Vous l'aviez redouté ? 2008, l'a fait ! Et ce, dès le premier jour de cotation de l'année, mauvais présage ...
Le pétrole a touché le seuil des 100 dollars le baril mercredi à New York pour la première fois de son histoire.
Rappelons toutefois que le dollar perd de sa « vigueur » de jour en jour, et que sa cotation en dollar fausse un tantinet la donne. Pour se faire une – réelle – idée, il est impératif de raisonner en dollar constant, voire en euro diraient même certains, de plus en plus nombreux ...
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) à 17H20 GMT, le baril de "light sweet crude" pour livraison en février prenait 3,48 dollars à 99,46 dollars. Il avait touché peu auparavant le prix exact de 100,00 dollars.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord - également pour livraison en février - a lui aussi atteint un record historique, dépassant pour la première fois le seuil des 97 dollars et grimpant jusqu'à 97,71 dollars.
Deux raisons principales ont conduit à une telle flambée : l'escalade des violences au Nigeria, premier producteur de brut africain, d'une part, et la crainte d'une nouvelle chute des réserves américaines de produits pétroliers, d'autre part.
Un chef de guerre à la tête d'un mouvement militant, dont le camp avait été attaqué par un hélicoptère militaire dimanche, a riposté lundi par une attaque sur Port Harcourt qui a fait une dizaine de morts. Les chefs de guerre et l'armée étant engagés dans un violent affrontement, le risque d'interruptions de la production de pétrole au Nigeria demeure plus élevé que lors des derniers mois, selon les analystes.
En raison de l'instabilité et des violences, le Nigeria, cinquième fournisseur des Etats-Unis, a perdu en 2006 et 2007 un quart de sa production estimée actuellement à environ 2,1 millions de barils par jour.
La crainte de voir s'accroître les tensions géopolitiques après l'assassinat de Benazir Bhutto et les prochaines élections au Pakistan influence également actuellement les marchés.
Le rapport du département américain de l'Energie (DoE), qui sera publié jeudi à 14H30 GMT - avec un jour de retard en raison du Nouvel An - devrait quant à lui annoncer un déclin de 3,15 millions de barils des réserves de brut lors de la semaine achevée le 28 décembre, estiment les analystes. Selon leurs estimations, les réserves d'essence et de distillats (qui comprennent le fioul de chauffage, crucial en cette période froide de l'année) devraient en revanche avoir légèrement progressé, de respectivement 1,9 million de barils et 75.000 barils.
L'annonce d'une nouvelle baisse des stocks de brut américains pourrait raviver la crainte que les approvisionnements de brut ne parviennent pas à satisfaire la demande durant le premier trimestre de l'année
Sources : AFP, Ats
A lire également :
. Assassinat de Benazir Bhutto : tension géopolitique dans un monde de brut

3 Commentaires
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"il est impératif de raisonner en dollar constant, voire en euro direz (sic) même certains.."
03 janvier 2008 à 16:08Les spéculateurs de tout poil profitent de la bulle spéculative sur le pétrole, ce qui nest navrant et pas nouveau. Le plus inquiétant, c'est que, désormais, même les incultent se mettent à voler les honnêtes gens...
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"il est impératif de raisonner en dollar constant, voire en euro direz (sic) même certains.."
03 janvier 2008 à 16:09Les spéculateurs de tout poil profitent de la bulle spéculative sur le pétrole, ce qui nest navrant et pas nouveau. Le plus inquiétant, c'est que, désormais, même les incultent se mettent à voler les honnêtes gens...
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avez vous des infos sur le nucléaire ?
26 janvier 2008 à 19:08Ajoutez un commentaire
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