L'Iran juge “inamicale” la position de la France dans le Golfe

Iranahmadinejad Voilà qui ne devrait pas arranger les affaires de Nicolas Sarkozy ... alors que les sondages semblent marquer la fin de son idylle avec le peuple français, voilà que certains dossiers internationaux remontent à la surface.

L'Iran a reproché à la France d'adopter une position "inamicale" sur le dossier nucléaire iranien, tout en affirmant que la future base navale française dans le Golfe ne contribuerait pas à la paix au Moyen-Orient.

Il est vrai que les propos de Nicolas Sarkozy envers l'Iran semblent quelques peu “musclés” quand on connait la part importante de l'Iran dans le financement du programme nucléaire civil français, et tout particulièrement dans Eurodif.

Mohammad Ali Hosseini, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a laissé entendre que l'Iran répliquerait au fait que Paris avait convoqué son ambassadeur la semaine dernière à la suite de propos anti-israéliens tenus par le président Mahmoud Ahmadinejad. "Jusqu'ici, notre politique envers la France et ses positions inamicales est restée modérée, mais si la tendance continue nous réviserons nos positions nous aussi", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Pour mémoire, les liens bilatéraux entre la France et l'Iran s'étaient extrêmement tendus en septembre dernier suite à des propos du chef de la diplomatie (!...) française, Bernard Kouchner selon lesquels le monde devait se préparer à une guerre avec l'Iran.

Hosseini a par ailleurs critiqué un accord signé en janvier par la France et les Emirats arabes unis (EAU) pour la création d'une base navale devant accueillir de 400 à 500 militaire. Cette dernière sera la première installation militaire française permanente dans le Golfe ... et fera face à l'Iran. Plus du tiers des livraisons de pétrole transitent dans la région.

Le ministère français de la Défense a indiqué le 31 janvier que des unités de France, des EAU et du Qatar procéderaient en février à leurs premières manoeuvres communes.

"Nous sommes hostiles à tout renforcement de la présence militaire étrangère dans la région", a par ailleurs affirmé Hosseini. "Nous pensons qu'une telle présence n'est pas un facteur de paix et de sécurité pour la région (...). Nous pensons en revanche que cela pourrait contribuer à l'insécurité."

Faisant allusion à Israël, Hosseini a ajouté que la France "ignorait les crimes du régime sioniste" contre les Palestiniens. "Nous exprimerons assurément nos objections en convoquant l'ambassadeur de France."

Vendredi, le ministère français des Affaires étrangères avait convoqué l'ambassadeur de Téhéran à Paris en raison d'une nouvelle diatribe d'Ahmadinejad contre l'Etat juif, dont il avait précédemment affirmé qu'il devait être "rayé de la carte".

Certains membres du Conseil de sécurité de l'ONU veulent plus de temps pour étudier d'éventuelles nouvelles sanctions contre l'Iran concernant son programme nucléaire, a déclaré pour sa part vendredi à Washington l'ambassadeur de France aux Etats-Unis.

"Quelques" membres du Conseil souhaitent attendre que l'Iran clarifie les questions entourant son programme nucléaire avec l'Agence internationale de l'Energie atomique, a déclaré l'ambassadeur Pierre Vimont lors d'un forum au Middle East Institute de Washington, sans citer de pays.

Selon lui, l'obtention d'un accord sur un troisième train de sanctions contre Téhéran nécessiterait plus amples réflexions de certains membres non permanents du Conseil de sécurité.

Le Conseil a tenu lundi une réunion informelle sur une résolution prévoyant un nouveau train de sanctions, et ses cinq membres permanents (Grande-Bretagne, Chine, France, Russie et Etats-Unis) ainsi que l'Allemagne se sont mis d'accord sur un projet de texte. Mais "certains des membres du Conseil de sécurité aimeraient attendre de voir comment les contacts actuels entre M. (le directeur de l'AIEA Mohamed) ElBaradei et les autorités iraniennes vont se passer et s'il (M. ElBaradei) obtiendra un accord satisfaisant" sur les contrôles qu'il a demandés, a déclaré M. Vimont.

Le ministre français de la Défense Hervé Morin, en visite jeudi à Washington, avait affirmé qu'il n'était pas convaincu de l'arrêt du programme nucléaire militaire de l'Iran en 2003, comme l'affirme un rapport récent des agences de renseignement américaines. Il avait ajouté que la France souhaitait que l'AIEA "continue de mener toutes les investigations nécessaires".

Les choses bougent côté iranien, puisqu'un nouveau champ gazier, d'une réserve estimée à 311 milliards de mètres cubes, a été découvert par une compagnie indienne dans le Golfe persique, a annoncé samedi le ministre iranien du Pétrole Gholam Hossein Nozari.

Refusant de révéler le nom de la société indienne, il a toutefois précisé qu'il y aurait des discussions au sujet du développement du champ gazier avec cette société, "si elle est intéressée".

L'Iran détient les deuxièmes réserves mondiales de gaz, après la Russie et espère exporter son gaz en Arménie, au Pakistan, en Syrie et même en Europe.

En dépit de ses importantes ressources, l'Iran n'est pas devenu un important exportateur, faute notamment d'investissements extérieurs dans ses projets d'exploitation gazière.

Du fait d'une vague de froid et de chutes de neige sans précédent depuis plus de 40 ans, la consommation de gaz en Iran a atteint début janvier le niveau record de 426 millions m3 par jour, selon des chiffres officiels publiés par la Société nationale de gaz.

Sources : AFP, Reuters

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2 Commentaires

  1. 1

    el gringo

    L'Iran inaugure son premier "centre spatial"

    L'Iran a lancé une fusée lors de l'inauguration lundi de son premier centre spatial, visiblement rudimentaire selon les images de la télévision, et destiné à envoyer prochainement dans l'espace un satellite iranien, provoquant de nouvelles critiques des Occidentaux.

    "Nous devons avoir une présence active et efficace dans l'espace", a dit le président Mahmoud Ahmadinejad, dans une allocution diffusée sur la télévision d'Etat.

    La Maison Blanche a jugé "regrettable" le lancement de cette fusée et averti que cela ne ferait qu'isoler davantage Téhéran du "reste du monde".

    La télévision a diffusé des images d'un site en plein désert sur lequel se trouvait une fusée, ressemblant au missile Shahab-3, en position verticale sur son camion de transport, avant d'en montrer le lancement. Aucune précision n'a été donnée sur la portée et la puissance de la fusée, qualifiée d'engin "de recherche", ainsi que sur le résultat de ce tir.

    Le président Ahmadinejad a "inauguré le premier centre spatial construit localement, comprenant le satellite de recherche Omid (Espoir), une station de contrôle souterraine et un pas de tir", selon l'agence officielle Irna.

    Selon l'agence Isna, le site de lancement se trouve près de Semnan (nord) où est situé le centre d'essai des missiles iraniens.

    Une fusée semblable sera utilisée pour le lancement du satellite, a précisé Isna.

    Ce satellite, de fabrication iranienne, "partira dans l'espace lors du mois (iranien) de Khordad", qui commence le 21 mai, a dit le ministre de la Défense Mostafa Mohammad Nadjar, cité par l'agence Fars.

    Selon lui, l'Iran envisage d'ici 2015 de "fabriquer deux satellites de télécommunication et recherche, une station de télémétrie, ainsi qu'un satellite commun avec des pays islamiques".

    L'inauguration du centre devrait relancer les craintes des Occidentaux sur l'objectif ultime du programme spatial iranien, alors que la pression s'accentue sur Téhéran pour suspendre son programme nucléaire.

    "Aucune puissance ne peut aller contre la volonté de la nation iranienne", a dit M. Ahmadinejad, en s'élevant contre "le système dominant qui humilie les peuples et les nations en insinuant qu'ils sont des incapables".

    Le programme de missiles iraniens fait l'objet, avec son programme nucléaire, de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU.

    Un troisième train de sanctions est en préparation au Conseil afin de forcer l'Iran à suspendre notamment son enrichissement d'uranium, mais Téhéran a d'ores et déjà annoncé qu'il ne se pliera pas à cette exigence.

    Les Occidentaux estiment que l'objectif du programme balistique iranien est de servir le programme nucléaire.

    L'Iran, qui est coutumier des annonces sur l'introduction d'armements sophistiqués, avait affirmé en février 2007 avoir testé avec succès sa première fusée spatiale.

    Elle avait atteint, selon les responsables iraniens, une altitude de 150 km. Une hauteur la plaçant techniquement dans l'espace, qui commence à 100 km selon la Fédération internationale de l'aéronautique, mais restant insuffisante pour placer un satellite en orbite basse.

    La fusée iranienne serait dérivée du missile balistique Shahab-3, dont la portée théorique de 1.600 km a été augmentée jusqu'à 2.000 km selon l'Iran.

    Ce missile, le plus perfectionné de l'arsenal iranien, est sous la responsabilité du corps d'élite des Gardiens de la révolution.

    La République islamique ne dispose actuellement que d'un satellite, Sina-1, fabriqué en Russie et mis en orbite en octobre 2005 par une fusée russe Kosmos-3M depuis le pas de tir russe de Plessetsk.

    La construction d'un deuxième satellite, Zoreh, confiée à la Russie à la suite d'un accord en janvier 2005, est en retard.

    Moscou avait justifié ce délai en décembre 2006 en en faisant porter la responsabilité à des fournisseurs européens d'équipement, réticents à coopérer au projet.

    De son côté la Maison Blanche a jugé "regrettable" le lancement de cette fusée par l'Iran, et averti que cela ne ferait qu'isoler davantage la République islamique de la communauté internationale.

    "J'ai vu ce matin (lundi) que l'Iran avait, une nouvelle fois, testé un missile balistique. C'est regrettable qu'ils continuent ainsi car cela isole davantage le pays du reste du monde", a déclaré à la presse la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino.

    http://afp.google.com/article/ALeqM5jYDxo2jYVcuqG4k_SYYul7x4Ntog

  2. 2

    Elisabeth

    Bon, et l'Iran dans tout cela ??

    certains affirment que la panne telecom a eu lieu pour l'isoler ... voire limiter les éventuelles videos de possibles actions US dans le secteur.

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