UBS, banque européenne la plus touchée par le subprime

Ubs
Après Citigroup (21,1 milliards de dollars) et Merrill Lynch (19,4 milliards), UBS affiche la troisième plus grosse perte bancaire de l'année (première en Europe). La première banque helvétique, qui essuie au passage la première perte de son histoire, affiche une perte nette de 2,7 milliards d’euros et a déprécié pour 18,1 milliards de dollars d’actifs. UBS s’attend à vivre une année 2008 « difficile ».

La banque explique avoir affiché de « solides résultats » dans la plupart des activités, « mais les pertes extraordinaires dans le marché hypothécaire éclipsent nos bonnes performances ». Sa banque d’investissement a bouclé 2007 sur une perte de 15,5 milliards de francs suisses, tandis que son pôle gestion d’actifs voit son bénéfice d’exploitation reculer de 5%, à 1,4 milliard de francs suisses.

L’exposition nette d’UBS aux subprimes s’élevait encore à 26,3 milliards de dollars à fin décembre 2007, ce qui représente une baisse de 32% par rapport à l’exposition affichée en septembre (38,8 milliards). Pour l’exercice en cours, UBS ne s’attend pas à « de nouvelles grosses surprises » et assure qu’elle va réduire ses positions sur le marché hypothécaire au premier trimestre.

A noter également le bénéfice net record enregistré par Commerzbank sur 2007, à 1,9 milliard d’euros (+ 20% sur un an). La deuxième banque allemande a toutefois provisionné 538 millions d’euros pour se prémunir de la crise, dont 248 millions sur le seul 4ème trimestre. Commerzbank a exclu de déposer une offre sur Société générale, une proie «trop grosse » pour l’établissement d’outre-Rhin.

Enfin selon Le Monde (15/02), Natixis préparerait un remaniement de son directoire : François Ladam et Anthony Orsatelli, venu des Caisses d’Epargne, seraient sur le départ. Si le premier ferait valoir ses droits à la retraite, le second ferait les frais des investissements hasardeux de l’assureur américain de crédit CIFG, filiale de Natixis, actuellement en proie à de sérieuses difficultés liées aux subprimes. Le départ d’Anthony Orsatelli risque de déplaire au bouillant Charles Milhaud, l’Ecureuil ne disposant plus, si l'info se vérifie, de représentant au directoire de Natixis …

 

9 Commentaires

  1. 1

    el gringo

    UBS DÉPRÉCIE DES INSTRUMENTS DE CRÉDIT À FAIBLE RISQUE


    La banque UBS a annoncé ce week-end avoir commencé à déprécier la valeur d'ARS (Auction-Rate Securities) détenus par ses clients, des instruments de crédit pourtant jugés à faible risque.


    Les ARS sont des obligations à long terme dont le comportement peut être assimilé à celui de la dette à court terme. Elles ont depuis longtemps la faveur des investisseurs qui veulent jouer la prudence tout en profitant de leur statut fiscal très avantageux.


    Cette décision de la banque suisse, annoncée samedi, montre que les difficultés des marchés de crédit continuent de se généraliser puisqu'elles affectent maintenant même les instruments pour lesquels le risque associé était jusqu'à présent jugé très faible.


    Selon un article du Wall Street Journal publié samedi, et où l'information sur UBS était rapportée, d'autres banques et brokers risquent d'emboîter le pas à la banque suisse.


    Le quotidien ajoute que plusieurs d'entre eux attendent pour cela la fin du premier trimestre, lundi.


    UBS devrait informer sous peu ses clients de la situation, poursuit le WSJ. Les révisions en baisse iront de quelques points de pourcentage à plus de 20%, précise-t-il.


    Rohini Pragasam, porte-parole de la banque suisse, a confirmé la décision mais refusé d'entrer dans les détails.


    "C'est la chose à faire. Il est dans l'intérêt de nos clients de leur apporter une transparence complète à propos de leurs avoirs", a-t-elle déclaré dans un communiqué adressé par internet.


    "Au vu des perturbations actuelles du marché, c'est en toute logique l'étape suivante pour n'importe quelle gérant de fortune", a ajouté Pragasam. "UBS travaille étroitement avec les autres participants de la place pour restaurer aussi rapidement que possible la liquidité sur ces marchés."


    L'autorité financière de l'État américain du Massachusetts a indiqué pour sa part vendredi que son bureau avait réclamé des informations à trois grandes banques d'investissement, dont UBS, dans le cadre de l'approfondissement de son enquête sur le marché des ARS, qui représente quelque 330 milliards de dollars.


    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=5317464


    UBS détient des Auction-Rate-Securities pour un volume de 5,9 mrd CHF qui n'avaient pas fait l'objet d'un correctif de valeur jusqu'à présent.
    http://www.romandie.com/infos/news2/200803181810030AWPCH.asp


    Une crise peut en cacher une autre.
    Vous avez aimez le « subprime » ? Vous adorerez le crédit d'entreprise.
    http://www.lesechos.fr/info/analyses/4694189.htm

  2. 2

    el gringo

    Réuni à Washington le G7 lance un ultimatum aux banques


    WASHINGTON (AFP) — Les grands argentiers des pays les plus industrialisés ont jugé vendredi que les perspectives de l'économie mondiale s'étaient dégradées et ont laissé cent jours aux banques, par qui la crise est arrivée, pour faire toute la lumière sur leurs pertes potentielles.


    Le mot tabou de "récession" est le grand absent du communiqué diffusé à l'issue de la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banque centrale du G7, à Washington.


    Le Fonds monétaire international (FMI) avait lui franchi le pas en prédisant cette semaine que l'économie américaine allait connaître "une légère récession" cette année. L'économie mondiale "continue à faire face à une période difficile" et "ses perspectives à court terme se sont détériorées", a sobrement constaté le G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon). Les turbulences sur les marchés financiers "durent plus longtemps que nous l'avions anticipé", ajoute-t-il, reconnaissant ainsi avoir tardé à apprécier la gravité de la crise.


    Si tous les pays ne sont pas autant touchés, les risques "demeurent, du fait de la poursuite de l'affaiblissement du marché américain du logement, des tensions sur les marchés financiers mondiaux", de l'envolée du prix des matières premières et du bond de l'inflation qui en découle, ont expliqué les ministres. Le G7 a lancé un ultimatum de 100 jours aux banques pour faire la lumière sur l'ampleur des pertes qui résultent de leurs achats de titres adossés à des créances hypothécaires à risque. Le FMI a pour la première fois cette semaine chiffré l'addition des pertes potentielles liées à la crise à près de 1.000 milliards de dollars.


    La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a dit lors d'une conférence de presse que le G7 avait la "volonté commune" d'aller vers un fonctionnement des marchés "plus responsable et plus transparent" avec des produits financiers "moins illisibles" et "moins dérivés" que jusqu'alors.


    Les fortes turbulences sur les marchés des changes préoccupent également les responsables du G7, alors que le dollar ne cesse de s'affaiblir face aux grandes devises mondiales comme l'euro ou le yen. "Depuis notre dernière rencontre" (ndlr: en février à Tokyo), il y a parfois eu des fluctuations fortes des principales monnaies et nous sommes préoccupés par leurs possibles implications sur la stabilité économique et financière", souligne le communiqué, sans aller jusqu'à nommer les devises en question.


    Le communiqué fait une exception pour le yuan en demandant aux autorités chinoises de laisser leur monnaie s'apprécier plus rapidement pour éliminer un tant soit peu l'avantage que donne une monnaie sous-évaluée aux produits exportés de Chine.


    Mme Lagarde a insisté, sans vouloir en dire plus, sur l'importance à donner à cette reformulation du langage habituel du G7 sur les changes, soulignant qu'il n'avait plus été modifié depuis la réunion de Boca Raton (Floride), en février 2004. "Il est apparu nécessaire aux ministres d'attirer l'attention des opérateurs sur ce qui s'est passé" depuis le G7 Finances de Tokyo, "de les mettre en garde", a ajouté le directeur du Trésor français, Xavier Musca.


    Les grands argentiers ont aussi mis en garde les pays émergents, dont les économies ont jusqu'à présent été relativement épargnées par la crise, en leur signifiant qu'ils "ne sont pas à l'abri des forces à l'oeuvre dans le monde".


    Le G7 a donc demandé au FMI d'établir pour octobre un code de conduite pour les fonds souverains, a précisé Mme Lagarde. Il a enfin salué les "progrès significatifs" enregistrés dans la réforme du Fonds monétaire international (FMI), qui vont améliorer sa "légitimité".


    http://afp.google.com/article/ALeqM5jke_cmrcsoKqYNlVn5v9gHc9pnrw

  3. 3

    el gringo

    Les actifs de niveau trois, les plus difficiles à évaluer, de Lehman Brothers, Morgan Stanley et surtout Goldman Sachs, ont augmenté à fin février


    Le compteur s’est arrêté à 245 milliards de dollars de dépréciations dans le secteur financier, mais il pourrait bientôt remonter. Dans des compte-rendus détaillés à la SEC (Securities and Exchange Commission), trois grandes banques américaines ont témoigné d’une remontée de leurs actifs de niveau 3 au cours du premier trimestre 2008. Les MBS (mortgage-backed securities) et les ABS (asset-backed securities), titres adossés à des créances, sont notamment rangés dans ce niveau, selon les exigences des régulateurs américains. Comme actifs de ce niveau, les MBS et ABS sont échangés de manière irrégulière et leurs prix sont par conséquent très peu transparents. Contrairement à d’autres titres plus liquides, les banques se réfèrent ici à la méthode dite « mark-to-model » pour les valoriser. Or, étant donné que ces produits ne s’échangent toujours pas facilement, les montants regroupés dans le niveau 3 peuvent donner un aperçu des dépréciations à venir. Goldman Sachs, une des rares banques de taille importante à avoir échappé l’an passé à la tempête des subprimes, a ainsi vu augmenter cette catégorie d’actifs de près de 40 %, pour atteindre 96,4 milliards de dollars, dont 25 milliards sont des MBS et des ABS. Au total, ceci représente 8,1 % des actifs totaux de la banque à fin février, contre 6,2 % à fin novembre 2007. « En excluant les actifs auxquels la société n’est pas exposée économiquement [soit environ 14 milliards de dollars, ndlr], les actifs de niveau 3 représentaient respectivement 7 % et 5 % du total à fin février 2008 et à fin novembre 2007 », précise Goldman Sachs. Chez Morgan Stanley et Lehman Brothers, les actifs de niveau 3 ont également augmenté, mais de façon beaucoup moins importante : les montants ont progressé de 6,1 % (à 78,2 milliards de dollars) et de 1,3 % (à 42,5 milliards) respectivement. La dernière a pourtant révélé avoir dû reprendre trois fonds d’investissement dans ses comptes à cause de « perturbations sur le marché », soit un milliard de dollars d'actifs. De plus, la banque a acheté pour 800 millions de dollars des « actifs détériorés » de deux autres fonds non identifiés. D’après le courtier Phoenix, le CDS (credit default swaps) de Lehman a pris 15 points de base suite à ces révélations, à 210 pb, mais les CDS de Goldman Sachs (+15 pb, à 140 pb) et de Merrill Lynch (+20 pb, à 205 pb) augmentaient de presque autant.


    http://www.agefi.fr/articles/Les-banques-americaines-pourraient-etre-amenees-a-passer-d-autres-depreciations-1042307.html

  4. 4

    el gringo

    La nouvelle terreur se nomme CDS et s’annonce pire que le subprime


    Le marché de ces fameux «credit default swaps» pesait à fin décembre 62,2 trillions de dollars(62.000 milliards de dollars) soit une hausse de 81% sur un an.


    La vente ou l'achat de protection contre le défaut d'un émetteur se porte bien si l'on en croît les chiffres publiés par l'International Swaps and Derivatives Association (ISDA), l'organisme qui regroupe les acteurs de ce marché non-règlementé. L'encours notionel des CDS, qui se situait à 45.500 milliards de dollars mi-2007 a progressé de 37% au cours du second semestre pour atteindre 62.200 milliards de dollars. Par rapport à fin 2006, l'augmentation est plus importante puisqu'elle ressort à 81%.


    Si le marché des dérivés de crédit est important, celui des dérivés de taux d'intérêt, qui permet d'échanger du taux fixe contre du taux variable, est neuf fois plus important. L'année dernière, il a progressé de 34% pour atteindre 382.300 milliards de dollars. Sur le marché beaucoup plus petit des dérivés action, l'encours a augmenté de 39% (10 milliards de dollars).


    Précisons que les encours notionnels donnent une idée de l'activité de ce marché mais ne donnent pas une mesure du risque, par essence moins important. Pourtant, de nombreuses personnalités s'inquiètent des risques que ces dérivés font courir au système financier. Lors de la réunion de l'ISDA à Vienne, Paul Calello, directeur de la branche banque d'affaires de Credit Suisse, a appelé de ses voeux la mise en place de réglementation plus stricte . Selon lui, l'autodiscipline de l'industrie n'est pas suffisante.
    Il craint notamment que les acteurs du marché des CDS ne tiennent pas compte des risques de contrepartie et des risques sous-jacents aux actifs protégés. Il y a deux mois, Barclays Capital avait estimé que le défaut d'une contrepartie pourrait se traduire par des pertes comprises entre 36 et 47 milliards de dollars. A l'époque, elle avait basé ses calculs sur un encours de 45.500 milliards de dollars.


    Hier, lors de la conférence de l'Isda à Vienne, Paul Calello, directeur général de la banque d’investissement de Credit Suisse, a estimé que ce marché avait besoin d’une réglementation capable d’empêcher « un cycle calamiteux de défauts de contreparties ». Selon lui, « les acteurs du marché n’ont pas réussi à prendre suffisamment au sérieux le risque que les sociétés vendeuses de CDS ne soient pas capables de respecter leurs obligations en temps de crise ». Aux yeux de Robert Pickel, président de l’Isda, le risque provenant des dérivés de crédit est gérable. S'appuyant sur des données de la Banque des règlements internationaux, l’Isda a évalué l’exposition crédit, en brut, à 9.800 milliards de dollars, l'exposition nette s'établissant à 2.300 milliards. Au sujet du cas de Bear Stearns, il estime que la chute du courtier « vient d'un sentiment de marché plutôt que de problèmes liés aux dérivés de crédit ».


    http://www.agefi.fr/articles/La-crise-financiere-a-dynamise-le-marche-des-contrats-d-echange-de-defaut-de-credit-en-2007-1042678.html

    Formation du 3e Groupe politique pour la gestion du risque de contrepartie (CRMPGIII)


    NEW YORK--(BUSINESS WIRE)--En réaction, en partie, aux orientations faites par le Groupe de travail de la Présidence sur les marchés financiers, E. Gerald Corrigan, Directeur exécutif chez Goldman, Sachs & Co. et Douglas Flint, Directeur financier du groupe HSBC Holdings Plc, ont annoncé aujourd'hui la formation du CRMPGIII qui sera co-présidé par MM. Corrigan et Flint. La réunion organisationnelle du Groupe politique a eu lieu le 8 avril 2008.


    Dans le contexte actuel de crise des marchés financiers, le Groupe politique, en s'appuyant en partie sur les travaux de 2005 du CRMPGII, concentrera principalement son analyse sur quatre grandes problématiques.


    Tout d'abord,il identifiera de façon détaillée les opportunités d'amélioration des pratiques de gestion du risque et fera des recommandations concrètes pour renforcer les activités de gestion du risque en mettant l'accent sur des domaines tels que la gouvernance, les contrôles de l'appétit pour le risque, le risque de contrepartie, le risque de marché et tous les aspects liés au risque de liquidité.


    Puis,il reverra en détail les risques associés aux instruments financiers complexes sur la base des expériences récentes afin d'émettre des recommandations visant à améliorer la compréhension et la gestion de la manière dont l'effet de levier, intégré ou non, souvent associé à ce genre d'instruments, tend à amplifier le risque. Le groupe se penchera également sur les opportunités d'amélioration de l'efficacité des pratiques de distribution, de marketing et d'information associées à ces instruments complexes. Tant la perspective de l'achat que celle de la vente seront examinées.


    De plus, il réfléchira en détail aux critères associés aux règles comptables actuelles selon lesquels certaines catégories d'activités doivent être inscrites ou non au bilan. Ces critères sont-ils 1) pertinents, 2) reflètent-ils la réalité économique et 3) prennent-ils pleinement en compte le risque et les informations présentées ? Le Groupe fera également des recommandations précises sur la façon de renforcer ces règles comptables ainsi que les pratiques de présentation du risque liées, contribuant ainsi au renforcement de la confiance du marché dans les informations financières.


    Enfin,il réfléchira également au nécessaire renforcement substantiel de l'infrastructure du secteur. L'accent sera plus spécialement mis sur l'infrastructure à la base des dérivés du hors cote (OTC) d'une façon générale et sur les CDS (credit default swap) en particulier.


    http://www.businesswire.com/portal/site/google/?ndmViewId=news_view&newsId=20080414006618&newsLang=fr

  5. 5

    el gringo

    Crise des subprimes : UBS perd 7 milliards d'euros au premier trimestre 2008


    La première banque suisse a annoncé, mardi 6 mai, une perte nette de 11,535 milliards de francs suisses (7,1 milliards d'euros) au premier trimestre, contre un profit net de 3,031 milliards de francs suisses un an plus tôt, en raison de la crise des subprimes. La perte nette est légèrement moins élevée qu'annoncée le 1er avril, où le groupe avait anticipé 12 milliards de francs suisses de perte. La perte d'exploitation s'élève à 3,952 milliards de francs, contre un bénéfice d'exploitation de 13,486 milliards un an plus tôt.


    Les dépréciations d'actifs restent très élevées à 19 milliards de dollars pour les trois premiers mois de l'exercice. Au total, UBS a dû déprécier 37,4 milliards de dollars depuis le début de la crise hypothécaire américaine l'été dernier.


    L'ensemble des activités du groupe a fortement reculé, principalement la banque d'investissement qui a réalisé une perte de 18,2 milliards de francs suisses.


    SUPPRESSIONS DE POSTES


    Pour faire face à cette situation, la banque a annoncé la suppression de 2 600 postes dans la banque d'investissement. D'ici courant 2009, l'établissement bancaire emploiera 5 500 salariés de moins qu'actuellement. UBS s'attend à ce que "les conditions dans le secteur financier demeurent difficiles", renforcé par un climat économique "défavorable" au niveau mondial, d'une création de richesse ralentie et d'une moindre activité de négoce et sur le marché des capitaux.


    Le groupe, qui avait lancé une nouvelle augmentation de capital ordinaire de 15 milliards de francs suisses auprès de ses actionnaires, a indiqué que cette nouvelle levée de capitaux sera achevée d'ici à juin.


    http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/05/06/crise-des-subprimes-ubs-perd-7-milliers-d-euros-au-premier-trimestre-2008_1041625_3234.html

  6. 6

    el gringo

    Le marché des produits dérivés poursuit sa croissance, malgré le subprime


    Le marché des produits financiers dérivés a poursuivi sa croissance au second semestre 2007, malgré les remous causés par la crise du "subprime", selon une étude de la Banque des règlements internationaux (BRI) publiée jeudi.


    "Le marché des produits dérivés échangés de gré à gré (OTC) a montré une croissance relativement stable (...), malgré les turbulences sur les marchés financiers mondiaux", selon l'étude de l'institution financière.


    L'ensemble des catégories de produits financiers échangés sur les marchés OTC ont enregistré une croissance de 15% à 596'000 milliards de dollars à la fin décembre, après une hausse de 24% sur les six premiers mois en 2007.


    Les contrats assurant le risque de crédit (CDS - "credit default swap") ont enregistré une progression soutenue, de 36% sur la période contre 49% au premier semestre, à 58'000 milliards.


    Les CDS permettent de transférer un risque de crédit de l'acheteur de la protection à un tiers moyennant une rémunération.


    Les contrats de matières premières ont également bien résisté, avec une hausse de 19% à 9000 milliards, contre +6%, principalement sur le marché de l'or.


    Sur le marché des contrats liés à des taux d'intérêt, la croissance a été plus modérée, de 13% contre 19% au premier semestre, ainsi que sur le marché des devises (16% contre 21%).


    L'activité sur le marché des actions est par contre tombée dans le rouge pour la première fois depuis le second semestre 2004, avec une croissance négative de 1%, contre +15% sur la première moitié 2007.


    Le recul sur les marchés boursiers a été particulièrement marqué au Japon (-26%), aux Etats-Unis (-7%), en Amérique latine (-7%) et en Europe (-1%).


    L'activité sur les autres marchés asiatiques a par contre bondi de 107% sur la période.


    Les produits dérivés sont échangés pour absorber les risques financiers liés à un marché donné et se préserver contre de soudain mouvements de prix. Leur valeur est déterminée par le prix d'un ou plusieurs actifs financiers comme les actions, les matières premières, les devises ou les créances.


    Les dérivés sont un instrument financier fondamental pour les fonds d'arbitrage et pour les fonds d'investissements spéculatifs.


    La BRI est la "banque centrale des banques centrales". Elle a pour mission de favoriser la coopération entre instituts d'émission et les autres autorités financières.


    La BRI réunit 55 banques centrales du monde entier, qui se réunissent chaque année en juin, en assemblée générale annuelle.
    http://www.romandie.com/infos/news2/200805220631031AWPCH.asp

  7. 7

    el gringo

    Réforme des dérivés de crédit : la Fed de New York informe 17 grandes banques


    La banque centrale de New York a présente aux plus grands établissements financiers américains ses projets de réforme du marché des dérivés de crédit.
    La banque centrale de New York, bras armé de la banque centrale américaine, la Fed (Federal Reserve) sur les marchés, a convoqué lundi dix-sept grands établissements financiers pour leur présenter une série de réformes du marché des dérivés de crédit, a annoncé son président Timothy Geithner.


    La Fed veut notamment mettre en place une structure de règlement centralisé pour les contrats de couverture contre les risques de crédit (CDS), a indiqué M. Geithner, lors d'un discours tenu à New York.


    M. Geithner souhaite aussi réduire l'encours des contrats existants, grâce au développement des accords de "netting" (annulation de deux contrats identiques mais portant sur des positions inversées), intégrer une disposition dans les contrats pour faciliter leur gestion en cas de défaut et accroître l'informatisation des transactions.


    Les dérivés de crédit, qui ont permis une explosion de l'activité bancaire ces dernières années, ont aussi largement contribué à aggraver la crise née sur le marché américain des crédits hypothécaires sous-solvables.


    L'objectif des changements envisagés est "d'améliorer la capacité du système financier à résister aux conséquences de la faillite d'une institution majeure", a ajouté le président de la Fed de New York, artisan principal du sauvetage de la banque d'affaires Bear Stearns par JPMorgan.


    M. Geithner a fixé aux banques invitées, qui représentent plus de 90% des transactions sur les dérivés de crédit, un ultimatum pour réformer leurs pratiques. "Faire ces changements prendra du temps, mais nous espérons arriver à des progrès significatifs dans les six prochains mois", a-t-il dit.


    "Cette crise a mis à nu des problèmes très significatifs dans les systèmes financiers des Etats-Unis et d'autres puissances économiques. L'innovation est allée trop loin, sans que la connaissance du risque suive. Il est très important que nous agissions rapidement pour mettre fin aux faiblesses dévoilées par la crise financière", a ajouté le banquier central.
    http://www.latribune.fr/info/Reforme-des-derives-de-credit---la-Fed-de-New-York-informe-17-grandes-banques-~-IDD99AF7F0BED5200DC1257463005D93B6-$Channel=Entreprises%20%26%20secteurs

  8. 8

    shxfsdfbfvjvbh

    rohini pragasam

    est impliqué dans les délits d'initié qui ont été fait les jours précedent
    les attentats du 11 septembre 2001

  9. 9

    el gringo

    Le marché des dérivés de crédit se rétrécit pour la première fois


    Le marché des dérivés de crédit ralentit. Au premier semestre 2008, le montant notionnel des dérivés de crédit (CDS) a reculé de 12 % à 54.600 milliards de dollars par rapport au second semestre 2007 d’après l’enquête semestrielle de l’Isda, l’association internationale des dérivés et des swaps. Il s’agit du premier mouvement de baisse depuis que l’Isda réalise son étude semestrielle en 2001.

    De fait, l’effondrement de Bear Stearns en mars dernier a poussé les banques intervenant sur les CDS à améliorer le fonctionnement du marché. «Cette baisse reflète essentiellement les efforts de la profession visant à réduire le risque et démontre l’engagement du secteur en faveur d’une amélioration de l’efficacité opérationnelle, a déclaré le patron de l’Isda, Robert Pickel. Et les efforts de la profession devraient continuer de produire leurs effets dans le temps.» Au second semestre, la baisse des volumes devrait également s’expliquer par l’annulation d’opérations suite à la faillite de Lehman Brothers.


    La réduction du risque sur le marché des CDS passe notamment par la compression des opérations, un projet que l’Isda mène depuis l’été avec Markit et Creditex. Début septembre, les premiers tests, auxquels ont participé quinze acteurs du marché, ont été concluants. Portant sur les CDS de sociétés de télécommunications nord-américaines et européennes, ils ont abouti à la réduction d’environ la moitié des montants notionnels. Après compression, les produits conservent leurs caractéristiques mais l’opération permet d’alléger les exigences en capital pour les opérateurs.


    Des chambres de compensation dédiées aux CDS sont également en train de se mettre en place. En Europe, Liffe a annoncé son intention d’en créer une, tout comme The Clearing Corporation et DTCC aux Etats-Unis.


    En plus des initiatives de la profession, les autorités entendent contrôler davantage ce marché. Le patron de la SEC Christopher Cox a déclaré mardi dernier que le manque de réglementation sur le marché des dérivés de crédit doit être traité «immédiatement» (L’Agefi du 24 septembre).


    Contrairement aux CDS, les autres produits dérivés recensés dans l’enquête semestrielle de l’Isda voient leur activité progresser. Le montant notionnel des produits dérivés sur les taux d’intérêt a grimpé de 22 % à 464.700 milliards de dollars et celui des dérivés actions a augmenté de 19 % à 11.900 milliards de dollars.
    http://www.agefi.fr/articles/Le-marche-des-derives-de-credit-se-retrecit-pour-la-premiere-fois-1052137.html


    La SEC et la FED souhaitent une régulation des marchés de dérivés de crédit d'ici janvier 2009 ?


    Le retour annoncé du gendarme
    http://www.letemps.ch/template/tempsFort.asp?page=3&article=239999


    La SEC réclame des données à des hedge funds et des courtiers et enquête sur des manipulations de cours présumées.
    http://www.agefi.fr/articles/La-SEC-reclame-des-donnees-a-des-hedge-funds-et-des-courtiers-1052156.html


    L'Etat de New York et la SEC se saisissent de la régulation des CDS pour améliorer la transparence et limiter les risques sur les dérivés de crédit
    http://www.agefi.fr/articles/L-Etat-de-New-York-et-la-SEC-se-saisissent-de-la-regulation-des-CDS-1051949.html


    Lors de la quasi-faillite d'AIG qui a fini en nationalisation, une de ses filiales financières avait plus de 500 milliards (USD) d'encours sur des CDS avec seulement 2 milliards de fonds propres.


    Aujourd'hui, si les positions des banques sur les dérivés de crédit sont assez bien connus par les banques centrales (en tout cas au cours des 6 derniers mois), on estime que plus de 60% des opérations de dérivés de crédit échappent totalement aux autorités de contrôle faute de réglementation obligeant à les déclarer.

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