Madagascar Oil a annoncé vendredi avoir extrait ces derniers jours les premiers barils de pétrole de Madagascar, dans le cadre d'un projet de prospection.
Cette compagnie privée de prospection et production de pétrole est surtout spécialisée dans le développement des ressources en huile lourde terrestre.
Elle est basée à Huston et domiciliée aux Bermudes.
Un communiqué publié vendredi conjointement avec l'Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis, structure gouvernementale malgache), parle de "la première production de pétrole lourd à partir du projet pilote d'injection de vapeur du gisement d'huiles lourdes de Tsimiroro (au sud de Mahajanga, 560 km à l'ouest d'Antananarivo)".
Le rendement est actuellement de 45 barils par jour pour un seul puits, alors que le rendement potentiel de l'ensemble de l'exploitation serait de 1.000 barils par jour pour dix puits, précise le communiqué.
Aucune date d'exploitation commerciale n'a été fournie pour le moment.
“Ces résultats sont des signes positifs montrant que l'huile lourde réagit bien à la vapeur. Cette étape importante nous rapproche de la définition de la viabilité économique d'un projet plus grand à Tsimiroro», a déclaré pour sa part Alex Archila, Chief Executive Officer de Madagascar Oil.
Le projet pilote est la dernière étape de la prospection à Tsimiroro. Son but consiste à observer et comprendre la réaction du pétrole après l'injection de vapeur. Après cette réussite technique, le rendement, c'est-à-dire la capacité de production journalière, reste l'élément clé déterminant l'exploitabilité du gisement.
Pour l'instant, la capacité de 45 barils par jour reste au-dessous de l'objectif de production fixé dans le cadre de ce projet pilote. Mais la compagnie annonce déjà qu'une autre injection de vapeur sera effectuée dans un second puits dans les prochaines semaines. Ce deuxième essai permettra d'exposer une plus grande superficie du réservoir à la vapeur, ce qui laisse prévoir un rendement de plus en plus élevé.
Une partie de la production de ce projet pilote sera utilisée sur le site même. Melangée avec du carburant raffiné, elle servira à fabriquer la vapeur nécessaire pour être injectée dans les puits. Une autre partie sera analysée pour d'éventuelle utilisation dans la fabrication de bitume ou pour faire fonctionner les centrales thermiques.
En juillet dernier, l'OMNIS avait annoncé avoir signé un total de 25 contrats d'exploration pétrolière, six offshore et dix-neuf on shore.
Dix-sept compagnies pétrolières internationales mènent des projets d'exploration dans le pays de l'Océan indien, l'un des plus pauvres du monde.
Sous la houlette de l'Office des mines nationales et des industries stratégiques (OMNIS), un projet de révision du Code du pétrole élaboré en 1996 est par ailleurs en cours à Madagascar. La Grande île s'inspire beaucoup du modèle norvégien en matière de gestion et d'utilisation des revenus du pétrole.
Des idées comme la mise en place d'un fonds du pétrole sont déjà en gestation. Un impôt direct sur le pétrole est même déjà prévu dans la loi de finances 2008 au cas où le pays deviendrait producteur.
Sources : AFP, L'Express de Madagascar
A lire également :
. Madagascar : premiers barils de pétrole en 2007

6 Commentaires
1
tentative coup d'etat à Madagascar ....
on en reparle, lié au pétrole ? il y a des "chances" ....
cf.
Madagascar Oil Sells $80 Million in Shares to Tap African Field
By Eduard Gismatullin - Nov 8, 2010 Madagascar Oil Ltd., an oil explorer focusing on the African island, said it plans to sell $80 million in shares on London’s Alternative Investment Market to fund its heavy crude pilot project.
The company plans to develop the project at its Tsimiroro field to pump about 1,000 barrels a day of heavy oil using steam, said Chief Executive Officer Laurie Hunter. The deposit may hold 965 million barrels of oil resources in place, Madagascar said today in a statement.
“The pilot project will demonstrate that the steam flood is commercial,” Hunter said today in phone interview. “The next step will be financing the build-out of that, which is a billion-dollar project.”
Houston-based Madagascar is also working with France’s Total SA at the Bemolanga field, which holds about 1.2 billion barrels of bitumen in place. The partners are examining plans to mine the resource and expect to make an operational decision in June next year.
Madagascar has hired Mirabaud Securities Ltd. and GMP Securities LP to help to sell the shares.
Editors: Alex Devine,
19 novembre 2010 à 10:202
malediction du pétrole ... cqfd.
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Total, nouvel opérateur majoritaire de Bemolanga [Madagascar]
Publié le 18 septembre 2008 par Jean Philippe Payet
Madagascar Oil et Total viennent de signer le contrat de partage de production de Bemolanga. Cet accord prévoit que Madagascar Oil cède 60% de ses parts à Total qui devient donc opérateur majoritaire dans l’exploitation du grès bitumeux de Bemolanga.
Total va investir 30 millions de dollars pour la phase d’appréciation et prévoit le forage de nouveaux puits, d’après l’explication de Darricarrere Yves-Louis, directeur général exploration et production de Total. S’ensuit la phase pilote de production pour définir les paramètres à mettre en œuvre pour le développement à grande échelle du permis. Cette deuxième étape nécessitera près de 100 millions de dollars. L’investissement pour une production à grande échelle se chiffrera à plusieurs milliards de dollars. Toutes ces différentes phases s’étaleront sur une dizaine d’années.
Archila Alex, Chief Executive Officer Madagascar Oil note que Bemolanga dispose du plus vaste potentiel de gisement d’huile lourde inexploité dans le monde, soit une réserve estimée à 16 milliards de barils de pétrole. Bemolanga a une capacité de production de 180.000 barils de pétrole par jour pendant 30 ans. Présent à Bemolanga depuis 2003, Madagascar Oil a déjà investi 150 millions de dollars dans le forage.
65-70% de la valeur de la production reviennent à l’Etat malagasy
Selon Lalaharihasina Joeli Valérien, directeur général de l’Omnis, avec les redevances, impôts et autres taxes, 65-70% de la valeur totale de la production reviennent dans la caisse de l’Etat. Ces compagnies ont également financé pour une hauteur de 5 millions de dollars la réhabilitation du tronçon de route reliant Tsiroanomandidy et Morafenobe afin de désenclaver la région de Melaky. Une autre enveloppe de 5 millions de dollars est consacrée aux œuvres sociales de cette région.
Les premières productions pétrolières proviendront de Tsimiroro
Si les premiers test ont abouti à la première production pétrolière de Madagascar à Tsimiroro en mars 2008, l’exploitation à grande échelle est attendue dans 2-3 ans à raison de 25.000 barils/jours. 3 puits sont en place actuellement dans cette zone d’exploration. Exxon pour sa part compte commencer les forages à partir de 2009
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Bemolanga, une histoire vieille d’un siècle
Découvert au début du 20ème siècle, le gisement de Bemolanga a connu un engouement jamais démenti.
En 1909, la compagnie English Madagascar development inaugure les activités d’exploration, d’autres compagnies étrangères s’en suivent De 1945-1955 la société des Pétroles de Madagascar Spm filiale de Elf entreprend une exploitation pilote, il reste de cette période un lambeau d’aérodrome, une portion de route bitumée.
De 1965-1976 diverses compagnies comme Chevron, Agip, … s’y sont succédées mais n’ont pas pu franchir le seuil de l’exploitation 1976 l’Omnis avec l’assistance technique des firmes étrangères arrive jusqu’au montage de dossier de faisabilité du projet. Mais le coût de production s’avérait trop onéreux par rapport au prix du pétrole de l’époque 1976-2002 Hunt oil a fait le même projet mais le problème reste entier 2008 le cours mondial de pétrole monte en flèche, le déclin de réserves mondial est réel.
19 novembre 2010 à 10:213
[Madagascar] Exploitation pétrolière : Le projet Bemolanga met en danger l’environnement
International oil & gas Animals Climate Change / Emissions Health Indigenous Land Social Impacts Water
Exploitation pétrolière : Le projet Bemolanga met en danger l’environnement
20 août 2010
MATV-- Madagascar
L’exploitation de pétrole sur le site de Bemolanga constitue un danger non seulement pour l’écosystème, mais également pour la santé. C’est ce qui ressort de les investigations menées par le Canadien Macdonald Stainsby, journaliste environnementaliste et spécialiste en investigations. Dans le courant de la semaine du 5 août dernier, il s’est rendu dans cette partie Ouest de l’île, dans le village d’Amboanary plus précisément, avec pour objectif de constater de visu les procédures d’extraction du pétrole effectuées par le géant Total qui dispose de puits de 70 mètres de profondeur. D’après ce journaliste, le site est riche en grès bitumineux. Par conséquent, il a constaté que l’extraction requiert une gigantesque quantité d’énergie et d’eau et que cela en fait l’un des pétroles les plus polluants de la planète.
Un baril de pétrole équivaut à 2 tonnes de grès bitumineux avant son passage à la raffinerie, alors que la transformation d’un baril de cette roche nécessite près de 5 barils d’eau. Le pétrole de Bemolanga est de ce fait qualifié de pétrole « non conventionnel ».
Notre journaliste veut tirer la sonnette d’alarme sur les conséquences négatives de ce genre d’exploitation sur l’homme et sur l’environnement. « La région, avec son unique rivière, n’arrivera jamais à fournir la quantité d’eau nécessaire aux besoins de Total, estimés à 200 000 litres par jour, dans la transformation du grès bitumineux. Au rythme de la production, cette région sera rapidement confrontée à un phénomène de sécheresse sans précédent », a noté ce spécialiste originaire du Canada. S’ajoute à cela le fait que cette eau deviendra inutilisable après 2 à 3 traitements et devra être stockée dans de gigantesques dépôts aménagés à même le sol, à proximité du site.
Cette eau ne retrouvera sa pureté qu’après 600 ans. « Des risques de fuites sont à craindre. Si les eaux usées, qui contiennent du métal lourd et du carbone polycyclique rejoignent les nappes phréatiques, elles pourront infecter les rivières avoisinantes. Ce qui constitue un danger pour la population, les poissons ainsi que les animaux d’élevage », a fait remarquer Macdonald Stainsby. Le journaliste canadien, par la même occasion, a indiqué que les sites d’exploitation non conventionnelle sont facteurs de cancer, entre autres, comme tel est actuellement le cas du Canada. Les conséquences de l’exploitation de ce pétrole sont également facteurs de changements climatiques, favorisés par l’émission de gaz à effet de serre.
Ayant collaboré de près avec Macdonald Stainsby, l’association écologiste « Voahary Gasy », depuis quelques semaines, a mené une enquête sur les lieux. Ndranto Razakamanarina, président de cette association a tenu à souligner qu’il ne s’agit en aucun cas d’interférer sur les affaires de l’Etat étant donné que le site ne sera opérationnel qu’en 2019, mais que les révélations de ce spécialiste, fondées sur les réalités du Canada, consistaient seulement à alerter l’opinion sur les dangers que représente ce système d’exploitation.
L.R
19 novembre 2010 à 10:224
Madagascar Oil to list on AIM
Monday, November 08, 2010 by Sergei Balashov Tweet Share Madagascar Oil has announced its intention to list on the AIM market on the London Stock Exchange, looking to eventually be taken over by an “entity interested in heavy oil plays”.
The company will proceed with an initial public offering (IPO) of its common shares to institutional investors in the United Kingdom and elsewhere.
The joint brokers of the IPO are Mirabaud Securities and GMP Securities Europe, while Strand Hanson Ltd is acting as nominated adviser to Madagascar.
Proactiveinvestors recommends
Regal Shareholders Have a Lot to Look Forward to in 2010Leni Gas & Oil: seeing is believingIGAS is well placed to aid ailing UK gas industryMadagascar Oil has two core assets, Tsimiroro and Bemolanga, both onshore Madagascar.
Tsimiror has a best estimate of 965 million barrels (mmbbl) of gross heavy oil in place (OOIP) in known accumulations, with over 780 mmbbl potential in prospective, adjacent structures. Production there is estimated at 87,500 barrels of oil per day (bopd) for 30 to 40 years.
At Bemolanga, the estimated gross discovered bitumen in place (PIIP) stands at 1,179 mmbbl, with over 1 billion barrels potential upside subject to further delineation drilling.
The company holds a 100% working interest (WI) in Tsimiror and a 40% interest in Bemolanga.
The farm-in for a US$100 million consideration has also provided the company with a carried interest through US$100 million in exploration and development costs expended by operator Total E&P, an affiliate of TOTAL SA (NYSE:TOT).
Madagascar stated that field tests and studies undertaken to date suggest that its heavy oil assets have excellent potential for development.
Said chief executive and chairman Laurie Hunter: “Work completed to date by the company's technical team, which gained extensive heavy oil experience in California and at other similar operations in Indonesia, supports the potential for commerciality of a steam flood operation at Tsimiroro.
“The funds raised through the IPO will be sufficient to bring our largest core asset, Tsimiroro, to the point of commerciality, at which juncture the company is likely at attract the interest of a larger entity, interested in heavy oil plays due to the potential for consistent and sizable long term revenue streams."
The near term work programme planned by Madagascar Oil includes additional drilling to expand and upgrade the resource base at Tsimiroro with first results from the current drilling programme expected in early 2011 and the development of drillable prospects on the exploration blocks, next results from which are also expected in early 2011.
19 novembre 2010 à 10:245
Madagascar: négociations avec les mutins, risque de solution de force
ANTANANARIVO - Des négociations étaient en cours jeudi matin à Madagascar entre des militaires entrés en mutinerie et le régime au pouvoir qui pourrait recourir à la force en cas d'échec de ces discussions, a indiqué à l'AFP une source militaire malgache.
La capitale Antananarivo vivait quant à elle à son rythme habituel, avec des magasins ouverts et des embouteillages dans les principales artères, sans présence militaire visible particulière, au lendemain de l'annonce par un général mutin, Noël Rakotonandrasana, qu'il avait "suspendu toutes les institutions existantes" dans la grande île de l'Océan Indien.
Les mutins étaient toujours retranchés jeudi matin dans une caserne à proximité de l'aéroport de la capitale, d'où le général Rakotonandrasana, ancien ministre des Forces armées, avait lancé la veille son appel à la mutinerie, entouré d'une vingtaine d'officiers.
Le nombre total des mutins ne dépasse pas la vingtaine, avait indiqué mercredi à l'AFP le Premier ministre Camille Vital.
"La position (des mutins dans leur caserne) est maintenue. Si les négociations échouent, le régime entrera certainement dans une phase plus dure. Il n'y aura pas de +grand pardon+, des consignes ont été données", a indiqué jeudi matin à l'AFP une source au sein des forces militaires malgaches régulières, sous couvert d'anonymat.
L'appel à la mutinerie a été lancé alors que quelque 8 millions d'électeurs malgaches étaient appelés mercredi à se prononcer par referendum sur un projet de Constitution à l'initiative de l'homme fort du pays, Andry Rajoelina.
"Il y a des velléités de troubles de la part de certains qui veulent mettre des bâtons dans les roues de la transition" vers une sortie de crise politique à Madagascar mais "l'Etat prendra ses responsabilités" face aux mutins, a mis en garde M. Rajoelina mercredi soir.
Madagascar est plongée dans une grave crise politique et économique depuis fin 2008 puis après l'éviction du président élu Marc Ravalomanana en mars 2009 par M. Rajoelina, soutenu par la rue et l'essentiel de l'armée.
(AFP / 18 novembre 2010 08h06)
19 novembre 2010 à 10:256
17 compagnies pétrolières internationales mènent des projets d'exploration dans le pays de l'Océan indien, l'un des plus pauvres du monde. Ca fait quand meme réfléchir.
19 novembre 2010 à 18:57Ajoutez un commentaire
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