J'ai bien ri.
Décidément, dans la ministre académie, il y aura du mal à faire le choix.
Qu'est ce qu'un pays ruiné ? Certainement pas un pays endetté. Surtout en monnaie fiduciaire.
Le premier ministre croit avoir découvert cela.
Il y a 36 ans que l'on sait où l'on va.
Une monnaie fiduciaire finit toujours au même niveau : zéro, et la dette avec.
Comme le sens de l'autocritique n'étouffe pas nos hommes politiques, on ne remet pas en cause la politique menée.
Un pays développé, et donc riche, c'est un pays doté des 8 secteurs industriels de base. Point.
Un pays sans industrie est un pays ruiné. Oui.
On peut faire la liste :
- les très ruinés : Espagne, Grande Bretagne et USA,
- les débuts de ruine : France, Italie.
La désindustrialisation est la ruine.
La situation du torche cul, même appelé zeuros n'a aucune importance. La situation de la dette libellée en zeuros, pas davantage.
Les anciens financiers, classiques, auraient aussi beaucoup ri.
Qu'est ce qui fait la valeur d'une monnaie ? Mais aussi de l'immobilier ?
C'est l'industrie. Et ça a toujours été l'industrie. Même au 14° siècle. Les contemporains de la peste noire ont été étonné de découvrir le poids de l'industrie dans une société qu'ils croyaient agricole, et dont la valeur de la production industrielle, dépassait déjà celle de l'agriculture.
Ce qui fait l'économie, c'est la valeur d'échange.
L'or a l'avantage d'être éternel, mais sans biens, il ne vaut rien. Le papier bancaire quand à lui est dans le même cas de figure. Sans production, il ne vaut rien.
Que vaut l'immobilier à Detroit, dans la Rust belt ? Plus grand chose. La valeur de la monnaie s'ajuste à celle de la production industrielle.
Les nord américains ont pourtant le souvenir du sud ruiné à la fin de la guerre civile. Un sud ruiné plus par la baisse du cours du coton, que par la guerre proprement dite, et de l'immobilier qui ne valait plus que le prix des impôts impayés.
La valeur immobilière s'ajuste à la valeur de la production industrielle.
La seule crise française est celle de la perte d'industrie.
Plus l'industrie coulera, plus la valeur de l'immobilier coulera. Dans un pays sous développé, l'immobilier n'est jamais cher. Il n'y a pas de valeur d'échange. Pas de pouvoir d'achat.
La vraie faillite c'est la perte de l'industrie.
Chez moi, c'est 200 emplois industriels directs en moins récemment. C'est 200 foyers touchés. Point.

3 Commentaires
1
Entièrement d'accord.
23 septembre 2007 à 08:572
LesEchos
http://www.lesechos.fr/info/france/4625601.htm
(Politique – Sociale – Emploi – Travail)
« Le patronat veut pouvoir modifier plus facilement les contrats de travail. Dans une note transmise aux syndicats hier, le patronat propose que la rupture faisant suite à une modification du contrat ne soit plus considérée comme un licenciement économique.
Autrement dit, que le salarié puisse être licencié pour motif individuel, voire pour faute grave, ce qui exclut toute indemnité de licenciement.
Mais il est certain que si il doit y avoir une décroissance de la masse salariale des actifs (voir le beau projet du patronat plus haut), avec des actifs toujours moins nombreux, alors le budget de l'état, les retraites et l'immobilier devront décroître dans les mêmes proportions. L’illusion d’une richesse artificielle ne pourra perdurer.
Ce sont les projets de lois du précédent gouvernement CNE et du CPE, prémices d’une dégradation du marché de l’emploi qui n’ont mis en alerte et n’ont motiver à reporter toute acquisition à une date ultérieure (bien que disposant d’une somme conséquente) afin d’avoir une meilleur vision sur l’orientation sociétale que veulent imprimer les décideurs français. Car que vaudrait l’immobilier dans un pays où il y aurait 95 % de pauvre (en tout cas les prix actuels seraient sûrement divisés par 3 ou 4).
Et dans ce raisonnement, je ne tiens même pas compte de la situation économique actuelle :
- La crise financière mondiale liée aux « subprime »
- Les Méga pertes des organismes bancaires
- Le durcissement des conditions de crédit lié à l’impossibilité de titriser les nouveaux prêts immobiliers,
- Un stock en très forte augmentation,
- Une raréfaction de nouveaux acquéreurs liée à la forte augmentation du volume des transactions passées et à l’anticipation des jeunes générations de leur première acquisition avec un financement étalé sur 25 ou 30 ans et à taux révisable ….
Alors, je vous laisse le soin d’imaginer ce que pourrait être l’ampleur de la correction à venir, une fois passé le temps des illusions.
23 septembre 2007 à 10:023
Exacte Patrick , la seul activité qui permet une réel augmentation de la production c'est le secteur secondaire.
En se désindustrialisation , et en croyant dure comme fer que le " tout services" aller sauver l'économie l'europe c'est encore une fois de plus mis dans de beaux draps. L'argent ne produit pas spontanément de l'argent , il faut le travail des hommes et des machines pour en " produire ".
23 septembre 2007 à 13:42Ajoutez un commentaire
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