On ne sait plus quoi dire pour vendre (2/2)

88787694Le bouquet final, c'est un drôle de résumé, allez on y fourre tout et on secoue. L'immobilier qui se "ramasse" entraîne l'économie avec lui, je suis désolée pour celui qui a rédigé ces lignes. Ca nous navre, mais c'est comme ça. Par ailleurs, j'aimerais bien l'affirmer, mais si le marché s'est retourné, les prix baissant légèremet désormais, je n'ai pas de preuve réelle de l'écatement de l'énorme bulle finacière, les prix sont toujours et encore "bullesques", c'est-à-dire disproportionnés.

“Effectivement le marché est baissier. Car la valeur réelle d’un logement ancien est uniquement celle qu’accepte de payer un acheteur potentiel. La bulle immobilière (comme celle d’Internet) a éclatée : agences désertes ou tombant en faillite, logements à vendre qui ne trouvent pas preneur, décote d’au moins 30% sur les prix annoncés…et ce n’est que le début d’un ajustement à la baisse très souhaitable pour l’économie car un immobilier bon marché est bénéfique pour la croissance!”

Oui, le marché est baissier, mais c'est faux de dire que le prix REEL est celui que l'acheteur veut bien payer. Si le prix est trop bas, le vendeur souvent renonce à la vente, refuse de brader son parimoine, et préfère louer, où s'il vend pour une bouchée de pain trop suspecte, l'Etat s'en mêle en soupçonnant des dessous de table. Rien n'est simple dans l'immobilier. Alors, je suis fatiguée de lire des ... même si elles sont bien intentionnées comme ce dernier paragraphe.

Finalement, je vais peut-être avoir besoin de ce café !

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On ne sait plus quoi dire pour vendre (2/2)

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6 Commentaires

  1. 1

    METEOR

    Ce sont les transaction REALISEES qui font le prix du marché.

    Les quelques vendeurs pris à la gorge qui seront obligés de vendre à des acheteurs ayant fait une offre basse feront le prix du marché.

    Dans un marché baissier où certains vendeurs acceptent de baisser leurs prix, et où le pigeon se fait rare, on arrive fatalement à une telle situation.

    Le fait que certains se retiennent de vendre ne changera pas la forme de la courbe.

  2. 2

    freya

    Entièrement d'accord avec METEOR. Tout le monde ne peut pas s'abstenir de vendre. Le prix d'un bien est le prix qu'accepte de payer l'acheteur le mieux offrant au moment T.

  3. 3

    fifidu93

    Puisque le marché de l'immobilier concerne essentiellement des propriétaires ( les primo-accédants ne représentant qu’une petite partie des achats mais les plus sacrifiés), dans un contexte difficile , je préfèrerai soit d’abord vendre ou acheter moins cher que le prix annoncé car

    - en plus des frais de notaires et d’AI qui ont atteint des sommets, je dois ajouter la différence entre mon bien vendu et celui acheter

    - or je ne suis pas sûr de vendre mon bien au prix et dans les délais que les délais impartis.

    - Le crédit relais est à 60–70 % du prix du bien (je dois donc payer des intérêts sur les 30 à 40% restants jusqu’à la vente.

    Quant tout monte, c’est l’euphorie, on a aucune crainte. Dans le contexte actuel, c’est plus difficile et vendre un bien pour un acheter un autre c’est prendre un risque qu’il faut savoir chiffrer ou surmonter.

    Je ne suis pas sûr qu’une baisse de l’immobilier même brutale, soit pénalisante pour l’économie, la plus part des ventes ce font entre propriétaires.

    Enfin, pour ceux qui doutent de la baisse, je vous signale ma situation, je suis marié, 3 enfants , deux salaires entrent tous les mois pour un montant avoisinant 4500 euros par mois, je suis propriétaire de notre appartement F3 acheter en 2002 pour 470 000 francs. Même en vendant cet appartement pour 1600 000 euros qui est le prix actuel, nous devons nous saigner sur 20 ans (à 33% de nos revenus) pour nous offrir la maison de nos rêves ( 4 chambres, + un peu de terrain). Or il y a une dizaine d’année, pour le même montant global, j’aurais été propriétaire d’une maison en ville et d’une autre à la campagne. Il suffit de comparer le patrimoine de nos aînés à nous autres plus jeunes pour constater un appauvrissement de nos situations. Attendons l’année 2008, en attendant j’économise, si rien ne se produit, je ferai sûrement comme beaucoup, un crédit sur 20 ans pour offrir une qualité de vie un peu meilleur à mes enfants. Je ne suis pas le plus à plaindre, j’ai déjà un patrimoine je ne cesse de penser à ceux qui s’endettent sur 30 ans pour des petites surfaces. Comment en est-on arrivé à cette situation ?

    Dernier commentaire, on avance l’argument de la peur de se retrouver à la rue, d’où le sentiment de sécurité d’avoir un bien à soi, même au prix d’un énorme sacrifice. Quel avenir offrons-nous à nos enfants, nous qui avons déjà peur du futur immédiat ? L’achat immobilier se fait au détriment de l’avenir de nos enfants, vous ne faîtes pas confiance à l’état et à nos politique pour assurer l’accès au logement et au travail, mais aucune inquiétude sur l’accès à l’éducation ? Pour beaucoup de personne, l’achat immobilier est un achat égoïste qui masque certaines de nos peurs, pour lesquels les enfants (et parents) ne comptent pas beaucoup.

  4. 4

    Abba

    Je pense que dans votre analyse vous oubliez les primo accédents ou jeunes qui au final retourne chez papa, maman dans un marché devenu complètement abérrant. Il n'est pas rare aujourd'hui de voir des jeunes de 25-30 ans retourner chez leurs parents ou grands parents suite à séparation, perte d'emploi,... Alors les proprios peuvent garder leurs prix élévés en se disant les autres ont vendus, je vendrai aussi... je pense que la classe "moyenne" de primo-accédents est aujourd'hui OUT et que celle-ci à la possibilité de se faire loger par sa famille en temps de CRISE, malheureusement pour les plus pauvres, forcement la vie va être encore plus dure pour eux et ce n'est surement pas eux qui pourront acheter. Au final, on a un marché complètement bloqué et je paris que dans les moi qui viennent les agences immo vont pleurer, les banques vont serieusement transpirer à l'annonce de leurs bilans en essayant pour certaines d'eviter le depot de bilan (on en est pas encore comme aux US) et que cette année 2008 est l'année de tous les dangers pour l'économie...

  5. 5

    Moral

    De mon coté meme analyse :

    Pres de 7000 Euros de rentrées en salaire pour notre couple par mois.

    Meme avec cela la maison de nos reves est inaccessible.

    Mon choix indiscutable : privilégier la qualité de vie de notre famille, plutot que se gargariser d'etre propriétaires d'un 60 m2 dans Paris en empruntant sur 20 ans.

    CONCLUSION : On loue un confortable 5 Pieces avec Terrasse en petite couronne.

    Il n'y a qu'à voir : la quantité d'offres à louer sur des loyers élevés. Ca en dit long sur l'état de saturation du marché locatif...

    Avec un bon dossier (diplomes, Cvs, dessins des enfants ;), etc...), on est pret à négotier lors de notre prochain déménagement.

  6. 6

    par curiosité

    Quand tu dis un loyer élevé, c'est combien? aux alentours de 2000 euros par mois, beaucoup plus, un peu moins?

    C'est pour me faire une idée sur la région...

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