Honnêtement on s'en doutait ... mais c'est encore plus clair en le disant.
Le président russe Vladimir Poutine a estimé samedi que le partenariat entre la Russie et l'Occident ne serait pas "plus simple" sous la présidence de son successeur Dmitri Medvedev.
Nous voici prévenus !
D'autant qu'une nouvelle guerre – qu'on espère froide – pointe à l'horizon. L'actuel Président russe n'a rien perdu de sa gouverne sur ce point, tentant même de "réprimander" l'Occident.
"Je ne pense pas que le partenariat sera plus simple avec lui (Dmitri Medvedev)", a affirmé M. Poutine, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, dans sa résidence près de Moscou.
Notons au passage, que selon le « contexte », la Russie fait ou non partie de l'Europe. Quand il s'agit de géopolitique, et de domaines militaires, Moscou s'exclue d'office, mais quand il s'agit d'accord financier entre Renault et AvtoVAZ, Carlos Ghosn (PDG de Renault) – et les analystes - n'hésitent pas à parler de la Russie, comme le pays pouvant atteindre à terme la première place du classement de ventes de véhicules en Europe.
Pour rappel, Renault a fait son entrée au capital du groupe russe AvtoVAZ le 29 février dernier, pour plus d'un milliard de dollars (657 millions d'euros). Aux termes de l'accord signé avec le fabricant de la Lada, le constructeur français et la société publique russe Russian Technologies détiendront 25 % chacun d'AvtoVAZ. Le troisième actionnaire sera le courtier Troika Dialog.
Nicolas Sarkozy a félicité quant à lui Dmitri Medvedev de sa victoire à l'élection présidentielle russe et l'a invité à se rendre en France dès qu'il le souhaitera. "Le Président de la République l'a assuré de sa volonté d'entretenir avec lui, après sa prise de fonctions, des relations fondées sur la confiance et la franchise, et de développer les relations entre la France et la Russie", dit David Martinon dans un communiqué.
Nicolas Sarkozy a souligné dans un entretien par téléphone avec Dmitri Medvedev que "la France restait attentive aux transformations économiques, sociales et politiques en Russie".
Toujours aussi « combatif », Vladimir Poutine a accusé samedi l'Otan de vouloir "remplacer l'Onu", estimant que la politique de l'Alliance atlantique ne faisait qu'accroître un "potentiel de conflit".
"Il y a une impression qu'il y a des tentatives de créer une organisation qui remplacerait l'Onu", a affirmé M. Poutine, interrogé sur la politique de l'Otan, à l'issue d'une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, dans sa résidence près de Moscou.
"Il est peu probable que l'humanité accepte une telle architecture des futures relations internationales et je pense que le potentiel de conflit va s'accroître", a estimé le président russe.
Nous voici prévenus, alors que Medvedev, le dauphin de Poutine (voire la marionnette ?) ne devrait pas changer le cap ...

5 Commentaires
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Précisions sur le discours de Poutine
"J'ai l'impression que certains de nos partenaires sont impatients de me voir quitter mes fonctions afin qu'ils puissent avoir affaire à une autre personne", a dit Poutine. "Je suis habitué depuis longtemps à cette idée préconçue selon laquelle il est difficile de travailler avec un ancien agent du KGB."
"Dmitri Medvedev n'aura pas à prouver ses penchants libéraux. Mais il n'est pas moins un nationaliste russe que moi, dans le bon sens du terme, et je ne crois pas que nos partenaires auront la tâche plus facile avec lui."
Quand Merkel a rencontré par la suite le président-élu, elle a fait référence, sur le ton de la plaisanterie, aux propos de Poutine: "Je me suis retenue de dire 'j'espère quand même qu'elle (la tâche) ne sera pas plus difficile'."
Medvedev a répondu: "Je pense que nous aurons une continuation de la coopération que vous avez eue avec le président Poutine (...). Vous avez déjà mené d'importantes négociations, ce qui va me faciliter la tâche."
08 mars 2008 à 20:272
Heureusement qu'il y en a un pour résister vraiment à l'empire américain.
08 mars 2008 à 21:55Pour vous citer à propos d'EADS : 'La France "n'a pas apporté la preuve de son intérêt pour notre capacité future à continuer de diriger le monde", a dit à Reuters Jerry Lewis, élu de Californie. "Elle a fait exactement le contraire."'
Je crois que ce sont les USA, l'adversaire.
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Ouffff j'avais peur que la russie rebascule en democratie nous voila rassuré (sic)
09 mars 2008 à 16:45http://www.vivreavecdescons.com
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Ouffff j'avais peur que la russie rebascule en democratie nous voila rassuré (sic)
09 mars 2008 à 16:47http://www.vivreavecdescons.com
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ne t'inquietes pas anne, nous aussi, nous ne sommes plus en democratie...
09 mars 2008 à 17:21Ajoutez un commentaire
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