Le gazoduc Medgaz devant relier l'Algérie à l'Espagne, et dont les travaux ont commencé en 2006 en territoire algérien, sera opérationnel en juillet 2009, a annoncé samedi le ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil.
La construction de Medgaz a été confiée, en février, à cinq entreprises multinationales: les japonaises Mitsui et Sumitomo, la britannique Rolls Royce, l'italienne Saipem et le consortium hispano-français Tecnicas Reunidas-Amec Spie.
Selon le ministre algérien, le projet Medgaz, d'un très fort impact économique et social pour la région d’Aïn Témouchent inscrit désormais l’Algérie dans une dynamique de développement "continentale".
Le projet devrait générer « des milliers d’emplois temporaires et une centaine de postes permanents », a-t-il souligné en substance. En raison de sa disponibilité et de sa caractéristique avérée d’énergie propre, le gaz naturel est en effet, désormais considéré comme une énergie de premier choix pour le 21e siècle.
« La partie algérienne du projet va être terminée très bientôt alors que les travaux de la station de compression vont commencer. Cette dernière va propulser le gaz à une forte pression dans les conduites posées à 2.160 m, au fond de la mer, un record mondial », a souligné Chakib Khelil. L’Algérie engrangera des recettes de pas moins de 2 milliards de dollars par an, selon le ministre.
L'ouvrage, qui reliera Béni-Saf (ouest de l'Algérie) à Almeria (Espagne), et dont le coût total est estimé à 900 millions d'euros aura une capacité initiale de 8 milliards de m3 par an, pouvant être augmentée à 16 milliards de m3/an à terme. Sa longueur totale est de 1.050 km dont 550 km en territoire algérien et 200 km en mer.
Avec 36%, la compagnie publique algérienne d'hydrocarbures Sonatrach est majoritaire dans le capital de Medagz, suivie par les sociétés espagnole Cepsa et Iberdrola (20% chacune), par l'italienne Endesa et par Gaz de France (12% chacune).
Mitsui et Sumitomo fourniront le tuyaux en acier au carbone à haute résistance du gazoduc, Rolls Royce fabriquera et installera les trois compresseurs de la station qui élèveront la pression du gaz depuis la côte algérienne afin d'assurer sa traversée jusqu'en Espagne via la Méditerranée.
La pose du tronçon sous-marin sera effectuée par l'entreprise italienne Saipem, et la station de compression, ainsi que le terminal de réception en Espagne, seront réalisés par le consortium hispano-français Técnicas Reunidas- Amec Spie.
A la mi-septembre, Chakib Khelil confirmait les informations de la presse espagnole sur la fin du contentieux qui opposait Sonatrach à l’Espagne concernant la part de gaz que l’entreprise nationale des hydrocarbures est autorisée à commercialiser sur le marché espagnol dans le cadre du projet de gazoduc Medgaz. « Le 19 juillet, nous sommes parvenus à un accord avec les autorités espagnoles qui sont revenues sur leurs précédentes décisions », a déclaré le ministre lors d’une émission de la radio nationale Chaîne III. « Il n’y a plus de problème sur le Medgaz » entre l’Algérie et l’Espagne, a-t-il ajouté. Cet accord – obtenu après moult tergiversations - sauvait enfin le projet.
Sources : AFP, Quotidien d'Oran
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4 Commentaires
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C'est un beau projet. En plus il n'est pas exclu qu'un jour il soit relié à la France. On roulera peut-être tous au gaz d'ici la :)
05 novembre 2007 à 23:052
oui, d'ou la signification de la phrase "inscrit désormais l’Algérie dans une dynamique de développement "continentale".
de l'Afrique vers l'Europe
05 novembre 2007 à 23:203
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29 novembre 2007 à 22:014
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29 juin 2010 à 14:05Ajoutez un commentaire
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