Le blog finance vous avait avertis, et sans vouloir me vanter, il semblait même être le seul … à faire le rapprochement entre l’important séisme qui avait secoué l'été dernier dernier l’ile de Sakhaline et d’éventuels impacts majeurs sur la construction des pipelines traversant la zone et la production d’hydrocarbures.
Le gouverneur de l'île de Sakhaline (Russie) annonce désormais – certes discrètement – que les participants au gigantesque projet pétrolier et gazier de Sakhaline 2 ont repoussé au printemps 2009 le début de leurs livraisons de gaz naturel liquéfié au Japon prévues en 2008.
"Les projets initiaux de Sakhaline 2 prévoyaient des livraisons de gaz naturel liquéfié en 2008 mais la compagnie s'est heurtée à certaines difficultés dans la construction d'un gazoduc: il faut résoudre la question de 19 failles sismiques au sol" , a expliqué le gouverneur Alexandre Khorochavine. "Ce retard fait que les livraisons ne commenceront pas en 2008", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.
Le gouverneur faisait allusion à un gazoduc de quelque 800 km de long devant acheminer le gaz des gisements du nord-est de l'île à un terminal maritime situé dans le sud de Sakhaline à proximité du Japon.
Le transport du GNL se faisant par bateau et la mer étant gelée l'hiver dans la région, les livraisons ne pourront commencer qu'au printemps 2009, nous dit-on ... enfin certes, ceci n'est peut-être faut, car les aléas climatiques sont autant d'éléments majeurs à prendre en compte dans le projet, mais faisons un bref rappel de "l'historique" du dossier.
Alors que le secteur pétrolier avait suivi tout au long de l’année 2006 les tractations autour des contrats d’exploitations du gaz et de pétrole de Sakhaline entre Gazprom et les firmes étangères, un séisme de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter a frappé début août l'île de Sakhaline, dans l'Extrême-Orient russe. Aucune information particulière n'avait été alors transmise par la Russie quant à d’éventuels impacts sur les installations de pétrole et de gaz.
Selon l'information de la station sismologique Ioujno-Sakhalinsk, l'épicentre du tremblement de terre était situé à environ 60 km de Ioujno-Sakhalinsk. La force des secousses a été de 6 à 7 à Nevelsk, de 5 à 6 à Kholmsk et de 3 à 4 à Ioujno-Sakhalinsk.
Selon la presse russe, les sismologues ont enregistré à la suite plus de 20 secousses telluriques dans le sud de Sakhaline. La plus grande secousse, d'une magnitude de 6,1 sur l'échelle de Richter, a été enregistrée à 16h02, heure locale (09h02, heure de Moscou). L'épicentre du tremblement de terre se trouvait à 30 km de Ioujno-Sakhalinsk. Plus de 24'000 habitants de la région ont été évacués.
Peu après le séisme, les autorités japonaises avaient lancé un avertissement contre un éventuel tsunami, de faible amplitude, sur la côte de la grande île septentrionale de Hokkaido. Des vagues d'une trentaine de centimètres ont touché la ville côtière de Wakkanaï. Un peu plus tôt, des vagues d'une vingtaine de centimètres avaient touché l'autre ville côtière de Rumoi, à la pointe nord d'Hokkaïdo.
En décembre 2006, le géant gazier russe Gazprom avait annoncé devenir l'actionnaire majoritaire du projet Sakhaline-2 avec 50% plus une action pour 7,45 milliards de dollars. Cette opération se fera notoirement aux dépens du groupe anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, lequel avait du mener des négociations très serrées sur le sujet, Gazprom usant de tous les moyens pour freiner l'activité de ses “partenairesâ€.
L'argument écologique a même été un élément majeur du dossier. Mais la volonté de Poutine de garder la main-mise sur ces géants champs gaziers n'est plus un secret pour personne.
Le projet Sakhaline-1 prévoit quant à lui l'exploitation de 3 gisements situés sur le plateau continental au nord-est de Sakhaline. Le projet avait été annoncé rentable en octobre 2001. Les réserves exploitables sont estimées à 307 millions de tonnes de pétrole et à 485 milliards de m3 de gaz. Exxon Neftegaz, une société affiliée à ExxonMobil, est l'opérateur du projet. ExxonMobil qui détient 30% Sakhaline-1 a déclaré 12 milliards de dollars d'investissements, la Russie est représentée par Rosneft (20%).
Sakhaline-2, premier site à produire du gaz naturel liquéfié (GNL) en Russie, devait commencer à en livrer à l'été 2008. Les réserves extractibles sont évaluées à un milliard de barils de pétrole et 490 milliards de m3 de gaz naturel. La deuxième phase de développement prévoit la construction de deux plateformes de forage offshore et de pipelines en partie sous-marins reliant le nord et le sud de l'île de Sakhaline en extrême-orient russe, où se situeront l'usine de GNL et ses terminaux d'exportation. Les adversaires du projet s'inquiètent notamment de son impact sur les baleines grises et du fait que les pipelines croiseront sur leurs chemins plus de 1.000 rivières et ruisseaux sur l'île de Sakhaline.
Alors qu'on ne nous dise que pas seules les températures polaires sont à l'origine des retards ...

1 Commentaire
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Des forages pour le gaz de schiste déclenchent des séismes en Grande-Bretagne !
Posted 2 juin 2011
Des tremblements de terre obligent à suspendre le forage de gaz naturel au Royaume Uni
La nouvelle opération de forage controversée pour le gaz naturel de schiste dans le Lancashire, a été suspendue à la suite d’un deuxième tremblement de terre dans la région qui a pu être déclenché par le processus.
20 octobre 2011 Ã 10:50Le tremblement de terre de vendredi dernier près de Blackpool s’est produit au moment même où la compagnie d’énergie CUADRILLA RESSOURCES injectait des liquides sous haute pression dans le sous-sol pour faire délibérément éclater la roche contenant le gaz- un procédé connu sous le nom de « fracking »(fracturation), apporté en Grande Bretagne par les USA, où il a été hautement controversé.
Des experts sismologues du British Geological Survey ont dit que le séisme de magnitude 1,5 de l’autre semaine était semblable à celui de 2,3 qui a eu lieu en avril dans la même zone et que les deux pourraient être à relier au « fracking » expérimental pour le gaz de schiste qui a eu lieu à Preese Hall sur la côte de Flyde. Des interdictions de « fracking » commercial ont déjà eu lieu en France, dans l’état de New York et en Pennsylvanie, où les habitants très proches des sites de « fracking » ont été filmés mettant le feu à l’eau du robinet contaminée par le méthane.
« Il semble très probable que les faits soient reliés », a dit Brian Baptie du British Geological Survey (BGS). « Nous avions deux instruments de détection près du site et ils montrent que les deux évènements étaient proches du site et à une faible profondeur. » La correspondance de ces deux évènements en conjonction avec le « fracking » au niveau du site, suggère qu’ils pourraient être reliés ». Il a ajouté : « Il est bien établi que ce type de forage peut déclencher des petits séismes. »
The Independent
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