A suivre de près, alors que Poutine prépare finement les prochaines élections en Russie.
Sergueï Kirienko, chef de l'agence atomique russe Rosatom et principal négociateur russe sur le nucléaire iranien, a fait l'objet lundi d'un limogeage.
Ceci n'est qu'à voir comme une mesure “technique” prise dans le cadre d'une réorganisation du secteur au terme de laquelle il dirigera une structure plus large, nous dit-on ... Au delà du limogeage qui semble n'être qu'un “jeu” de procédure, c'est la nouvelle structure mise en place pour chapeauter le nucléaire russe qui doit être examinée. Ne nous trompons pas de “cible”.
"Par un décret datant du 4 février, le Premier ministre Viktor Zoubkov a relevé de ses fonctions le chef de Rosatom Sergueï Kirienko, muté à un autre poste", a dans un premier temps annoncé le gouvernement, sans plus de précisions, sur son site internet.
Il s'agit d'un limogeage "technique", a expliqué ensuite Sergueï Novikov, porte-parole de M. Kirienko, ajoutant qu'il allait continuer à diriger Rosatom mais que cette structure allait être transformée d'une agence fédérale en une "corporation d'Etat".
"Sergueï Kirienko a été nommé directeur général de la corporation d'Etat Rosatom par décret présidentiel en décembre et cumulait jusqu'à présent cette fonction avec celle à la tête de l'agence fédérale", a souligné M. Novikov."C'est son adjoint, Ivan Kamenskikh qui assurera l'intérim à la tête de l'agence fédérale Rosatom jusqu'à la liquidation de cette dernière", a-t-il ajouté.
En avril dernier, le président russe Vladimir Poutine avait signé un décret sur la restructuration de l'industrie nucléaire, qui devrait se traduire par la création d'un holding unique baptisé Atomenergoprom, société d'Etat géante aux pouvoirs étendus. Le service de presse du Kremlin avait alors simplement indiqué, que le chef de l'Etat avait signé un décret "sur la restructuration de l'énergie atomique et du complexe industriel en Russie".
Atomenergoprom, sera créée à partir des nombreuses sociétés russes du secteur, sur le modèle de la société Gazprom qui existe déjà pour le gaz. Selon l'agence Ria Novosti, le processus se ferait par étapes. Les sociétés d'Etat Tekhsnabexport (Tenex), qui commercialise l'uranium russe, et TVEL, qui produit et vend du combustible nucléaire, seront absorbées par Atomenergoprom, ajoutait alors RIA Novosti.
Rosatom avait précédemment indiqué qu'Atomenergoprom devrait être entièrement dirigé par le gouvernement. Ses activités s'étendront dans les domaines de l'extraction d'uranium, de la production de carburant et de la génération d'énergie électrique, à la construction des centrales électriques nucléaires, sur le territoire national et hors frontières. La nouvelle entité exercera le contrôle centralisé du secteur à la suite de la fusion des quatre dinosaures actuels de l'énergie nucléaire civile russe - TVEL, Techsnabexport, Rosenergoatom et Atomstroyexport.
La Russie pourrait également augmenter sa production de minerai en uranium en vue de se placer au 3eme rang international en termes de réserves prouvées.
Le président lui-même avait dévoilé quelques pistes lors de son 8e discours à la nation. "Une entreprise spécifique devra être mise en place afin d'établir un lien entre l'énergie nucléaire et les groupes industriels, et devra être active sur les marchés national et étrangers", avait-il alors déclaré. Il a en outre assuré que 26 nouvelles centrales nucléaires seraient construites dans les 12 prochaines années, soit presque autant qu'au cours de l'époque soviétique, lorsque 30 centrales avaient été bâties.
Le 12 décembre 2007, le président russe Vladimir Poutine a nommé Sergueï Kirienko à la tête du holding public de l'énergie atomique. Le chef de l'Etat a également désigné le conseil de surveillance de ce nouveau holding, avec le chef de l'administration présidentielle Sergueï Sobianine comme président. Sont aussi entrés au conseil de surveillance le vice-ministre du Développement économique et du Commerce Andreï Belooussov, ainsi que les conseillers du président russe Sergueï Prikhodko et Igor Chouvalov.
Sergueï Kirienko fut nommé Premier ministre de la Russie par Boris Ieltsine le 23 mars 1998, succédant à Viktor Tchernomyrdine.
A partir de 1997, quand les proches du président Boris Eltsine commencent à lui chercher un successeur, ils se tournent vers les Services Féderaux de Sécurité (FSB, anciennement KGB) , sélectionnant successivement quatre premiers ministres qui en sont issus (Sergueï Kirienko, Evgueni Primakov, Sergueï Stepachine, Vladimir Poutine).
Kirienko fut ainsi au gouvernement lors du célèbre "Krach" d'août 1998, et fut contraint de dévaluer le rouble de 34 % par rapport au dollar. Le remboursement de la dette extérieure fut suspendu pour 90 jours. Le 23 août, Boris Eltsine sacrifia Kirienko aux députés qui demandaient sa propre «démission volontaire». Un mois après, le rouble avait perdu 61 % de sa valeur, malgré le remplacement de Kirienko par Ievgueni Primakov et de toute l'équipe gouvernementale.
Sergueï Kirienko a ensuite été élu président de groupe parlementaire à la Douma. Il a plus tard été nommé ministre du nucléaire.
Sources : AFP, Le Monde, Ria Novosti
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L'alliance Toshiba-Atomenergoprom esquisse un axe nucléaire russo-japonais
Quand les compagnies pétrolières ou les groupes d'électricité jouent les fusions et la concentration, l'industrie nucléaire mise plutôt sur les coopérations dans des projets communs. Atomenergoprom, né en 2007 du regroupement de tous les maillons de la filière russe (recherche, mines d'uranium, réacteurs, combustible, traitement-recyclage, production électrique), a annoncé, jeudi 20 mars, la signature avec le japonais Toshiba d'un accord cadre dans la construction de centrales nucléaires civiles.
Pour l'heure, il ne s'agit que de l'esquisse d'un éventuel "partenariat stratégique". S'il aboutit, il donnera naissance à un concurrent de premier plan pour le français Areva, qui détient un quart des parts du marché mondial des réacteurs et services nucléaires. Les deux groupes "vont commencer des études de faisabilité sur une coopération concernant le design et l'ingénierie pour la construction de centrales nucléaires civiles, la fabrication et la maintenance de gros équipements et le cycle du combustible nucléaire", indique Atomenergoprom.
Les deux entreprises sont relativement complémentaires. Après le rachat de Westinghouse en 2006, Toshiba dispose de produits performants, notamment le réacteur de troisième génération AP 1000, concurrent direct de l'EPR d'Areva. Si les Russes disposent d'une gamme de réacteurs moins avancés, ils sont très développés dans le cycle du combustible alimentant les centrales.
"FOURNITURE STABLE ET SÛRE"
La Russie est déjà un fournisseur de combustible des Etats-Unis. L'accord "pourrait contribuer à une fourniture stable et sûre de services dans le secteur du combustible nucléaire à des fins civiles", notamment au Japon et aux Etats-Unis, précise Atomenergoprom. La Russie a de grandes ambitions dans le nucléaire civil. Mais elle n'a pas accès aux principaux marchés des réacteurs et des services (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Japon, Corée du Sud, Afrique du Sud...), sa sphère d'influence restant limitée aux pays de l'ex-URSS. Elle a donc besoin de s'adosser à un groupe comme Toshiba.
Patron de Rosatom, la société d'Etat qui chapeaute le nucléaire civil (Atomenergoprom) et l'atome militaire, Sergueï Kirienko plaidait pour des alliances internationales.
Les groupes nucléaires occidentaux se sont alliés ou mariés avec des entreprises nippones : General Electric est partenaire d'Hitachi, Toshiba a pris le contrôle de l'américain Westinghouse et Areva s'est associé à Mitsubishi Heavy Industries en 2006 pour concevoir un réacteur de 1 000 mégawatts baptisé Atmea 1, mais aussi étudier la construction d'une usine de combustible aux Etats-Unis.
Si le partenariat russo-japonais aboutit, la véritable concurrence se limitera à trois géants : ce nouvel acteur, GE-Hitachi et Areva sur un marché estimé entre 150 et 400 réacteurs d'ici à 2030.
27 mars 2008 à 06:05http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/03/21/l-alliance-toshiba-atomenergoprom-esquisse-un-axe-nucleaire-russo-japonais_1026006_3234.html
2
Important contrat pour Toshiba
Le conglomérat japonais Toshiba a remporté un contrat de 1.400 milliards de yens (9 milliards d'euros) pour construire quatre centrales nucléaires aux Etats-Unis, affirme aujourd'hui le quotidien Nikkei.
Interrogé, Toshiba a indiqué que des discussions étaient en cours concernant ce contrat, mais a démenti qu'une décision définitive ait été prise.
Selon le Nikkei, Westinghouse, la filiale de réacteurs nucléaires de Toshiba, s'est vu attribuer la construction de deux centrales en Caroline du Sud et de deux autres en Géorgie par les compagnies d'électricité locales Scana et Southern. Ces centrales seront mises en service entre 2016 et 2019.
Toujours d'après le Nikkei, ces centrales utiliseront les nouveaux réacteurs à eau pressurisée AP1000 fabriqués par Westinghouse.
05 avril 2008 à 10:58http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/04/03/01011-20080403FILWWW00403-important-contrat-pour-toshiba.php
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Energie nucléaire: Toshiba renforce sa présence aux USA
Le groupe diversifié japonais Toshiba a indiqué avoir créé en mars une nouvelle société aux Etats-Unis dans le but initial de promouvoir ses modèles de réacteurs nucléaires à eau bouillante (REB ou BWR) et de multiplier les coopérations avec sa filiale américaine Westinghouse.
Les compétences de cette nouvelle entité baptisée "Toshiba America Nuclear Energy Corporation" seront progressivement étendues pour couvrir également les activités de support technique, d'ingénierie et de conception de centrales, a précisé Toshiba dans un communiqué.
Plus de trente centrales devant être construites dans les prochaines années aux Etats-Unis, Toshiba et Westinghouse (entreprise acquise en 2006) entendent ne pas laisser passer ces occasions, a souligné le groupe japonais.
La nouvelle société servira également de relais entre Toshiba au Japon et Westinghouse au Etats-Unis pour permettre au groupe japonais de s'inspirer des connaissances et savoir-faire de Westinghouse concernant les technologies avancées pour l'exploitation et la maintenance des actuelles centrales.
Toshiba prévoit inversement d'apporter à Westinghouse son expertise en matière de gestion de construction de centrales, capacité acquise à travers les projets réalisés au Japon.
05 avril 2008 à 11:03http://www.romandie.com/infos/news2/080307060007.tuzyhsa0.asp
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