C'est finalement sous les 5805, point bas du gap ouvert hier, que le CAC a décidé de clôturer, invalidant donc le gap haussier de la veille. Il n'y a toutefois pas lieu de s'alarmer. Le marché préserve en effet le support jaune ainsi que la MM20, et consolide logiquement à l'approche de la décision de la FED. Nous restons dans une phase de consolidation légèrement baissière depuis la mi octobre, avec des bandes de Bollinger parfaitement horizontales.
Peut-être assisterons nous demain à un regain de volatilité, en anticipation de la décision de la FED ? En attendant le marché consolide calmement, et un retour sur le tracé CT rouge est tout à fait possible, compte tenu de l'invalidation du gap haussier. Notons au passage que le marché sera ouvert ce 1er novembre.
Pour le reste, peu de changements par rapport à mon analyse de la veille. Il n'y aura pas de réel départ haussier tant que les 5870 ne seront pas franchis. Et mis à part le support rouge, il n'y a pas non plus d'inquiétude particulière à avoir tant que le canal violet n'est pas cassé.
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2 Commentaires
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Les marchés actions en 2008 : l’avis de quatre grands gérants - synthèse de la conférence
« 19 octobre 1987 - 19 octobre 2007 » : il y a vingt ans jours pour jours survenait l'un
des plus grands krachs boursiers du XXe siècle, rappelle Yves de KERDREL,
éditorialiste au Figaro et directeur de la rédaction du Journal des Finances. Bien que
la récente crise des « subprimes » n'ait rien à voir avec ce « lundi noir », les deux
moments ont un point commun positif : après la baisse initiale, la Bourse a effacé ses
pertes en quelques mois.
Dès lors, faut-il s'attendre pour demain à des marchés haussiers ? C'est tout l'enjeu
de ce débat réunissant quatre des meilleurs experts de la place parisienne autour de
leur vision de la Bourse en 2008.
À quelque chose malheur est bon, souligne Édouard CARMIGNAC, président de la
société de gestion éponyme. Certes, la crise des « subprimes » risque de pénaliser
les bourses occidentales en 2008, mais elle devrait aussi doper les marchés
émergents. La baisse de rendement des placements sans risque aux États-Unis va
inciter les excédents de capitaux chinois ou indiens à revenir sur leur marché
d'origine, avec à la clé de belles hausses des bourses locales.
« La mer est agitée et l'orage gronde », tempère Marc FIORENTINO. S'avouant luimême
« pessimiste », le président d'EUROLAND FINANCE estime que l'année 2008
sera « l'une des plus troublées de l'histoire économique moderne ». Choc pétrolier,
crise économique américaine, crise des liquidités, crise des matières premières
alimentaires : tous ces facteurs devront inciter les investisseurs de 2008 à bien
arbitrer entre les risques de leurs investissements et les gains attendus.
Les propos de Marc FIORENTINO et d'Édouard CARMIGNAC illustrent parfaitement
les deux positions présentes sur le marché, remarque Didier LE MENESTREL,
Président de la FINANCIÈRE DE L'ÉCHIQUIER. Dans ce contexte de doute, la
meilleure option pour 2008 sera donc la prudence selon lui. Avec de faibles potentiels
de baisse des taux d'intérêt et d'amélioration des marges des entreprises, « les
épargnants ne devront pas s'attendre à gagner plus de 10 % ».
Gérard AUGUSTIN-NORMAND, président de RICHELIEU FINANCE, partage ces
réserves. Même si la baisse des taux de la FED a satisfait les marchés, les motifs
d'inquiétude demeurent. Par ailleurs, il serait normal que le marché connaisse
quelques à-coups après les quatre années de hausse qu'il vient d'enregistrer. En ce
sens, Gérard AUGUSTIN-NORMAND estime qu'il faudra être très sélectif pour
profiter des opportunités de 2008.
Dès lors, « quel pourrait être le niveau du CAC 40 à la fin de 2008 ? », demande
Yves de KERDREL. Gérard AUGUSTIN-NORMAND voit l'indice vers 5.300 points au
31 décembre 2008, tandis qu'Édouard CARMIGNAC l'anticipe à 5.800 points. Pour
sa part, Marc FIORENTINO envisage un retour vers les 4.800 points en cours
d'année. Ce consensus prudent n'empêchera cependant pas de réaliser de belles
opérations sur certains titres bien choisis, soulignent les quatre experts.
Pour cela, Didier LE MENESTREL conseille de surveiller les services informatiques.
« Mal aimé en Bourse, ce secteur est à la veille d'un grand mouvement de
concentration », explique le président de la FINANCIÈRE DE L'ÉCHIQUIER. Trois
SSII méritent selon lui une attention particulière : STERIA, indépendante et bien
dirigée, ATOS ORIGIN car elle ferait une belle cible, et ALTRAN, sur laquelle la
FINANCIÈRE DE L'ÉCHIQUIER a largement investi (plus de 5 % du capital).
Gérard AUGUSTIN-NORMAND recommande quant à lui trois valeurs sous-évaluées
susceptibles de remonter en 2008. La première est le GROUPE PARTOUCHE, qui
devrait bénéficier de l'ouverture à la concurrence des jeux en ligne. La seconde est la
société de BTP EIFFAGE, car la justice pourrait imposer à son principal actionnaire,
SACYR, de lancer une OPA vers 130 euros. Enfin, le suisse KUONI pourrait être au
centre des restructurations attendues dans le secteur du tourisme en 2008.
Pour Édouard CARMIGNAC, il faut surtout miser sur les marchés émergents et les
matières premières. « Ce n'est pas facile à partir de la Bourse de Paris », reconnaîtil,
« mais c'est posible à travers des fonds spécialisés ». S'agissant des actions, les
préférences du président de CARMIGNAC GESTION vont à SCHLUMBERGER et
FREEPORT qui demeurent abordables, EDF pour l'attrait du nucléaire et BILLITON
en raison de l'importance de ses gisements d'uranium.
« Les meilleures valeurs de 2008 seront les gérants », estime pour sa part Marc
FIORENTINO. Le président d'EUROLAND FINANCE conseille donc d'investir dans
des « fonds de fonds ». Quant à ses actions fétiches, ce sont VIVENDI et
THOMSON, la première parce qu'elle pourrait être vendue « par appartement » avec
une bonne surcote, la seconde parce qu'elle est une « proie évidente pour un fonds
ou un LBO ». Enfin, Marc FIORENTINO cite deux « pépites » : ADVERLINE et ECA.
Interrogé sur une possible cession des 25 % de NESTLÉ dans le capital de
L'ORÉAL, Gérard AUGUSTIN-NORMAND estime que le groupe français de
cosmétiques est aujourd'hui correctement valorisé. En ce sens, le président de
RICHELIEU FINANCE n'est « pas acheteur » sur L'ORÉAL.
Le public interroge les gérants sur ALCATEL et ACCOR, deux dossiers qui posent la
question de la gouvernance selon Didier LE MENESTREL. Pour ACCOR,
l'opportunité a été l'arrivée du nouveau PDG Gilles PÉLISSON. Pour ALCATEL,
poursuit Marc FIORENTINO, c'est le « problème TCHURUK » qui est en cause.
Une question est posée sur l'immobilier : faut-il jouer les foncières (KLÉPIERRE,
UNIBAIL) ou les promoteurs constructeurs (KAUFMANN & BROAD, NEXITY) ?
Gérard AUGUSTIN-NORMAN et Didier LE MENESTREL conseillent la prudence sur
ce secteur, car les décotes d'autrefois ont été largement corrigées.
Enfin, concernant l'aluminium, Édouard CARMIGNAC fait part de ses réserves,
tandis que Gérard AUGUSTIN-NORMAND répond à une question sur NORSK
HYDRO. Le président de RICHELIEU FINANCE estime que l'entité NORSK
ALUMINIUM bénéficie d'un attrait spéculatif qui pourrait réserver à ses actionnaires
de bonnes surprises en 2008.
source : http://www.foruminvest.com/fonctionnalites/MARCHES_ACTIONS_2008.pdf
30 octobre 2007 à 19:552
Très intéressant, merci. Je vous ferai part de mon avis de gérant sur 2008 d'ici quelques semaines :-)
30 octobre 2007 à 22:51Ajoutez un commentaire
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