet de profiter de services très gourmands en bande passante comme la vidéo à la demande ou la télévision haute définition. Il devrait aussi "booster" le télétravail, le téléenseignement et l’e-administration" nous dit-on. De là à ce qu'il booste les revenus de la famille Sarkozy, grâce à l'aide des subsides du Conseil Général ... il pourrait n'y avoir qu'un simple câble.
Le groupement mené par Numéricable a obtenu une concession de 25 ans : à son terme le réseau sera restitué au Département, nous précise-t-on ...
Numericable qui table sur un bénéfice d’exploitation dès la cinquième année devra appliquer "un prix identique en tout point du territoire". Selon les prévisions des services techniques du conseil général, l’offre de base devrait être comparable à celle exigée actuellement pour l’offre triple play de l’ADSL soit environ 29,90 €. France Telecom â€" qui déploie actuellement en Ile de France sa solution de Trés Haut Débit FTTH appréciera .... soyez-en sûr ... même si le monde est parfois petit, nous y reviendrons.
En tout état de cause, vous serez - peut-être - rassurés en apprenant que le projet du conseil général n’est pas de créer un monopole mais bien d’"organiser les conditions d’une véritable concurrence", ce qui n'a pas manqué de susciter l'ire de certains opérateurs, relève le site du CG92. Le cahier des charges interdit en effet à l’exploitant du réseau de proposer directement des services aux consommateurs. La société ad hoc créée par le consortium Numericable devra donc "vendre des capacités à d’autres opérateurs tels que Free, Alice ou France telecom - Orange".
"Contrairement à l’ADSL qui se greffe sur un réseau existant â€" en l’occurrence le réseau cuivre de France Télécom dégroupé par la loi â€" la fibre optique implique de construire", explique le président actuel du conseil général, Patrick Devedjian. "Les opérateurs sont donc logiquement tentés de privilégier les zones immédiatement rentables avec le risque de créer des zones blanches durables", selon lui. "L’objectif de notre dispositif est de permettre que tout le monde soit fibré dans les délais les plus brefs y compris l’habitat pavillonnaire", assure-t-il, soulignant même que c'est ce qui "justifie dans la délégation de service publique accordée à Numéricable, l’octroi d’une subvention de 59 millions d’€. ...
"Mais celle-ci ne porte que sur les zones déficitaires", précise Patrick Devedjian. "Il n’est pas question des autres où s’exerce la concurrence" nous assure-t-on. Le coût total du projet est lui, estimé à 422 millions d’€ soit un financement porté à 86 % par le secteur privé. Certes, mais il est toujours intéressant de connnaître "la composition" de ce secteur privé.
Petit rappel également : Nicolas Sarkozy a annoncé le 15 mai 2007 sa démission de la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine. Le fils cadet du président de la République Jean Sarkozy (UMP) est devenu quant à lui en mars dernier, à 21 ans, conseiller général des Hauts-de-Seine, en se faisant élire à Neuilly.
- Carlyle renforce sa participation dans Numericable
Le 21 décembre 2007, également, Carlyle Group, les fonds Cinven et Altice - les deux principaux actionnaires du câblo-opérateur - ont annoncé l'entrée de Carlyle au capital de Numericable et de Completel ... Hasard de calendrier, très certainement ...
En mars 2008, le fonds d'investissement américain bouclait le rachat de 37,8% de Numericable pour un montant de 1,1 milliard d'euro. Selon Carlyle cette transaction valorise Numericable 6,5 milliards d'euros. Elle est qualifiée d'investissement privé le plus important jamais réalisé en France.
L'arrivée d'un nouvel actionnaire devrait apporter une bouffée d'oxygène à Numericable, qui a engagé d'importants investissements pour rénover ses infrastructures, affirmait en décembre 2007 la presse économique et financièe. "Cette opération arrive également à un tournant où le secteur des télécoms s'apprête à s'engager dans le trés haut débit, la prochaine génération de l'internet, qui passera par la fibre optique" soulignait ainsi le journal "Challenges".
Selon Carlyle, "Numericable opère le principal réseau alternatif haut et très haut débit en France, couvrant près de 10 millions de foyers, offrant des services de télévision haute définition, de vidéo à la demande, d’internet très haut débit et de téléphonie." Et d'ajouter que "Numericable est le premier opérateur à avoir déployé massivement son propre réseau de fibre optique en France. Celui-ci raccorde d’ores et déjà deux millions de foyers et sera étendu à 8 millions de foyers d’ici 2010".
- Olivier Sarkozy embauché par Carlyle
Quand le monde est parfois petit ....
Olivier Sarkozy - jusque-là codirigeant de la branche institutions financières de la banque d’investissement UBS - copilote quant à lui, depuis avril 2008, l'activité mondiale de services financiers de la société d'investissement The Carlyle Group.
Le demi-frère de Nicolas Sarkozy est en effet à près de 40 ans, l'un des plus talentueux membres du monde bancaire new-yorkais. "J’ai hâte de faire de Carlyle un acteur de référence dans ce secteur d’investissement de plus en plus important", se réjouissait-il en avril dernier. À son palmarès, d’importantes transactions bancaires comme la vente de MBNA ou d’US Trust à Bank America ou encore la fusion de Mellon avec Bank of New York.
Selon la presse belge, sa nomination a pu être "incitée" par Paul Desmarais, membre influent du board de Carlyle, fonds ultra-influent : le 16 février dernier, Sarkozy (Nicolas) portait Paul Desmarais au rang prestigieux de Grand' Croix de la Légion d'Honneur.
Olivier Sarkozy a été engagé pour "ses incroyables réseau et expérience professionnelle, qui aideront Carlyle à capitaliser sur la dislocation du secteur des services financiers", indiquait la firme dans un communiqué daté du 3 mars.
- Carlyle détient 5 % de France telecom
En juin 2007, des syndicats de France Telecom avaient dénoncé la "poursuite de la vente des bijoux de famille" après l'annonce surprise par Bercy de la cession de 5 à 7% du capital par l'Etat. Certains s'inquiétant alors de risque d'"OPA non maitrisée" voire d'une "montée des fonds de pension".
Pour la CFDT, troisième organisation, Daniel Guillot, délégué syndical central, faisait part de son "inquiétude au fond": "Si on perd 5 à 7% aujourd'hui on se demande jusqu'où cela va aller" s'inquiétait-il alors, en citant ses craintes d'assister à une "montée des fonds de pension au capital" comme chez l'opérateur historique des télécommunications allemand. "A Deutsche Telekom, la dilution progressive de la part de l'Etat s'est accompagnée d'une montée de Blackstone qui a aujourd'hui des exigences énormes", avait-t-il précisé.
"Aujourd'hui, la part des fonds de pension est très faible et relativement diluée, mais nous craignons que d'ici quelques temps les seuls actionnaires de référence soient les fonds de pension et que l'Etat laisse faire", avait-t-il ajouté.
La CGC évoquait pour sa part un risque "d'OPA non maîtrisée". "Qui achètera ? des actionnaires minoritaires comme le fonds Carlyle, vont-ils monter en puissance? on ne le sait pas. L'entreprise flirte-t-elle dorénavant avec le risque d'une OPA non maîtrisée ? peut-être", indiquait ainsi un communiqué.
Le Fonds américain Carlyle possède 5% du capital de France Telecom, ce qui en fait le deuxième actionnaire derrière l'Etat, soulignait la CGC.
Etat et Carlyle .. tous deux intimement liés à la famille Sarkozy. De bonnes raisons pour ne pas faire "tousser" dirigeants et actionnaires de France Telecom face à une "éventuelle concurrence" de Numericable sur le Très Haut débit ... au détriment du déploiement du projet FTTH.
Sources : CG92, Le Figaro, Challenges, Les Echos, Trends.be

38 Commentaires
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Bravo Elisabeth
31 mai 2008 à 16:24Tu enquêtes comme un pro !
2
Merci !!!
En fait j'ai été alerté par des personnes de France telecom, redoutant des pbs de concurrence sur le projet THD92, avec Numericable
et là j'ai fait tilt !
Numericable et Carlyle !
et Carlyle et Olivier Sarkozy !
des infos que j'avais lues et "intégrées" - séparèment - mais pas eu le temps de traiter.
A noter également que Numericable pourrait etre intéressée par la licence 4G
Voir également Carlyle et les immeubles de la Banque de France
31 mai 2008 à 21:26La liste risque d'être longue et discrète ...
3
le projet thd92 avait été accordé à Numericable avant l'arrivée de Carlyle dans son capital. Les rapprochements insinués sont vaseux.
01 juin 2008 Ã 19:234
les projets et les études ne se font pas en un jour ...
01 juin 2008 Ã 19:295
Les enjeux de la fibre optique sont très importants et les opérateurs qui se seront imposés les premiers seront les grands vainqueurs. Il ne faut pas oublier qu'avec la fibre optique, les services comme la télévision à la demande ou le téléchargement de films (en particulier HD) seront les principales sources de revenu. Les dépenses dans ces services augmentent déjà régulièrement avec l'ADSL classique.
http://www.silicon.fr/fr/news/2008/05/23/fibre_optique_l_arcep_fixe_les_regles_du_jeu
01 juin 2008 à 19:55Ces enjeux dépassent les simples particuliers et concernent aussi les entreprises. Il n'a qu'à voir certaines manoeuvres pour écarter certains opérateurs.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/05/26/01011-20080526FILWWW00762-fibre-optique-tres-vive-inquietude.php
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Très bon article de blog et belle démonstration...
Il y a des chances que ce soit repris un peu partout :)
CÃ a un potentiel proche de celui de l'histoire entourant Kojo Annan.
02 juin 2008 Ã 17:057
merci bcp, très sincèrement
02 juin 2008 Ã 18:43Elisabeth
8
La société d'investissement américaine Carlyle, qui gère 60 fonds dans le monde, a annoncé, mardi 3 juin, avoir levé 2,2 milliards d'euros pour acheter des immeubles en Europe de l'Ouest. De tels capitaux permettent d'emprunter entre trois et quatre fois plus, ce qui porte la puissance financière à 7 ou 9 milliards d'euros.
http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/06/03/carlyle-a-recueilli-2-2-milliards-d-euros-pour-son-nouveau-fonds-immobilier_1053077_3234.html#ens_id=1038921
03 juin 2008 à 15:04Le fonds d'investissement Carlyle se positionne à nouveau dans le secteur plus stable des services au gouvernement en rachetant pour 2,54 milliards $ l'activité défense et renseignement du cabinet de conseil Booz Allen Hamilton. Parmi les 80 vice-présidents de la branche gouvernementale de Booz Allen Hamilton, acquise par le Carlyle Group, une dizaine sont explicitement en charge d'une agence américaine de renseignement.
9
Ben quoi? C'est du partenariat public privé. Au lieu de gaspiller l'argent du contribuable américain avec Echelon pour espionner les entreprises du cac40, on achète le réseau internet principal des hauts de seine, et ainsi on espionne mieux tout engagnant de l'argent.
C'est du renseignement économique de chez économique, nan?
03 juin 2008 Ã 15:4110
L'approche américaine est bien plus pragmatique et plus ancienne : assurer l'avance des Etats-Unis sur le monde.
http://www.automatesintelligents.com/democratie/index.html
Conernant Booz Hallen Hamilton (BAH), à l’instar de Carlyle avec ses activités de défense et ses dirigeants et/ou ses conseillers proches du pouvoir, les principaux dirigeants de BAH sont tous d’anciens de la CIA ou de l’armée (intelligence officers). Ainsi, John Michael McConnell, ancien vice amiral et précédemment directeur de la NSA, était en charge des Defense programs chez BAH avant d’être nommé par le président G.W. Bush, en janvier 2007, à la tête du National Intelligence, qui chapeaute la CIA et 16 autres agences américaines de renseignement.
http://www.infoguerre.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1249&Itemid=2
03 juin 2008 à 16:19Spécialisé dans le rachat à bas prix d’entreprises récemment privatisées puis dans leur revente une fois leur rentabilité assurée, et ce souvent au prix de réformes drastiques, Carlyle s’intéresse particulièrement aux secteurs sensibles de la défense, du spatial ou encore de l’aéronautique.
http://www.infoguerre.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1207&Itemid=2
11
merci à tous les deux, concernant Booz Allen Hamilton,
l'info est parue vendredi en parallèle , mais j'avais peur de vous faire encore plus frémir ...en le relatant.
car à mon avis, l'enjeu est bien là : "Au lieu de gaspiller l'argent du contribuable américain avec Echelon pour espionner les entreprises du cac40, on achète le réseau internet principal des hauts de seine, et ainsi on espionne mieux tout engagnant de l'argent".
03 juin 2008 Ã 19:0312
Les USA et l'intelligence économique
En 1995, Thomson devait s'occuper de l'installation d'un dispositif radar sur toute l'Amazonie. La NSA ayant intercepté des échanges entre la France et le Brésil aurait donné le montant des "dessous de table" au Président Bill Clinton, qui serait par la suite intervenu auprès du gouvernement brésilien. Le contrat a ainsi été signé par une entreprise américaine.
Une aventure similaire est parvenue à Airbus, qui a vu s'échapper un gros contrat de 6 milliards de dollars au profit de Boeing en Arabie Saoudite.
http://en.wikipedia.org/wiki/National_Security_Agency
Un responsable de la commission européenne avait fait tester pendant des années les logiciels de cryptage de la commission par... la NSA !
Cette déclaration fracassante date du 6 février 2001, lors de l’audition du britannique Desmond Perkins sur les systèmes de cryptage utilisés par la Commission pour communiquer avec ses bureaux extérieurs.
http://strategique.free.fr/archives/textes/ech/archives_ech_12.htm
Après la chute de l'union soviétique, l'espionnage économique est devenu la princiaple actvité de toutes les agences de renseignement américaines. Le 11 septembre n'a pas changé grand chose.
03 juin 2008 Ã 19:59http://www.monde-diplomatique.fr/2005/03/LAIDI/12010
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France Télécom porte plainte contre Numericable
Brève rédigée le 04/03/2008 à 12h47
France Télécom n'aime pas la fibre de Numericable
La course à la fibre optique commence à prendre de la vitesse. Numericable a réussi à positionner son offre de façon assez agressive depuis quelques mois avec son accès à 100 Megas. Alors que les FAI présents dans le monde de l'ADSL ont encore du mal à donner une visibilité à leurs prochaines offres à 100 Mb/s, le câblo-opérateur semble avoir pris de l'avance en terme de communication.
Justement, l'aventure médiatique de Numericable n'est pas du goût de France Télécom qui vient de porter plainte contre le câblo-opérateur. Pour l'opérateur historique, Numericable ne devrait pas utiliser le terme « fibre optique » pour décrire la technologie qu'il utilise.
Il est vrai que l'offre de Numericable, même si elle est basée sur de la fibre optique, ne s'apparente pas à du FTTH, fibre jusqu'à l'abonné. Il s'agit de FTTLA, le coaxial prenant le relais entre l'amplificateur et l'abonné.
Quoiqu'il en soit, même si l'offre en FTTLA est plus limitée en développement que le FTTH (en terme de débits à venir et de gestion d'infrastructures), le mérite de Numericable dans cette histoire est d'avoir engagé la course à la fibre optique, là où les FAI s'endormaient un peu. Les grands noms de l'ADSL (Orange, Neuf et Free) peinent encore à développer leurs offres en fibre optique au grand public à cause de la lenteur du déploiement, et Numericable aimerait beaucoup profiter de ce laps de temps pour se faire un nom dans les accès à 100 Mb/s grâce à une visibilité renforcée.
France Télécom, habitué des positions de leader dans le domaine des télécoms (ADSL, mobile), voit ici la situation lui échapper au profit de Numericable, dont l'image a subi un lifting de choc pour devenir « totalement hype » : spots TV rythmés par la musique de Justice, logo plus épuré, couleurs flashy...
Fibre ou pas fibre, la justice aura le dernier mot dans cette histoire... Espérons seulement que, dans l'ombre, le déploiement de cette tant attendue fibre optique s'accélère.
05 juin 2008 Ã 15:04Source : Satellifax
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UFC que choisir
10/06/08
Fibre optique
Le gouvernement arme Numéricâble pour tuer la concurrence !
Mardi 10 juin l'Assemblée nationale a voté un amendement qui permet à Numéricâble et aux câblo-opérateurs d'échapper à la future réglementation prévue par la loi de modernisation et qui va s'appliquer aux autres opérateurs de fibre optique.
En effet, suite à une action et une concertation menées depuis plusieurs mois par l'ARC(1) et l'UFC-Que Choisir, les consommateurs avaient obtenu des garanties concernant le fibrage des immeubles : ainsi, en échange d'une obligation de laisser passer les opérateurs dans les immeubles pour installer la « fibre optique », les copropriétés vont bénéficier d'un ensemble de garanties (engagement sur la qualité des travaux, sur la mutualisation, etc.).
Le cadeau de dernière minute fait à Numéricâble (lui permettre d'échapper à ces obligations) va donc mettre ainsi à bas l'ensemble des principes prévus dans la loi, notamment l'équilibre établi entre les droits et devoirs des copropriétés et ceux des opérateurs.
Avec cet amendement, Numéricâble sera libre de pénétrer dans les immeubles où il est déjà présent et de déployer ses infrastructures sans que les copropriétés, encore traumatisées par ses agissements lors du déploiement du câble, aient leur mot à dire. Cela signifie en outre que Numéricâble va pouvoir « fibrer » jusqu'à 10 millions de foyers, les plus rentables, au nez et à la barbe des autres opérateurs.
Numéricâble est une entreprise détenue par des fonds d'investissements étrangers qui ont comme objectif une valorisation à court terme de leurs actifs. Par conséquent, elle investit et innove peu. En effet, elle se contente de déployer la fibre jusque dans les caves des immeubles, alors que les autres vont jusqu'aux habitations, puis utilise ses anciennes installations (le coaxial).
Ce qui signifie que le gouvernement soutient un acteur qui déploie une technologie non pérenne et incompatible avec celle des autres, annihilant toute possibilité de mutualisation et donc de concurrence !
L'UFC-Que Choisir et l'ARC ne peuvent que condamner le choix du gouvernement dans la mesure où Numéricâble, sous la surveillance de la DGCCRF à cause des nombreuses plaintes des consommateurs, est aujourd'hui en mesure de profiter d'une position dominante dans bien des immeubles pour éliminer la concurrence !
L'UFC-Que Choisir et l'ARC demandent au gouvernement de revoir ses positions et appellent les sénateurs à faire valoir leur droit d'amendement pour corriger ce qui est selon elles une bourde monumentale !
11 juin 2008 Ã 17:5915
Fibre optique : l’UFC critique l’amendement en faveur de Numericable
11-06-2008
Par Thomas Pagbe (Silicon)
http://www.silicon.fr/articles/printView/fr/silicon/news/2008/06/11/fibre_optique_l_ufc_critique_l_amendement_en_faveur_de_numericable
Protéger le réseau fibre du câblo-opérateur aurait un impact désastreux sur la concurrence
L’UFC crie haro sur les députés et sur Numericable. L’organisation de défense des droits des consommateurs s’insurge contre le tout dernier vote des parlementaires dans le cadre de la loi de modernisation de l’économie.
Selon les termes d'un amendement, Numericable pourrait tout simplement échapper à la réglementation concernant l’installation de la fibre à très haut débit.
Dans un communiqué commun avec l’ARC (Association des Responsables de Copropriété), les deux organisations demandent au gouvernement de revoir une position qui institutionnaliserait la règle du ‘premier arrivé, premier servi’.
L’application de l’amendement permettrait au câblo-opérateur de fixer ses installations sans l’accord préalable des copropriétaires. De plus, les lieux de déploiement (les caves) et l’utilisation du câble coaxial employé par Numericable pour relier les derniers mètres jusqu'au foyer, constituerait, selon l’UFC, un blocage de plus pour une concurrence déjà défavorisée.
Numericable, ulcérée par les propose l’UFC, les a qualifié, selon Challenges, de "mensongers et diffamatoires". Le câblo-opérateur se présente avant tout comme le seul à avoir ouvert son réseau et favorisé ainsi "une concurrence nouvelle". L’amendement permettrait, selon la société, en fait d’équilibrer la situation et de la placer "à égalité avec les autres opérateurs de fibre optique".
Cet amendement contredit directement un avis du Conseil de la concurrence."Le Conseil de la concurrence est favorable à la mutualisation envisagée par le projet de loi qui vise à obliger l'opérateur qui a déployé la partie terminale d'un réseau en fibre optique. Le Conseil souhaite que cette obligation s'impose à tous les opérateurs qui ont fibré l'immeuble y compris les câblo-opérateurs.
11 juin 2008 à 18:07En effet, il convient d'éviter que les habitants d'un immeuble restent captifs du premier opérateur y ayant déployé la, fibre", explique l'institution.
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aurais-je tapé dans le mille ? ..... qui sait ...
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Numéricable favorisé par une modification de la LME
10/06/2008
Numéricable, qui mise sur le déploiement de la fibre optique pour se faire une place sur le marché de l'accès à Internet - il détient actuellement 6 % de parts de marché dans le haut débit -, peut se féliciter de l'amendement voté lundi 9 juin par l'Assemblée Nationale dans le cadre du projet de loi sur la modernisation de l'économie.
Celui-ci permet au câblo-opérateur, lorsqu'il est déjà installé dans un immeuble, de rénover son réseau en déployant la fibre optique sans avoir à en référer aux copropriétés.
La LME comporte un volet de mesures destinées à développer l'accès à très haut débit en France en généralisant la fibre optique : obligation de fibrer les immeubles neufs, mutualisation des infrastructures dans les immeubles, inscription automatique des propositions de câblage à l'ordre du jour des assemblées de copropriétaires, etc.
En l'occurrence, l'amendement voté par l'Assemblée autorise Numéricable à passer outre l'assentiment des copropriétaires, sauf dans les immeubles où l'opérateur n'est pas encore présent.
Numéricable couvre aujourd'hui 200 000 immeubles et a accès à 2,2 millions de foyers raccordables en fibre optique. Sa technologie fibre jusqu'au pied des immeubles et conserve le câble de cuivre pour aller jusqu'au domicile de l'abonné. Pour les autres opérateurs comme pour les copropriétés, mutualiser seulement une partie du réseau n'a pas grand intérêt, puisque pour ouvrir l'immeuble à la concurrence il faudrait mettre en place une deuxième infrastructure en parallèle du câble de cuivre.
C'est pourquoi l'UFC-Que Choisir estime que cet amendement est en totale contradiction avec l'intérêt des consommateurs. L'association et l'ARC (Association des responsables de Copropriété) appellent les sénateurs à corriger ce texte qu'elles qualifient de « bourde monumentale ».
Philippe Besnier, l'actuel PDG de Numericable, doit quant à lui savourer l'instant, puisqu'il appelait de ses vœux une modification de la LME dans une interview accordée hier au Figaro.
11 juin 2008 Ã 18:1917
Désolé de vous decevoir
J'ai le regret de vous dire que le lien THD 92 et CARLYLE et totalement un fantasme. Ce dossier qui remonte a plus de 4 ans, je le connais particulierement bien et croyez moi, le choix de Numericable associé a Eiffage et 9C/LDC (Nouvellement repris par SFR/VIVENDI)
n'a pas une 1/2 seconde été influencé par quiconque de politique. C'est un dossier qui a été purement traité techniquement les decideurs politiques ont suivi les decisions et recos issues de tres tres longues negociations avec 3 candidats durant 12 mois . C'est un dossier trop sensibles pour d'autres raisons (ouvertures des infras a la concurrences dans une nouvelle generation de reseau passage du cuivre a la fibre optique, pour que sur ce sujet les porteurs du dossier aient laissé faire des choix sur des considérations de ce type ...je sais de quoi je parle)
c'est vrai que c'est toujours excitant de se dire qu'il y a des trucs cachés derriere toutes les decisions de grandes structures publiques et surtout quand il y a des subventions importantes... mais la vous etes totalement hors sujet.
Par contre pour la LME je sais pas vous dire ce qui a influencer les députés mais si vous avez assisté aux débats bizarrement de droite comme de Gauche il y aeu quasi unanimité sur cette desicion c'etait d'ailleurs anormal car comme le dit UFC que Chosir c'est scandaleux que Numericable echappe aux regles auquels les autres seront soumis.
11 juin 2008 Ã 22:2118
LME: plus de "zones grises" du portable
L'Assemblée a voté lundi soir le principe d'une prestation de service entre opérateurs téléphoniques (Orange, SFR, Bouygues) dans les "zones grises" du territoire où l'usager ne peut plus utiliser son téléphone portable parce que son opérateur n'a pas de réseau.
Les autres opérateurs présents dans ces zones grises doivent alors prendre le relais pour assurer une continuité de service, selon l'amendement voté à l'unanimité de Jacqueline Irles (UMP).
Dans ces zones "non couvertes par la totalité des opérateurs", "les opérateurs présents fournissent une prestation d'itinérance locale aux autres opérateurs", selon le texte exact de l'amendement voté dans le cadre de l'examen du texte sur la modernisation de l'économie (LME).
"Il est impératif pour un meilleur service apporté aux usagers d'obliger les opérateurs à utiliser le principe d'itinérance locale afin que le territoire français soit totalement couvert", argumente son Mme Irles.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/06/09/01011-20080609FILWWW00622-lme-plus-de-zones-grises-du-portable.php
On devine aisement que Bouygues sera le plus avantagé par la possibilité d'utiliser les réseaux concurrents.
25 juin 2008 Ã 19:4219
Les lobbyistes, ces "clandestins" influents du Palais-Bourbon
C'est un simple amendement au projet de loi de modernisation de l'économie (LME), adopté mardi 10 juin à l'Assemblée nationale. Porté par Frédéric Lefebvre (UMP, Hauts-de-Seine), il modifie la loi "anticoncentration" de 1986 sur la liberté de communication et permettra à des actionnaires privés comme Bouygues (TMC), Lagardère (Virgin 17 et Gulli) ou Bolloré (Direct 8) de détenir jusqu'à 100 % du capital d'une chaîne de la télévision numérique terrestre (TNT) tant que celle-ci ne dépasse pas le seuil de 8 % d'audience nationale.
Cet amendement n'est en rien le fruit d'un concours de circonstances. L'ancien conseiller parlementaire de Nicolas Sarkozy a ainsi réussi à "placer" une disposition qui arrange d'importants acteurs du secteur audiovisuel. Fondateur d'un cabinet de lobbying, activité à laquelle il a dû renoncer une fois élu député (Le Monde du 23 février), M. Lefebvre a maintenu un réseau d'influence actif et réunit régulièrement, sous l'égide du Club parlementaire sur l'avenir de l'audiovisuel et des médias (CPAA), élus et responsables de l'audiovisuel.
Avec la LME, le "lobbying" auprès des parlementaires a connu un nouvel emballement. Les députés ont été pris d'assaut par diverses corporations déterminées à faire valoir leurs intérêts ou s'estimant menacées. La bataille a fait rage entre petits producteurs, commerçants et artisans face aux grands distributeurs, dans un rapport de forces penchant en faveur des derniers. Les commissaires aux comptes, ulcérés par la suppression de l'obligation de certification des comptes dans les sociétés par actions simplifiées (SAS), ont sonné l'alarme. Les caisses du Crédit mutuel ont pressé leurs députés de s'opposer à la généralisation de la distribution du Livret A, en soulignant les disparitions d'emplois que cette mesure risquait d'entraîner dans leurs circonscriptions.
Si elles se limitaient à cela, ces actions pourraient s'apparenter à une simple "guerre d'influence". Mais il existe aussi des formes de lobbying organisé - amendements livrés "clés en main", "voyages d'étude" financés par des entreprises privées - qui jettent une ombre de suspicion aussi bien sur ceux qui s'y livrent que sur ceux qui s'y prêtent. Pour l'heure, la proposition de loi visant à encadrer ces pratiques, déposée le 30 octobre 2006 par deux députés de la majorité, Arlette Grosskost (UMP, Haut-Rhin) et Patrick Baudouin (UMP, Val-de-Marne), n'a toujours pas abouti. Le bureau de l'Assemblée nationale a constitué un groupe de travail chargé d'"élaborer des propositions en vue d'établir des règles de transparence et d'éthique à l'activité, au sein des locaux de l'Assemblée, des personnes mandatées pour représenter des intérêts particuliers auprès des pouvoirs publics". En attendant, le lobbying a encore de beaux jours devant lui.
25 juin 2008 Ã 19:48http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/06/20/les-lobbyistes-ces-clandestins-influents-du-palais-bourbon_1060843_823448.html
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No comment ...
25 juin 2008 Ã 21:2421
la theorie du complot et de l'amalgame ne releve pas le niveau du débat. La seule chose qui est certaine c'est que Numericable associe au groupe 9cegetel et Eiffage ont été retenu apres une procédure de 12 mois d'apres négociations avec 3 candidats, que le groupement Numericable a été l'offre la mieux disante (59 M€, 800 000 prises FTTH, en 6 ans), et que les discussions et négociations ont été particulierement tendues car la compétition était tres vive. Les élus n'ont fait que suivre les avis techniques... au final, aucune influence n a joué en faveur du dossier numéricable.
Si le concurrent AXIONE avait gagné (pour la petite histoire AXIONE est filiale d'ETDE/Groupe BTP Bouygues ... avec MArtin Bouygues , la on aurait eu les mêmes delires...), VINCI qui a son siege dans le 92 avait aussi candidaté... idem FT qui est proche du gouvernement avec les liens de BERCY assez traditionnel aurait pu etre aussi accusé d'avoir bénéficié de la bienveillance du nouveau chef de l'Etat...
Creer a posteriori des liens c'est toujours un excercice passionnant, mais qui est souvent trompeur. On a toujours beaucoup d''économistes qui expliquent savamment les raisons d'un crac ou d'une periode de croissance a posteriori...
En attendnat,n pour ceux qui auraint voulu que le SIPPEREC reprenne ce dossier, il faut qu'ils sachent que le SIPPEREC ne voulait que d'une chose recuperer les 70 Millions d'eruos de subvention (plafond max alloué a ce projet)... pour ensuite en faire leur propre projet. Le SIPPEREC a essayé de destabiliser ce projet depuis 3 ans, alors qu'il est complémentaire a ce qu'il a fait et pas concurrent, car le CG92 realise un reseau FTTH neutre et ouvert qui complete le reseau intercommunal IRISE déployé a l'initiative du SIPPEREC pour notamment développer principalement le dégroupage ADSL partout en 1ere couronne parisienne. Pour la desserte Fibre au domicile de tous les foyers.. rien aucun projet concret n'existe en dehors de celui du THD92... maintenant que des querelles ou jalousies s'experiment entre les partis politiques c'est assez français, on été 750 chefs a l'époque de VERCINGETORIX... qui s'entretuaient pendant que CESAR a envi la Gaule ...
Alors si l'on veut faire de la France une Puissance du numerique, essayons de relever le debat .. et se demander en quoi fait on ce type de projet servira t il la creation d'emploi dans la filière des services dans le département où pres de 120 000 salariés travaillent déjà dans les TIC... au moment ou la France a besoin de renforcer des secteurs createurs de richesses ...!
cessons d'etre en permanence a voir ce qu'il y a de mauvais mais essayons de voir ce que ce type de projet apporte a notre economie. Maintenant qu'il y ait des gens qui aiment fanstamer sur des histoires loufoques et d'autres qui cherchent a mettre des batons dans les roues par jalousies... c'est malheureusement assez français. mais on peut evoluer non ?
quand aux amendements de M.LEFEVRE qu'il les assume, mais il n'a aucun lien avec le projet THD92 ... et ces amendements de même.
La realité est parfois moins excitante que les fantasmes qui entournet le politique ... parler de developpement économique semble pas aussi attractif que les derivent parfois bling bling du pouvoir ... dommage pour notre pays.
30 juin 2008 Ã 17:1522
L'UE autorise le financement public d'un réseau très haut débit dans le 92
BRUXELLES, 30 sept 2009 (AFP)
L'Union européenne a donné mercredi son feu vert au financement public de 59 millions d'euros du projet de réseau de très haut débit dans le département français des Hauts-de-Seine, en région parisienne.
La Commission a estimé que ce financement "ne constituait pas une aide" contraire aux règles européennes de la concurrence.
"Les 59 millions d'euros de fonds publics serviront à compenser des coûts afférents au respect des obligations d'un service d'intérêt économique général, imposées suite à un appel d'offres ouvert et transparent", a conclu la Commission.
"En particulier, la compensation n'excède pas le coût du déploiement du réseau dans les zones non rentables du département", a-t-elle souligné.
"Le projet français permettra de déployer dans l'intégralité du département des Hauts-de-Seine un réseau à très haut débit, neutre et passif, d'ici six ans, offrant à tous les opérateurs tiers un accès effectif et non discriminatoire", a estimé la commissaire européenne à la concurrence, Neelie Kroes.
Ce réseau, qui va concerner 830.000 logements (résidentiels et professionnels) et représente un investissement total de 422 millions d'euros, est "le plus gros projet en Europe de déploiement d'une infrastructure fibre optique jusqu'à l'abonné", a expliqué à l'AFP Michel Schoeser, directeur général de Sequalum, consortium regroupant Numericable, LD collectivités (SFR-Neuf) et Eiffage, chargé de le mener à bien.
Le conseil général des Hauts-de-Seine avait notifié en juin 2008 son projet à Bruxelles pour vérifier sa conformité avec la règlementation avant qu'il ne débute, alors que l'opérateur Colt et le fournisseur d'accès à internet Free avaient déposé des recours auprès du tribunal administratif de Versailles.
Colt, qui avait déployé un réseau en fibre dans les Hauts-de-Seine, a expliqué mercredi qu'il jugeait ce projet "désastreux en terme d'incitation à l'investissement privé", les nouveaux arrivants bénéficiant selon lui "d'une aide directe".
"Le fond de la saisine, c'est que vous avez un réseau d'initiative publique qui intervient sur des zones denses, qui sont considérées comme rentables par certains opérateurs", a noté M. Schoeser.
"Le département aménage tout le département équitablement, à la fois zones denses et non denses", en jouant sur la "péréquation", a-t-il ajouté.
Dans un communiqué, l'Avicca (Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l'audiovisuel) a souligné que cette décision était "un signal réglementaire très fort donné à l'ensemble des projets qui pourraient être aidés par les collectivités, en France et en Europe".
"On sait aujourd'hui qu'une collectivité, quelle que soit sa zone, si elle respecte les critères européens pour établir un service public, sera autorisée à le faire", a souligné de son côté le sénateur UMP Bruno Retailleau.
30 septembre 2009 Ã 22:2923
petit rappel et non des moindres ....
15 octobre 2009 Ã 01:1124
http://www.gazeilles.net/images/UnNouveauTriangleDesBermudesDansLe92.jpg
tres interessant
15 octobre 2009 Ã 01:1225
Feu vert pour le projet THD du 92 : un signal réglementaire et politique
mercredi 30 septembre 2009
Le plus gros projet de réseau d'initiative publique en France vient de recevoir le feu vert de la Commission européenne. Il s'agit de celui des Hauts-de-Seine (850 000 prises FTTH, 422 millions d'euros). L'AVICCA (Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l'audiovisuel) nous livre son avis sur cette décision.
Après une très longue instruction, le dossier a été jugé conforme aux récentes lignes directrices sur les aides d'Etat pour les réseaux haut et très haut débit. Il s'agit d'une reconnaissance du principe de Service d'intérêt économique général, qui n'était pas évidente encore il y a quelques moins (voir la réponse de l'Avicca à la consultation publique).
Pour cette concession d'un durée de 25 ans, la Commission a estimé que la subvention publique couvrait bien le coût de déploiement dans les zones non rentables, à la suite d'un appel d'offres ouvert, et était donc conforme à la jurisprudence "Altmark".
Le réseau est passif et neutre, et compatible avec les architectures PON et Point à point. Il dessert les foyers, les services publics et les entreprises du département (voir la présentation du projet).
Ce feu vert va permettre de lancer les travaux, même s'il n'éteint pas les autres recours formulés contre le projet, soit par les opérateurs privés, soit sur la question de la cohérence des réseaux d'initiative publique.
Il s'agit d'un signal réglementaire très fort donné à l'ensemble des projets qui pourraient être aidés par les collectivités, en France et en Europe. Le territoire concerné est en grande partie considéré en "zone 1" de réglementation de l'Arcep, c'est à dire non seulement rentable, mais aussi où plusieurs opérateurs peuvent déployer économiquement des réseaux jusqu'en pied d'immeubles. Les décisions et recommandations de l'Arcep s'appliqueront au réseau d'initiative publique, en particulier pour la pose de fibres surnuméraires.
Il s'agit aussi d'un signal politique. Le fait qu'un département urbanisé, et qui aurait pu être en partie fibré par l'initiative privé, se lance dans un projet d'infrastructure publique à très haut débit pourrait susciter des interrogations auprès de grandes agglomérations qui sont en compétition avec la première couronne parisienne. Et cela devrait également renforcer la nécessité d'un fonds de péréquation nationale pour fibrer les territoires qui sont nettement moins denses et moins riches que les Hauts-de-Seine.
Une vingtaine de collectivités ont engagé des projets FTTH, sur tout ou partie de leur territoire
http://www.itrmanager.com/articles/95695/feu-vert-projet-thd-92-signal-reglementaire-politique.html
15 octobre 2009 Ã 01:1526
Polémique autour de l'annonce de la DSP des Hauts-de-Seine
publié le 04 janvier 2008
L'assemblée départementale des Hauts-de-Seine a approuvé, le 21 décembre dernier, le choix de Numéricable / LD Collectivités / Eiffage comme délégataire de son futur réseau à très haut débit (THD 92). THD 92 vise à raccorder 100% du département en fibre optique, soit 827.900 prises optiques. La convention prévoit que le délégataire exploitera un réseau passif. Les fournisseurs de services loueront les fibres et choisiront leur technologie d'accès (xPON, Ethernet P2P). Le montant de la participation prévue pour le conseil général atteint 59 millions d'euros pour une durée de convention de 25 ans, sur un investissement total de 422 millions.
Effet levier de l'investissement public ?
"Pour justifier la subvention publique, le département n'avance aucune carte qui montre les zones rentables ou non", explique Emmanuel Tricaud, directeur du développement et des affaires réglementaires de l'opérateur alternatif Colt. Ce dernier regrette, notamment avec Free, que le futur THD 92 passe dans des zones où la fibre est déjà présente, grâce à leurs investissements privés. "Les subventions publiques ne portent que sur les zones non-rentables. Elles ne sont évidemment pas là pour déstabiliser les opérateurs déjà présents dans le département", rassure Stéphane Lelux, responsable du cabinet Tactis qui conseille les Hauts-de-Seine. Le département confirme d'ailleurs disposer de cartes très précises. "Notre projet s'est monté grâce à des contacts avec les services de l'union européenne. Il répond aux impératifs européens et pourrait même servir de modèle puisqu'il assure à la fois la mutualisation de la fibre et la péréquation tarifaire sur le territoire", conclut Jean-Jacques Guillet, député des Hauts-de-Seine, en charge du développement du THD 92.
Conformément à la réglementation, la convention de DSP sera soumise à l'agrément de la Commission européenne, dans les prochains mois. Colt devrait, en parallèle, déposer un recours pour "attribution de fonds publics à la concurrence" et "concurrence déloyale", d'ici quelques semaines. Les premiers déploiements du réseau, après avis favorable de la Commission, devraient intervenir dans un an. Les Hauts-de-Seine pourraient bien être le prochain laboratoire des nouveaux services sur fibre optique, dans une logique de plein accès, et à une plus grande échelle que la ville pionnière de Pau.
15 octobre 2009 Ã 01:18http://blog.grandesvilles.org/518/haut-debit/tres-haut-debit/aide-d%E2%80%99etat-et-tres-haut-debit-l%E2%80%99intervention-publique-autorisee-en-zone-dense/
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L'UE valide le projet de fibre optique des Hauts-de-Seine
Le 02 octobre 2009
USINE NOUVELLE
La Commission européenne vient d'approuver une aide départementale de 59 millions d'euros pour le déploiement d'un réseau très haut débit dans les Hauts-de-Seine. Le conseil général applaudit, mais certains élus locaux restent sceptiques.
« Si les opérateurs privés ont besoin d'être aidés financièrement pour fibrer le département le plus riche de France, ça signifie qu'ils devront être aidés encore plus massivement ailleurs », lance Patrice Leclerc, conseiller général communiste à Gennevilliers (92), en réponse à l'octroi d'une subvention départementale de 59 millions d'euros pour le déploiement d'une infrastructure très haut débit dans les Hauts-de-Seine, fief d'innombrables entreprises tertiaires qui devraient pourtant garantir de confortables revenus aux opérateurs.
Pour mémoire, le conseil général des Hauts-de-Seine a confié fin 2007 le déploiement et la gestion de ce réseau très haut débit, « THD Seine », à Sequalum, un groupement constitué de l'opérateur Numericable (80% du capital), du groupe de BTP Eiffage (15%) et de LD Collectivités / SFR (5%). Evaluant à 442 millions d'euros l'investissement global nécessaire pour le déploiement du réseau, le conseil général avait alors décidé d'octroyer une subvention de 59 millions d'euros au groupement pour la couverture des zones peu denses ou « blanches ».
Dense ou pas ?
C'est cette subvention qui est contestée. « Le feu vert de la Commission européenne à ce financement public va, semble-t-il, à l'encontre de la position de l'Arcep [le régulateur des télécoms], jusqu'ici défavorable à l'utilisation de fonds publics pour le déploiement de la fibre dans les zones denses », selon Patrice Leclerc, qui s'est régulièrement opposé à cette aide de la collectivité. Il rappelle que deux recours ont été déposés « pour non-transparence de la part du conseil général », et qu'il attend toujours pour sa part « une carte précise sur la répartition des zones denses et non denses du département ».
D'après l'élu, les zones « non denses » sont peu nombreuses, contrairement à ce qu'affirme un porte-parole de Numericable, pour qui « 47% des immeubles d'habitation des Hauts-de-Seine ont moins de 12 logements, ce qui correspond à la définition d'une zone peu dense ».
Pas une aide
Au grand dam des détracteurs du projet, Bruxelles, qui souhaite que les Etats membres limitent leurs investissements dans la fibre aux zones non denses et non rentables, a approuvé hier, suite à un recours de l'opérateur britannique Colt, le principe d'une aide de 59 millions d'euros versée par le département. Dans un communiqué, la Commission explique qu'elle « a conclu que les 59 millions d'euros de fonds publics serviront à compenser des coûts afférents au respect des obligations d'un service d’intérêt économique général, imposées suite à un appel [d'offres] ouvert et transparent, et ne [constituaient] donc pas une aide ». Elle ajoute que « la compensation n'excède pas le coût du déploiement du réseau dans les zones non rentables du département » et que le réseau offrira bien « à tous les opérateurs tiers un accès effectif et non discriminatoire ».
Numericable
Dans un communiqué, Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine et ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance, s'est réjoui « du feu vert de Bruxelles », rappelant que ce projet a été « initié par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était président du conseil général ».
Mais Patrice Leclerc n'en démord pas : « C'est un cadeau de plus fait à des entreprises privées, au premier rang desquelles Numericable », conclut-il, arguant que l'opérateur fera ainsi « payer aux contribuables une partie de la rénovation de son réseau obsolète ».
http://www.usinenouvelle.com/article/l-ue-valide-le-projet-de-fibre-optique-des-hauts-de-seine.N118480
15 octobre 2009 Ã 01:2228
Projet fibre THD92 : Free pourrait également déposer un recours
Catégorie Brèves , publié le 09 mars 2010 à 10h41 par Olivier Viaggi
Le projet de construction d’un réseau très au débit par les département des Hauts-de-Seine fait grincer des dents les opérateurs télécom. Confié à Numéricâble avec une concession de 25 ans, le réseau THD 92 est financé en partie par de l’argent public.
10 mars 2010 à 22:16L’opérateur Colt, qui exploite déjà un réseau très haut débit dans le département a déposé deux recours devant le tribunal de l’Union Européenne. Le premier vise à vérifier que le projet ne relève pas d’une aide publique contraire aux règles de la concurrence dans les zones denses. Le deuxième demande la suspension du versement de la subvention publique de 59 millions d’euros, le temps de l’instruction.
« Ce projet a été lancé avant même que le cadre réglementaire de la fibre optique dans les zones denses soit totalement validé par les autorités françaises et européennes. Or il est clair aujourd’hui qu’il va totalement à l’encontre des règles du jeu » dénonce Emmanuel Tricaud, le directeur des affaires réglementaires de Colt
Mais Colt pourrait ne pas être le seul à déposer des recours. Free et France Télécom y songent également, ainsi que le rapporte La Tribune. Les 2 opérateurs ont en effet dépensé plusieurs dizaines de millions d’euros pour déployer leur réseau FTTH dans le département le plus riche de France. Ils estiment que THD 92 anéantit leurs efforts et hésitent donc à continuer le déploiement de leur réseau s’ils devaient être concurrencés par un projet public.
Source : La Tribune
Mise à jour : Suite à la parution de cet article, Numéricâble nous a contacté pour apporter la précision suivante, que nous livrons en l’état :" La Délégation de Service Public a été confiée à Sequalum, société commune de Numericable (80%), Eiffage (15%) et LD Collectivités (Groupe SFR Neuf – 5%).
C’est un détail qui a son importance : si Numericable est majoritaire, il s’agit malgré tout d’une démarche collective.
En outre, Sequalum sera opérationnellement distinct de Numericable et louera le cas échéant sa fibre au câblo-opérateur au même tarif qu’à Orange, SFR Neuf ou Free, c’est le principe même de la Délégation de Service Public. Ce qui signifie aussi qu’il fera du FTTH et non du FTTB comme on peut le lire dans certains commentaires
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Fibre Optique dans les Hauts-de-Seine : Colt porte plainte
Source : La Tribune
08/03/2010
L’attribution du marché du déploiement du réseau de fibre optique par le conseil général des Hauts-de-Seine ne passe décidément pas. Les opérateurs télécoms ne digèrent pas en effet les conditions qui ont prévalu à la désignation du consortium Sequalum détenu à 80% par Numericable, à 15% par Eiffage et à 5% par LD Collectivités (SFR).
Le projet baptisé « THD 92 » prévoit le raccordement de 450 000 foyers et un investissement de 420 millions d’euros d’ici à 2015 pour déployer le très haut débit fixe dans le département le plus riche de France, bastion politique du président de la république. Un contexte « sensible » dans lequel l’Autorité de régulation des télécoms et les différents cabinets ministériels impliqués naviguent avec prudence.
Pourtant dès l’annonce du nom du délégataire de service public, élus et opérateurs ont manifesté leurs mécontentements. Et aujourd’hui c’est Colt, l’opérateur de réseaux, qui monte au créneau pour contester l’autorisation accordée à ce déploiement par la commission européenne. Il vient en effet de déposer deux recours devant le tribunal de l’Union Européenne. Le premier pour dénoncer l’absence d’enquête approfondie « en présence de doutes sérieux et manifestes ». Le second pour réclamer l’annulation du versement des 59 millions d’euros de subvention publique tant que l’affaire n’aura pas été jugée.
Pour souligner la contradiction entre cette attribution et les recommandations du gendarme des télécoms Emmanuel Tricaud, directeur des affaires réglementaires de Colt, déclare « ce projet a été lancé avant même que le cadre réglementaire de la fibre optique dans les zones denses soit totalement validé par les autorités françaises et européennes. Or, aujourd’hui il est clair qu’il va totalement à l’encontre des règles du jeu. Dans ce contexte, les opérateurs hésitent à déployer de la fibre optique si un projet public peut venir les court-circuiter par la suite ».
Selon le quotidien La Tribune, ce dossier pourrait prendre plus d’ampleur encore, Orange et Free qui eux aussi planchent sur l’affaire « THD 92 » pourraient à leur tour déposer des recours devant la cours de justice européenne
10 mars 2010 Ã 22:1930
Vendredi 5 mars 2010, 14h31 JDNET
L'opérateur professionnel Colt conteste en devant la justice européenne la décision de confier le déploiement de la fibre dans le département le plus riche de France à une société détenue à 80% par Numéricable.
L'opérateur professionnel Colt a déposé deux recours devant le tribunal de l'Union Européenne à Luxembourg concernant le projet THD 92 de déploiement de la fibre optique dans les Hauts-de-Seine. Selon "La Tribune", l'opérateur, qui dispose lui-même d'un réseau en fibre dans le département le plus riche de France, conteste le choix fait par le département de retenir le projet de Sequalum, une société détenue à 80 % par Numericable. Cette décision avait été validée par la Commission européenne fin 2009.
Le premier recours déposé par Colt concerne le besoin d'ouvrir une enquête approfondie sur le projet, afin de prouver qu'il ne relève pas d'une aide publique contraire aux règles de concurrence en vigueur. Colt considère en effet que cette subvention relève d'une aide d'Etat déguisée. Le second recours porte sur la suspension du versement de la subvention publique de 59 millions d'euros, le temps du jugement de l'affaire sur le fond.
Le projet de fibre optique des Hauts-de-Seine concerne 830 000 logements résidentiels et professionnels pour un investissement total de 422 millions d'euros. Séqualum s'était vu confirmé par la Commission européenne en octobre 2009 la mise en application du projet, ainsi qu'un apport de 59 millions d'euros de fonds publics, finalement jugé comme ne constituant pas une aide contraire aux règles européennes de la concurrence.
Pour les FAI qui ont investi plusieurs millions d'euros sur le déploiement de la fibre dans les Hauts-de-Seine, le projet THD 92 ruine leurs efforts et leurs espérances. Plus généralement, ce cas pourrait gêner le déploiement de la fibre en France, les opérateurs ayant dorénavant peur de l'arrivée d'autres projets publics sur leur terrain. L'action de Colt pourrait ainsi devancer celles des autres opérateurs de télécoms français, dont France Télécom et Free.
10 mars 2010 Ã 22:2031
Mediapart/"MENILMONTANT, MAIS OUI MADAME"
http://www.mediapart.fr/club/blog/milijoam/260910/expulsion-des-roms-que-fait-du-clan-sarkozy
Reste Olivier, l'Américain, qui se fait d'ailleurs appeler Oliver. Demi-frère de Nicolas (et des précédents), il a grandi aux USA après le remariage de sa mère, seconde épouse de Pal. Diplômé d'Histoire médiévale… il entame ensuite une carrière dans la banque d’investissement. Il devient en avril 2008 co-dirigeant de l'activité mondiale des services financiers de la sulfureuse société Groupe Carlyle, bien connue de ceux qui ont vu le pamphlet Fahrenheit 9/11, de Michael Moore .
A cette époque, outre toutes les casseroles qu'elle traîne déjà , Carlyle souffre en France d'un douloureux soupçon de clientélisme : en effet, en 2003, Carlyle avait acheté à l'État français les locaux de l'Imprimerie nationale pour 85 millions d'euros (voir les conditions de vente sur le site du Sénat). Le même État lui rachètera en 2007 lesdits bâtiments, pour en faire le nouveau Ministère des Affaires étrangères… et ceci pour la somme de 376,5M€, soit 4,5 fois le prix de départ (après environ 120M€ de travaux).
Olivier les bons tuyaux
« Olivier a une carrière et un réseau incroyables, qui aideront Carlyle à capitaliser sur les bouleversements dans le secteur des services financiers et à étendre notre présence sur cette partie importante et croissante de l'économie mondiale », déclare le co-fondateur du groupe. On craint de comprendre le sens réel de la formule « capitaliser sur les bouleversements ». D'autant que dans la dépêche initiale en anglais, l'expression exacte était « the dislocation in the financial services sector ». Encore une fois, la crise, c'est pas pour tout le monde. Que les manants se le tiennent pour dit ! Pour la petite histoire, à Carlyle, Olivier Sarkozy a rejoint Paul Desmarais (père), l’homme le plus riche du Québec, qui connaît Nicolas Sarkozy depuis 1995 et a été par lui élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’honneur en février 2008. Une distinction qui, outre les présidents de la Ve République depuis Giscard, est délivrée avec parcimonie (on y trouve entre autres Gustave Eiffel, Alexandre II de Russie, Lech Walesa ou l’Abbé Pierre). Un petit cadeau supplémentaire après la soirée au Fouquet’s du 6 mai 2007. Le Figaro ne manque pas de rappeler les vacances de Nicolas Sarkozy dans le somptueux domaine du milliardaire canadien, en 2004, alors qu’il était ministre du Budget.
Mais foin de mauvais esprit, bon sang ne saurait mentir : Oliver a déjà fait tomber Numericable et le monopole sur tout le câblage en fibre optique des Hauts-de-Seine dans l'escarcelle de Carlyle. 827 000 prises à installer dans le département présidé par Patrick Devedjian. La Commission européenne a donné son accord le 28 septembre 2009 à un consortium dont Numericable détient 80% des parts, au grand dam de certains élus d’opposition qui y voyaient comme une absence de concurrence. Et, le 5 octobre, M. Devedjian, devenu ministre de la Relance, a dû organiser une conférence de presse pour affirmer : «La décision de la Commission crée les conditions de la concurrence». Après tout de même seize mois d’instruction du dossier, pour une subvention de 59M€. Ce plan (dit «THD92», THD pour « très haut débit » et 92 pour Hauts-de-Seine) avait été décidé en 2004 ; Nicolas Sarkozy a présidé le conseil général du 1er avril 2004 au 14 mai 2007, date de sa démission du fait de son arrivée à l’Elysée.
Numericable n’est pas à 100% à Olivier Sarkozy et ses employeurs. D’ailleurs, Numericable n’existe pas comme entité simple : son histoire est intimement liée à celle de Ypso, holding qui détient toute une série d'enseignes, dont… Numericable. Lorsque le ministre français en charge de la Relance parle de Numericable, il parle tout d'abord d’une enseigne commerciale (également connue sous la dénomination Noos-Numericable). L’entreprise qui fournit les « tuyaux » par où passeront l’Internet, la télévision et le téléphone (et qui est détenue à plus d’un tiers par Carlyle) s’appelle Ypso France SAS et a pour activité le « conseil pour les affaires et autres conseils de gestion ». Loin, très loin, de l'Internet, de la télévision à haut débit ou du téléphone par câble. Elle se trouve bien à Champs-sur-Marne (là où sont les bureaux de Numericable) et son président est Pierre Danon (dont l’épouse est une femme d’influence, partie du Printemps avec un beau chèque). Depuis septembre 2008, Pierre Danon est à la tête de Numericable. En avril dernier, il présentait le nouveau conglomérat Numericable-Completel comme le premier câblo-opérateur de France. Pour être complet dans le montage financier, Ypso France SAS appartient pour 35% au fonds de pension américain Carlyle, pour 35% au groupe britannique d’investissement Cinven, et pour le reste (30%) aux Luxembourgeois de chez Altice. Ne cherchez pas d’« identité nationale » aux installateurs de tuyaux dans les immeubles…
Olivier Sarkozy ne s'arrêtera sans doute pas en si bon chemin. Comme le reste de la lignée, d'ailleurs... On se souviendra que Pal Sarkozy a déclaré : « il faut trois générations qui réussissent pour fonder une dynastie »… (Bref, à l'époque où toute la France tremblait devant le « plombier polonais », il s'avère qu'il aurait mieux valu se méfier sérieusement... du papy hongrois.
04 octobre 2010 Ã 21:1032
MEDIAPART :
THD92, le projet de Patrick Devedjian et Nicolas Sarkozy contesté dans les Hauts-de-Seine
http://www.mediapart.fr/club/blog/patrice-leclerc/200910/thd92-le-projet-de-patrick-devedjian-et-nicolas-sarkozy-conteste-co
Extraits :
20 Septembre 2010 Par Patrice Leclerc Intervention de Patrice Leclerc, conseiller général des hauts-de-Seine, lors de la commission permanente du 20 septembre 2010.
Monsieur le Président,
Chers collègues,
Lors de la séance de la Commission permanente du 5 juillet 2010, la majorité départementale a approuvé, seule, la conclusion d’un avenant n° 1 à la convention de délégation de service public pour le déploiement et l’exploitation d’un réseau départemental de communication électronique à très haut débit.
Lors de cette séance, je vous avais mis solennellement en garde en vous indiquant que les élus n’avaient pas reçu toutes les informations nécessaires pour délibérer en connaissance de cause.
Vous avez passé outre cette mise en garde. Malgré le sérieux de notre argumentation, pas un élu de la majorité UMP/NC n’a pris en compte nos propos.
Certes, ce dossier est compliqué. Il est facile de se noyer derrière des termes techniques. Vous pouvez penser qu’avec les centaines de milliers d’euros, (près d’un million), mis en études juridiques et conseils, l’affaire est entendue et menée sérieusement.
Vous avez tort. Le recul de l’exécutif aujourd’hui, comme le jugement du TA en juin est la démonstration que cette affaire n’est pas bien menée. Elle est mal ficelée, vous êtes mal conseillés.
Chers collègue de la majorité, je crois que vous avez plusieurs signes, avertissements et faits concrets qui vous permettent de sortir d’une délégation de pouvoir sur un dossier complexe, d’un vote de confiance aveugle à une majorité. C’est avec votre vote que 59 millions d’euros d’argent public et plus peuvent être dilapidés. Vous en êtes responsables.
Ne vous créez pas, avec ce dossier THD92, un nouveau dossier qui entache l’image du département comme nous l’avons connu avec la SEM Coopération, la maison de l’Outre mer, la fac Léonard de Vinci, les coûts de fonctionnement de la maison de Chateaubriand… et j’en passe !
Monsieur le Président, avec mes collègues, Guy Janvier et Vincent Gazeilles, nous avons déposé un recours devant le Tribunal Administratif fin août. Ce recours vous fait retrouver d’un seul coup un peu de raison et vous proposez à la Commission permanente de retirer la délibération du 5 juillet 2010 approuvant l’avenant n°1.
Si je comprends bien, pour vous qui êtes un éminent avocat, la crainte de la sanction du tribunal administratif est le seul moyen de vous faire respecter la légalité républicaine et les règles administratives élémentaires en matière de communication des informations indispensables aux élus qui doivent délibérer.
Vous l’avez bien joué médiatiquement, mais vous le savez comme nous, le Tribunal Administratif de Versailles a déjà donné raison aux conseillers généraux d'opposition le 11 juin, vous avez perdu face à notre recours et vous avez eu peur, à juste titre de perdre à nouveau.
Aujourd’hui donc, sous la menace du Tribunal, vous faites un pas pour respecter les règles administratives, vous restez malgré tout au milieu du gué.
Tout d’abord, les documents relatifs à la notification du projet à la Commission européenne, que vous nous avez transmis par courrier en date du 9 août 2010 à la suite de nos demandes réitérées, montrent à quel point la Commission a disposé de plus d’informations que les conseillers généraux. Bien plus, il est confirmé que l’essentiel de ces documents a été constitué postérieurement à l’examen par le Conseil général de la délégation de service public.
Mais surtout, ces documents présentent des passages entiers occultés ou sont incomplets.
Ainsi, la pièce intitulée « méthodologie de définition de la subvention » a été amputée, en totalité, des sections relatives à l’application du modèle de ventilation coûts/recettes et aux résultats de l’analyse. Vous refusez donc toujours de communiquer le calcul de la subvention commune par commune, au prétexte du secret des affaires et de l’attente de la décision de la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs) que vous avez annoncé avoir saisie depuis plusieurs mois. Or, compte tenu des délais de décision de la CADA (1 mois à compter de sa saisine), cet avis a dû être rendu. Nous vous demandons donc la communication de sa décision.
Le débat sur le montant de la subvention injustifiée que vous avez allouée au délégataire doit être enfin ouvert de manière complète et en totale transparence. Tant que l’ensemble des éléments financiers et économiques initiaux n’aura pas été communiqué aux élus, aucun avenant ne pourra être valablement soumis à notre assemblée.
Ensuite, votre argumentation pour ne pas transmettre aux élus les informations adéquates est intenable.
04 octobre 2010 Ã 21:14---------
[...]
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pas belle la vie ? l'augmentation de la TVA qui va frapper les FAI ne devrait pas toucher les abonnés TV de Numericable
Publié le 01/10/2010, 08:59:00
3D et TVA chez Numericable, Pierre Danon s'exprime
Interrogé par la chaîne Alsace 20, Pierre Danon aborde les sujets chauds du moment : la 3D et la TVA.
Lors d'une interview donnée à la chaîne de TV locale Alsace 20, Pierre Danon indique que les décodeurs TV-HD seront flashés à partir du 1er novembre 2010, afin d'être capables de gérer les flux de TVHD-3D.
Autre information intéressante : l'augmentation de la TVA qui va frapper les FAI ne devrait pas toucher les abonnés TV de Numericable. En effet, l'opérateur verse une contribution d'environ 120 millions d'euros par an à l'industrie du Cinéma, à l'instar de Canal+ (± 500 millions d'euros) ce qui aurait poussé le gouvernement à ne pas imposer l'augmentation de la TVA à notre opérateur câblé, sur la partie TV tout du moins.
04 octobre 2010 à 21:20Reste à voir maintenant comment seront impactés les clients tripleplay.
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http://www.alsace20.fr/video.php?id=1418
04 octobre 2010 Ã 21:22interview de Pierre Danon
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L’arme de Numéricable pour tuer la concurrence
Catégorie Brèves , publié le 11 juin 2008 à 15h36 par Olivier Viaggi
Décidément, l’UFC Que Choisir à fort à faire ces derniers temps avec les opérateurs Internet. Après avoir pesté contre la hotline gratuite-payante de Free, c’est au tour de Numéricable d’être dans le collimateur de l’association de défense des consommateurs. Il l’accuse, d’avoir obtenu le vote d’un amendement, hier au parlement, lui permettant de tuer la concurrence. Cet amendement lui permet en effet de s’affranchir de l’aval des copropriétés dans lesquelles il est déjà présent pour installer ses équipements fibre (les 10 millions de foyers les plus rentables), contrairement à ce qui est prévu pour les autres opérateurs (Free, Neuf, Orange).
L’UFC n’est pas tendre avec Numéricable puisqu’il précise que « c’est une entreprise détenue par des fonds d’investissements étrangers qui ont comme objectif une valorisation à court terme de leurs actifs. Par conséquent, elle investit et innove peu. En effet, elle se contente de déployer la fibre jusque dans les caves des immeubles, alors que les autres vont jusqu’aux habitations, puis utilise ses anciennes installations (le coaxial).
07 octobre 2010 à 00:34Ce qui signifie que le gouvernement soutient un acteur qui déploie une technologie non pérenne et incompatible avec celle des autres, annihilant toute possibilité de mutualisation et donc de concurrence ! »
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Trends.be
jeudi 06 mars 2008
Un Sarkozy chez Carlyle, l'autre décore Albert Frère : y a-t-il un lien ?
Un Sarkozy chez Carlyle, l'autre décore Albert Frère : y a-t-il un lien ?
Deux événements récents, en apparence anodins, ont un double point commun, l'un évident, l'autre plus difficile à repérer.
Carlyle, géant new-yorkais du private equity (76 milliards de dollars en gestion), vient d'engager Pierre-Olivier Sarkozy. Ce dernier était précédemment co-patron de FIG Investment Banking, une division du suisse UBS. Chez Carlyle, il deviendra, dès le mois d'avril, co-head et managing director du Global Financial Services Group.
Cette section est très neuve. Fondée en juin 2007, elle n'a pas encore bouclé de transaction mais a déjà attiré quelques pointures, notamment Sandy Warner, ex-président de JPMorgan Chase. Pierre-Olivier Sarkozy a été engagé pour «ses incroyables réseau et expérience professionnelle, qui aideront Carlyle à capitaliser sur la dislocation du secteur des services financiers», indique la firme dans un [communiqué] daté du 3 mars.
Entré chez UBS après avoir été «débauché» de chez First Boston Corporation, il en a rapidement gravi les échelons. Selon le site Internet du magazine [Forbes], Pierre-Olivier Sarkozy était n° 10 de l'institution helvétique en 2002, conseillant des opérations pour un total de 312 milliards de dollars ; en 2007, il était n° 5 (514 milliards de dollars).
Parmi ses faits d'armes, citons la vente de la banque MBNA à Bank of America pour 35 milliards de dollars en 2006. Plus près de nous, il a conseillé ABN Amro dans le cadre de la cession de sa filiale américaine LaSalle à la même Bank of America.
L'homme est donc de valeur - Forbes titre d'ailleurs son portrait «Big Apple Dealmaker» - mais il ne compte pas, en passant chez Carlyle, complètement couper les ponts avec UBS : «Je continuerai de travailler avec UBS en tant que conseiller et, en retour, de profiter du soutien d'UBS pour les efforts d'investissement de Carlyle dans les services financiers.»
La seconde information concerne un autre Sarkozy, nettement plus connu : Nicolas, demi-frère de l'homme d'affaires new-yorkais. Le président de la République a décerné au belge Albert Frère l'insigne de Grand'Croix de la Légion d'honneur, la plus haute distinction honorifique française, qui récompense les mérites éminents rendus à la nation. Seules 75 personnes l'ont déjà reçue.
Albert Frère a en outre bénéficié du privilège suprême d'être l'unique personne décorée lors d'une cérémonie privée, en présence du Premier ministre François Fillon et de la ministre de la Justice Rachida Dati. Quelques jours plus tôt, c'était le canadien Paul Desmarais, l'associé d'Albert Frère, qui recevait la même distinction, mais lors d'une cérémonie publique.
Rapport évident entre ces deux événements : ils concernent des Sarkozy. Rapport plus surprenant : Paul Desmarais a pu faciliter la nomination du demi-frère Sarkozy, vu sa situation de «membre influent du board» de Carlyle, selon [Rue89]. Un fonds lui-même des plus influents, puisque quelques grands noms sont passés par ses rangs : George Bush senior (de 1998 à 2003) et Junior (1990-1992), John Major (2002-2005), etc. Son président actuel n'est autre que Lou Gerstner, ancien patron d'IBM.
Même si cette fonction de «facilitateur» n'est pas avérée, cela ajoute encore aux liens noués par Nicolas Sarkozy avec le monde des affaires. Pour conclure sur ses relations avec Paul Desmarais, citons sa [déclaration] faisant suite à un séjour dans la propriété du Canadien, en 2004 : «Quand tu entres dans la propriété, on t'ouvre un premier portail. Ensuite, tu dois faire des kilomètres et des kilomètres avant d'arriver au château...»
Vincent Degrez
07 octobre 2010 Ã 18:4537
la meilleur façon de mettre fin à cela ,c'est de voter contre lui en 2012
23 juin 2011 Ã 23:4838
A lire demain dans le Canard Enchaîné : L'Inspection des finances épingle la gestion "terrible" de l'établissement de la Défense
29 novembre 2011 Ã 23:43Ajoutez un commentaire
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