
BNP Paribas a annoncé aujourd’hui un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes des analystes, à 1,98 milliard d’euros (-21% sur un an, mais le double du bénéfice réalisé au 4ème trimestre 2007). La banque de détail en France, la banque italienne BNL et le pôle International Retail Services (IRS), qui représentent 60% des revenus du groupe, ont contribué à ce résultat. L’impact de la crise du subprime sur ses comptes s’élève à 546 millions d’euros.
Le pôle BFI affiche en revanche une lourde baisse (-73%) de son résultat, à 318 millions d’euros, tout comme l’activité gestion d’actifs (430 millions d’euros, en baisse de 10%). La première banque française (par capitalisation) souligne que ce trimestre a été "marqué par une crise des marchés d'une rare violence", et se félicite de compter parmi les « grandes banques qui résistent le mieux à la crise financière ». Côté banque de détail, BNP Paribas annonce 60.000 ouvertures nettes de comptes à vue de particuliers ce trimestre, et une croissance positive des encours de crédits (+10,9%) et de dépôts (+12,7%). Le ratio Tier 1 du groupe s'établit à 7,6%.
Par ailleurs, Dexia a vu son bénéfice net tomber à un "niveau historiquement bas" au 1er trimestre, en raison d'une baisse plus forte que prévue et à des pertes liées aux crédits hypothécaires de second rang aux Etats-Unis. Le bénéfice net de l’établissement franco-belge a chuté de 59,9% à 289 millions d'euros, pour un PNB de 1,5 milliard d’euros, en baisse de 16% sur les trois premiers mois de l’année. Dexia assure que la situation ne met en péril ni sa solidité financière, ni celle de sa filiale américaine de rehaussement de crédit FSA.

Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.