Le cours du bois fait flamber le prix des forêts

ForetboisdoreLes forêts françaises se portent bien, enfin le secteur économique qui leur est associé ...

Quant à leur santé “biologique”, tel n'est pas aujourd'hui le sujet.

L'indicateur de prix - de ce qu'on doit bel et bien considérer comme un actif financier à part entière - a en effet augmenté de 8,5% l'an dernier. Raison principale : la flambée des cours du bois, lesquels ont progressé de 55% entre 2005 et 2007.

Après une hausse de 4,8% en 2006, le prix de la forêt hors pourtour méditerranéen a progressé de 8,5% en valeur courante en 2007, a annoncé mercredi Laurent Piermont, PDG de la Société Forestière de la Caisse des Dépôts. Si l'on inclut les forêts bordant les côtes méditerranéennes, la croissance a atteint 12,6%.

Très fluctuant, le prix des forêts du pourtour méditerranéen, en baisse de 15% en 2006, a augmenté de 30% l'an dernier.

Sensible à la hausse du prix des terres agricoles, le prix des forêts a surtout réagi à la flambée des cours du bois qui, entre 2005 et 2007, ont augmenté de 55%, après leur chute brutale constatée pendant cinq ans à la suite des tempêtes de 1999.

En France métropolitaine, les forêts occupent actuellement 28 % du territoire. Elles sont essentiellement de statut privé. Elles sont d’une grande diversité tant du point de vue de leur structure que de leur composition spécifique. Signe d’une forêt tempérée, les feuillus sont dominants et principalement les chênes rouvre, pédonculé et pubescent qui représentent 28 % du volume sur pied total. La forêt française produit 103 millions de m3 de bois par an.

Le coût moyen d'un hectare de forêt non bâtie s'est élevé l'an dernier à 5.540 euros. Les parcelles dont la taille est inférieure à 10 hectares se sont vendues en moyenne 24% plus cher que celles de plus de 10 hectares.

Le marché a été particulièrement actif avec des opérations portant sur plus de 115.000 hectares. En 40 ans, ce seuil n'avait été dépassé qu'en 1990, a indiqué M. Piermont.

Si le nombre des transactions a baissé de 8,4% pour les petites parcelles inférieures à 10 ha, en revanche celui des échanges sur plus de 50 ha a augmenté de 15,9%, ont précisé les experts de la Caisse des dépôts.

Depuis deux ans, les biens de plus de 100 hectares représentent une part croissante du marché, aussi bien en nombre, en surface qu'en valeur. Ils représentent désormais plus de 40% des surfaces cédées, les personnes morales étant les premiers acquéreurs dans ce domaine.

En valeur, les échanges ont augmenté en 2007 de 14%, atteignant 1,17 milliard d'euros, dépassant ainsi pour la deuxième année consécutive le milliard d'euros.

Les Franciliens ont encore été très actifs sur le marché, manifestant un grand intérêt pour les départements cernant Paris, les Landes ou le sud-est de la France.

Les personnes physiques non agricoles restent les premiers acheteurs de biens forestiers, ayant réalisé l'an dernier 60% des transactions, chiffre stable par rapport à 2006.

Les quadragénaires et quinquagénaires sont les premiers acheteurs de forêts, avec 28% de part de marché.

Pour rappel, la forêt privée est majoritaire en France. Elle représente les trois quarts de la surface forestière métropolitaine, soit 11 millions d’hectares. Les forêts domaniales rassemblent 10 % de la surface forestière métropolitaine, le reste étant occupé par les autres forêts publiques, composées de forêts communales pour l’essentiel. En Europe, la France figure parmi les pays qui ont le plus fort taux de propriété forestière privée, derrière le Portugal et la Finlande.

Les étrangers apprécient les forêts de l'Hexagone, privilégiant les biens bâtis entourés de forêts et de prairies situés dans le Sud-Ouest, la bordure méditerranéenne et le Poitou-Charentes. Les Britanniques sont les premiers acquéreurs, suivis par les Belges, les Néerlandais, les Suisses et les Allemands.

La Société Forestière gère en France 235.000 hectares de forêts (plus d'un milliard d'euros), soit 1.000 forêts dans près de 70 départements.

Sources : AFP, Inventaire Forestier National

 

1 Commentaire

  1. 1

    Dad.ounet

    > Quant à leur santé “biologique”, tel n'est pas aujourd'hui le sujet

    Mais on peut s'en féliciter : grâce à la proportion croissante de CO2 dans l'air (merci, l'activité solaire !), les arbres se portent de mieux en mieux !

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