Le G7 félicite le Gafi face aux risques de terrorisme financier liés à l'Iran

Us_iraq_meetingLes ministres des Finances du G7 ont félicité le Groupe d'action financière (Gafi) pour son action “contre le financement du terrorisme iranien”, dans le communiqué commun publié à l'issue de leur réunion à Washington. Le Gafi a appelé il y a une semaine l'Iran à remédier "de manière urgente" à ses "lacunes" en matière de lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment de capitaux.

Nouvel argument  "inspiré" par le gouvernement américain en vue de justifier une attaque militaire en Iran ? les Etats-Unis accusant Téhéran de “pourvoir à l'armement” des rebelles kurdes d'Irak.

"Nous demeurons engagés à combattre le blanchiment d'argent, le terrorisme financier et d'autres financements illicites présentant des risques similaires pour les marchés financiers", indique le communiqué. "Nous félicitons en particulier le Gafi pour les actions qu'il a entreprises pour protéger le système financier international des divers blanchiments d'argent et des risques de terrorisme financier liés à l'Iran", ajoute ce texte.

"Dans la foulée de deux résolutions unanimes du Conseil de sécurité des Nations unies sur les programmes nucléaires et ballistiques, et des actions du Gafi pour indentifier les risques de financement illicite liés à l'Iran, les institutions financières sont invitées à prendre en compte ces risques", poursuit-il.

Le Groupe d'action financière avait précédemment rappelé à l'ordre l'Iran dans un communiqué : "(Le Gafi) est préoccupé par l'absence dans la République Islamique d'Iran d'un système complet de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ce qui représente une fragilité particulière dans le système financier international", avait-il indiqué. "Le Gafi appelle l'Iran à remédier de manière urgente à ses lacunes", poursuivait le communiqué, exhortant "les institutions financières" du FMI à appliquer des "diligences renforcées".

Depuis sa création en 1989, le Gafi lutte pour l'adoption et la mise en oeuvre de mesures conçues pour contrer l'utilisation criminelle du système financier. Vaste tâche ... souhaitons-lui bon courage ...

La semaine dernière, le  secrétaire au Trésor américain, Henry Paulson, s'était félicité dans un communiqué que le GAFI ait engagé une étape importante dans la mise en relief de la menace significative représentée par l'Iran  pour le système financier international. "En tant qu'organisation autorisée dans la lutte contre le  financement du terrorisme et le blanchiment d'argent, la  déclaration du GAFI sur l'Iran a un sens significatif", a-t-il  indiqué.

"Compte tenu de l'adoption unanime de deux résolutions par le  Conseil de Sécurité de l'ONU concernant le dossier nucléaire  iranien et ses programmes du déploiement de missiles balistiques,  du comportement trompeur de l'Iran dans le domaine financier et de la déclaration publiée par le GAFI, les institutions financières  doivent faire attention aux risques extraordinaires dans les  échanges commerciaux avec l'Iran", a averti le responsable  américain. 

Parallèlement au dossier nucléaire iranien, les Etats-Unis accusent “notamment” l'Iran de financer le Hezbollah libanais, Téhéran rejettant toutefois ces allégations.

Le commandement américain en Irak a récemment accusé l'Iran de fournir des missiles sol-air sophistiqués aux rebelles irakiens qui combattent les troupes américaines dans ce pays. Le porte-parole américain à Bagdad, le contre-amiral Mark Fox, a assuré devant la presse que les services américains avaient établi que l'Iran livrait des Misagh-1 capables d'abattre des hélicoptère ou des avions américains. "Les Iraniens livrent des RPG 29, des pièges explosifs pénétrant, des roquettes de 240 mm et des Misagh-1", a déclaré devant la presse l'amiral Fox.

Les autorités américaines et britanniques se sont d'ores et déjà plaintes à l'Iran de l'utilisation par des milices chiites en Irak de ce qu'elles appellent des armes iraniennes. Elles seraient particulièrement soucieuses de la prolifération de bombes au bord des routes tirant un jet de métal fondu à travers n'importe quelle épaisseur de blindage, et que les autorités disent fabriquées en Iran. "Il y a énormément d'officiers de niveau inférieurs excédés par les morts causés par les projectiles explosivement formés venant d'Iran. Il y a une certaine pression militaire pour faire quelque chose à ce sujet", selon Patrick Clawson, sous-directeur pour la recherche au Washington Institute for Near East Policy.

Sources : AFP, Xinhua

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1 Commentaire

  1. 1

    rabah

    Je ne savais pas que le G7 était le porte parole de la Maison Blanche ,que ce monde devient absurde .

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