Après Lakshmi Mittal en début de semaine, voici venu le temps de Michelin.
Le président du constructeur de pneumatiques, Michel Rollier, sera reçu en effet mardi prochain à l'Elysée par Nicolas Sarkozy. Le but de leur rencontre sera de traiter du plan social mis en place à l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle), dont la fermeture est programmée en 2009, a indiqué la députée Nadine Morano, à l’initiative de cette entrevue.
Alors, beaucoup de choses à dire ce soir: l'effet du tirage de la "loterie Bernanke" a finalement porté ses fruits avec quelques heures de retard. Il faut croire que les financières sont revenues en grace via une note de Moody's qui assure que "les effets du subprime seront moins limités que prévu" (comprenne qui pourra!). Pour le reste, sachez que les résultats de Google ont décu le consensus, ce qui ne manquera pas de réjouir les possesseurs de l'unique put warrant made in France sur la valeur! Ceux-là peuvent s'attendre à un long run qui peut les amener à faire un +300% sans trop de problèmes ... Laissons-là les technos pour revenir sur l'évennement, à savoir le rebond du Dow et du S&P 500.
Si vous etes comme moi, un peu paumés devant le revirement de tendance cette après-midi (c'est-à-dire: mauvais chiffres US, récession probable, PMI en baisse ... et hausse maousse après ouverture franchement négative), alors cette note peut éventuellement vous proposer une petite explication, dont un des mérites est que l'on verra très vite si elle se tient ou pas. L'idée, c'est de dire que l'indice a été drivé de l'extérieur de telle facon à le faire cloturer en mensuel pile sur la courbe inférieure de la bande de Bollinger. La figure ci-contre montre bien que le trend haussier made in 2003 est définitivement rompu, mais comme cela, il en reste encore un vestige. Et puis, cette bougie rouge est assez longue comme ca!
Belle volatilité encore aujourd'hui, avec un CAC qui sauve les meubles in-extremis en toute fin de séance. Après une ouverture en très légère baisse, et un rapide passage dans le vert pour aller buter sur la résistance tracée en bleu, le CAC est rapidement reparti à la baisse, pour aller chercher le support donné hier sur 4760/4770, perdant jusqu'à 2% en début d'après-midi, avant de se redresser avec Wall Street, pour accélérer en toute fin de séance et revenir à proximité de l'équilibre. D'un point de vue graphique,

L'internationalisation de la crise des subprimes se confirme. Les victimes ne se trouvent pas qu'aux Etats-Unis et en Europe. Le secteur bancaire japonais fait à son tour les frais de la crise. Mitsubishi UFJ, Mizuho Financial, Nomura Holdings, Sumitomo Mitsui ou encore Shinsei Bank essuient toutes des pertes sur les neuf premiers mois de l'année. Les pertes ne sont toutefois pas de la même ampleur qu'UBS, Merrill Lynch ou Bank of America.
Après un repli de 1.37% hier, le CAC perd à nouveau 1.37% au moment mêmeoù je rédige cette note. Si la FED a bien baissé hier ses taux de 50pts de base, conformément à ce qu'attendait le marché, provoquant toutefois une brève envolée à Wall Street, le soufflet est rapidement retombé avec de nouvelles craintes de dégradation des "réhausseurs de crédit", ces entreprises chargées de "se porter caution" à la place d'emprunteurs moins bien notés. Les marchés asiatiques ont pourtant terminé en hausse ce matin, permettant à Paris d'ouvrir proche de l'équilibre, avant de s'orienter rapidement à la hausse.
Google dévisse systématiquement depuis quelques semaines, à la grande joie des vendeurs. Néanmoins, cette valeur a quelque chose de particulier, que les autres composantes du Nasdaq n'ont pas (tout au moins pas si fortement!), à savoir que c'est une bulle de première catégorie ... De cela, on a déjà parlé tant et plus. Par contre, ce qui est nouveau, c'est de voir le titre batailler sur un support datant de septembre 2007 (juste avant son décollage du à la première baisse de taux), aux alentours de $550. On a eu une cloture sous ce niveau hier, malgré les 50 points que réclamait le marché à corps et à cris.
Cette société est une recovery bien engagée dont je vous avais parlé il y a très longtemps, voir ici. Le Chiffre d'Affaires 2007 est sorti hier et se révèle en bonne partie très positif. Ceci se traduit par une brusque remontée du cours de l'action de plus de 5% dans des volumes assez conséquents vu le compartiment dans lequel elle est cotée ... Donc vu le massacre que les petites valeurs ont subi depuis début 2008, on peut réellement apprécier une telle progression un jour de glissade du CAC 40 de plus de 1%. La question est: faut-il acheter ? Réponse assez délicate, car si pour le LT, la réponse est oui sans hésitations (management compétent, segment de marché en croissance, innovations dans le bouchage des grands crus ...), pour le CT/MT, l'état actuel des marchés actions n'incite pas à l'enthousiame.
Tous les Présidents de sociétés cotées le connaissent par coeur : Daniel Bouton, l'actuel PDG du Groupe Société Générale en pleine tempête médiatique est l'auteur d'un rapport sur le contrôle interne des entreprises cotées. Ce rapport est à l'origine d'un règlement de l'Autorité des marchés financiers ayant considérablement augmenté les responsabilités des PDG.
Ce rapport a été produit par un groupe de travail présidé par Daniel Bouton himself. Intitulé "Pour un meilleur gouvernement des entreprises cotées", il a été réalisé sous l'égide du Medef et publié le 23 septembre 2002.
Alors, que contient ce fameux rapport Bouton ?
De quoi je me mêle serait-on tenté de dire ! Alors que les Etats-Unis jurent leurs grands dieux que l'invasion de l'Irak n'est en aucune façon liée aux ressources en pétrole de ce pays, il n'en demeure pas moins que "le secteur" les intéresse bigrement.
Un rapport américain publié mercredi va même jusqu'à souligner que la hausse de la production de pétrole en Irak, dans un contexte de flambée des cours du brut, devrait permettre à Bagdad de dégager une manne budgétaire propre à financer les efforts de reconstruction.
Monsieur Bush aurait peut-être une idée de noms de géants de BTP ou du secteur para-pétrolier qui seraient « même » prêts à signer des contrats pour pouvoir rebâtir ce qui a été détruit ?
Après le rebond avorté de Wall Street ce soir (consécutif à la baisse des taux aussi tardive que téméraire), on peut commencer à faire quelques prévisions sérieuses sur nos indices dans la zone Euro. Pour cela, premier réflexe, on regarde le taux de change euro/yen afin d'avoir un petit bilan de santé du carry-trade et des vélléités acheteuses dopées à la liquidité presque gratuite made in Japan. Or, ce qui en ressort est assez moche puisque la bougie du jour montre un réel échec (avec sa longue mèche) en haut de rebond et sous la MM20. En clair, ca va surement dégazer dès cette nuit à Tokyo, direction 156 yens/euro demain matin ... Ceux qui ont shorté cette cross aujourd'hui seront ravis!
Et voila, je suis encore tombé complètement à coté pour mon pronostic sur le "loto Bernanke" de ce soir ... Et comme toute cette affaire de taux d'intéret me rendait plutot nerveux, ma dulcinée a décidé de bloquer la soirée chez des amis n'ayant ni CNN, ni ordinateur connecté, ni rien qui pouvait etre utilisé pour s'informer sur les évennements outre-Atlantique. A mon retour, quelle surprise! Ou bien devrais-je dire plutot "quelles surprises!" ? En effet, comme vous le savez tous maintenant, la FED a réduit son taux de 50 points à 3% (pour un total de 1.25% sur le mois), ce qui en soi est déjà complètement loufoque, mais la réaction du marché (voir graphique intra-day du S&P 500 ci-dessus) est encore plus incroyable ...
C'est raté pour ce mois de janvier : le CAC n'aura pas été capable d'aligner deux séances de hausse consécutive. Il aura en renvanche parfaitement comblé sans l'invalider le gap haussier ouvert hier, et par là même le gap baissier de lundi (situé au même endroit). Avec un point bas sur le support marron, le CAC préserve également l'essentiel, et poursuit donc sa consolidation après la semaine agitée que nous avons vécu. Et si le gap de lundi dernier reste le premier objectif du rebond en cours, il faudra auparavant que le CAC s'affranchisse du petit triangle au sein duquel il consolide actuellement. Mais quel sera le sens de sortie ?
Selon un proverbe – français – le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres. Je ne sais pas si le même genre de dicton existe Outre-Atlantique, mais ce qui est sur, c'est que Boeing semble désormais être confronté aux mêmes types de problèmes qu'Airbus.
Si les comptes du constructeur aéronautique européen ont largement été entachés par les mésaventures de l'A380, les aléas de production du 787 pourraient nuire à la bonne santé financière du constructeur américain.
Boeing a en effet annoncé mercredi qu'il modifiait ses prévisions pour 2008, tablant sur des ventes moindres à cause des retards de son programme 787. Il mise néanmoins sur un bénéfice plus élevé, tandis que ses résultats 2007 s'avèrent supérieurs aux attentes. L'ensemble des nouvelles prévisions restent toutefois en deçà de celles des analystes.

UBS subit la première perte de son histoire, à 4,4 milliards de francs suisses (2,75 milliards d'euros), contre un bénéfice de 11,5 milliards de francs en 2006. A l'instar de Merrill Lynch, Citigroup ou Société Générale, c'est la crise des subprimes qui a plombée les comptes de l'établissement suisse, en particulier au cours du 4ème trimestre.
La France n’est pas seule. Elle fait notamment partie de l’Union Européenne et doit pour cela respecter les règles communautaires. C’est en tout cas le message que vient de lui faire passer la Commission européenne, quelques mois à peine avant que la France n’assure la Présidence de l’Union.
Une des plus hautes instances européennes a en effet appelé mercredi à traiter de manière égalitaire les éventuels candidats au rachat de la banque Société Générale.
Critique certes «indirecte » mais très peu voilée du gouvernement français, lequel affirme vouloir s'opposer à un raid hostile sur la Banque, récemment victime de supposées « malversations » d’un trader.
Malgré une fin de séance positive hier à Wall Street, c'est une séance négative ce matin en Asie qui tire les indices à la baisse ce matin. Et si la tendance semblait vouloir repasser positive hier, c'est donc finalement le gap ouvert hier qui aura attiré le marché, qui semble finalement craindre la réunion de la FED ce soir. Le CAC, après une ouverture en baisse sensible de 0.8% ce matin, a accentué son repli au bout d'une heure, pour venir combler dès 10h30 le gap haussier ouvert hier. Depuis, un équilibre semble se mettre en place au dessus de ce niveau, avec un repli de 1.7% à l'heure actuelle sur les 4857 pts.
Comme pour le Nasdaq, faisons le point sur mes commentaires de la semaine dernière : "Bref, un rebond est attendu sur ces niveaux de marché, correspondants à de nombreux supports, d'autant que les volumes apparus ces dernières séances sont particulièrement conséquents et le consensus particulièrement noir sur les marchés. Mais attention quand même à la cassure du support bleu foncé, qui pourrait avoir des conséquences non négligeables, et à l'ambiance actuelle sur les marchés... On surveillera donc avec attention la portée du rebond, pour autant qu'il se mette en place, car les résistances sur sa route son loin d'être négligeables, avec un objectif important dans la zone des 12500 pts"
Un peu à l'image du Nasdaq, il aura fallu un double appui sur le support vert pour que le DJ puisse installer une assise correcte pour entamer un rebond technique. L'avenir nous dira sur la rupture du support LT bleu foncé n'est qu'une exagération du marché, une imprécision de tracé, ou le prélude à une nouvelle aggravation, mais on remarquera que le point qui aura servi à deux reprises de support au DJ est précisément l'horizontale qui avait bloqué le DJ entre 2000 et 2006...
La semaine dernière, mes conclusions étaient les suivantes: "On notera également la forme de la bougie, en contre-attaque haussière, et qui pourrait valoir donc enfin un rebond technique dans les prochains jours. Mais le Nasdaq n'a pas eu la force de fermer le gap baissier ouvert ce mardi matin, signe d'une certaine faiblesse. Un nouvel appui sur le support bleu pourrait donc être nécessaire avant un rebond technique attendu."
La faiblesse identifiée la semaine dernière nous aura valu une seconde contre-attaque haussière, avec une quasi-réplique de la séance précédente, phénomène assez rare pour être signalé. Une configuration qui renforce quoiqu'il en soit le support bleu foncé, et qui aura permis comme attendu la mise en place d'un rebond technique. Un rebond toutefois particulièrement mouvementé, et intéressant à analyser.
La cotation du titre Gant a été suspendue mercredi à la Bourse de Stockholm, a annoncé l'opérateur de la Bourse.
Le groupe suédois d'habillement est actuellement la cible d'une offre publique d'achat hostile de la part du groupe suisse Maus Freres ... lequel est loin d'être rikiki.

En dépit de nouvelles dépréciations d’actifs (589 millions au 4ème trimestre) et provisions (309 millions d’euros), BNP Paribas annonce un bénéfice « estimé » (non audité) à 7,8 milliards d’euros pour 2007 (+ 7 %) un record pour la première banque française. La banque parvient à afficher un profit d'1 milliard d'euros sur le 4ème trimestre, en baisse de 42% sur un an.
Peut-être enfin un élément qui pourrait atténuer la fièvre de l'or jaune ! Alors que le cours n'en finit pas de battre jour après jour de nouveaux records historiques, les mines sud-africaines envisagent de relancer progressivement leur production cette semaine.
La compagnie publique d'électricité Eskom s'est en effet engagée mardi à rétablir 90% de leur approvisionnement, selon des informations communiquées par les compagnies minières elles-même. Poutine, quant à lui à su depuis déjà quelques mois exploiter le bon filon ...
A l'approche des municipales, les coups pleuvent et les masques tombent, semble-t-il.
Ressortant les vieux démons, Laurent Fabius, député PS de Seine-Maritime, a assuré mardi sur Europe 1 que si les Français ne mettaient pas "un carton jaune" à la majorité aux municipales et cantonales de mars, il y aurait "une hausse de la TVA après les élections".
Pour lui, comme pour le Parti Socialiste dans son ensemble, le message est clair : ces élections doivent marquer un coup d'arrêt de la politique de Nicolas Sarkozy par un vote sanction, sinon, le gouvernement se sentira pousser des ailes.
Au 13h de France 2 aujourd'hui, Elise Lucet demandait à son invité si les traders étaient tous des Jérome Kerviel en puissance; voyons ce soir un cas concret sur lequel nous n'avons pas vraiment le choix, et ce cas précis est basé sur ... l'interventionnisme d'état! Eh oui, du moment que l'état (à travers les banques centrales) a la possibilité de fortement influer les marchés par l'intermédiaire de la "planche à billets", il devient nécessaire de "parier" sur le résultat des réunions de politique monétaire un peu à l'aveuglette. La situation de ce soir est la suivante: le marché US a pricé un abaissement des taux entre 25 et 50 points de base pour demain, ce qui occasionne un rebond sur les indices américains (voir le S&P 500 ci-contre).
Le repli de ces deux derniers jours aura donc permis au marché de reprendre son souffle, et c'est par un rebond conséquent que le CAC termine la séance, même s'il est resté sur la première zone de résistance identifiée hier. A noter que c'est par un nouveau gap haussier que le CAC a entamé cette journée, isolant du coup la séance de la veille (le 6ème gap en 7 séances, malgré des corps de grande taille). Element intéressant, ce gap aura tenu toute la séance, avec une clôture proche des plus hauts. Un rebond sans doute dû aux perspectives de baisse des taux de la part de la FED demain. Reste que le CAC se trouve désormais pris entre deux gaps : celui baissier de lundi dernier, entre 5012 et 5081, et celui, plus modeste, ouvert ce matin entre 4854 et 4868.
Le "mini krach" de la semaine dernière démarré pendant la fermeture de Wall Street (pour cause de MLK day) est désormais loin en ce sens que les bourses asiatiques et européennes ont complètement abandonné le tour d'avance qu'elles avaient par rapport aux USA (meme si en l'occurence c'était une avance baissière). Nous avons repris notre régime de croisière qui consiste à suivre le matin la cloture américaine, puis un flottement vers midi et enfin une copie du mouvement du "grand frère" à partir de 15h30. Ceci rend la prévision CT de nos indices (la prévision MT est simple: plein sud!) plus difficile puisqu'il faut jouer au "loto Bernanke" ...
Il y a 2 mois environ, je vous avais suggéré de shorter Google dans la mesure du possible; le principal problème dans ce programme était que l'unique dérivé à la baisse sur le titre était un warrant BNP extrèmement hors de la monnaie à l'époque ... Aujourd'hui il n'y en a pas beaucoup plus (à part quelques uns made in Germany), mais je crois que cette nouvelle note sur le sujet est justifiée par le fait que le put BNP a un strike de $520, ce qui signifie qu'il est très proche maintenant d'etre à la monnaie ... Insistons sur le fait que la maturité est au 19 mars 2008, ce qui est proche, et rend le dérivé risqué.
L'action de la compagnie aérienne espagnole à bas prix Vueling s’est littéralement envolée de 28% à 10,95 euros à la reprise de sa cotation à la Bourse de Madrid, à 15H55 GMT.
Pas de magie dans tout ceci : son principal actionnaire a "simplement" reconnu mardi des contacts avec d'autres compagnies en vue d'une éventuelle fusion. La Bourse a fait le reste…
Cette union permettrait de créer la troisième compagnie aérienne espagnole, avec plus de 10,7 millions de passagers par an.
Le groupe allemand de télécommunications Deutsche Telekom tranchera sur l’avenir de sa filiale de services informatiques T-Systems dans le courant du mois de mars. Ce n’est qu’à cette date que les salariés sauront à quelle sauce ils seront mangés.
Deux scenarii fortement crédibles : la vente partielle ou l'association à un partenaire.

Engagé dans la spirale infernale des subprimes depuis l'été dernier, Countrywide Financial continue sa descente aux enfers. Le leader américain des crédits hypothécaires vient d'annoncer une perte de 704 millions de dollars pour l'ensemble de l'année 2007 (contre 2,6 milliards en 2006). La perte atteint 422 millions de dollars sur le seul 4ème trimestre.
Mais que ce passe-t-il encore dans l'ombre du « fabuleux » dossier du "trader fou" de la Société Générale.
Alors que la banque se trouve secouée par cette affaire, François Fillon a affirmé mardi à Matignon que le gouvernement "ne laissera pas la Société Générale être l'objet de raids hostiles", après la crise qui a fragilisé la banque. De quelles informations précises dispose le gouvernement pour tenir un tel discours ? Y-a-t-il danger ?
Les vautours sont-ils à la porte ? Ou au contraire Nicolas Sarkozy aurait quelques velléités de placer « ses proches » au commande du navire, comme c'est le cas dans le Sarkoland de la Caisse d'Epargne. Ceci pourrait être un des fins mots de l'histoire ...
Car parallèlement, la ministre de la Justice, Rachida Dati, a déclaré mardi que la responsabilité du PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, "peut être engagée" dans l'affaire des pertes colossales imputées au trader Jérôme Kerviel. Histoire d'accentuer la pression sur le patron de la banque. Madame Dati serait-elle candidate pour le remplacer ?
Ou serait-ce un avertissement face à l'appétit grandissant de Poutine et de la Russie ? L'un n'empêche pas l'autre en tout cas, et il est parfois utile de "crier au loup" pour "affermir ses positions".
Vous ne rêvez pas, le CAC vient effectivement d'ouvrir son 6ème gap en 7 séances. Alors certes, la plupart ont été comblés très rapidement, comme ce fut le cas mardi, mercredi ou vendredi dernier (seule la séance de jeudi n'a pas vu l'ouverture d'un gap journalier), mais cela dénote bien d'une part la nervosité des opérateurs, mais également l'incertitude actuelle et une dépendance toujours aussi grande des marchés européens aux marchés américains, et dans une moindre mesure asiatiques.
Première réaction sur le terrain aux mesures contenues dans le rapport d'Attali, lesquelles font d'ores et déjà débat.
La Fédération nationale des artisans du taxi (Fnat) a appelé lundi les taxis à "cesser le travail" mercredi avec des manifestations à Paris et en province pour protester contre "la déréglementation de la profession" que préconise selon elle le document.
Pas rancunier pour deux sous (voire même trois) Lakshmi Mittal ! Alors qu'il s'était fait publiquement « chahuté » par Nicolas Sarkozy, vendredi en Inde, le PDG d'Arcelor Mittal n'en a pas moins accepté lundi de s'engager à discuter avec les syndicats de "solutions alternatives" au plan de suppression d'emplois à l'aciérie de Gandrange (Moselle), assurant que tous les salariés seraient reclassés.
Le mois d'avril a été fixé comme date butoir de la fin des négociations.
La voiture du peuple céderait-elle aux avances du dollar faible ?
Alors que le véhicule avait été construit à l’origine pour permettre au plus grand nombre de pouvoir acquérir un véhicule à bas prix, la faiblesse du billet vert semble désormais la détourner de ces buts initiaux.
Selon un entretien publié lundi par le responsable Volkswagen aux Etats-Unis Stefan Jacoby, le constructeur allemand envisage d'implanter une usine de fabrication de pièces automobiles dans la zone dollar, en plus de son projet d'un site de montage.
Voiture du peuple certes, mais au bout du compte, pour quel peuple ? Allemand ou américain ? car l’opération ne devrait pas créer de l’emploi, loin s’en faut … en Allemagne.
C'est drole, je viens de penser à ca en regardant les indices américains prendre leur envol de cette après-midi: la publication d'un chiffre immobilier décevant (le Nième!) a provoqué une hausse paradoxale (la Nième!) car plus l'économie US va mal, plus la FED est susceptible de baisser ses taux demain ou après-demain. Ca parait débile, mais c'est comme ca! Si vous sussurez le néologisme "stag-flation" (stagnation économique + inflation) ou bien "déflation à la japonaise", vous risquez de passer pour le pire des crétins (rassurez-vous, à ce jeu-là, je ferai toujours pire), jusqu'à ce vous répondiez la phrase magique "Jérome Kerviel (le génie/fraudeur/terroriste -- rayez les mentions inutiles) était bullish sur les indices européens (DAX, CAC et Euro-Stoxx 50)".
Si la situation s'est améliorée en fin de séance, puisque le CAC ne termine qu'en repli modéré de 0.6% contre un repli de plus de 2% en séance, il aligne une seconde séance de repli, et n'est pas parvenu à combler le gap baissier ouvert ce matin. Ce dernier a toutefois été considérablement réduit, puisqu'il ne se limite plus qu'à un petit point d'indice, mais c'est bien le signe d'un manque de confiance et de visibilité des opérateurs. Et pourtant, les indices américains étaient bien orientés en début de séance, après des contrats futurs pourtant en baisse marquée ce matin. Bref, si ce gap ne devrait pas persister bien longtemps, le sort de celui ouvert lundi dernier est plus incertain à CT.
Les ventes de McDonald's, le célèbre leader du Fast Food ont stagné en décembre. Nutritionistes et amoureux du terroir, ne vous réjouissez pas trop vite : le chiffre d'affaires du 4ème trimestre affiche quand même une progression de +6%, à 5,75 MM USD / 3,88 MM €.
Les ventes sur le trimestre ont globalement augmenté de +3,3% aux Etats-Unis, de +8,3% en Europe (si...) et de +11,4% dans le reste du monde.
McDonald's indique qu' à l'origine du mauvais chiffre américain il faut trouver une météo défavorable en décembre. Pluie, vents et tempêtes n'auraient pas incité les consommateurs à sortir le gourmand pick-up familial pour prendre le chemin du MacDo local. Peut-être ont-ils redécouvert les vertus de la cuisine familiale ?



