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Pétrole/Mer du Nord : BP supprime des postes
Ironie du sort ou évènement symptomatique des prémices d'une nouvelle ère ?
Alors que le cours du pétrole ne semble pas vouloir arrêter sa folle envolée – à relativiser toute fois par rapport à la faiblesse du dollar - le groupe pétrolier britannique BP a annoncé mercredi une réorganisation de ses activités en mer du Nord, pilotées depuis Aberdeen en Ecosse. La mesure entraînera la suppression d'environ 350 postes en interne et de 2.100 autres chez des sous-traitants dans la région.
Si le pétrole rapporte plus sur le court terme aux pétrolières, il sera néanmoins nécessaire à moyen terme de reconstituer les réserves pour des coûts plus élevés. BP ne fait qu'anticiper le phénomène.
“"Ces changements sont destinés à simplifier l'organisation et à améliorer les processus de travail en réponse aux défis posés par l'arrivée à maturité (des gisements) de la mer du Nord, où le déclin de la production et la hausse rapide des coûts ont créé des conditions économiques qui ne sont plus soutenables à long terme", a précisé le groupe dans un communiqué.
Si le pétrole plus cher dope les bénéfices des compagnies pétrolières à court terme, à long terme, le problème crucial reste la reconstitution des réserves de brut. Pour cela, les permis d'exploration ne suffisant, ils doivent se concrétiser avec des forages réussis. Certes de nouvelles ressources en hydrocarbures peuvent apparaître, mais néanmoins leurs frais d'exploration puis d'exploitation devraient grignoter toute la marge qu'un cours élevé du pétrole aurait pu offrir.
La nouvelle organisation, qui devrait être mise en place début 2008, présentera des structures de direction réduites et un moindre nombre d'unités opérationnelles, a précisé BP. En revanche, les effectifs des plateformes pétrolières ne seront pas touchés.
“Ces mesures sont une étape importante dans les projets de BP pour simplifier la manière dont le groupe est géré" et utiliser au mieux ses ressources, a expliqué Andy Inglis, directeur général de la branche Exploration et production du groupe.
Le nouveau patron de BP Tony Hayward avait annoncé au début du mois une réorganisation en profondeur du groupe britannique, visant à supprimer jusqu'à quatre niveaux de hiérarchie, face à l'érosion de sa production et de ses bénéfices.
Le pétrole, çà eut payé pour les compagnies ?
Face à cette problématique, la fédération professionnelle Oil & Gaz UK a indiqué la semaine dernière que l'industrie pétrolière et gazière britannique espère attirer de nouveaux investisseurs en proposant un accord-type réglant l'épineux problème des coûts de démantèlement.
"L'avenir à long terme de la mer du Nord dépend du recouvrement des réserves de gaz et de pétrole", a constaté Paul Dymond, directeur des opérations d'Oil & Gas UK, lors d'un point de presse consacré au démantèlement.
En réduisant l'incertitude fiscale et financière qui entourait les charges de démantèlement, le nouvel accord type devrait "favoriser les échanges d'actifs en mer du Nord", favoriser l'arrivée de nouveaux investisseurs et participer ainsi au bon recouvrement des réserves, a-t-il ajouté.
Environ 10.000 kilomètres d'oléoducs et gazoducs, 15 terminaux à terre et environ 5.000 puits devront à terme être démantelés, a rappelé Oil & Gas UK.
Selon Paul Dymond, le démantèlement des installations en mer du Nord se chiffrerait, d'après une estimation très grossière, à quelque 15 milliards de livres (environ 21,5 milliards d'euros).
Le démantèlement ne concerne pour le moment que quelques rares installations, mais dans dix ans de nombreuses plates-formes auront cessé de produire. "Il est très difficile de savoir à quel moment une plate-forme sera démantelée, l'incertitude est énorme", a commenté Paul Dymond.
La fédération a accouché le 26 septembre dernier à Abderdeen (Ecosse), d'un texte concernnant les provisions pour coûts de démantèlement (DCPD, pour "Decommissioning Cost Provision Deed" en anglais). Elaboré avec l'aide de juristes, il est le fruit de trois ans de discussions impliquant à la fois les acteurs du secteur et le gouvernement britannique. Il propose des règles claires pour répartir les coûts de démantèlement entre associés d'un champ pétrolier ou gazier. Le texte ouvre aussi la possibilité, pour les entreprises qui vendent leur part dans un champ pétrolier ou gazier, de transférer définitivement à l'acquéreur la responsabilité du démantèlement. Les sociétés ayant vendu leurs parts dans un champ pétrolier pourraient, après un examen au cas par cas, se voir exemptées définitivement de leur obligation de démantèlement - ce qui était jusque là exclu par la loi.
Signataire de la Convention Ospar 1992 (Convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est), le Royaume-Uni impose à toutes les sociétés présentes en mer du Nord l'obligation de démanteler la totalité les installations ayant cessé de produire. Seules quelques rares installations peuvent échapper à cette obligation, lorsque le démantèlement s'avère techniquement impossible.
Source : AFP
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Commentaires
Francis
25 oct 2007 10:15:19
Cet accord organise l'abandon des plateformes, ils démantèleront les moins couteuses pour se dédouaner le reste connaitra le même sort que les "subprimes" : évacuer ses responsabilités en les diluants dans une série de montages biens anglo-saxons.
Question :
quelle dépollution significative ont déjà organisé les britanniques dans leur mer ?
Quelles mesure significative applique t'il maintenant ?
Vu leurs niveaux de dettes ils ne peuvent que magouiller et accuser les autres.
L'Irak est la mesure de l'honnêteté britannique... et de ses résultats.


