Ensemble tout est possible affirmait le candidat Sarkozy. Certes, ne reste plus alors qu’à se rassembler, ce qui ne semble pas aussi facile que cela.
Le président de la République est venu lundi matin aux aciéries d'Arcelor-Mittal situées en Moselle. Après une visite de l'usine, il s'est entretenu avec les syndicats. Toutefois, selon France 3 Lorraine, Aurélie Filipetti et Michel Liebgott, députés PS des circonscriptions de Gandrange se sont déclarés indignés de n'avoir pas été invités à cette visite présidentielle.
Sectaire notre Président ? Pourtant face à un problème, toutes les initiatives ne sont-elles pas bonnes à prendre en compte ? Ne parle-t-on parle pas de la richesse des différences ?
L'état s'engagera pour maintenir l'investissement afin de maintenir des usines en France, a déclaré Nicolas Sarkozy.
"Mon idée, c'est qu'on essaie de faire avec vous ce qu'on a fait avec Alstom", a expliqué le chef de l'Etat en visite lundi sur le site menacé de perdre 595 emplois, faisant ainsi allusion au plan de sauvetage du groupe en 2004. Le Président a par ailleurs déclaré que l'Etat était "prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir en fonction l'aciérie d'ArcelorMittal de Gandrange, en Moselle.
"Nous sommes prêts à mettre de l'argent pour faire les investissements qui auraient dû être faits sur le site depuis longtemps", a déclaré le chef de l'Etat sur le site. "Mon objectif est de garder des usines ouvertes en France car un pays qui n'a plus d'usine est un pays qui n'a plus d'économie", a-t-il souligné.
"Nous sommes prêts à faire le nécessaire, quel que soit le propriétaire (de l'usine)" a par ailleurs précisé Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat, conscient qu'il faut parvenir à un accord avec le groupe Mittal, indique cependant : "Soit nous arrivons à convaincre Lakshmi Mittal, le patron d'ArcelorMittal, et nous investirons avec lui, soit nous trouvons un repreneur, et nous investirons avec lui".
Les syndicats ont quant à eux deux mois pour présenter un contre-projet que le président de la République a déclaré soutenir s'il était crédible. Reste à définir toutefois les critères d’évaluation qui seront retenus pour apprécier la crédibilité. Pour rappel, la restructuration de l'usine mosellane prévoit la suppression de 700 emplois.
Une réunion devrait être organisée prochainement par le chef de l'Etat sur la question des restructurations industrielles. L’objectif serait d’instaurer une « logique beaucoup plus proactive consistant à anticiper » plutôt que « subir les dossiers au fur et à mesure où ils sortent ». La Caisse des dépôts et consignations pourrait se voir attribuer un nouveau rôle majeur dans ce dispositif.
De leur côté, les salariés de l'usine de Gandrange ont mandaté un cabinet de conseil, Syndex, pour élaborer des « solutions alternatives industrielles et sociales » au projet de restructuration. Car pour les syndicats , « les difficultés peuvent être surmontées dans un délai raisonnable ». Ils pointent du doigt la mauvaise gestion des embauches d'ArcelorMittal et le manque d'investissement. La direction du groupe justifie de son côté son projet par la hausse du prix des matières premières et de l'énergie ainsi que les difficultés opérationnelles et les coûts de maintenance élevés.
Alors qu'il s'était fait publiquement « chahuté » par Nicolas Sarkozy, en Inde, le PDG d'Arcelor Mittal n'en a pas moins accepté après un entretien à Paris de s'engager à discuter avec les syndicats de "solutions alternatives" au plan de suppression d'emplois à l'aciérie de Gandrange (Moselle), assurant que tous les salariés seraient reclassés. Le mois d'avril a été fixé comme date butoir de la fin des négociations.
"Comme je l'ai déjà dit, il n'y aura pas de suppressions d'emplois à Gandrange, chaque employé pourra bénéficier d'un autre emploi dans les usines (du groupe) de la région", a assuré M. Mittal à l'issue d'un entretien d'une heure environ avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée la semaine dernière.
"Après avoir rencontré le président et, comme il l'a proposé, j'ai accepté d'étudier des propositions alternatives viables avec les syndicats (...) jusqu'au début du mois d'avril", a-t-il ajouté devant la presse. Sur les 550 emplois concernés, 150 départs en retraite sont d'ores et déjà prévus.
Selon Lakshmi Mittal, les discussions vont se poursuivre avec les syndicats jusqu'à trouver "une solution viable". "Ce dialogue continuera jusqu'à à peu près début avril (...) D'ici là, tout est ouvert, tout est possible, tout est envisageable". "Il n'y aucune raison pour que les syndicats s'inquiètent, aucun souci à avoir", a-t-il dit.
Selon son P-DG, ArcelorMittal va dégager une enveloppe de 20 millions d'euros pour financer "le reclassement des personnels" du site de Gandrange incluant des frais de formation pour les salariés concernés.
Lors de leur entretien, Nicolas Sarkozy "a indiqué qu'il appuierait toutes les solutions qui présenteraient une viabilité économique à moyen et long terme", a par ailleurs précisé le porte-parole de l'Elysée David Martinon dans un communiqué, assurant que M. Mittal avait "renouvelé ses engagements vis-à-vis de l'industrie sidérurgique française".
Pour rappel, ArcelorMittal a annoncé le 16 janvier la suppression d'ici à avril 2009 de 595 des 1.108 emplois de son aciérie de Gandrange (Moselle) que le groupe s'est engagé à reclasser dans son unité de Florange (Moselle) et au Luxembourg. Le 16 janvier, le directeur général d'ArcelorMittal France, Daniel Soury-Lavergne, avait chiffré à quelque 400 le nombre d'emplois "disponibles" pour le reclassement des métallos de Gandrange. L'usine de Gandrange avait été rachetée en 1999 par Mittal Steel au français Usinor pour un franc symbolique. Les deux sociétés ont fusionné en 2006 après l'OPA lancée par Mittal sur Arcelor, groupe créé en 2002 par Usinor et deux sidérurgistes européens.
Sources : France 3 Lorraine, AFP, Reuters, AP, Usine Nouvelle
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2 Commentaires
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Alorsq que quasiment aucune presse, à part France 3 n'en parle
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Deux députés PS: "Sarkozy nous écarte"
Les députés socialistes Aurélie Filippetti et Michel Liebgott, élus de Moselle, se sont déclarés aujourd'hui "indignés d'être personae non gratae lors de la visite du président de la République, demain lundi à l'usine ArcelorMittal à Gandrange, à cheval sur leurs deux circonscriptions".
"Depuis le début du conflit, nous nous battons aux côtés des salariés, rencontrant tour à tour les syndicats et la direction afin d'obtenir le gel de la décision de fermeture et de soutenir le projet alternatif des syndicats afin de préserver les emplois", déclarent les deux députés dans un communiqué.
"La décision sectaire d'écarter les élus de cette visite révèle de manière flagrante le mépris du président de la République envers le parlement et les parlementaires, tout comme elle illustre, à l'évidence, que la politique d'ouverture de monsieur Sarkozy n'est en fait qu'un affichage purement médiatique", ajoutent les deux députés.
Nicolas Sarkozy se rendra dans l'usine du groupe sidérurgique ArcelorMittal de Gandrange (Moselle), qui fait l'objet d'un plan de restructuration prévoyant la suppression de 600 emplois.
Source : AFP
04 février 2008 à 13:362
Cf. Marie-France Bezzina pour Associated Press
"M. Sarkozy a terminé sa visite éclair par un clin d'oeil à son actualité personnelle: "Si c'était facile, vous ne m'auriez pas invité en tant que président de la République. Gandrange, comme voyage de noces, y a pas mieux". Ce qui a provoqué des applaudissements nourris".
En voilà une idée lumineuse: convertir des activités en perte de vitesse en hôtellerie haut de gamme pour couples en lune de miel. Furieusement tendance les bassins sidérurgiques!
04 février 2008 à 16:05Ajoutez un commentaire
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