Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy a été récemment mis en examen. Les faits, ou plutot les mésactions qui sont lui reprochés : abus de biens sociaux et escroquerie, dans une affaire immobilière concernant la collecte et l'utilisation des fonds du 1% logement dans les Hauts-de-Seine, dans les années 80 et 90.
Ce proche de Nicolas Sarkozy est devenu, depuis, directeur de cabinet de Charles Milhaud, président du groupe Caisse d'épargne, que certains nomment Sarkoland.
- Les faits reprochés -
Chargé de la communication de Sarkozy jusqu'au milieu des années 90, Thierry Gaubert a été mis en examen avec le promoteur immobilier Philippe Smadja par le juge d'instruction de Nanterre Richard Pallain pour "abus de biens sociaux, abus de confiance, escroquerie et exercice illégal de la profession de banquier".
M. Gaubert est soupçonné, d'une part, de s'être servi d'une structure de collecte du 1% logement qu'il dirigeait, le CIL (Comité interprofessionnel du logement) Habitation Française, pour investir dans des programmes profitant à des sociétés civiles immobilières (SCI) ou des sociétés d'économie mixte (SEM) dans lesquelles il avait des parts ou des intérêts.
Plusieurs opérations immobilières sont visées, notamment à Levallois-Perret et à Puteaux (Hauts-de-Seine).
Mais ce n'est pas tout, l'ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy – notamment aux Finances - est soupçonné d'avoir illégalement collecté 23,5 millions d'euros dans des ministères pour le logement des fonctionnaires, alors que l'association à but non lucratif qu'il avait fondée à cet effet (Habitation Pour Tous) en 1992 n'avait pas l'autorisation pour ce faire. Une situation dont M. Sarkozy avait été informé à l'époque, selon Libération.
Les faits instruits remontent en effet à une époque où M. Gaubert travaillait pour Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), puis sous le gouvernement Balladur, au ministère du Budget et dans l'équipe du porte-parole du gouvernement.
- Thierry Gaubert se dit très étonné
Aujourd'hui directeur de cabinet du président de la Caisse nationale des Caisses d'Epargne (CNCE) Charles Milhaud, Thierry Gaubert s'est dit "très étonné" par cette mise en examen, qui intervient "neuf ans" après l'ouverture de l'information judiciaire.
Il affirme ne s'être jamais enrichi au détriment des deux structures qu'il a présidées et soutient que son action n'a causé aucun préjudice : en dehors de la plainte déposée en 1999 par deux administrateurs d'Habitation française, "aucune entreprise, aucun ministère n'a dénoncé quoi que ce soit à la justice", assure-t-il.
En avril 2007, Thierry Gaubert avait d'ores et déjà nié en bloc toutes les accusations portées contre lui. "Il n'y a jamais eu d'argent détourné" dans des ministères des gouvernements Balladur et Juppé (1993-1997), avait-t-il ainsi déclaré. "On confond collecte (du 1% logement, ndlr) et détournement. Si les détournements avaient eu lieu, il y aurait eu des conséquences immédiates", a affirmé Thierry Gaubert. Lequel voyait dans cette affaire "une tempête dans un verre d'eau".
- Un rapport de l'IGF loin d'être flatteur
L'affaire a éclaté à la suite de trois rapports réalisés en 1998 par l'inspection générale des finances (IGF), la mission interministérielle d'inspection du logement social et l'Anpeec - l'agence chargée de contrôler les collecteurs du 1 %.
L'IGF dénonçait notamment un dévoiement des finalités non lucratives de l'association, car des dirigeants du CIL l'Habitation française ou de HPT, ou des relations professionnelles proches "(apparaissaient) parmi les porteurs de parts des sociétés immobilières ayant bénéficié de subventions ou de prêts de la part de l'association".
D'après l'IGF, certains responsables d'Habitation française et d'Habitation pour tous, ainsi que plusieurs personnes "qui comptaient dans leurs relations professionnelles proches, (...) ont vu leurs patrimoines privés bénéficier des moyens financiers mobilisés par l'association (HPT)". Le nom de M. Gaubert, entre autres, est cité.
"L'association a consenti à ses dirigeants un train de vie élevé et sans rapport, ni avec sa taille, ni avec sa vocation non lucrative", expliquait l'IGF, stigmatisant "une pratique active de distribution de cadeaux" à des interlocuteurs dans les ministères approchés pour la collecte des fonds.
- Gaubert / Sarkozy : des amitiés particulières
Frère de l’ancien président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme Patrick Gaubert, Thierry Gaubert est apparu dans la presse people pour avoir épousé Diane Barrière, héritière des casinos du même nom - aujourd’hui décédée-, puis la princesse Hélène de Yougoslavie.
Thierry Gaubert s'est mis au service de Nicolas Sarkozy au début des années 80, rappelle le quotidien “Libération”. Après sa victoire à la mairie de Neuilly, il prend en charge ses relations publiques. Puis Sarkozy l'intègre dans son équipe au ministère, le nommant chargé de mission au budget, puis directeur de cabinet à la communication. Avec Brice Hortefeux, Thierry Gaubert est alors qualifié de «Sganarelle» de Nicolas Sarkozy, homme à tout faire.
Sources : AFP, Libération, Le Monde
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7 Commentaires
1
Son ex-première femme , Diane, héritière du Groupe Barrière , était l’amie d’enfance de Cécila Sarkozy. Marié en secondes noces à la princesse Hélène de Yougoslavie, Thierry Gaubert était chargé de la communication à la mairie de Neuilly-sur-Seine (92) dans les années 1980 alors que Nicolas Sarkozy en était le maire. Sous le gouvernement Balladur, il a été membre du cabinet du président de l’UMP au ministère du Budget, avant de devenir son chef de cabinet au ministère de la Communication.
Diane Barrière, amie de Cécilia, avait ensuite épousé Dominique Desseigne, qui a connu Sarkozy à Neuilly en 1981 par des amis communs et est un habitué des footings à La Baule de l’ex-candidat.
Diane Barrière est morte en 2001 des suites d’un accident d’avion. Son 2ème mari, D.Desseigne donc, est le propriétaire du Fouquet’s (groupe Lucien Barrière)lieu de retrouvailles au soir des élections présidentielles pour 55 personnes dont bien peu de réels politiciens parmi eux !!!
Regardons les amitiés....
19 février 2008 à 08:142
Son ex-première femme , Diane, héritière du Groupe Barrière , était l’amie d’enfance de Cécila Sarkozy. Marié en secondes noces à la princesse Hélène de Yougoslavie, Thierry Gaubert était chargé de la communication à la mairie de Neuilly-sur-Seine (92) dans les années 1980 alors que Nicolas Sarkozy en était le maire. Sous le gouvernement Balladur, il a été membre du cabinet du président de l’UMP au ministère du Budget, avant de devenir son chef de cabinet au ministère de la Communication.
Diane Barrière, amie de Cécilia, avait ensuite épousé Dominique Desseigne, qui a connu Sarkozy à Neuilly en 1981 par des amis communs et est un habitué des footings à La Baule de l’ex-candidat.
Diane Barrière est morte en 2001 des suites d’un accident d’avion. Son 2ème mari, D.Desseigne donc, est le propriétaire du Fouquet’s (groupe Lucien Barrière)lieu de retrouvailles au soir des élections présidentielles pour 55 personnes dont bien peu de réels politiciens parmi eux !!!
Regardons les amitiés....
19 février 2008 à 08:153
et le frère Patrick Gaubert, patron de la LICRA
19 février 2008 à 11:584
merci. Les descriptifs de cette personne, et les combats de la LICRA, trouvés sur internet, semblent populistes et démagogues. Au fait, que devient Pasqua?
19 février 2008 à 13:045
gaubert est aussi très proche de Pasqua
Lequel serait à Ibiza avec Papa sarkozy ?
Plus sérieusement, je recherche, sachant que le fils Pasqua n'est pas mal non plus
19 février 2008 à 17:066
L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua a été condamné mercredi à 18 mois d'emprisonnement avec sursis pour le financement illégal de sa campagne aux élections européennes de 1999.
Le parquet avait requis une peine de 18 mois d'emprisonnement avec sursis le 26 novembre dernier contre M. Pasqua.
Selon l'accusation, l'ancien locataire de la place Beauvau a bénéficié, pour sa campagne aux élections européennes de 1999, d'un don de 7,5 millions de FF (1,14 million d'euros) provenant de la revente en 1994 du casino d'Annemasse (Haute-Savoie), dont il avait autorisé l'exploitation à deux hommes d'affaires corses, Michel Tomi et Robert Feliciaggi, assassiné en 2006.
12 mars 2008 à 15:287
comme le lien a disparu de Google mais pas le texte en cache, vous me voyez "obligée" de le mettre en commentaire
Patrick Gaubert n’aime pas internet
30/6/2006 12:47 ·
Patrick Gaubert, président de la Licra et député européen lors de la dernière réunion des parlementaires juifs qui s’est tenue à Jérusalem au eu d’intéressants propos que rapporte l’Agence PAF .
Il a ainsi dénoncé les réunions internationales consacrées à la lutte contre le racisme, le colonialisme et les discriminations qui, selon lui, sont « désormais l’occasion d’attaques systématiques contre Israël et les Juifs ».
Il a expliqué qu’intellectuellement, les inconditionnels d’Israël ne manquent pas de moyens pour défendre l’état sioniste, il faut juste qu’ils sachent où et quand ils doivent intervenir et agir « Je ne veux plus d’autre Durban » a-t-il affirmé.
Il s’est ensuite désolé qu’en France la presse écrite soit laminée et écrasée par Internet sur lequel tout peut circuler librement.
Il agita ensuite l’épouvantail de la peur de voir Israël anéantie et les juifs exterminés par “Goliath” oubliant que “David” est la quatrième puissance militaire mondiale.
Puis, il s’étonna de cette communauté africaine qui « veut que l’on parle de l’esclavage comme on parle de la Shoah » et qui faute de pouvoir établir des équivalences crédibles, « accuse les Juifs d’avoir exagéré l’ampleur de l’entreprise d’extermination des Juifs d’Europe ».
20 juillet 2008 à 23:42Ajoutez un commentaire
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