La Hongrie participera au projet de gazoduc South Stream

South_stream_map0626La Hongrie prendra part au projet de gazoduc South Stream, a annoncé le premier ministre russe Viktor Zoubkov lors d'une rencontre, à Budapest, avec son homologue hongrois Ferenc Gyurcsany.

Le South Stream servira à acheminer le gaz russe vers l'Europe du Sud. D'ici au 15 janvier prochain, le consortium russe Gazprom et la holding italienne Eni créeront une entreprise mixe chargée de piloter le projet. Le gazoduc doit entrer en service en 2013.

"Au cours des négociations, nous avons décidé de respecter les ententes sur le tracé du gazoduc. Celui-ci doit traverser la Hongrie", a déclaré M. Gyurcsany aux journalistes. "Le premier ministre russe nous a promis que le South Stream passera par le territoire hongrois", a-t-il ajouté.

Son tronçon sous-marin passera par le fond de la mer Noire depuis le littoral russe jusqu'au littoral de la Bulgarie où il se divisera en deux branches : la première partira vers l’Autriche, la seconde vers la Grèce, puis Otrante, dans le sud de l’Italie. Sa longueur sera d'environ 900 km et sa profondeur, de plus de deux km. Pour construire la partie terrestre, plusieurs itinéraires sont étudiés. Ils passeront tous par le territoire de pays membres de l'UE.

Au cours d'une rencontre de travail entre Alexeï Miller (président de Gazprom) et Paolo Scaroni (PDG d'Eni), les deux hommes ont décidé de "créer une société de développement avant le 15 janvier prochain, d'achever les études de marché et l'élaboration du cahier des charges du projet de South Stream avant fin 2008 et de commencer les premières livraisons par cette conduite en 2013."

Cinq mois après en avoir arrêté le principe, le géant russe Gazprom et le pétrolier italien ENI ont officialisé leur projet de gazoduc appelé à relier la Russie à l’Europe, et dont la construction devrait nécessiter un investissement supérieur à 10 milliards d’euros. Les deux groupes ont décidé de créer une société commune, pour étudier la faisabilité de cet ouvrage.

Le projet de South Stream qui prévoit la construction d'un nouveau système de transport de gaz devant relier la Russie à l'Europe du Sud sous la mer Noire revêt une importance stratégique pour la sécurité énergétique de l'Europe, estime le président russe Vladimir Poutine ... histoire d'insister encore plus sur la dépendance de l'UE face aux ressources gazières russes.

La mise en place conjointe du nouveau système qui reliera la Russie et le Sud européen permettra de fournir annuellement aux consommateurs européens jusqu'à 30 milliards de mètres cubes de gaz russe à titre supplémentaire, a rappelé le président Poutine.

Sources : Ria Novosti, Les Echos

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    Nabucco/South Stream

    Gazoduc Nabucco: pas d'atteinte aux intérêts de la Russie (ministère russe de l'Industrie et de l'Energie)
    18:52 | 07/ 12/ 2007

    BUDAPEST, 7 décembre - RIA Novosti.

    La thèse selon laquelle le gazoduc Nabucco lésera les intérêts de la Russie et du consortium Gazprom est une invention des journalistes, a affirmé vendredi le vice-ministre russe de l'Industrie et de l'Energie Ivan Materov.

    "Les médias sont les seuls à propager ce point de vue", a-t-il déclaré aux représentants de la presse, commentant le projet Nabucco qui acheminera le gaz depuis l'Azerbaïdjan et l'Iran vers l'Europe du Sud en contournant la Russie.

    Le consortium créé pour la construction de ce gazoduc réunit la Hongrie, la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie et l'Autriche. Elles envisagent d'associer au projet un sixième partenaire et d'obtenir les garanties des livraisons de gaz par ce pipeline.
    Ces garanties sont nécessaires pour obtenir les six milliards de dollars sans lesquels la construction du Nabucco sera problématique.

    Selon M. Materov, la Russie ne considère pas ce gazoduc comme un complément ou une alternative au projet South Stream qui servira, lui aussi, à transporter du gaz vers le Sud de l'Europe, mais cette fois depuis la Russie.

    "Le Nabucco ne sera pas un gazoduc complémentaire, car le gaz acheminé par ce pipeline coûtera très cher.

    Pour la même raison, il ne sera pas non plus alternatif au South Stream", a indiqué le vice-ministre de l'Industrie et de l'Energie.
    Vu ce facteur, la parti russe est persuadée que "l'avenir du projet Nabucco est incertain", a-t-il ajouté.

    M. Materov a confirmé que l'étude de faisabilité du gazoduc South Stream (il passera par le fond de la mer Noire) serait terminée l'année prochaine. "La Bulgarie prendra part à ce projet aux côtés de la Russie et de l'Italie.
    La Hongrie et le Kazakhstan sont eux aussi intéressés", a conclu le vice-ministre russe.

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