Selon le site internet de l'hebdomadaire Challenges, EDF menace de ne plus livrer d'uranium usagé à une usine de retraitement du groupe nucléaire Areva à Marcoule, situé à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard.
Challenges va même jusqu'à qualifier les relations entre les deux groupes "de plus en plus exécrables".
Pas d'atome crochu donc entre Anne Lauvergeon, PDG d'Areva et Pierre Gadonneix, patron d'EDF.
La date limite sur la re-négociation du coût de retraitement de l’uranium entre Areva et EDF intervient vendredi 14 mars. Les discussions entre les deux groupes durent depuis des mois, et se sont envenimées ces dernières semaines.
"Faute d'accord, l'usine Melox d'Areva, qui emploie 1.300 salariés (...) risque de se retrouver au chômage technique", affirme ainsi Challenges.
Interrogé, un porte-parole d'Areva a indiqué qu'il était "normal", dans les discussions commerciales "d'en passer par des accords et des désaccords lorsque l'on discute". "L'objectif reste d'aboutir, sereinement, à une bonne conclusion", ajoute-t-il, sans plus de précisions. Egalement interrogé, EDF n'était pas immédiatement en mesure de commenter cette information.
Pour mémoire, l'usine d'Areva dans le Gard fabrique du combustible nommé "mox", un mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium obtenu en retraitant des combustibles usagés.
Pour rappel, la présidente du groupe nucléaire Anne Lauvergeon avait indiqué en présentant les résultats annuels de son groupe le 26 février, que des "livraisons tardives d'EDF" étaient notamment à l'origine de la baisse du résultat du secteur aval (traitement et recyclage de l'uranium).
Areva pourrait négocier avec le Japon et l’Allemagne une centaine de tonnes à retraiter qui devaient initialement prendre le chemin de l’opérateur britannique BNFL, dans l’incapacité technique d’assurer ces contrats.
Le quotidien Le Figaro avait fait été pour sa part le 6 février dernier des discussions "ultra-tendues" entre les deux groupes à propos du renouvellement du contrat de fonctionnement de l'usine de retraitement de la Hague, dans La Manche, lequel s'achevait en 2007.
Lors de la présentation des résultats annuels de son groupe, le 20 février dernier, le PDG d'EDF, Pierre Gadonneix, avait affirmé qu'il n'avait pas l'intention d'acheter l'usine de retraitement de déchets radioactifs d'Areva à La Hague, mais qu'il discutait de son contrat avec Areva.
"Nous avons des discussions sur le prix" de retraitement du combustible "et selon ce prix, la valeur de l'usine de La Hague en dépend", avait-t-il expliqué lors d'une conférence de presse de présentation des résultats annuels d'EDF. "Nous ne sommes pas demandeurs de reprendre l'activité mais nous sommes attentifs aux conditions économiques de ce contrat", avait-t-il ajouté.
L'usine située à La Hague "n'est pas à vendre", avait affirmé pour sa part Areva, après des informations de presse selon lesquelles EDF souhaiterait devenir propriétaire du site.
EDF est utilisateur à 80% de cette usine, et dispose d'un contrat avec Areva pour le traitement de 1.200 tonnes de déchets nucléaires par an.
Sources : AFP, Challenges

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Grève pour l'emploi et les salaires aux CEA de Cadarache et Marcoule
MARSEILLE - Des salariés du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) des sites de Cadarache (Bouches-du-Rhône) et Marcoule (Gard) ont fait grève jeudi pour réclamer des embauches et le maintien de leur pouvoir d'achat, à l'appel d'une intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FO.
A Cadarache, où les salariés étaient appelés à observer quatre heures d'arrêt de travail dans l'après-midi, 150 d'entre eux ont manifesté devant la sous-préfecture des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence où ils ont été reçus par le sous-préfet, a indiqué la secrétaire de la CGT, Claire de Pascale.
A Marcoule, une grève d'une heure a été observée dans la matinée et un barrage filtrant a été dressée de 6H à 12H15 à l'entrée du site, provoquant des kilomètres de bouchon, selon Michel Bouchon, de la CFDT.
Les organisations syndicales de Marcoule réclament l'embauche de 38 personnes, conformément à un plan d'embauches sur le site pour l'année 2008. Elles revendiquent aussi une augmentation des salaires qui, affirment-elles, sont quasiment bloqués.
Une prochaine négociation salariale est prévue le 18 mars.
14 mars 2008 à 00:222
Neuf salariés en grève de la faim dans une centrale nucléaire, annonce la CGT
AP | 14.02.2008 | 15:48
Neuf salariés prestataires de service pour EDF ont entamé une grève de la faim à la centrale nucléaire de Cruas dans l'Ardèche pour défendre leurs emplois, a annoncé la CGT jeudi dans un communiqué.
Selon l'organisation syndicale, "les directions d'EDF et d'Essor (groupe Vinci) sont responsables de cette action de désespoir en ne respectant pas un protocole qui garantissait la situation de 106 salariés prestataires".
"En effet, EDF a décidé de changer d'entreprise sous-traitante pour confier ce marché à la société Essor, filiale du groupe Vinci", selon la CGT, depuis le 1er janvier 2008.
Selon la CGT, un protocole d'accord "prévoyant une proposition d'emploi pour chacun des 106 salariés, dont 71 par l'entreprise Essor à Cruas et 10 autres sur une autre filiale du groupe Vinci à Marcoule (Gard)", avait été signé fin décembre, mais "la société Essor ne veut pas appliquer ce protocole". AP
14 mars 2008 à 01:163
Dans cette discussion entre areva et EDF, on a l'impression plutot que c'est AREVA qui joue au chantage commercial.
En effet si le carnet de commande est rempli AREVA va chercher à se délester de ce qui lui coute (du type la Hagues)... le tout au détriment du client EDF.
Par contre il n'y a toujours pas d'avancée technique au niveau du traitement des déchets snifffff.
14 mars 2008 à 08:17Ajoutez un commentaire
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