Deutsche Telekom veut augmenter son dividende

Deutsche_telekom_dw_webwelt__164523Encore une fois dans le secteur des télécoms, le dicton « actionnaire qui rit, salarié qui pleure », - particulièrement adapté à la situation qui prévaut actuellement à France telecom - semble de mise ...

L'allemand Deutsche Telekom a annoncé jeudi soir qu'il comptait augmenter son dividende par action à 0,78 euro au titre de l'année 2007, signe supplémentaire – affirment les analystes - que la situation s'arrange pour le numéro un européen des télécommunications. Enfin ses actionnaires et dirigeants peut-être car s'agissant de ses salariés ...

Le groupe, qui avait versé un dividende de 0,72 euro par titre pour 2006, s'attend à remplir son objectif d'excédent brut d'exploitation (Ebitda) de 19 milliards d'euros cette année, a-t-il précisé dans un communiqué boursier. En outre, il va dégager des liquidités de 6,5 milliards en 2007, et sa situation de bilan est "très solide", selon ses propres termes.

"Deutsche Telekom veut poursuivre sa politique de distribution de dividendes attractifs", selon le communiqué, qui ajoute que ce sont ainsi 3,4 milliards d'euros qui seront reversés aux actionnaires au titre de l'exercice 2007.

A noter cependant que l'action Deutsche Telekom, dont beaucoup d'Allemands se sont portés acquéreurs lors des privatisations successives de l'ex-monopole semble loin d'avoir une progression fulgurante. Depuis l'entrée en fonction du patron du groupe René Obermann il y a un peu plus d'un an, le titre a certes pris quelque 16%, mais il est toujours à peine au dessus de son cours d'introduction de 1996, après avoir atteint des sommets au début de la décennie.

L'Etat allemand est toujours l'actionnaire principal du groupe, avec 32% des actions, tandis que le fond américain Blackstone détient 4,5%.

Mais Deutsche Telekom souffre d'un déclin important de ses parts de marché, notamment dans la téléphonie fixe. Arrivé en octobre 2006, le P-DG René Obermann a maintenu un plan de 32.000 suppressions de postes, normalement finalisé fin 2008, et a d'ores et déjà externalisé 50.000 salariés dans une nouvelle filiale de services en juillet dernier.

Selon le quotidien allemand Berliner Zeitung, Deutsche Telekom envisagerait parallèlement de supprimer 2.000 postes d'ici 2009 à son siège de Bonn. Un porte-parole cité par le Berliner Zeitung a refusé de commenter le chiffre avancé par le journal mais a indiqué que "des efforts pour augmenter l'efficacité" du groupe allaient effectivement concerner le siège.

Le groupe emploie environ 250 000 personnes dans le monde, dont 180 000 en Allemagne. Il a annoncé récemment que 8 200 salariés allemands avaient accepté son offre de départ volontaire et que l'effectif net du groupe avait baissé de 6 200 personnes. Pendant ce temps-là, France telecom tente "discrètement" de supprimer 22 000 postes, avec parfois "les moyens du bord" ...

Deutsche Telekom a néanmoins surpris les investisseurs au troisième trimestre en augmentant légèrement son Ebitda là où les analystes attendaient une baisse. En annonçant d'ores et déjà une forte hausse du dividende, qui ne sera actée qu'à l'assemblée générale en mai prochain, Deutsche Telekom envoie un nouveau signal que sa situation se redresse.

L'action Deutsche Telekom, qui a fini en baisse de 1,24% à 15,09 euros à la Bourse de Francfort jeudi, perdait 0,27% à 22,26 dollars à New York à 19H37 GMT.

Sources : AFP, Challenges, La Tribune, Reuters, Le Monde

A lire également :

. Deutsche Telekom : "réflexion" sur l'externalisation de 16.000 informaticiens

. Deutsche Telekom dément tout nouveau plan social massif

. France telecom : actionnaire qui rit, salarié qui pleure ?

 

1 Commentaire

  1. 1

    valerie

    BERLIN (AFP)--Le géant des télécommunications allemand Deutsche Telekom a reconnu samedi avoir fait espionner les communications de ses dirigeants, ajoutant que l'affaire avait été confiée au parquet.

    L'affaire avait été révélée par le magazine Spiegel qui affirme que Deutsche Telekom a agi ainsi dans le but de démasquer l'origine de "fuites" à la presse.

    Le nouveau patron de Deutsche Telekom, René Obermann, qui n'était pas aux commandes de l'entreprise au moment des faits, a reconnu samedi dans un communiqué qu'une enquête était en cours sur une "utilisation illégale de données de communications" dans l'entreprise en 2005, et éventuellement en 2006.

    Selon Der Spiegel, Deutsche Telekom aurait collecté les numéros d'appel émanants de membres de sa direction et de son conseil d'administration pour les donner à une société chargée de vérifier lesquels conduisaient à des journalistes. Plusieurs centaines de milliers de communications, à partir de téléphones fixes et mobiles, auraient fait l'objet de cette surveillance, selon le magazine.

    Deutsche Telekom a affirmé qu'aucune conversation n'avait été écoutée, et que les données recueillies concernaient les numéros d'appel, les heures d'appel, et leur durée.

    "Nous prenons cette affaire très au sérieux. Nous avons fait intervenir le parquet et nous l'aiderons à faire toute la lumière" sur cette affaire, a affirmé M. Obermann.

    "Nous voulons que la justice puisse agir et que les responsables répondent de leurs actes", a-t-il ajouté, sans préciser qui était soupçonné d'avoir ordonné la surveillance.

    Le vice-président du conseil de surveillance de l'entreprise, Lothar Schröder, par ailleurs membre de la direction du puissant syndicat des services Verdi, a fait part de son indignation face à ces révélations, qui selon lui portent un coup au capital de confiance de Deutsche Telekom.

    "Si ces accusations se confirment, c'est un énorme scandale", a-t-il affirmé au journal Welt am Sonntag à paraître dimanche.

Ajoutez un commentaire

Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.

elle ne sera pas publiée