Tony Blair : nouveau conseiller de la banque JPMorgan

Blairkassierte500000dollarauftrittcFini le chômage pour Tony Blair ! L'ancien Premier ministre britannique a été embauché jeudi comme conseiller à temps partiel par la banque américaine JPMorgan, a annoncé celle-ci dans un communiqué.

"Notre" homme ne devrait pas être confronté à de grandes difficultés pour occuper son temps restant. La presse britannique semble lui prêter une foultitude d’opportunités dans le secteur privé.

M. Blair conseillera la direction générale de la banque, "apportant son immense expérience internationale pour lui fournir un avis stratégique et une vision de l'intérieur sur les questions politiques mondiales et sur les tendances émergentes", se félicite JPMorgan dans le communiqué. L'ancien Premier ministre participera de surcroît au nom de JPMorgan à certains événements et conférences, selon la banque.

"Nous sommes honorés" de la décision de M. Blair, s'est félicité le président directeur général Jamie Dimon, estimant que l'ancien dirigeant "apportera à nos responsables et à nos clients une vision mondiale unique et irremplaçable, particulièrement précieuse dans une période aussi tourmentée".

Cité dans le communiqué, M. Blair a souligné pour sa part "cette grande occasion de pouvoir contribuer au travail de JPMorgan Chase", qualifiée de "compagnie de premier ordre à la pointe de l'économie mondiale, avec une présence pratiquement dans chaque partie du monde". Selon un cabinet de recrutement new-yorkais cité jeudi par le Financial Times (FT), son rôle chez JPMorgan lui vaudra sans doute une rémunération de plus d'un million de dollars par an.

M. Blair, 54 ans, désormais représentant du Quartette pour le Proche-Orient, a lui-même confié au FT qu'il comptait prochainement accepter "une petite poignée" de postes similaires de la part de différentes entreprises dans des secteurs variés. "Je me suis toujours intéressé par le commerce et par l'impact de la mondialisation. De nos jours, la confluence entre la politique et l'économie est très puissante dans les différentes parties du monde, dont les marchés émergents", observe-t-il.

En novembre dernier, l’ancien Premier ministre britannique avait effectué une prestation de trois heures dans le sud de la Chine, payée 330.000 dollars, selon la presse chinoise par ailleurs très critique. Lors de cette visite à Dongguan, dans la province du Guangdong, Blair s’est arrêté dans un des complexes immobiliers de luxe construits par Guangda Group, la société qui l’avait invité, et prononcé un discours.

Le promoteur immobilier lui aurait aussi offert une des maisons, d’un coût de 38 millions de yuans (cinq millions de dollars), selon le journal qui ne précise pas si l’ancien Premier ministre a accepté. Il faut dire que le promoteur immobilier - Chen Runguang – est loin d’être n’importe qui, puisque Forbes le classait en 2006 parmi les 400 chinois les plus riches..

Tony Blair aurait également perçu une avance de quelque 10 millions de dollars pour ses mémoires, rappelle le FT. L’ancien premier ministre britannique ne sera pas le premier ancien dirigeant à travailler pour le privé : l'ancien Premier ministre britannique conservateur John Major et l'ancien président américain George Bush sont tous deux devenus conseillers du fonds d'investissement américain Carlyle.

M. Blair est par ailleurs également régulièrement cité comme le favori du président de la République française Nicolas Sarkozy pour devenir président de l'Union européenne.

 

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