Sarkozy : haro sur la spéculation et les agences de notation

Capitalism_large Sarkozy, sauveur de l'humanité contre la spéculation ? Celui qui semble n'éprouver aucune difficulté à faire “fructifier” son argent ou celui de sa famille tant dans la salle Pleyel que dans des investissements immobiliers à Neuilly, s'insurge désormais quand il s'agit de préserver les citoyens français contre les affres de la spéculation.

Attitude fort honorable, s'il en est, reconnaissons-le, qu'on pourrait presque assimiler à une gestion “en bon père de famille”, sa famille étant désormais la France.

Fort de ces convictions, le président français Nicolas Sarkozy a estimé jeudi que "notre capitalisme marche sur la tête", fustigeant notamment les agences de notation, qui doivent selon lui être "sanctionnées".

"Je crois au capitalisme, à l'économie de marché", a souligné Nicolas Sarkozy lors de son interview télévisée. "Mais je pense que notre capitalisme marche sur la tête, que le capitalisme financier a besoin d'être moralisé", a-t-il poursuivi.

Nicolas Sarkozy a notamment fustigé "ces fameuses agences de notation", se disant choqué que l'une d'elles ait "noté vendredi avec la meilleure note un produit d'épargne", et le lundi, après la crise des "subprime", ait "dégradé" la note de ce même produit. "Ces agences de notation doivent être sanctionnées, elles n'ont pas fait leur travail", a estimé M. Sarkozy, ajoutant qu'il fallait poser "des règles de transparence internationales".

La spéculation actuelle sur les matières premières est "invraisemblable", a aussi estimé le chef de l'Etat.

Il a par ailleurs jugé que ce qui est arrivé à la Société générale est "proprement stupéfiant". "Qu'un seul homme puisse être responsable d'un tel désastre (...) c'est préoccupant", a-t-il estimé.

Interrogé pour savoir si le PDG de la banque, Daniel Bouton, aurait dû démissionner, il a indiqué: "quand on a des salaires de ce niveau, que peut penser le salarié qui n'a pas le même salaire?" "Je suis pour que le patron soit responsable", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Au dernier jour de sa visite en Inde, fin juanvier, Nicolas Sarkozy avait d'ores et déjà prêché pour une meilleure "transparence" des marchés financiers internationaux, estimant qu'ils devraient favoriser les entrepreneurs plutôt que les spéculateurs.

"Je crois à l'économie de marché, je crois à la liberté du commerce, mais je veux un capitalisme qui ait des règles, un capitalisme où il y ait davantage de place pour l'entrepreneur que pour le spéculateur", avait ainsi déclaré M. Sarkozy lors d'une allocution devant la communauté française de New Delhi.

"A force de favoriser la spéculation, les salles de marché, les cours au jour le jour, on se retrouve avec le problème des +subprime+ d'un côté, qui risque de pénaliser la croissance du monde, c'est-à-dire le travail des gens qui créent de la richesse, et la spéculation, qui ne crée pas de richesses", avait poursuivi le chef de l'Etat.

"Il est temps maintenant de mettre de la transparence, de nouvelles règles prudentielles dans le système financier mondial, et aussi national, et de préférer prêter de l'argent à celui qui entreprend et crée de la richesse, plutôt qu'à celui qui veut acheter pour dépecer et spéculer", avait insisté Nicolas Sarkozy.

"Il faut arrêter avec un système financier qui marche sur la tête et qui perd de vue sa finalité", avait-t-il ajouté, dénonçant un système qui peut réaliser "des profits gigantesques" et des "pertes gigantesques" en quelques heures, a-t-il conclu.

Source : AFP, Reuters, Le Monde

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3 Commentaires

  1. 1

    antijap

    Dear Sir,
    Bonjour! I cannot speak French.
    Please forgive me Sir, to trouble you many times when you are busy.
    Viva EU!!!
    Viva Airbus!
    Viva France!!!
    Viva President Mitterrand! Chirac! Sarkozy!
    Viva Renault! Peugeot! Citroen! Michelin!
    Viva La Marseillaise! French Anthem!!!
    Boycott Japanese cars, capitals, products, and goods!!!
    Very sincerely yours,

  2. 2

    Dad.ounet

    Comme si l'état allait faire mieux !
    C'est parce qu'il y a des lois empêchant de virer ses locataires que les propriétaires ne louent pas, et donc pénalisent les locataires potentiels ; c'est parce que l'Europe a transformé ses paysans en chasseurs de subventions que les paysans Africains ne peuvent vendre leur production, et donc ne sont plus là pour répondre à une demande en augmentation...
    A contrario, c'est parce que le prix de la nourriture augmente que ça vaudra le coup pour les paysans de cultiver davantage.
    Les paysans sont BEAUCOUP plus spéculateurs que les banquiers : ils se demandent ce qu'ils vont cultiver, s'ils vont acheter ou vendre des champs, y mettre du bétail, laisser en jachère...
    Laissez faire le marché, rajouter une couche d'étatisme ne règlera pas le problème, car le problème c'est la couche actuelle d'étatisme.
    Sarkozy tente de se poser en père de famille, ce n'est qu'un parasite de plus (et Marie-Ségolène ne ferait que pire...).

  3. 3

    el gringo

    Comme pour prendre le contrepied des théories sur l'impact de l'euro fort, des risques de récession et de la crise des financière actuelle, les commandes industrielles sont au plus haut (+0,6% en février, plus que prévu)


    Les commandes industrielles dans la zone euro ont progressé plus que prévu en février par rapport au mois précédent, selon des données publiées mercredi par l'office européen des statistiques Eurostat.


    Elles ont augmenté de 0,6% sur un mois et de 9,9% sur un an.


    Les économistes interrogés par l'agence d'informations financières Thomson Financial tablaient sur une hausse des commandes légèrement inférieure, de 0,4% sur un mois et 6,9% sur un an.


    C'est néanmoins une croissance moins forte qu'en janvier, alors que l'euro fort et le ralentissement de la croissance pèsent sur l'économie.


    En janvier, les commandes avaient progressé de 2,2%, selon des données révisées en hausse par Eurostat.


    En février, les commandes ont surtout progressé dans les secteurs de la fabrication d'équipements électriques et électroniques (+1,8%), de l'industrie textile et de l'habillement (+1,7%) et de l'industrie chimique (+1,1%), tandis qu'elles ont baissé de 0,2% dans le secteur volatil de la fabrication de matériel de transport et dans la fabrication de machines et d'équipements.


    Pour l'ensemble des 27 pays de l'Union européenne, les commandes sont restées stables en février sur un mois, et ont progressé de 9,2% sur un an.


    http://www.romandie.com/infos/news2/200804231145030AWP.asp


    Voir aussi l'article de Raymond Bonnaterre
    http://www.leblogenergie.com/2008/04/zone-euro-trs-b.html#more

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