
Après BNP Paribas, Standard Chartered annonce à son tour un bénéfice record en 2007. L’établissement britannique enregistre une hausse de 25% de son bénéfice annuel par rapport à 2006, à 2,81 milliards de dollars pour un produit d’exploitation de 11,06 milliards de dollars (+ 28%).
Standard Chartered n’est pas pour autant épargnée par la crise : ses charges pour créances douteuses ont grimpé de 21% pour s’établir à 761 millions de dollars. Parallèlement, la banque a passé pour 300 millions de dollars de dépréciations. La banque indique que l'impact lié aux difficultés d'un de ses véhicules d'investissement structurés (SIV), Whistlejacket, s'élevait à 116 millions de dollars. Plus globalement, la banque assure n’avoir aucune exposition directe et une exposition indirecte « limitée" au marché américain des subprimes. S’il admet entamer l’exercice 2008 « sur fonds d’incertitudes », l’établissement britannique se veut confiant dans sa capacité à réaliser cette année un nouvel exercice « solide ».
Par ailleurs, la Commission européenne commence à s’impatienter du retard pris par la France dans la banalisation de la distribution du Livret A. Bruxelles avait fixé à Paris un délai pour que toutes les banques françaises puissent distribuer le produit d’épargne préféré des Français (46 millions de détenteurs), un délai arrivé à échéance le 11 février dernier sans que rien ne se passe. Seules la Banque Postale et les Caisses d’Epargne sont autorisées à commercialiser le Livret A. Les autres banques demandent un taux de commissionnement de 0,8%, là où le rapport Camdessus n'en propose que 0,4%.
Bruxelles demande des explications au gouvernement français, dont il attend une réponse d’ici le milieu de la semaine prochaine. Il y a quelquues jours, Christine Lagarde avait demandé un délai supplémentaire de quatre mois pour mettre en œuvre la banalisation du Livret A. "Pour le moment, il n'y a pas de prorogation. On verra à la lumière des informations fournies par le côté français la semaine prochaine", a indiqué le porte-parole de la Commission pour les affaires de concurrence, Jonthan Todd. Si la prorogation était finalement refusée, la Commission pourrait renvoyer la France devant la Cour européenne de Justice. A Bercy, on relativise : "La banalisation du Livret A, c'est un dossier dont on parle depuis au moins 5 ou 6 ans. Trois mois de retard, ce n'est pas un drame." Non, mais ça pourrait le devenir ...

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