Dur retour à la réalité pour Nicolas Sarkozy ! Celui qui encore récemment ne semblait jurer que par les sondages - qui le lui rendaient bien - se voit désormais pointé du doigt via les résultats des instituts chargés de scruter l'opinion.
Dix neuf points séparent même désormais les cotes de popularité de Nicolas Sarkozy et de François Fillon dans le baromètre mensuel Ifop pour le Journal du Dimanche. Du jamais vu en dehors du contexte spécifique de cohabitation.
Mais pire, si la côte de Sarkozy dégringole de jour en jour, la presse internationale n'est pas tendre non plus pour qualifier les premiers mois de "règne" du Président français.
Le chef de l'État ne réunit plus que 38% d'opinions favorables contre 57% pour le Premier ministre. Cela représente une baisse de neuf points en un mois pour le premier, une hausse de sept pour le second.
Au total, neuf mois après son élection, 62% des Français se déclarent plutôt ou très mécontents de l'action de Nicolas Sarkozy à la tête de l'État soit une progression de dix points - la plus forte hausse mensuelle depuis mai dernier.
Quatre sondés sur dix se disent mécontents du travail de François Fillon contre 46% il y a un mois.
En mai, les cotes des deux têtes de l'exécutif étaient quasiment égales: 65% d'opinions favorables pour Nicolas Sarkozy, 62% pour François Fillon.
L'enquête a été réalisée du 14 au 22 février au téléphone ou au domicile de 1.879 personnes.
Notons qu'en avril 1993, juste après des législatives”désastreuses” pour la gauche, le président François Mitterrand avait vu son premier ministre RPR Edouard Balladur le devancer de 22 points.
En revanche, souligne Frédéric Dabi, directeur du département Opinion publique de l'IFOP, c'est la première fois qu'un tel écart est enregistré en faveur du chef d'un gouvernement hors cohabitation.
Des écarts significatifs ont souvent été enregistrés entre un président et son Premier ministre. Mais presque toujours en faveur du chef de l'Etat. Ainsi, le général de Gaulle n'a jamais été devancé par un de ses chefs de gouvernement. Pas plus que Valéry Giscard d'Estaing.
En revanche Georges Pompidou a été brièvement détrôné par le porteur du projet de "nouvelle société" Jacques Chaban-Delmas. Quant à François Mitterrand et Jacques Chirac, ils ont souvent vu leurs Premiers ministres être plus populaires qu'eux. Ce fut le cas de Laurent Fabius pendant toute l'année 1985, se souvient Frédéric Dabi. De même, avant l'épisode la canicule de 2003, Jean-Pierre Raffarin l'emportait sur M. Chirac, comme Dominique de Villepin jusqu'à la tourmente du CPE. Mais ces avances, relève l'expert de l'IFOP, étaient de "5, 10, voire 12 points".
M. Dabi ne voit cependant pas dans ces chiffres une approbation massive de la politique gouvernementale, mais "une inversion du mode de gouvernance de la Vème république: Nicolas Sarkozy, très exposé, reçoit les coups. Son Premier ministre, plus en retrait, est protégé par lui". Retour de bâton du “Sarkoshow” permanent ?
Par ailleurs, selon M. Dabi, françois Fillon incarne, aux yeux de la droite traditionnelle "un modèle politique plus rassurant, moins en rupture".
Mais la presse étrangère est quant à elle maintes fois plus directe dans ses critiques. Ainsi, le Süddeutsche Zeitung (Allemagne) épingle un président français « sans honte, irritant, narcissique. […] Ses prédécesseurs aussi aimaient le luxe. Chez Sarkozy, cependant, cela tourne vite au vulgaire. »
Le NRC-Handelsblad (Pays-Bas), note qu'« à l'Élysée, on tourne un remake de Louis de Funès ». Pour The Independent (Angleterre), c'est « Loft Story ».
« De l'élégance, que diable ! », exhorte The Times, estimant que Sarkozy est devenu le lauréat incontesté du prix Silvio Berlusconi de l'homme politique européen le plus embarrassant du moment[…] la faute de Sarko aux yeux des Français, c'est une sorte de crime contre l'élégance à la française, un manquement aux préceptes d'un certain savoir-vivre présidentiel ». Avis loin d'être dénué de sens. Le Times semble bien connaître la mentalité des français, toujours quelque peu “vieille France” au fond d'eux-mêmes.
« C'est comme « si les Français nous ressemblaient[…] S'ils se regardaient dans le miroir italien, ils se détourneraient, effrayés. Tant qu'il s'agit de Carla, ça va. Mais Berlusconi et tout le reste, vraiment c'est trop », lit-on dans L'Espresso.
Pour Il Corriere della Sera, « Sarko à l'Élysée, c'est Berlusconi au carré ! ».
Source : Reuters, AFP, DDM

37 Commentaires
1
AFP
Les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés ont reculé de 1,2% au mois de janvier, après une nette progression de 2,1% en décembre (chiffre révisé de +0,1 point), en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué vendredi l'Insee.
Sur un an, la consommation des produits manufacturés, qui représente environ un quart de la consommation des ménages en France mais représente un bon indicateur de la tendance générale, progresse de 2,2%, selon l'Institut national de la statistique.
Dans le seul champ "commerce" (commerce de détail), ces dépenses de consommation progressent toutefois de 0,2% en janvier, après +1,5% en décembre.
Par rapport à décembre 2007, la consommation des ménages a cédé du terrain dans la plupart des secteurs, à l'exception notable du "textile-cuir" (+2,3% en janvier, comme en décembre, mais seulement +0,1% par rapport à janvier 2007) vraisemblablement sous l'effet des soldes d'hiver.
"Les dépenses de consommation en biens durables diminuent nettement (-3,9% en janvier après +4,1% en décembre) sous l'effet du fort recul des achats des ménages en automobiles (-8,7% après +6,7% en décembre)", souligne l'Insee.
En revanche, les dépenses en biens d'équipement du logement (électronique grand public, électroménager, meubles) continuent de croître, à un rythme toutefois plus modéré qu'en décembre (+0,8% après +1,7%).
Sur les douze derniers mois, les dépenses en biens durables progressent au total de 6,2%. Dans ce secteur, les achats d'automobiles se contentent toutefois d'une hausse de 1,9% sur un an tandis que les équipements du logement bondissent de 10,2%.
Les dépenses de consommation en "autres produits manufacturés" se replient légèrement en janvier (-0,5% après +0,5% en décembre), en hausse de seulement 0,4% sur un an.
24 février 2008 à 00:432
Une affiche de Courrier international sur Sarkozy refusée par la régie pub de la RATP
24 février 2008 à 01:01AFP - Vendredi
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080222/tcu-medias-presse-sarkozy-7b903d2_4.html?printer=1
3
I leave my blog.
See if compensates access: www.rendavariavel.blogspot.com
24 février 2008 à 04:234
heureusement qu'il y a Courrier International pour nous laisser entrevoir ce que pense la presse étrangère non muselée. Hommage rendu à un très grand hebdomadaire.
Vous le trouverez en ligne avec le dernier petit article rigolo de The Observer sur le couple présidentiel et l'embarras provoqué par leur venue chez la reine d'angleterre http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=82837
24 février 2008 à 08:435
Je sens que je vais m'abonner !
24 février 2008 à 10:246
Je signale par ailleurs que la photo de Sarkozy prise en Inde illustrait nombre de depeches d'agences de presse et articles de la presse indienne lors de sa visite.
Quelle image, donne-t-il de la France ??!
il devait s'ennuyer sans Carla :(
24 février 2008 à 10:267
Elisabeth, nous devons avoir les mêmes goûts..;-)
je vous conseille Courrier International sous forme papier.
Quand même cette reine d'angleterre.Hi hi, elle va se servir de sa morgue contre le couple italo-français bling-bling, bien parvenu...Elle doit et a du être une mère et belle-mère épouvantable.
"Elisabeth II n’est pas particulièrement enthousiasmée par la récente union de Nicolas Sarkozy et a décidé de ne pas envoyer de cadeau de mariage, ce qui pourrait bien être jugé méprisant, surtout à la veille d’une visite officielle.
24 février 2008 à 11:21Dans le monde de la symbolique royale, on cogite aussi intensément sur ce que pourrait être le cadeau de bienvenue offert au président français. "
8
continuez à bien choisir les photos...!
24 février 2008 à 11:23guettons celles d'angleterre. Sarkozy a du être briefé pour ne pas toucher la reine comme l'avait fait Chirac. Lèse-majesté...
9
Article magnifique qui analyse très bien l'esprit français
merci le Herald Tribune !
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=82833
24 février 2008 à 11:5910
l'esprit français encore....vu par un français...
24 février 2008 à 13:52http://tf1.lci.fr/infos/france/politique/0,,3721257,00-sarkozy-inaugure-premier-salon-agriculture-.html
11
un complément sur la censure de l'affiche de Courrier International: Les relais H appartenant à Lagardère ont aussi censuré. Lagardère projète de monter au capital de LE MONDE et donc de COURRIER INTERNATIONAL....
http://www.rue89.com/2008/02/21/courrier-international-et-sarkozy-lagardere-censure-aussi
On parle toujours de la censure en Chine, au Maroc, etc...attention, elle est déjà chez nous, le pire étant à venir . Elisabeth l'avait déjà expliqué sur un autre post parlant de ses sources .
24 février 2008 à 14:1912
SARKO c'est la "Verité si je mens" à l'Elysée...Que du vent
24 février 2008 à 19:2413
Je n'ai rien lu dans la presse française sur le déplacement de sarko à la foire agricole.(il traite un visiteur de con)
24 février 2008 à 21:35Si cela vous interesse, allez faire un tour sur le site belge www.libre.be ou www.lecho.be
14
Reaction de Hollande
Le n°1 du PS a jugé dimanche, sur Canal+, le dérapage verbal du président la veille au Salon de l'Agriculture, "insupportable" pour un chef de l'Etat.
Alors q'un visiteur lui lançait samedi : "tu me salis", Nicolas Sarkozy lui a répondu : "casse-toi alors, pauvre con".
Le chef de l'Etat "n'est pas un citoyen comme les autres (...) On ne tombe pas dans le pugilat (...) on n'interpelle pas un marin ou un ouvrier pour qu'il vienne ici rendre compte de ce qu'il a dit. On ne rentre pas dans un conflit avec quelqu'un qui ne vous serre pas la main (...) Ce qui est aujourd'hui insupportable, c'est que le président ne soit pas exemplaire", a jugé le Premier secrétaire du PS.
"C'est quand même un comble que ce soit l'opposition qui rappelle le président à ses devoirs", a jugé le n°1 du Parti socialiste pour qui c'est d'ailleurs "à force de manquer à tous ses devoirs que Nicolas Sarkozy connaît finalement la désaffection populaire". "Il y a un problème dans notre pays" car le président "fait des manquements à ce qui devrait être sa charge, c'est à dire le respect de la loi, l'état de droit, la laïcité, les principes républicains", a-t-il poursuivi.
24 février 2008 à 22:4715
Réaction de Hortefeux :
Hortefeux défend le langage de Sarkozy
Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Brice Hortefeux a justifié aujourd'hui l'insulte lancée par le président Nicolas Sarkozy à un homme qui refusait de lui serrer la main, estimant que "les hommes politiques ne sont pas des carpettes sur lesquelles on doit s'essuyer les pieds".
Interrogé sur BFM sur l'incident qui s'est produit samedi lors de la visite de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture, dont l'enregistrement a été visionné des centaines de milliers de fois, M. Hortefeux a commencé par déplorer qu'on "ne s'occupe pas du fond".
"Ce que je pense, c'est que les hommes politiques, ce ne sont pas des carpettes sur lesquelles on doit systématiquement s'essuyer les pieds", a-t-il dit.
Source: AFP
24 février 2008 à 22:5016
Réaction de Le Pen
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Le Pen compare Sarkozy à Tintin
Le président du FN Jean-Marie Le Pen a estimé que Nicolas Sarkozy commettait "la grave erreur" de vouloir "être considéré comme un copain", et faisait "plus Tintin que de Gaulle", après l'incident qui a opposé le président de la République à un visiteur au salon de l'Agriculture.
Cet incident "dérisoire" est "révélateur d'une grave erreur que fait le président, à savoir de vouloir continuer une campagne électorale comme s'il était candidat, alors qu'il est président", a estimé M. Le Pen, invité du grand jury RTL/LCI/Le Figaro.
"Il aime les bains de foule, et c'est une faiblesse, car le président est pas là pour être aimé", a déclaré M. Le Pen, regrettant que M. Sarkozy veuille "être considéré comme un copain", alors que le président "doit être obéi et respecté".
Source: AFP
24 février 2008 à 22:56Pour uen fois, je suis entièrement d'accord avec lui. Très bonne analyse même.
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Synthèse des réactions
http://www.lexpress.fr/info/infojour/afp.asp?id=5986&1937
24 février 2008 à 23:0518
Titre original ... d'el pais
http://www.elpais.com/articulo/internacional/Sarkozy/c/est/fini/elpepiint/20080214elpepiint_12/Tes
Sarkozy, c'est fini, en français dans l'edition espagnole
25 février 2008 à 00:3519
Pour la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, le "casse-toi alors! Pauvre con" lâché par le chef de l'Etat lors d'une visite au Salon de l'agriculture est un simple geste d'agacement et il ne faut pas en faire une polémique:"C'est pas un agacement d'un instant qui permet de porter un jugement ni sur la personnalité ni sur l'attitude d'un chef de l'Etat"
Le quotidien Libération juge lundi à propos de la colère présidentielle que Nicolas Sarkozy est "victime de lui-même" et est "trop souvent à cran".
Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, qui se tenait aux côtés de Nicolas Sarkozy lorsqu'il a insulté le visiteur du Salon de l'agriculture, a estimé qu'"il a répondu clairement mais assez calmement, il était pas du tout énervé, Il lui a répondu d'homme à homme, c'est tout, il faut pas s'en étonner. Le président de la République, c'est un homme spontané, direct, assez moderne dans son comportement"
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a également insisté sur le calme du chef de l'Etat lorsqu'il a prononcé cette phrase.
"Ce qu'on pourrait faire de mieux sur cette histoire c'est la remettre à ses justes proportions, je trouve qu'elle a pris une ampleur anormale", a-t-il ajouté.
"Sincèrement, ça ne me choque pas", a dit le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi. "Je suis pas sûr que j'aurais pas dit pire", a-t-il expliqué sur Radio Classique, "je me demande si je lui aurais pas mis une baffe".
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a expliqué pour sa part : "J'en ai marre de ce système qui est complètement insensé où on ne retient que cinq secondes de cette visite au Salon de l'agriculture. Ce système marche sur la tête".
la ministre de la Justice, Rachida Dati, a dit sur RTL : "Qu'est ce que retiennent les Français ? Que l'objectif de Nicolas Sarkozy c'est de les protéger, par exemple comme le sujet que nous venons d'évoquer, la "rétention de sûreté" des délinquants dangereux."
Le député UMP des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, a dénoncé quant à lui "la chasse au Sarko" menée selon lui par les médias.
25 février 2008 à 12:51"Il y a eu d'autres exemples dans le passé de ce type d'acharnement, avec Roger Salengro et Pierre Bérégovoy et l'on sait comment cela a fini", dit-il dans un communiqué, citant deux hommes politiques qui se sont suicidés.
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retrouvons le vieux monsieur insulté au salon de l’agriculture, offrons-lui un avocat pour poursuivre sarkozy ou au moins obtenir des excuses publiques.
25 février 2008 à 13:0321
Visionnaire ?
""Il y a eu d'autres exemples dans le passé de ce type d'acharnement, avec Roger Salengro et Pierre Bérégovoy et l'on sait comment cela a fini", dit-il dans un communiqué, citant deux hommes politiques qui se sont suicidés" ...
25 février 2008 à 13:3322
"c'est un homme spontané, direct, assez moderne dans son comportement" répondre du tac au tac c'est dans les cordes du premier venu effectivement...
25 février 2008 à 14:3423
les Beregovoy et autres "suicidés" avaient une autre nature psychologique... Faux suicidés d'ailleurs?
Suite des commentaires de la Droite:
"Franchement, ça nous arrive à tous d'avoir ce type de réaction quand on est insulté, comme c'était le cas", a déclaré le Premier ministre
"Ce n'est pas une question de sang-froid, vous même quand vous êtes agressé il vous arrive sûrement de faire de même, en tout cas moi ça m'est arrivé aussi et le président c'est un homme" a dit F.Fillon.
JP Raffarin: "il s'agit d'un dialogue privé, d'homme à homme, direct et viril".
On peut faire un hit parade des "réactions disproportionnées" de ces UMP...
je classe 1er ex-aequo: Roger Karoutchi et Lionnel Luca
Plusieurs personnalités ont critiqué les nouveaux moyens d'enregistrement et de diffusion des informations. Valérie Pécresse a évoqué "toutes ces caméras cachées, ces micros, cet internet" et Jean-François Copé "les webcams et les portables".
M'ENFIN, n'est-ce pas Sarkozy qui veut mettre des caméras de surveillance partout?
25 février 2008 à 18:3724
Oui, qui il y a quelques jours à peine se pavanaient devant les photographes, retour de baton ?
25 février 2008 à 23:1625
"un dialogue d'homme à homme, direct et viril" c'est évidemment sans compter les gardes du corps du président...
26 février 2008 à 09:5426
c'est un concours de mauvaise foi.
La suite:
Sarkozy a reçu LeParisien:
http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles.htm?articleid=296085704
MAIS rebondissement ce matin:
REUTERS: L'esquisse de mea culpa présidentiel après les insultes du Salon de l'agriculture a été insérée par l'Elysée dans l'entretien que publie mardi Le Parisien, a déclaré Dominique de Montvalon, directeur de la rédaction du quotidien, interrogé sur Canal+.
"J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre", explique Nicolas Sarkozy dans cet interview, qui a été "amendée et corrigée" et transmise au journal lundi en fin de soirée par l'Elysée.
"Cette phrase n'a pas été prononcée" devant le panel de lecteurs du Parisien qui a interrogé le chef de l'Etat, a expliqué Dominique de Montvalon. "Ils retrouvent dans le journal quelque chose que le président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu."
Le directeur de la rédaction a précisé que Le Parisien publierait mercredi la version non amendée de l'entretien, qui s'est déroulé lundi matin à l'Elysée.
26 février 2008 à 10:3027
Mieux que Dallas !
26 février 2008 à 10:5128
Le site « cassetoipauvrecon » pris d’assaut par les internautes
Les adresses en .com,.net, .org et .fr ont été réservées dimanche et lundi par des internautes, après l’altercation de Nicolas Sarkozy avec un inconnu lors du salon de l’agriculture samedi dernier.
Le journaliste John Paul Lepers, connu pour ses multiples provocations, a de manière très opportuniste réservé un des noms de domaine et réfléchit à en faire un site.
Quand au site « www.cassetoipauvrecon.com », il lance un appel aux enchères pour racheter « le nom de domaine qui déchire le quinquennat. » S’il vous reste une pièce de 20 centimes dans votre porte-monnaie, nous vous conseillons de prendre part aux enchères !
26 février 2008 à 11:2029
je conceptualise et fabrique des tee-shirts avec inscrit le slogan "casse-toi pauvre con". Couleurs fashion pour le Printemps. (Je suis une femme qui ne perds pas le Nord.)
Vous pouvez m'en commander. Mais avant qu'ils ne soient prêts, vous pouvez envoyer le même slogan sur carte postale à L'Elysée. La mienne est déjà partie avec un beau timbre Marianne.
26 février 2008 à 12:4930
Ce qu’il en coûte d’insulter le Président
L.Br. LIBERATION
QUOTIDIEN : mardi 26 février 2008
Depuis 2004, au moins trois personnes ont fait un séjour derrière les barreaux après avoir injurié Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. «L’injure à ministre» n’est pas passible de prison ferme. Mais les juges disposent d’autres motifs (rébellion, injures racistes, etc.) pour condamner à la prison. Rappel des faits.
Sur le même sujet
Les ministres font front autour du «casse-toi, pauvre con»
- 31 janvier 2004, au forum des Halles à Paris. Un manifestant lui lance : «Retourne en Chine, espèce de Hongrois !» Verdict : un mois ferme.
- 9 février 2005, à Strasbourg. Un homme de 21 ans aurait crié : «Sarkozy, va niquer ta mère !» L’accusé nie les faits, le tribunal correctionnel de Strasbourg le condamne à un mois ferme.
- 1er novembre 2006, à Aubagne. Un homme de 19 ans a été condamné à quatre mois de prison ferme pour avoir insulté des policiers et adressé un «Je nique Sarko le fils de pute !»
26 février 2008 à 16:1231
merci de me retenir Elisabeth....surtout que les nouvelles prisons promises par Bouygues ne sont pas prêtes.
un autre exemple édifiant:
4 mois de prison avec sursis pour un Yaourt
Un homme de 36 ans, qui avait jeté un yaourt sur la voiture du ministre de l’Intérieur d'alors N. Sarkozy lors de sa visite à Toulouse , a été condamné à 4 mois de prison avec sursis. Le prévenu, un militant anti-voiture qui prône la "vélorution", souhaitait protester contre le comportement du ministre dont le cortège "circule en toute impunité, grillant les feux, remontant à contre-sens les sens interdits, roulant à vive allure dans les rues et sur les autoroutes". Poursuivi pour "outrage à personne dépositaire de l’autorité publique", le jeune homme a été jugé par le tribunal correctionnel de Toulouse. La condamnation a été conforme aux réquisitions du parquet,avec condamnation à verser 300 euros de dommages et intérêts au policier victime de "rébellion" lors de son interpellation.
Grâce au changement de la Constitution par J. Chirac, pour éviter de rendre des comptes à la justice, N. Sarkozy est légalement irresponsable devant la justice. Aucune cours n’est compétente pour se prononcer sur une affaire le concernant.
S’il lui avait pris l’envie de coller une balle dans la tête du passant du salon de l’agriculture il aurait pu le faire sans être inquiété par la justice. Intéressant non ?
26 février 2008 à 17:3832
Un "Casse-toi, pauvre con", que l'actuel président polonais Lech Kaczynski a lancé il y a plus de cinq ans à un homme qui le critiquait ouvertement dans la rue, n'a cessé de le poursuivre jusqu'à ce jour.
Les mots employés en polonais "Spieprzaj dziadu" sont à peu près l'exacte traduction du "Casse-toi, pauvre con" proféré par le président français Nicolas Sarkozy samedi à un visiteur du Salon de l'agriculture à Paris.
Le 4 novembre 2002, alors qu'il était en campagne pour se faire élire maire de Varsovie, Lech Kaczynski avait ainsi apostrophé un passant qui accusait les hommes politiques de fuir les problèmes "comme des rats".
La scène s'était passée dans un quartier reculé de Varsovie, mais elle a eu pour témoins un journaliste et une équipe de télévision. Elle a été rapportée le lendemain dans l'influent quotidien Rzeczpospolita. Et surtout, la vidéo s'est retrouvée sur internet.
Lech Kaczynski s'est constamment vu reprocher cette petite phrase lorsqu'il a été candidat à l'élection présidentielle à l'automne 2005. L'opposition libérale a alors parlé d'une "doctrine Casse-toi pauvre con" de Lech Kaczynski et de son frère jumeau Jaroslaw, pour désigner leur manque d'intérêt pour les exclus de la société.
Après la double victoire des Kaczynski aux législatives et à la présidentielle de 2005, leurs opposants ont fait du "Casse-toi, pauvre con" un mot d'ordre adressé aux jumeaux eux-mêmes.
Un site, www.spieprzajdziadu.pl, a vu le jour et des milliers de gens se sont mis à porter un bracelet en plastique marqué du désormais célèbre "Spieprzaj dziadu".
Le mot d'ordre est revenu en force durant la campagne des législatives anticipées d'octobre 2007, qui a débouché sur une défaite écrasante du parti conservateur des Kaczynski au profit des libéraux de Donald Tusk.
26 février 2008 à 17:52Marginalisé, le président Lech Kaczynski a désormais une cote de popularité détestable.
33
le bracelet en plastique, mieux que le Tshirt..
sinon, pour info, il n’y a pas besoin de timbre pour le courrier adressé à l’Elysée.
Mieux encore, on peut écrire par @
http://www.elysee.fr/ecrire/
je l'ai fait, j'ai reçu une blague en retour (doit y avoir un virus dans leur messagerie):
L'autre jour quand Sarko était à Lyon, je me suis retrouvé coincé dans un embouteillage pas possible ; moteurs arrêtés, portes ouvertes, bref, le grand bordel.
A ce moment, un type est venu vers ma voiture, et il me dit :
- c'est des manifestants anti-sarko qui ont séquestré le Président, ils réclament un million d'euros, sinon ils l'arrosent d'essence et ils l'imolent.
Alors moi, je lui dis :- Et vous, vous faites quoi ?
Le gars me répond :
- ben, j'organise une collecte auprès des automobilistes
Alors, je lui ai demandé combien les gens donnaient, et il m'a répondu :
- entre 5 et 10 litres, selon leur réservoir...
26 février 2008 à 18:5534
:) pour la blague
Seulement un tiers des Français soutient l'action de Sarkozy
PARIS - Un Français sur trois -33%- juge que l'action du président Nicolas Sarkozy va dans le bon sens, 61% estimant le contraire, selon un nouveau sondage confirmant la chute vertigineuse de la cote de confiance du chef de l'Etat, à moins de 15 jours des élections municipales.
Dans ce sondage CSA à paraître vendredi dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles, le chef de l'Etat perd 4 points de bonnes opinions par rapport à janvier, tandis que les mauvaises opinions augmentent de 9 points.
55% des Français estiment en revanche que l'action du Premier ministre François Fillon va dans le bon sens, soit 6 points de plus en un mois, tandis que 32% (-1) jugent qu'elle va dans le mauvais sens.
L'écart de bonnes opinions entre le président de la République et son Premier ministre atteint 22 points, soit autant que le record de la Vème République établi en 1993 entre le socialiste François Mitterrand et son Premier ministre de droite Edouard Balladur, en période de cohabitation.
Les personnes interrogées sont beaucoup plus nombreuses (56%, soit un bond de 11 points) à estimer que M. Sarkozy "incarne mal la fonction présidentielle". 41% (-7) jugent qu'ils l'incarnent bien.
Le chef de l'Etat a affiché depuis son élection un "style" décomplexé, ne cachant pas sa vie privée, ou usant d'un ton familier, dont l'exemple le plus frappant a été le "pauvre con" adressé samedi à un homme qui refusait de lui serrer la main et l'avait insulté.
50% (+10) jugent que M. Sarkozy "ne fait pas ce qu'il faut pour réformer la France", 45% (-6) étant d'un avis inverse.
Il s'agit du plus bas niveau de popularité du président de la République enregistré depuis son élection il y a 10 mois.
L'érosion de la cote de confiance de M. Sarkozy s'est subitement accélérée depuis la fin de l'année 2007.
28 février 2008 à 01:0935
Le samedi 01 mars 2008
Des psys auscultent Nicolas Sarkozy
Alexandre Sirois
La Presse (CANADA)
«Casse-toi alors, pauvre con !» L’insulte, lancée par Nicolas Sarkozy samedi dernier à un agriculteur qui refusait de lui serrer la main, a plongé le président français au cœur d’une nouvelle controverse. Rares sont ceux qui, cette fois, ont osé défendre le chef d’État. Il «intimide jusqu’à son entourage», ont même affirmé les médias français. La Presse a interrogé des spécialistes de psychologie politique pour mieux comprendre le phénomène.
Nicolas Sarkozy serait-il malade ?
Le diagnostic a été posé cette semaine de façon implacable par le directeur adjoint du quotidien espagnol El País, Lluis Bassets. Une sortie qui a fait grand bruit en France.
«La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de François Mitterrand (ancien président), mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable», a écrit le journaliste.
Alors, malade Sarkozy ?
Selon Pascal de Sutter, professeur de psychologie politique à l’Université
catholique de Louvain en Belgique, le président français ne souffre pas d’une maladie mentale, puisqu’il se montre «capable d’assumer ses tâches». Ce qui pourrait plutôt expliquer une partie de ses frasques, c’est qu’il a «une personnalité de type narcissique compensatoire».
«C’est quelqu’un qui est fondamentalement complexé et qui essaie continuellement de prouver au monde entier qu’il est meilleur que les autres», explique le psychologue lors d’une entrevue téléphonique.
«C’est comme s’il devait toujours prouver à la planète entière qu’il est quelqu’un d’exceptionnel, d’intelligent, de courageux, d’intéressant. Le plus grand et le plus fort. Si on doit parler d’une maladie, c’est peut-être ça», indique-t-il.
Soupe au lait
Cet expert belge, auteur du livre Ces fous qui nous gouvernent, a dressé le profil psychologique de Sarkozy un an avant l’élection présidentielle de mai 2007 en France.
Aujourd’hui, il n’est pas stupéfait de voir le chef d’État français s’emporter et débiter des insultes. Au contraire. Il est plutôt surpris de voir que les Français s’en étonnent, neuf mois après son arrivée à l’Élysée.
« En réalité, il est tel qu’il a toujours été. Les personnes qui l’ont fréquenté avant son élection, rencontrées pour notre recherche, disaient que c’était quelqu’un d’excessif, qui insultait facilement les gens », raconte-t-il.
«On a appris qu’il insultait facilement les gens, qu’il était soupe au lait, qu’il avait un côté un peu bagarreur, précise M. de Sutter. C’est probablement un aspect de sa personnalité assez stable. Ce qu’on appelle le tempérament. Qui ne change pas, quelles que soient les circonstances.»
Le narcissisme de Sarkozy n’est pas sans lien avec une enfance trouble, estime le psychologue. «Physiquement, ce n’était pas facile. En classe, il était plus petit que les autres et un peu gros. Il n’a pas eu une enfance heureuse», dit-il. Sans compter que la famille du président était «la pauvre» d’un quartier riche de Paris.
Montée de rage
Aubrey Immelman, qui enseigne à la St. John’s University au Minnesota, a analysé les données de M. de Sutter. Il pense lui aussi que Sarkozy est un leader narcissique. «Plutôt agressif», renchérit-il.
Les leaders de ce type «apparaissent calmes et confiants ou optimistes et gais. Sauf lorsque leur confiance narcissique est ébranlée ou que leurs plans sont contrariés. À ces occasions, il y a une brève montée de rage», explique ce
spécialiste de la psychologie politique.
Sur l’échelle qu’il utilise pour dresser le profil psychologique des politiciens, le narcissisme et la dominance se retrouvent tout en haut chez Sarkozy. Le profil du président français est donc «presque exactement le même que celui d’Hillary Clinton».
«Avec une exception majeure : Sarkozy est aussi très extroverti. Comme l’est George W. Bush», déclare M. Immelman, qui termine l’entrevue par une mise en garde.
«Souvenons-nous que seule une partie du comportement peut-être expliquée par la personnalité.»
01 mars 2008 à 19:3736
La popularité de Nicolas Sarkozy continue de baisser, à 37 %
La cote de confiance de Nicolas Sarkozy a continué de baisser après son algarade très médiatisée avec un visiteur au Salon de l'agriculture, selon un sondage LH2-Libération à paraître lundi 3 mars : 37 % des sondés ont une opinion positive du chef de l'Etat, en baisse de quatre points par rapport au mois dernier, et 59 % (+ 4) en ont une opinion négative. Le pourcentage des sans opinion reste stable, à 4 %.
71 % D'OPINIONS NÉGATIVES SUR LA POLITIQUE EN FAVEUR DU POUVOIR D'ACHAT
54 % des personnes interrogées estiment que la personnalité de M. Sarkozy "ne correspond pas à ce que doit être la fonction présidentielle".
Concernant "l'image" du chef de l'Etat, 74 % jugent qu'il "ne se contrôle pas assez", 73 % qu'il "affiche trop sa vie privée" et 66 % qu'il "est trop direct avec les gens".
Par ailleurs, 71 % considèrent que le président ne mène pas "une politique efficace pour le pouvoir d'achat", 60 % qu'il ne lutte pas "efficacement contre le chômage", et 49 % qu'il ne "respecte pas l'indépendance de la justice". En revanche, 53 % jugent qu'il "lutte efficacement contre l'insécurité".
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/03/02/la-cote-de-popularite-de-nicolas-sarkozy-continue-de-baisser-a-37_1017942_823448.html
02 mars 2008 à 20:0837
paf, shocking, le couple sarkozy a choisi de raccourcir leur séjour à Buckingham, la presse anglaise se déchaîne....les photos ressortent...
Elisabeth, j'ai trouvé ce site, c'est le pompon....;-)
bien loin de BlogFinance
10 mars 2008 à 22:17http://desourcesure.com/politiqueaffaires/2008/03/carla_hebdo_n6.php
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