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Citigroup annonce des pertes supplémentaires et lâche son PDG

Chuck_prince
Entamée par Stanley O’Neal, désormais ex-patron de Merrill Lynch, la valse des dirigeants des grandes banques américaines se poursuit. A l’issue d’un conseil d’administration extraordinaire, Citigroup a ainsi annoncé hier le départ de Charles Prince, qui a présenté sa démission.

Acculé au départ depuis quelques mois, Charles Prince n’aura donc pas survécu aux énormes pertes de Citigroup liées à la crise des subprimes. La banque américaine a annoncé hier des dépréciations supplémentaires de 8 à 11 milliards de dollars dans son portefeuille de crédits hypothécaires à risques, réduisant son bénéfice trimestriel de 5 à 7 milliards de dollars. Il s’agit des pires pertes jamais annoncées par une grande banque mondiale depuis le début de la crise.

Charles Prince sera remplacé par Robert Rubin, jusqu’ici président du comité exécutif de la banque. Robert Rubin s’est notamment illustré par son rôle dans le dénouement de la crise asiatique de 1997 en tant que secrétaire au Trésor sous la présidence de Bill Clinton.

Pis, Citigroup ferait l’objet d’une enquête préliminaire de la Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité de contrôle des bourses américaines, portant sur la comptabilisation de plusieurs transactions hors-bilan. La SEC regarderait de plus près 80 milliards de dollars de créances titirisées logées dans des véhicules d’investissements spéciaux (SIV), comptabilisés en principe hors-bilan.

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2 commentaires

  1. Olivier 5 novembre 2007 à 23:23

    Selon l’AFP, “certains analystes s’interrogent maintenant sur le sort de Jimmy Cayne, le patron de Bear Stearns, autre banque exposée aux “subprimes”…
    “La pression s’étend maintenant aux société d’assurance de crédit: l’indice ABX, qui mesure l’assurance contre les défauts de paiements, a chuté de 8,5% en octobre, alors que sa chute était limitée à 0,5% par mois au cours des mois précédents… A tel point que les marchés craignent un effet domino dans l’ensemble du secteur financier”…
    Je trouve que tout ça commence à sentir très mauvais ; on a de plus en plus l’impression que l’ampleur réelle des pertes nous est très largement cachée (à supposer qu’elle soit connue).
    Les corrections qu’on a connues jusqu’ici sur les marchés financiers ne sont peut-être rien à côté de ce qui nous attend !

  2. gregory 6 novembre 2007 à 09:54

    le problème des subprimes, c’est qu’ils sont logés dans tout les supports financiers
    Et il faut etre vachement puissant, pour savoir ou il y en a
    Je parierai ma chemise que meme les gestionnaires ne savent meme pas ou ils sont
    Du coup, on a pas fini de souper
    Mais tant que la résistance importante du cac40 résiste c’est tranquille, dans le cas contraire…..
    Celle-ci est de 5250 points
    Dans le meme temps, c’est plutot confortable dans ces conditions de se replacer sur les valeurs européennes
    Les valeurs américaines seraient aussi interessantes, sauf que le risque de recession ne me plais pas des masses et que je prefere passer mon tour