
Deux des quatre acteurs de la plus grosse opération de fusion-acquisition de l’histoire bancaire (71 milliards d’euros) ont annoncé coup sur coup de solides résultats annuels. Cible d’un consortium emmené par Royal Bank of Scotland (RBS), Fortis et Santander, ABN AMRO enregistre un bond de 109% de son bénéfice en 2007, à 9,48 milliards d’euros, tandis que RBS voit son bénéfice net progresser de 21,7 %, à 7,54 milliards de livres.
C’est la vente de sa filiale américaine LaSalle à Bank of America qui permet à ABN AMRO de plus que doubler son bénéfice. Sans cette opération, l’établissement néerlandais aurait affiché un bénéfice de 2,66 milliards d’euros (+ 43,5% tout de même). Comme à peu près tout le monde, ABN AMRO fait les frais du subprime : le groupe ayant déprécié 1,56 milliard d’euros d’actifs l’an dernier.
Pour sa part, RBS publie un résultat conforme aux attentes, à 7,54 milliards d’euros (+ 21,7%) pour un PNB de 28,86 milliards d’euros (+ 3%). En intégrant les activités d’ABN AMRO, le PNB s’élève à 31 milliards de livres (+ 11%) et le résultat net à 7,3 milliards de livres (+ 17,8%). Les activités d’ABN AMRO reprises par RBS (banque de gros et filiales asiatiques et européennes) ont dégagé un bénéfice de 439 millions d’euros.
Autre participant au démantèlement d’ABN AMRO, Fortis annonce que les activités aux Pays-Bas d’ABN AMRO, ainsi que ses pôles de banque privée et de gestion d'actifs, lui ont rapporté un bénéfice de 1,4 milliard d’euros, en baisse de 29%. L’établissement franco-belge dévoilera ses résultats complets la semaine prochaine.
Enfin Emporiki, filiale grecque du Crédit Agricole acquise en 2006, annonce un bénéfice net de 73,4 millions d’euros sur 2007, contre une perte de 234,7 millions d’euros un an plus tôt.

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