Après une relative accalmie en 2006, le secteur de l'assurance a été confronté à des pertes historiques d'environ 30 milliards de dollars US (soit 20,5 milliards d'euros) en 2007, impactées par les dernières catastrophes naturelles.
Et l'avenir s'annonce sombre : la profession s'attend à une augmentation des catastrophes naturelles, directement liées au réchauffement climatique.
La compagnie de réassurance Munich Re vient de publier son rapport annuel. Elle souligne que les pertes de 2007 forment exactement le double de celle de 2006 (15 MM USD). 2005 formait une année à part, avec des pertes de près de 100 MM USD liées à l'ouragan Katrina qui a dévasté la Nouvelle Orléans.
Pour 2007, la catastrophe naturelle la plus coûteuse a été la tempête Kyrill : 49 morts en Europe, 4 MM € de pertes pour les assureurs et environ 7 MM€ de pertes économiques.
Les fortes pluies qu'a connu la Grande Bretagne cet été auraient coûté 2,1 MM€ aux assureurs, et 4 MM€ de pertes économiques. Quant aux Etats-Unis, les incendies de l'automne se sont soldés pour les assureurs par une addition de 1,3 MM€ ; l'ouragan Dean quant à lui a été moins meurtrier : "seulement" 690 M€...
Alors, seule la fatalité serait à mettre en cause ? Pas si sûr... Les êtres humains ont toujours eu la capacité de transformer durablement leur habitat. Mais cette fois, il semble bien que l'homme ait réussi à dérégler le climat de notre Planète Bleue. Une innovation dont les assureurs se seraient bien passé.
Quant au citoyen lambda, sa note d'assurance risque fort de flamber elle aussi dans les prochaines années...
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