Le gouvernement espagnol vient de dire que c'était pour rire (enfin pour les concernés, ce sera surtout pour pleurer).
Il vient de dire qu'il appliquerait la loi (de 1988).
Il vient de faire appel à ses robins qui lui ôte une belle épine du pied.
" l'État entend récupérer tous les terrains urbanisés de la zone
protégée. À savoir : tous les édifices construits à moins de 100 mètres
de la zone sableuse (dune) ou rocheuse (falaise). "
Attention au massacre...
Le rachat se fera au prix de vente (sans réévaluation)... L'autre option étant une concession de trente ans.
Contrairement à ce que l'on dit, l'effet n'est pas rétroactif (il s'applique à la date de la loi, dans ce cas là, plus 20 ans).
Nul n'étant censé ignorer la loi, ici ou là-bas, les propriétaires viennent de se réveiller cocus.
Une bonne partie de la crise immobilière est résolue. Le bien en bord de mer n'est plus vendable, plus cessible et n'est plus qu'un droit d'usufruit, ou le droit de se ramasser une belle casquette financière.
Il parait que je fais de la politique.
Le mot politique vient de polis, cité.
Dès qu'on nait, on fait de la politique. On est mêlé à la vie de la cité.
Là, c'est une bien une décision POLITIQUE, dans le plus noble sens du terme qui est prise.
On vient D'IMPOSER une moins value carabinée et un retour à l'équilibre par une "tabula rasa" digne d'une époque révolutionnaire.
Les propriétaires "qui ne font pas de politique", vont apprécier l' entubage de première classe et sans vaseline.
Au moins, le contribuable sera content. Lui, sera épargné.
Mais n'ayez aucune crainte. Pour les autres, les robins sauront s'en occuper, une fois réveillée c'est une engeance difficile à endormir.
Le massacre de l'immobilier espagnol vient de commencer.

3 Commentaires
1
Zapatero part complètement en sucette : les constructions d'avant 1988 ne sont pas concernées par la loi, c'est gagné d'avance au parlement européen (et même devant les juridictions espagnoles)
Il faut qu'il s'occupe aussi des élus locaux pourris qui ont donné des permis et se sont gavé de pots de vin
10 mai 2008 à 18:502
je serais moins affirmatif devant les fait que c'est gagné d'avance. D'abord depuis 20 ans, c'est opposable.
Et vu ce qu'on a construit en 20 ans, cela fait du monde, ensuite devant un gros problème, ce n'est pas impossible que ça passe quand même.
Ensuite, position de principe. On condamne tut lemonde élus et beneficiaires. Si les élus sont morts depuis longtemps, c'est la faute à pas de chance...
Donc affaire à suivre. Mais en appliquant depuis 1988 uniquement, ça va faire mal...
10 mai 2008 à 19:163
Ca va couter ue fortune aux contribuables Espagnoles?
Est ce que ce n'est pas une forme de "Bail out" or une tentative de maintenir les prix a un certain niveau et par la meme soutenir les banques et d'eviter une depression pour l'economie espagnole?
10 mai 2008 à 19:19Ajoutez un commentaire
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