Deutsche Telekom : T-Systems verra son avenir tranché d'ici mars

Deutschetelekom_penduLe groupe allemand de télécommunications Deutsche Telekom tranchera sur l’avenir de sa filiale de services informatiques T-Systems dans le courant du mois de mars. Ce n’est qu’à cette date que les salariés sauront à quelle sauce ils seront mangés.

Deux scenarii fortement crédibles : la vente partielle ou l'association à un partenaire.

"Toutes les options sont ouvertes", a déclaré lors d'un colloque de presse Reinhard Clemens, patron de la division. L'acheteur potentiel en cas de vente a déjà été identifié, a-t-il également ajouté, sans dévoiler toutefois son identité. C'est un acteur du secteur "qui a la compétence pour continuer à travailler avec Deutsche Telekom", selon lui.

Le destin de T-Systems est un projet qui suscite moult réflexions de René Obermann depuis son arrivée aux commandes du groupe en novembre 2006.

Le 27 août dernier, le magazine allemand Focus affirmait même que Deutsche Telekom projetterait de transférer 16.000 emplois d'informaticiens dans une joint-venture créée avec un partenaire dont l'identité n’avait pas été révélée.

T-Systems, branche de Deutsche telekom, qui fournit notamment des services à des grandes entreprises comme le constructeur automobile Daimler ou le groupe aéronautique EADS, souffre d'un manque de compétitivité par rapport à ses concurrents ... qui ont délocalisé vers l'Inde ou l'Europe de l'Est. Pour faire face à cette situation, l'opérateur historique allemand chercherait pour cette restructuration, selon Focus, un partenaire "aussi solide et international que possible". Le projet devrait être dévoilé … dans la semaine et approuvé à la suite par le conseil de surveillance, nous disait-on alors. Mais les choses ont semble-t-il traîné, la pilule risquant peut-être d’être difficile à avaler.

La presse allemande spécule quant à elle abondamment sur l'identité de potentiels partenaires. L'indien Tata a ainsi été mentionné par le magazine Focus cette semaine comme partenaire choisi par Deutsche Telekom pour la division Systems Information, une filiale de T-Systems qui serait insérée dans une société commune.

M. Obermann a déclaré lundi que l'avenir de T-Systems était "un sujet complexe", dont il fallait s'assurer "qu'il ne va pas nous retomber sur le nez". Quant au nez des salariés, il n’en a pas été question.

Pour rappel, T-Systems est présent dans environ cinquante pays dans le monde et emploie 56.000 personnes. En 2006, la division a réalisé un chiffre d'affaires de près de 13 milliards d'euros. Son patron M. Clemens a indiqué mardi que le groupe avait "deux ou trois gros contrats dans les tuyaux" qui allaient lui permettre d'afficher une belle croissance en 2008.

Suite à son arrivée aux commandes l'an dernier, « T-Systems a abandonné son ambition d'être actif sur tous les marchés mondiaux pour se concentrer sur l'Europe », selon ses propres paroles. "Est-ce-que nous sommes vraiment en mesure d'être un acteur important aux Etats-Unis?", s'interroge le patron, qui répond par la négative.

T-Systems veut en revanche maintenir sa présence sur le marché français, où il n'est pourtant pas dans le peloton de tête du secteur. Mais "il y a beaucoup d'opportunités, notamment dans le domaine public", a expliqué M. Clemens, toutefois "uniquement en partenariat avec un acteur français".

Deutsche Telekom souffre d'un déclin important de ses parts de marché, notamment dans la téléphonie fixe. Arrivé à la fin 2006, le P-DG René Obermann a maintenu un plan de 32.000 suppressions de postes, normalement finalisé fin 2008, et a d'ores et déjà externalisé 50.000 salariés dans une nouvelle filiale de services en juillet 2007.

Selon le quotidien allemand Berliner Zeitung, Deutsche Telekom envisagerait parallèlement de supprimer 2.000 postes d'ici 2009 à son siège de Bonn. Un porte-parole cité par le Berliner Zeitung a indiqué que "des efforts pour augmenter l'efficacité" du groupe allaient effectivement concerner le siège.

Sources : AFP, Challenges, La Tribune, Reuters, Le Monde

 

2 Commentaires

  1. 1

    Elisabeth

    T-Systems signe un contrat majeur avec Airbus
    mercredi 30 janvier 2008

    Le plus grand avionneur européen a signé deux contrats internationaux avec la filiale du groupe Deutsche Telekom.
    Le montant total se situe vers le milieu des nombres à deux chiffres exprimés en millions d'euros.

    T-Systems continuera d'exploiter les mainframes d'Airbus jusqu'en 2012. A l'avenir, la filiale d'EADS bénéficiera d'un modèle de fixation des prix basé sur le volume. Plus la puissance informatique utilisée par l'avionneur est grande, plus le prix unitaire pour la même capacité baisse.

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    Dans le même temps, les deux entreprises se sont accordées pour déménager les mainframes de Toulouse à Munich.
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    Jusqu'alors, le data center de back-up d'Airbus, requis uniquement en cas de sinistre, était situé à proximité du centre informatique principal, dans les locaux de la société à Toulouse.

    A Munich, le centre informatique principal et le système de back-up seront éloignés l'un de l'autre pour des raisons de sécurité.

    Le déménagement pour Munich a déjà commencé et devrait s'achever avant le printemps 2008.

    Ultérieurement, T-Systems fournira à Airbus, depuis Munich, des services informatiques permettant le fonctionnement d'applications en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne.

    un nouveau help desk utilisateurs pour Airbus à Pékin

    Par ailleurs, T-Systems développe sa coopération internationale avec Airbus en Asie.
    La division Entreprises du groupe Deutsche Telekom supporte le développement du constructeur aéronautique en Chine, en lui fournissant un nouveau help desk utilisateurs.

    Depuis novembre 2007, les téléopérateurs de T-Systems offrent une assistance technique rapide aux ingénieurs des compagnies aériennes chinoises, dans l'utilisation de logiciels spécifiques Airbus.

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    Les équipes de T-Systems sont basées directement sur le campus d'Airbus à Pékin.
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    Grâce à ce nouveau service desk, Airbus pourra répondre aux besoins d'un nombre croissant de clients locaux, à savoir, non seulement la fourniture de services en anglais, mais également en mandarin ou encore en cantonais, le dialecte méridional.

  2. 2

    C'est fait !

    T-Systems (Deutsche Telekom) s'adosse à l'américain Cognizant

    HANOVRE (Allemagne), 5 mars 2008 (AFP)
    T-Systems, division de services informatiques aux entreprises du géant allemand Deutsche Telekom, a annoncé mercredi un partenariat avec le groupe américain Cognizant, mettant fin à plusieurs mois de spéculation sur son avenir.

    Ce partenariat porte pour l'essentiel sur l'offre de systèmes informatiques intégrés aux grandes entreprises européennes, selon un communiqué diffusé en marge du salon technologique de Hanovre (nord de l'Allemagne).

    Aucun détail financier sur l'opération n'a été dévoilé.

    T-Systems et Cognizant rassemblent 110.000 salariés.

    Adosser la division de services informatiques aux entreprises à un partenaire solide était l'un des grands chantiers de René Obermann, patron de Deutsche Telekom.

    T-Systems souffre de la guerre des prix dans son secteur, et de tarifs trop élevés par rapport à ses concurrents, donc beaucoup ont déjà délocalisé massivement vers des régions à bas salaires, Inde en tête.

    La filiale affiche trimestre après trimestre des résultats en baisse. En 2007, T-Systems a vu son chiffre d'affaires chuter de 7% à 12 milliards d'euros, et a dégagé une perte d'exploitation de 300.000 euros.

    Les activités des deux partenaires "se complètent parfaitement", a assuré lors d'une conférence de presse M. Obermann, faisant valoir que Cognizant était spécialiste du marché nord-américain et très implanté en Inde, alors que T-Systems était focalisé sur l'Europe.

    "Les résultats de cette coopération sur le marché seront très intéressants", a assuré pour sa part Francisco D'Souza, PDG de Cognizant.

    Dans le cadre de ce partenariat, T-Systems va céder à Cognizant sa succursale en Inde, qui compte 1.150 salariés

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