Risque terroriste : Michelin-Algérie rapatrie les familles

Michelinbaby Michelin prend les risques terroristes en Algérie extrêmement au sérieux.

La compagnie française Michelin-Algérie a annoncé avoir rapatrié, il y a une semaine, les familles de ses cadres à "titre préventif" à la suite de menaces d'Al-Qaïda sur les intérêts français.

Rappelons qu'en janvier 2007, Michelin avait annoncé son départ du Nigeria. Si certes, les raisons évoquées officiellement étaient du domaine de la rentabilité financière, nous avions suggéré que les violences qui frappent actuellement le pays pourraient être en partie la cause du retrait.

Le 20 septembre, dans une vidéo mise en ligne, le numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, avait appelé à soutenir la Branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI, ex-GSPC algérien) et à "débarrasser" le Maghreb des Français et Espagnols installés dans les anciennes colonies d'Afrique du Nord.

Selon un communiqué du groupe adressé ce week-end à la presse, ce rapatriement a été décidé "suivant une procédure propre au groupe après appréciation de la situation sécuritaire". Michelin précise par ailleurs qu'il n'a reçu aucune menace terroriste directe. Michelin-Algérie souligne que seules les familles, une quarantaine de personnes, ont été rapatriées et que les cadres resteront à leur poste.

Cette décision intervient après l’attentat suicide à la voiture piégée, le 21 septembre dernier, contre un convoi de la gendarmerie accompagnant deux employés français et un italien d’une entreprise française de travaux publics à Bouira, à l’Est d’Alger. Le kamikaze avait lancé son véhicule bourré d’explosifs sur le convoi faisant 9 blessés dont les deux Français.

Michelin n’est pas le seul à avoir rapatrié les familles de ses employés expatriés. D’autres sociétés, françaises notamment, en ont fait autant ces dernières semaines. Le départ des familles était déjà dans l’air depuis l’apparition récente des attentats suicides dans le pays.

Depuis quelques mois déjà, des sociétés et organismes étrangers présents en Algérie avaient interdit à leurs expatriés, notamment européens, de se rendre en Kabylie, à l’Est de la capitale, pour cause d’insécurité.

Michelin, présente depuis 1963 en Algérie, est la plus ancienne entreprise française installée dans ce pays. Fermée en 1993 en raison de l'insécurité, elle a rouvert en 2002. Elle représente actuellement un investissement de 40 millions d'euros et 50% de sa production, soit 250.000 pneus, est destinée à l'exportation.

Le rapatriement des familles des cadres de Michelin-Algérie intervient après celui, le 21 septembre, de deux ressortissants français travaillant à l'aéroport d'Alger pour le compte d'Aéroports de Paris (ADP) à la suite de menaces d'enlèvements par un groupe terroriste de la mouvance d'Al-Qaïda.

Durant les années 90, plus d’une centaine d’étrangers, dont une trentaine de français, avaient été assassinés en Algérie par le Groupe islamique armé (GIA) qui avait ordonné aux étrangers de quitter le pays sous peine de mort. Depuis qu’il est devenu la branche d’Al-Qaïda au Maghreb, un des objectifs du GSPC semble de être de replonger l’Algérie dans l’isolement des années 90.

La sécurité des ressortissants français et la lutte anti-terroriste ont été au centre des discussions entre le ministre algérien de l’intérieur Noureddine Yazide Zerhouni et son homologue français, Michèle Alliot-Marie, jeudi et vendredi à Paris.

Sources : AFP, BBC Afrique

A lire également :

. Un groupe lié à al-Qaida menace la France suite à l'élection de Sarkozy

. Le GSPC appelle les Algériens à combattre les Français

Michelin arrête la fabrication au Nigéria : rentabilité ou pétrole ?

Algérie : attentat meurtrier à Batna lors de la visite de Bouteflika

. Alger frappée par 2 attentats : Al Qaida revendique

 

2 Commentaires

  1. 1

    Reddition

    Édité sur Magharebia‎ (http://www.magharebia.com) ‎
    La reddition de l’ancien dirigeant du GSPC officiellement confirmée
    07/10/2007

    Le Ministre algérien de l'Intérieur Nourredine Yazid Zerhouni a fait savoir que l'ancien dirigeant du GSPC Hassan Hattab était désormais considéré comme un terroriste repenti. Hattab espère bénéficier des dispositions du programme d'amnistie du gouvernement.

    Par Lyes Aflou pour Magharebia à Alger -- 07/10/07


    En visite officielle à Paris, vendredi 5 octobre, le Ministre algérien de l'Intérieur Nourredine Yazid Zerhouni a confirmé que Hassan Hattab, l'ancien dirigeant du Groupe Salafiste pour le Prêche et le Combat (GSPC), s'était rendu aux autorités le 22 septembre.

    Cette confirmation officielle fait suite à des articles parus récemment dans un certain nombre de journaux locaux et arabes.

    Après une longue période d'inactivité, Hattab, connu sous le nom de Abou Hamza, espère que lui et sa famille pourront bénéficier des dispositions de la Charte pour la Paix et la Réconciliation Nationale, qui accorde l'amnistie aux terroristes repentis. Trois de ses frères et un de ses neveux ont déjà été abattus par les services de sécurité.

    Hattab est désormais considéré comme "un repenti", a fait savoir M. Zerhouni, ajoutant que "il devra toutefois éclaircir sa situation devant la justice, car il est impliqué dans plusieurs affaires."

    La Charte exclut les terroristes coupables de viols, d'assassinats de masse ou d'attentats dans des lieux publics. En début d'année, Hattab avait été condamné à mort par contumace par le tribunal de Batna, et à la prison à vie par la cour pénale de Tizi Ouzou.

    Hattab avait fondé le GSPC en 1998 après sa dissidence avec le Groupe Islamique Armé, qu'il avait rejoint après l'annulation des élections législatives de 1991. Il avait quitté ce groupe en 2003. Le GSPC s'est récemment rebaptisé Organisation al-Qaïda au Maghreb Islamique et a revendiqué plusieurs attentats meurtriers impliquant des civils.

    Après les attentats meurtriers du 11 avril à Alger, Hattab avait appelé les membres du GSPC à déposer les armes pour bénéficier de l'amnistie décrétée par le gouvernement. Il avait accusé al-Qaïda de vouloir transformer l'Algérie en "un second Irak".

    Il aurait présidé une rencontre entre les responsables terroristes le mois dernier, au cours de laquelle le leader de al-Qaïda au Maghreb Islamique Abdelmalek Droukdel avait été destitué.

    La visite de M. Zerhouni à Paris intervient alors que l'Algérie et la France cherchent à renforcer leur coopération dans la lutte contre le terrorisme, à la lumière des récentes déclarations faites par le commandant en second de al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, appelant à expulser les Français et les Espagnols du Maghreb.

    Les deux gouvernements affirment qu'ils échangent en permanence des informations. Dans une déclaration commune avec son homologue française, Mme Michèle Alliot Marie, M. Zerhouni a déclaré: "La coopération a atteint un niveau stratégique."

  2. 2

    Aouane sadek

    suite a votre demande de rectrutement au sien de la faculté de sciences de l'ingénieur (université de boumerdes)qui conserne les étudiants fin de cycle ingénieur spécialité génie mécanique.
    moi je suit ingénieur en génie mécanique option maintenance industrielle.
    je pose chez votre copagner ma condidateur a un poste d'ingénieur au un pste simélaire.
    pour plus d'information sur mes compétences enyer a moi votre email pour que je puisse joindre a vous mon CV et la lettre de motivation.
    en attendant votre réépense accepté monsieur l'expression de mes salutations distingué.

Ajoutez un commentaire

Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.

elle ne sera pas publiée