35 heures et pouvoir d’achat : le MEDEF veut frapper fort

Paradise_now_2Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais quel monde en fait ? Profitons-en : on est – encore – en droit de se le demander.

Alors que la grogne s’amplifie dans les différents secteurs sociaux professionnels de France et de Navarre, le Medef tente encore une fois de nous faire croire qu’en France, on n’a pas de pétrole mais des IDEES

La présidente du Medef, Laurence Parisot a jugé mercredi que le problème de pouvoir d'achat était "totalement objectif" et suggéré comme réponse de supprimer la durée légale du travail, fixée à 35 heures par semaine.

Magnifique non ? … et nous ne sommes pas encore le 1er avril …

Laurence Parisot a jugé mercredi que le problème de pouvoir d'achat était "totalement objectif" et suggéré comme réponse de supprimer la durée légale du travail, fixée à 35 heures par semaine. "C'est vrai qu'il y a un problème de pouvoir d'achat (...) c'est un ressenti totalement objectif", a-t-elle jugé, devant l'Association des journalistes économiques et financiers (Ajef).

Pour Mme Parisot, "le pouvoir d'achat est une résultante d'une croissance au niveau minimum". "Donc, la vraie question n'est pas comment je contribue à ce qu'il y ait plus de pouvoir d'achat, mais comment je contribue à ce qu'il y ait plus de croissance", a-t-elle exposé.

"Pour moi, il y a deux axes principaux à travailler: comment on fait pour baisser les prélèvements obligatoires sur les entreprises, c'est prioritaire, et deuxième chose, n'est-il pas temps d'aller plus loin sur la question de la durée du travail", a-t-elle ajouté.

"Je me demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail", a-t-elle dit. "Tout le monde voyait bien que le mécanisme des heures supplémentaires n'est pas suffisant".

Les dispositifs permettant déjà aux entreprises de travailler au-delà de 35 heures par semaine sont "rébarbatifs" et l'utilisation du contingent d'heures supplémentaires autorisé (220 heures/an) est "très lourd car il supposait des négociations de branche", a-t-elle ajouté.

Parisotmedef "Ma préconisation, c'est de rendre les choses beaucoup plus simples en balayant tous ces mécanismes très complexes, et en revenant à la détermination du seuil de déclenchement des heures supplémentaires, branche par branche, ou entreprise par entreprise", a-t-elle dit.

Balayer … comme vous y allez Madame Parisot … et vous en profiterez également peut-être pour balayer - totalement cette fois-ci - le Code du travail ? C’est bientôt l’aspirateur que vous allez nous demander de passer …

Mme Parisot a indiqué ne pas savoir ce que le Président de la République Nicolas Sarkozy pourrait annoncer de manière imminente pour le pouvoir d'achat.

"Je sais autour de quoi certains ministres réfléchissent depuis quelques temps et la question de la durée du travail est un axe de réflexion", a-t-elle dit. Attention, le français étant une langue difficile, ne pas croire que les ministres ne réfléchissent que depuis quelques temps … En tout cas, peut-être que Madame Parisot va augmenter le pouvoir d’achat de certains en tentant d’organiser loteries et jeux de devinettes ?

"Supprimer la durée du travail, ce n'est certainement pas tomber dans je ne sais quelle forme d'esclavagisme", a affirmé Mme Parisot. Selon elle, "dans certains domaines, il suffirait parfois de peu de choses, simplement de passer de 35h à 36h". Oh oui, Madame, si peu de choses … un contrat de travail en somme, des accords salariaux…

"Quand je dis qu'il faut supprimer la durée légale, c'est une nuance importante par rapport à une autre solution: revenir aux 39 heures, je ne dis pas ça", a-t-elle affirmé.

"La durée optimale chez Ifop, France 2, Renault ou Bouygues, n'est peut-être pas la même, et il y a des périodes de l'année (...), des conjonctures où il faut donner le coup de collier et après on va retrouver des gains de productivité et revenir à 36 ou 35 heures, c'est cette souplesse là qui nous manque", a-t-elle plaidé.

Qui « nous » manque ? Nous, les salariés ?

Rappelons qu'en septembre 2003, Jean Mounet, alors Président du Syntec Informatique, la fédération des sociétés de services françaises,  affirmait dans un entretien accordé au journal "Les Echos"  vouloir "mieux coller aux contraintes des projets et aux sauts de conjoncture" en ce qui concerne la gestion du temps de travail et des  effectifs des SSII.

Dans un "document de position" - une note préparatoire redigé par la chambre patronale, il était avant tout question pour l'organisation de retrouver des marges de manoeuvre après la mise en oeuvre des 35 heures mais également d'infléchir certaines réglementations légales ayant trait aux licenciements.
Au programme (que le Syntec souhaitait alors négocier avec les syndicats) : action possible de l'employeur sur le compte épargne temps afin de gérer au mieux les périodes d'intercontrat, développement des  CDD à condition de pouvoir dépasser la limite légale des 18 mois, assouplissement des procédures de  licenciement et... mise en place de contrats de chantier. Déjà appliqués à l'ingénierie, ces derniers  permettraient de lier dans le temps embauche d'informaticiens et réalisation d'un projet particulier à l'issue duquel le salarié pourrait être licencié s'il n'est pas réemployable immédiatement. La porte ouverte à la  création d'un statut d'intermittent de l'informatique ....

En avril 2004, le syndicat patronal des éditeurs de logiciels et des SSII avait épousé la «nouvelle donne sociale» affichée par le nouveau gouvernement ... mettant en veilleuse sa proposition de créer des «CDD de mission» préférant attendre l'arbitrage du nouveau ministre de l'Emploi. «Contrat de mission», «contrat de projet» ou même «contrat de chantier»..., les qualificatifs étaient alors nombreux pour ce nouveau type de contrat de travail envisagé fut un temps par l'ex-ministre de l'Emploi .... François Fillon.

Le même François Fillon et François Hollande se sont affrontés mardi à l'Assemblée sur le pouvoir d'achat des Français, le dirigeant socialiste réclamant au gouvernement un "Grenelle" sur la question. "Nicolas Sarkozy voulait être le président du pouvoir d'achat : Président, il l'est depuis six mois, mais le pouvoir d'achat, lui, n'est toujours pas au rendez-vous", a lancé le premier secrétaire du Parti socialiste lors de la séance des questions d'actualité.

"Il n'est plus temps d'attendre", a-t-il poursuivi dans une atmosphère houleuse, formulant quatre propositions pour améliorer le pouvoir d'achat des Français.

Un "Grenelle" sur le pouvoir d'achat des fonctionnaires et des salariés du privé, mise en place d'un chèque transport, encadrement des loyers en 2008 au niveau du coût de la vie, transparence des marges de la grande distribution et répercussion sur les consommateurs des avantages obtenus sur les producteurs.

"Oui, il y a un problème de pouvoir d'achat en France. Et d'ailleurs, je crois me souvenir que le premier qui l'a signalé, c'est le président de la République. Toute l'énergie du Parti socialiste à la démontrer ne suffira pas à le résoudre", a répliqué François Fillon.

Le Premier ministre a notamment imputé la stagnation du pouvoir d'achat des Français depuis dix ans à la loi sur les 35 heures, qui "ont entraîné la rigueur salariale" …

Madame Parisot ne  « fait » donc qu’appuyer aujourd’hui les propos du gouvernement  d’hier…

"La France ne distribuera plus de richesses aux Français que si elle est capable d'en produire plus. C'est justement parce que vous avez oublié cette évidence que vous êtes toujours dans l'opposition", a conclu le Premier ministre sous les cris de réprobation des bancs socialistes.

Sources : AFP, Reuters, www.zdnet.fr

A lire également :

Les produits alimentaires plus chers en France que la moyenne de l'UE.

. Sarkozy:heures sup' et CNE améliorent le pouvoir d'achat

Ségolène Royal : pas d'interdit sur les 35 heures

. Royal : révolutionner l'indice du coût de la vie ?

 

26 Commentaires

  1. 1

    Elisabeth

    Légers incidents près du siège du Medef Des CRS sont intervenus en début de soirée pour empêcher un groupe de manifestants de s'approcher du siège du Medef, avenue Bosquet (VIIe arrondissement) à Paris, et ont interpellé une vingtaine de personnes. Le calme était revenu peu avant 20h30, après l'interpellation sans résistance de dix-huit jeunes, mais une quinzaine de cars de CRS stationnaient encore dans l'avenue Bosquet. Une cinquantaine de personnes, parfois cagoulées, arborant des drapeaux noirs, venues de la manifestation des étudiants, avaient commencé à renverser des poubelles vers 19h15 au carrefour des avenues Duquesne et Bosquet.

    Source : AFP

    le mercredi 21 novembre 2007 à 00h17

  2. 2

    moi

    elle a pas tt faux malheureusement il y a trop de fainaent en france

  3. 3

    Dadounet

    Il est clair que pour consommer plus, il faut produire plus, donc travailler plus.
    Quant au statut d'intermittents de l'informatique, ils est du aux rigidités qu'apportent les parasites de la fonction publique.

  4. 4

    monlapin

    he les gars, quand l'economie des nantis s'effondre sous vos yeux de speudos economistes, comprenez tout de meme que vous ressassez toujours les meme propos idiots de la bourgeoisie qu'elle tient d'ailleurs depuis toujours.
    Il en etait de meme des conges payes! Vous voulez plus de conges et bien donnez les ... a d'autres! Le week-end vous vous faites chiez a la maison, allez bosser!
    Tombez pas dans le tout cuit !!!! Aie, aie aie...
    Si tout le monde bosse plus le prix moyen de l'heure diminue, non (regle de base)??? Reflechissez
    Et puis toujours Nash, plus on se bas pour etre chacun les meilleurs, moins on gagne (loi de base et totalement mathematique, donc applicable toujours et partout)...a mediter

  5. 5

    Dadounet

    Mon lapin lis donc Henry Ford, celui qui a démontré qu'en payant bien les gens, on a du meilleur boulot - et des clients.

    Il est clair que les congés-35 heures participent de l'augmentation du coût du travail, donc des délocalisations.

    Et c'est quand on ne se bat pas qu'on est sûr de perdre.

    Ceci dit, la bourgeoisie à qui on doit l'immigration, je la conchie autant que toi.

  6. 6

    Busaka

    Il faut passer aux 42 heures et supprimer tout les jours fériés et chômés. Voilà la solution.

  7. 7

    Elisabeth

    @Busaka , c'est déjà fait en quelques sortes, pusique la délocalisation permet de travailler non stop, notamment dans l'informatique et les services

    Le décalage horaire permet en effet que les uns en effet travaillent la nuit pour rendre leurs travaux dès la plus bonne heure pour que les autres travaillent ensuite .

    Du vécu ...

    De + avec la mondialisation, les uns ne travaillent pas le vendredi, les autres travaillent le dimanche , ce n'est pas pour rien que les Bourses aussi se "dlocalisent" comme à Dubaï...

  8. 8

    Busaka

    Elisabeth,

    Pourquoi certains ne travailleraient pas le vendredi? Pour les chrétiens Dieu s'est prétendumment reposé le 7ème jour donc il y a le dimanche. Pour les juifs il y a le vendredi/samedi du shabbat. Mais pour les musulmans ils n'existent pas de jour chômé. Si certains pays ont instauré un pseudo week-end il s'agit ni plus ni moins que d'une pratique issue du colonialisme. Il n'existe aucun texte qui affirme qu'il faille ne pas travailler tel ou tel jour. La fainéantise tend à devenir universelle. Quel dommage!!! Allez au boulot!!!

  9. 9

    Busaka

    Elisabeth,

    J'oubliais de vous demander quelques chose. Comment se fait-il que vous qui êtes d'ordinaire si volubile sur l'Algérie vous n'ayez pas fait un billet sur les contrats relatifs aux deux centrales électriques décrochés par les consortiums Alstom/Orascom et General Electric/Iberdrola pour un montant de plus de 4 milliards de dollars?
    http://fr.news.yahoo.com/afp/20071121/tbs-eee-ele-mec-com-2elead-f41e315_1.html

  10. 10

    Elisabeth

    @Busaka : désolée , même si le sujet m'interesse bigrement, je suis confrontée tous les jours à un cruel dilemne pour décider du sujet que je traiterai ... :(
    (pb de quota ...)

  11. 11

    Elisabeth

    @ Busaka, je suis par ailleurs en train de lire le livre de Tuquoi sur les relations Algérie/France : extremement interessant

  12. 12

    Fait froid....

    Pour vous faire une idee concernant ce qu'il se passe:

    demontage du "travailler + pour gagner +" (Gratuit, 1 heure de film en 2 morceaux):
    http://www.dailymotion.com/video/x1ur6v_refutations-1


    AGCS (Accord General sur les Commerces et les Services) 7,50 €:
    http://www.amazon.fr/LAGCS-Quand-Etats-abdiquent-multinationales/dp/2912107350/ref=pd_bbs_sr_1?ie=UTF8&s=books&qid=1195737536&sr=8-1

    Les deux font frémir.
    Le film peut toujour etre taxé de "partisant"; soit.
    Le bouquin, en revanche....

  13. 13

    gregory

    Supprimer la durée du travail,
    -------------------------------------------

    bon je fais parti de ces nanti (comme j'ai vu au-dessus, mdr d'ailleurs), mais parisot autant j'aime ses pensées, autant là je ne suis pas d'accord

    supprimer la durée du travail... ouais bof

    donc, sur la seule volonté du patron, et sous condition que l'activité l'exige, l'employé pourra dire adieu a sa vie de famille car il travaillera 24/24

    De plus, vu que les horaires de travail seront flexibles, les chomeurs seront de plus en plus nombreux

    pourquoi embaucher, alors que les salariés actuels peuvent travailler 24/24??

    Et enfin, il n'y aura plus de majoration d'heure supplémentaire, vu qu'il n'y aura plus de durée de travail légale

    Je suis a 100%, pour supprimer les 35h, qui en fait on plus couter a la croissance, que ce qui a été rendu en retour

    Mais de là à supprimer la durée de travail légale, il y a un sacré fossé

    Si j'ai appris quelque chose en finance, c'est que pour qu'une société fonctionne bien, il faut d'abord que ses employés se sentent bien, car meilleure productivité, et avec ce genre de pensée, ca risque pas d'etre le cas

    Concernant, les 2 premiers post qui insultent les personnes n'ayant pas de travail, nous en reparlerons l'année prochaine, en espérant qu'ils soient toujours en poste

  14. 14

    gregory

    après relecture, le dernier paragraphe s'adresse exclusivemet a "moi"

  15. 15

    monlapin

    @dadounet

    Mais le pauvre Henri, n'a rien demontre si ce n'est ca propre experience tres loin des considerations applicables partout puisque mathematiques.
    Ford etait surtout interesse et c'est tout. Il lui fallait vendre des voitures sur un marche neuf. Le meme abruti, sur un marche sclerose de voitures, dirait le contraire!!non? (voir les propos de parisot)
    Bref, Ford n'a rien dit, le pauvre...
    Toutes ces theories sont du "on dit que", seules compte les lois mathematiques "universelles", pas les bidouilles equationnelles de microeconomie ou autres elles sont toutes tres dependentes du contexte...
    Bref, il faut oublie Ford
    Les delocalisations sont un probleme tout autre...Pour t'en convaincre pense universelle, ou delocaliser quand le monde sera une masse economique! nul part! (mars et venus etant tres peu peuple...)
    Il n'y delocalisation que parce quel loup de la finance veulent faire voyager leur argent vers des regions dont les couts sociaux sont tres bas - pas de conges et autres, bref pas de droit.
    La vrai question c'est comment peut-on permettre ca, une telle horreur (travail d'enfant) et autre ? Donc de fait pourquoi permet-on la circulation de capitaux!
    Pour l'interet de quelques uns et c'est tout ...Il n'y a pas a cherche bcp plus loin.

  16. 16

    monlapin

    @dadounet

    Mais le pauvre Henri, n'a rien demontre si ce n'est ca propre experience tres loin des considerations applicables partout puisque mathematiques.
    Ford etait surtout interesse et c'est tout. Il lui fallait vendre des voitures sur un marche neuf. Le meme abruti, sur un marche sclerose de voitures, dirait le contraire!!non? (voir les propos de parisot)
    Bref, Ford n'a rien dit, le pauvre...
    Toutes ces theories sont du "on dit que", seules compte les lois mathematiques "universelles", pas les bidouilles equationnelles de microeconomie ou autres elles sont toutes tres dependentes du contexte...
    Bref, il faut oublie Ford
    Les delocalisations sont un probleme tout autre...Pour t'en convaincre pense universelle, ou delocaliser quand le monde sera une masse economique! nul part! (mars et venus etant tres peu peuple...)
    Il n'y delocalisation que parce quel loup de la finance veulent faire voyager leur argent vers des regions dont les couts sociaux sont tres bas - pas de conges et autres, bref pas de droit.
    La vrai question c'est comment peut-on permettre ca, une telle horreur (travail d'enfant) et autre ? Donc de fait pourquoi permet-on la circulation de capitaux!
    Pour l'interet de quelques uns et c'est tout ...Il n'y a pas a cherche bcp plus loin.

  17. 17

    monlapin

    @dadounet

    Mais le pauvre Henri, n'a rien demontre si ce n'est ca propre experience tres loin des considerations applicables partout puisque mathematiques.
    Ford etait surtout interesse et c'est tout. Il lui fallait vendre des voitures sur un marche neuf. Le meme abruti, sur un marche sclerose de voitures, dirait le contraire!!non? (voir les propos de parisot)
    Bref, Ford n'a rien dit, le pauvre...
    Toutes ces theories sont du "on dit que", seules compte les lois mathematiques "universelles", pas les bidouilles equationnelles de microeconomie ou autres elles sont toutes tres dependentes du contexte...
    Bref, il faut oublie Ford
    Les delocalisations sont un probleme tout autre...Pour t'en convaincre pense universelle, ou delocaliser quand le monde sera une masse economique! nul part! (mars et venus etant tres peu peuple...)
    Il n'y delocalisation que parce quel loup de la finance veulent faire voyager leur argent vers des regions dont les couts sociaux sont tres bas - pas de conges et autres, bref pas de droit.
    La vrai question c'est comment peut-on permettre ca, une telle horreur (travail d'enfant) et autre ? Donc de fait pourquoi permet-on la circulation de capitaux!
    Pour l'interet de quelques uns et c'est tout ...Il n'y a pas a cherche bcp plus loin.

  18. 18

    Dadounet

    Ford n'était pas sur un marché vide, il était - et pas seul - sur un marché à créer ; c'est lui qui l'a créé en baissant les prix.
    Pourquoi a-t-on le guide Michelin ?
    Parce que Michelin voulait donner aux gens des raisons de rouler et d'user leurs pneus.
    Un marché, soit ça se créée, soit c'est encombré.
    Actuellement, les Chinois se lancent dans les voitures, dans 20 ans ils feront des Airbus au 1/3 du prix, il faut donc qu'on trouve autre chose ; ça tombe bien, c'est en Europe qu'on est le plus créatif. Encore faut-il qu'on ne se batte pas avec tous ces boulets (SNCF, RATP, ponctionnaires, immigrés, et, le pompom, des étudiants, car trop feignants pour aller travailler, en grève !).
    Bien sûr que Nash a raison ; on est dans une situation de reine rouge, où il faut courir pour ne pas reculer - et d'autant plus vite que les Indiens et les Chinois se sortent enfin de leur abrutissement socialiste : eh bien courons ! Et sans boulet ! Et créons des marchés !
    Il y aura toujours des délocalisations, de même que toi tu cherches à acheter pas trop cher ; ne pas vouloir que les capitaux circulent, c'est vouloir vivre d'une rente, c'est être un parasite en profitant des inventions de nos ancêtres, sans vouloir en être dignes.
    Mon père a dû travaillé lorsqu'il était gamin, ça ne l'a pas empêché de faire des études - en fait, ça lui en a donné la motivation (et pas question qu'il fasse grève, lui !).
    Ne pas vouloir que les pauvres fassent travailler leurs gosses, c'est vouloir les empêcher de rentrer victorieusement dans le capitalisme, seule solution.

  19. 19

    Busaka

    Elisabeth,

    Pourquoi ne proposez-vous pas également davantage d'articles liés domaine du sport traité sous l'angle économique. Ca permettrait d'élargir l'audience de votre site. Voici quelques propositions de sujet
    L'équipe de football du Mans va devenir la première équipe en France à avoir un stade portant le nom d'un sponsor en l'occurence MMA. Le naming était jusqu'alors un concept inconnu en France alors qu'il rencontre un vif succès à l'étranger. Par exemple l'Emirates Stadium à Londres où joue l'équipe d'Arsenal ou l' Allianz Arena à Munich ou joue le Bayern.
    Vous pourriez également évoquer la bataille des droits télé de la ligue 1 où la LFP a obtenu le droit de proposer des contrats de 4 ans et va fractionner son offre en 12 lots afin d'en tirer le maximum de revenus.
    La plupart des gens se plaignent qu'il y a trop d'argent dans certains sports mais bizarrement la plupart des médias économiques ne font pas beaucoup d'articles sur le sujet.

  20. 20

    thx1139

    On se croirait sur le forum immobilier de Boursorama ! Le forum dont le thème est insultes et immobilier.

    Franchement, continuer ce débat sans fin sur les fonctionnaires parasites ou les patrons pourris, c'est le vrai problème. Qui nous masque une grande partie des difficultés.

    Croire que les patrons, les énarques, les fonctionnaires, les salariés, ne partagent aucune valeur commune, bien que vivant dans le même pays, bien que se cotoyant souvent jusque dans les mêmes familles, est une illusion.

    Le patron français est aussi rigide que son homologue fonctionnaire.
    Il a du mal à comprendre les notions de reconnaissance, de donnant-donnant et de transparence qui lui permettrait d'engager des réformes dans un climat serein.
    De plus, il est un peu pingre. Il partage cette même mentalité paysanne qui fait qu'il faut lui arracher un investissement. Finalement, il n'aime pas vraiment le risque et apprécie qu'un ensemble de politiques publiques ou de textes réglementaires encadrent ces responsabilités.

    Croire qu'en supprimant le droit du travail, les patrons se lanceront dans une politique intensive d'investissement est un leurre (surtout en période de récession). Le vrai risque c'est qu'ils profitent de l'effet d'aubaine pour réduire leur coût. Parce qu'ici, en France, un sou est un sou.

    En suivant la même idée, la crise des subprimes nous donne une réponse de ce qui apparaît très différent en France par rapport aux pays qui ont boosté leur croissance ces dernières années. Une partie non négligeable du différentiel de croissance est dans le différentiel d'endettement privé. C'est notre vision du crédit et du risque lié qui est extrêmement différente de ces pays. De même pour la consommation et l'investissement. Et l'effet est bien plus fondamental que les 35 heures.

    Les Français sont + réticents au crédit (a tord ou a raison). Parce que le prêteur prête prudemment, et parce que l'emprunteur emprunte prudemment, parce que la loi encadre vigoureusement l'emprunt et que chacun y trouve son compte. La sociologie est une composante que les économistes renient complètement pour trouver des modèles globaux. Pourtant elle intervient aussi dans les mécanismes économiques.

    En bref, on participe tous au système qu'on a créé. Mais le premier pas serait de ne pas bloquer les positions de chacun en ouvrant le débat par fonctionnaires = faineants, parasites, ou politiques tous pourris, ou patrons charognards... C'est quand même le signe d'un profond manque d'empathie, d'une certaine forme d'égocentrisme, souvent autocentrés sur la France.

    Car on voit bien aussi, que les pays occidentaux rencontrent des problèmes très similaires. Et si les solutions adoptées ne sont pas les mêmes, on voit bien qu'elles ne fonctionnent qu'à la marge. Les grands problèmes sont pour demain. Et il n'est pas sûr que les modèles du jour soient ceux de demain.

    Tout ça pour dire que si pouviez commencer par arrêter les insultes collectives, ce serait un premier geste, qui en plus reposerait les nerfs de tout le monde et laisserait ce forum lisible (il n'y a plus aucun espoir pour celui de Boursorama).

  21. 21

    el gringo

    Pour 65% des Français, leur pouvoir d'achat a baissé depuis un an

    PARIS (AFP) — Près des deux tiers des Français ont constaté depuis un an une baisse de leur pouvoir d'achat, face à laquelle une diminution de la TVA et de la TIPP sont jugées comme les remèdes les plus efficaces, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France publié samedi.

    Les Français sont 65% à estimer que leur pouvoir d'achat a diminué au cours des douze derniers mois, alors qu'ils étaient 57% à le penser en janvier, selon ce sondage.

    Moins d'un Français sur cinq (18%) estime qu'il est resté stable, contre 27% en janvier. Mais 17% des Français, soit un nombre équivalent au début de l'année, pensent qu'il a augmenté.

    Les personnes âgées de 50 à 64 ans sont les plus nombreuses à juger que leur pouvoir d'achat a baissé depuis un an (75%), alors que les moins de 35 ans sont 55% à le penser.

    Les hommes sont aussi plus nombreux à percevoir une baisse de pouvoir d'achat (67%) que les femmes (63%).

    Par catégorie, les retraités (72%), les professions intermédiaires (66%) et les employés (63%) font le plus état d'un recul de pouvoir d'achat, devançant les professions libérales et cadres supérieurs (60%) et les ouvriers (56%).

    Interrogés sur les mesures envisagées pour améliorer le pouvoir d'achat, les sondés jugent surtout efficaces une baisse de la TVA (85%) et une baisse de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) (83%), avant une hausse du Smic (72%), une baisse des impôts sur le revenu (71%) et le développement de la participation et de l'intéressement des salariés (70%).

    L'exonération de charges du 13ème mois recueille un score de 57%, pas très loin de la hausse de la prime pour l'emploi (55%). La défiscalisation accrue des heures supplémentaires paraît efficace à 54% de Français.

    Seule une minorité des personnes interrogées (42%) estime que l'accroissement de la concurrence et de l'implantation de grandes surfaces favorisera le pouvoir d'achat.

    Comme le souligne la dépêche de l'AFP : l'institut de sondage Ifop a comme PDG Laurence Parisot, la présidente du Medef.

    http://afp.google.com/article/ALeqM5jYG5PZHYB2q6K9UGCN3Ia61gztRA

  22. 22

    el gringo

    La prochaine étape, la réponse du gouvernement (et du MEDEF) au problème du pouvoir d'achat : défiscalisation des heures supplémentaires et épargne salariale ?
    http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2007/11/24/01006-20071124ARTFIG00072-le-temps-des-petits-coups-de-pouce.php
    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-982053@51-982321,0.html


    Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s'y emploie.

    Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !

    Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...

    A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !
    A l'époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d'obtenir des avancées - toujours qualifiées d'«historiques» - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises.
    Ce compromis, forgé aune période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l'importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d'être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc.
    Cette «architecture» singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d'un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l'histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l'évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s'adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires.
    Le problème de notre pays est qu'il sanctifie ses institutions, qu'il leur donne une vocation éternelle, qu'il les «tabouise» en quelque sorte. Si bien que lorsqu'elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d'une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s'érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s'attaquent à ces institutions d'après guerre apparaissent sacrilèges.
    Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l'essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l'on puisse envisager l'aggiornamento qui s'annonce. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé, devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération d'entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs n'est pas un problème qu'en psychanalyse.

    Denis Kessler (ancien vice-Président du MEDEF)

    http://www.challenges.fr/opinions/1191448800.CHAP1020712/adieu_1945_raccrochons_notre_pays_au_monde_.html

  23. 23

    Anonyme

    Notre système social n'a pas besoin d'être karcherisé. Il suffit juste d'y apporter quelques modifications. C'est surtout le système fiscal qui a vesoin d'une sérieuse réforme.

  24. 24

    Lorenzo

    El gringo,

    Ce sondage de l'IFOP est une véritable mascarade.
    85% de français favorables à une baisse de TVA alors que 100% des français sont concernés.
    83% de français sont favorables à une baisse de la TIPP alors que la parc automobile est de 30 millions de véhicules.
    72% des français sont favorables à une hausse du SMIC alors qu'ils ne sont que 3 millions à être au SMIC.
    71% sont favorables à une baisse de l'impôt sur le revenu alors que seulement 50% des 32 millions de contribuables français s'en acquittent.
    Laurence Parisot est ridicule avec ses sondages partiaux, orientés et surtout truqués.

  25. 25

    Dadounet

    > Le patron français est aussi rigide que son homologue fonctionnaire.

    Les grands patrons sont souvent des énarques - tout juste bons à administrer, ne voulant pas faire de peine à leurs collègues.

    > Il a du mal à comprendre les notions de reconnaissance, de donnant-donnant et de transparence

    Abruti qu'il est par un siècle de CGT.

    > De plus, il est un peu pingre.

    Commençons par ne pas voler les entreprises.

    > Les Français sont + réticents au crédit

    La dernière fois qu'ils ont investit massivement, ça a donné Panama, Stavisky et les emprunts russes.
    Que l'état fasse son travail : la racaille définitivement à la poubelle.

    > les pays occidentaux rencontrent des problèmes très similaires.

    Evidemment, ils ont tous un état hypertrophié (lis donc Spencer : le parlement implique une augmentation perpétuelle des impôts) et sont perclus d'immigrés basiques.

  26. 26

    Dadounet

    > La sociologie est une composante que les économistes renient complètement pour trouver des modèles globaux. Pourtant elle intervient aussi dans les mécanismes économiques.

    Là, on est d'accord.
    La droite doit prendre le pouvoir intellectuel, combattre ces abrutis de journaleux de gauche, ces prétendus intellectuels et leurs impostures, les parasites d'intermittents du spectacle..., comme l'ont fait Reagan et Thatcher.
    Le pouvoir se pend d'abord dans l'imaginaire, disait Gramsci.

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