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Ex-SFR : manifestation et arrêt de travail face aux conditions de travail
Les choses ne s'arrangent pas pour les anciens salariés de SFR, repris par Infomobile, une filiale de Téléperformance, par ailleurs fournisseur de l'opérateur téléphonique.
Alors qu'en juillet 2007, la ligue des Droits de l’Homme était intervenue sur le dossier pour obtenir non pas de l’argent mais au minimum le respect de l’être humain et de sa dignité, une centaine de salariés d'Infomobile, repreneur des centres d'appels de SFR, ont observé mercredi un arrêt de travail et se sont rassemblés à Toulouse pour protester contre les conditions de travail dégradées au sein de leur entreprise.
Les salariés, qui ont reçu le soutien de la députée socialiste Martine Martinel, ont dénoncé "les conditions de travail inacceptables" et le changement régulier des salariés dans ce centre d'appels.
Rassemblés devant le siège de leur entreprise, salariés et représentants syndicaux ou du personnel ont par ailleurs indiqué que "toutes les primes avaient été refusées" et critiqué les "conditions inacceptables d'attribution du treizième mois" qu'ils réclamaient.
Selon une déléguée du personnel CGT, "certains salariés ne sont pas payés après un mois de travail en raison de pseudo-pannes d'ordinateur" et ne "bénéficient que des augmentations de salaires légales", la plupart d'entre eux étant rémunérés au niveau du Smic.
"On en revient aux conditions de travail du XIXe siècle avec des salariés contraints de faire une demande pour s'abstenter quelques minutes de leur poste", a déclaré le conseiller général (PS) Jean-Jacques Mirassou.
SFR, filiale de Vivendi, avait transféré le 1er août 2007 trois centres d'appel employant 1.900 salariés à deux sous-traitants: Teleperformance pour Lyon et Toulouse, et Arvato Services (filiale du groupe allemand Bertelsmann) pour Poitiers
En juillet 2007, la fédération CGT de l'entreprise SFR avait demandé à la direction de SFR "de protéger la santé physique et mentale de ses salariés. "La direction de SFR porte une lourde responsabilité sur la dégradation alarmante de la santé physique et mentale de son personnel, au regard des centaines d'arrêts maladie délivrés sur les trois centres".
A noter que sur le dossier, SFR s'était alloué (à fort prix) l'aide de Cardinal Sud , un cabinet de consultant crée par Eric Roux de Bezieux ... ami et soutien très proche de Nicolas Sarkozy, comme son blog nous le démontre.
Sources : AFP, Syndicats SFR
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