Bruxelles : la France mise en garde sur la Société Générale

Sarko_ue_131107strasLa France n’est pas seule. Elle fait notamment partie de l’Union Européenne et doit pour cela respecter les règles communautaires. C’est en tout cas le message que vient de lui faire passer la Commission européenne, quelques mois à peine avant que la France n’assure la Présidence de l’Union.

Une des plus hautes instances européennes a en effet appelé mercredi à traiter de manière égalitaire les éventuels candidats au rachat de la banque Société Générale.

Critique certes «indirecte » mais très peu voilée du gouvernement français, lequel affirme vouloir s'opposer à un raid hostile sur la Banque, récemment victime de supposées « malversations » d’un trader.

"Les mêmes règles s'appliquent que dans d'autres situations de rachat. Les candidats potentiels au rachat doivent être traités de manière non-discriminatoire", a indiqué le porte-parole du commissaire au Marché intérieur Charlie McCreevy, dans une brève déclaration envoyée par email.

« Le gouvernement est très attentif à tous les risques de déstabilisation de la Société Générale. Comme l'a indiqué le Président de la République, le gouvernement ne laissera pas la Société Générale être l'objet de raids hostiles de la part d'autres établissements bancaires", avait déclaré mardi le Premier Ministre.

La semaine dernière, Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy, avait d'ores et déjà annoncé que l'Etat pourrait intervenir si un "prédateur" tentait de profiter des pertes historiques subies par la Société générale pour prendre le contrôle de la banque.

A propos d'une rumeur qui prête à Jérôme Kerviel l'intention d'avoir voulu "faire sauter la Société Générale au profit d'une banque russe", le PDG de la Banque, Daniel Bouton a rappelé que la Société Générale était effectivement "en train d'acheter" Rosbank, le deuxième réseau bancaire de Russie, dont elle était déjà actionnaire. Il a précisé que l'acquisition serait finalisée "le 11 février" et que la banque avait "largement de quoi la payer".

Le groupe apparaît en effet fragilisé après la révélation la semaine dernière d'une perte de près de 5 milliards d'euros suite à la supposée « fraude » d'un de ses courtiers, Jérôme Kerviel, qui a été inculpé notamment d'abus de confiance.

L'hypothèse d'un rapprochement avec BNP Paribas pour faire échec à une OPA hostile d'une banque étrangère et créer un champion bancaire français a notamment ressurgi.

La Commission avait déjà critiqué dans le passé des tentations protectionnistes en France, notamment dans le cadre du décret dit "anti-OPA" adopté en 2005, qui oblige les sociétés étrangères voulant investir dans certains secteurs dits stratégiques à demander l'autorisation préalable du gouvernement français.

Sources : AFP, Challenges, Reuters

 

12 Commentaires

  1. 1

    Jean-Philippe GREGOIRE

    La guerre des nerfs continue :

    Le PDG de la Société générale, Daniel Bouton, a été conforté à son poste par le conseil d'administration de la banque, réuni mercredi 30 janvier. Ce conseil avait été convoqué pour statuer sur l'avenir de la troisième banque française et de son PDG mis à mal par la découverte d'une fraude massive au cœur de sa salle des marchés, dans le quartier d'affaires de la Défense à Nanterre.

    Création d'un comité pour gérer la criseLa Société générale a annoncé, mercredi, la création d'un comité spécial pour gérer la crise, composé de trois "administrateurs indépendants" : l'ancien PDG de PSA Peugeot-Citroën Jean-Martin Folz, qui le préside, Jean Azéma, directeur général de Groupama, et Antoine Jeancourt-Galignani, président du comité de sélection et de rémunération. Ce comité aura notamment pour mission de s'assurer que "la gestion de la situation est bien conduite dans l'intérêt de l'entreprise, de ses actionnaires, de ses clients et de son personnel" précise la banque dans un communiqué. Il disposera des "pouvoirs les plus étendus." Les administrateurs ont demandé au PDG de "rester pour gérer la crise", "d'assumer sa responsabilité" de capitaine d'un navire pris dans le gros temps"

    Lemonde.fr

  2. 2

    Halte au sionisme

    Pourquoi personne ne parle de la comparution de Daniel Bouton devant le TGI de Paris le 4 février pour "blanchiment aggravé" dans le cadre de l'affaire dite du "Sentier 2" où lui et ses amis sionistes ont détourné des sommes colossales grâce à un trafic de chèques endossés à Tel Aviv?

  3. 3

    Elisabeth

    parce que l'info n'apparait pas dans la presse , ni dans les depêches d'agence

  4. 4

    Halte au sionisme

    Elisabeth,

    Voici quelques liens.

    Cité dans la presse belge :
    http://www.lesoir.be/actualite/economie/daniel-bouton-sur-la-sellette-2008-01-29-574052.shtml

    Cité sur le site de la chaîne TV5:
    http://www.tv5.org/TV5Site/info/doc_popup.php?idrub=3&xml=../doc/newsmlmmd.5e00f7d50f6fc09ef6d7111e818624c4.51.xml

    Cité dans le magazine économique Challenges :
    http://www.challenges.fr/actualites/business/20080129.CHA6746/le_cv_de_daniel_bouton.html

    Cité dans le journal Le Parisien :
    http://www.leparisien.fr/home/imprimer/article.htm?articleid=296011262

    Etc... Etc... Etc...
    Il n'est pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

  5. 5

    Dadounet

    C'est une réponse qui se mort la queue, ça, Elisabeth !
    Mais j'ai comme une vague idée qu'il a une idée de la réponse !
    D'un autre côté, j'ai bien l'impression que la Société générale est une des banques où il y a le moins de juifs ; pourquoi serait-elle complice et non escroquée ?

  6. 6

    Elisabeth

    merci d'avoir fait le boulot à ma place , pas le temps tout simplement !
    Ah, il faut savoir déléguer dans la vie :)

  7. 7

    chistera

    c'est un peu pénible cette façon de traquer le juif dans les activités ou l'organigramme d'une banque je trouve...
    Y a t'il un grand complot sionniste qui s'appuierait sur les banques pour atteindre je ne sais quel objectif ? je n'en sais rien mais je n'arrive pas à ne pas trouver nauséabond ce genre de procès. De l'antisioninsme (qui peut se défendre selon moi) à l'anisémitisme (que j'abhorre) il n'y a parfois qu'un pas...

  8. 8

    Elisabeth

    oui, merci à "Halte aus sionisme" de modifier son pseudo, en respect de la charte déolontogique de ce blog

    ne serait-ce que du style "Altocionisme" dans un 1er temps en guise de transition , ce qui éviterait que le site soit repertorié de manière négative sur Google

    Je vosu engage vivement à modifier completement les termes du pseudo le plus rapidement dans un 2eme temps

    si ce n'est pas vous qui le faites, vous vous exposez vivement à la censure de l'administrateur du blog

  9. 9

    Dadounet

    > je n'arrive pas à ne pas trouver nauséabond ce genre de procès

    C'est là, le problème : s'il s'agissait de commerçants normaux", il n'y aurait pas de souci, ils seraient jugés en fonction de ce qu'ils ont fait (dans le meilleur des cas, car la jugeaille n'est pas en meilleur état que l'"éducation nationale") ; un escroc est un escroc, juif ou pas.
    Tant que certains trouveront nauséabond de les juger, on sera colonisé par le seul état officiellement raciste, Israel.
    Ce qui est faux ne peut être moral.

  10. 10

    JUNCKER

    Et une "couche" de plus ...

    jeu 31 jan, 10h52


    PARIS (AP) - Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a appelé jeudi la France à être ouverte à une offre étrangère de rachat de la Société générale, si elle est "amicale" et pas "hostile".
    "Je comprendrais tout à fait qu'on élimine du jeu tous ceux qui nourrissent à l'égard de la France et de la Société générale des sentiments hostiles", a-t-il dit sur Europe-1.
    "Mais si quelqu'un vient d'amical, ayant un beau projet économique à proposer, pourquoi le refuser? Seulement parce qu'il n'est pas français? Ce n'est plus de notre temps", a prévenu le président de l'Eurogroupe et Premier ministre luxembourgeois.
    Jean-Claude Juncker "sait qu'il y a une préférence de voir de grands groupes français rester dans des mains françaises", mais "nous vivons dans la logique du marché intérieur".

    "Qu'un groupe étranger (...) aide à recapitaliser cette grande banque française, cela ne me gênerait aucunement".
    Sur le fond de l'affaire, il a "la conviction que le système bancaire français est solide".
    ***********
    "Je reste étonné devant ce qui nous est proposé comme explication du phénomène qui a frappé la Société générale".
    *******************************
    "J'en déduis de ces faiblesses qu'il faudra qu'en Europe et en France, il faudra que nous nous concentrions sur l'amélioration de la sûreté des système internes et externes".
    AP ljg/mw

  11. 11

    Halte au sionisme

    Dadounet et Chistera,

    Je n'ai jamais employé le terme que vous utilisez. Je dénonce une idéologie totalitaire qui est le sionisme. Ce sont vos esprit qui font un amalgame douteux (on se demande pourquoi).
    Quand quelqu'un critique le nazisme et le fascisme est-ce que vous faîtes le rapprochement avec le peuple allemand, le peuple italien ou avec le christianisme? Non, bien sûr. Alors veuillez ne pas déformer mes propos et me faire de procès d'intention.
    Je fais parfaitement la distinction entre une religion et une idéologie qui prétend s'inspirer de cette même religion pour assouvir des des desseins politiques mais qui n'a strictement rien à voir avec cette religion.
    J'espère avoir été clair.

  12. 12

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