Preuve s’il en est que tout s’achète et tout se vend, Nyse Euronext et la Caisse des Dépôts ont annoncé lundi qu'ils allaient créer un marché organisé international destiné à la négociation de quotas et de crédits de dioxyde de carbone (CO2), qui devrait voir le jour début 2008.
La structure est destinée à "offrir l'ensemble des services d'une bourse d'échange au marché du carbone à l'international", ont précisé les deux groupes dans un communiqué commun. Elle "sera détenue majoritairement par NYSE Euronext, avec la Caisse des Dépôts comme premier partenaire au capital", ont-il ajouté. La nouvelle structure "fournira un marché organisé en continu facilitant l'échange au comptant (spot) de quotas et crédits d'émission de CO2, allant de la négociation au règlement-livraison". Nyse Euronext et la Caisse des Dépôts envisagent également le développement de produits dérivés.
Sur le marché du carbone s'échangent des permis d'émission, ou "droits à polluer". Ce mécanisme vise à endiguer les émissions de dioxyde de carbone, un des gaz à effet de serre responsables en majeure partie du réchauffement climatique, en imposant des quotas aux pollueurs tout en leur permettant d'acheter des droits d'émission à ceux qui polluent moins. Les signataires du protocole de Kyoto en février 2005 en sont les initiateurs.
Pour rappel, un rapport publié par le Centre d’analyse stratégique démontre que l’objectif français de diviser par quatre ses émissions de Gaz à effet de serre (GES) d'ici 2050 est compromis. L'auteur, Jean Syrota, souligne que de plus amples efforts doivent être faits au niveau européen. Cette analyse paraît quelques jours avant les conclusions du Grenelle de l’environnement.
Dans son rapport intitulé « Perspectives énergétiques de la France à l'horizon 2020-2050 », le Centre d'analyse stratégique (CAS) évalue les promesses françaises dans ce domaine et estime les engagements de la France intenables. « Avec la meilleure volonté du monde, la France pourrait diviser ses émissions de CO2 par 2,1, d’ici à 2050, voire par 2,4, mais certainement pas par 4 », indique le CAS. « Par rapport à ses principaux partenaires européens – l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Grande Bretagne –, la France a pris une importante avance en matière de limitation d’émissions de CO2 en « décarbonant » avant 1990 presque totalement sa production d’électricité », constate le CAS. Par conséquent, « les marges de progression dans la réduction des émissions de CO2 dans le secteur de l’électricité en France ont déjà été largement consommées ».
S’il est mis en œuvre équitablement entre les différents Etats membres, un « facteur 4 européen » permettrait d’une part d’égaliser le taux d’émission de chaque habitant européen et, d’autre part, de diviser par 2,5 les émissions de GES en France, estime par ailleurs le CAS. Le rapport propose également « le renforcement et l’amélioration du mécanisme européen actuel d’allocation des quotas d’émissions au sein de l’UE ». Avec une uniformisation des règles nationales en matière d’allocation des quotas, une diminution de 20% des émissions de GES serait réalisable.
Sources : AFP, www.euractiv.fr
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Les océans perdraient leur capacité à absorber le CO2
Les océans pourraient perdre leur capacité à absorber le dioxyde de carbone (CO2). Une faculté qui a beaucoup contribué jusqu'ici à freiner le réchauffement climatique, selon deux nouvelles études.
Grâce à plus de 90'000 mesures effectuées par des capteurs plongés dans l'eau par un bananier circulant entre les Caraïbes et la Grande-Bretagne, des chercheurs britanniques ont constaté une diminution de moitié de la quantité de CO2 atmosphérique absorbée par l'Atlantique nord entre le milieu des années 1990 et les années 2002-2005.
L'ampleur de la baisse a surpris Ute Schuster et Andrew Watson de l'université d'East Anglia, dont les travaux sont présentés dans la revue américaine Journal of Geophysical Research. "De tels changements sont une énorme surprise. Nous nous attendions à ce que la capture (de CO2) n'évolue que lentement à cause de la grande masse de l'océan", a déclaré Mme Schuster dans un communiqué diffusé lundi par l'université britannique.
Des travaux publiés l'an dernier avaient déjà mis en évidence une acidification croissante des océans en raison de l'absorption de CO2, avec un risque de saturation en carbone, en plus du danger de destruction de la biodiversité. Mme Schuster reste toutefois prudente sur les conclusions à tirer des mesures dans l'Atlantique nord.
"Ou alors c'est une réponse à la rapidité du réchauffement climatique récent, ou bien il s'agit d'une variation cyclique naturelle. Quoi qu'il en soit, nous savons désormais que le puits de carbone peut changer rapidement et nous devons surveiller de près sa capacité d'absorption", selon cette scientifique.
(ats / 22 octobre 2007 23:42)
22 octobre 2007 à 23:492
dimanche est passé le film "le jour d'après", et quand on vois la force de la nature et comment les politiques jouent aux merlin l'enchanteur, on a plus qu'interet pour notre survie que les scientifiques (les vrais) se mettent a table avec les industriels, pour préparer dès aujourd'hui, ce qui nous sauvera demain
23 octobre 2007 à 09:13Ajoutez un commentaire
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