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Sonatrach annule un accord avec Repsol et Gas Natural

Sonatrach_gaz_baguetteRififi dans le gaz.

Alors que "l’entente cordiale" semblait revenue entre l’Algérie et l’Espagne après le différend qui les avait opposées sur le gazoduc Medgaz, l‘entreprise publique algérienne d’hydrocarbures Sonatrach a averti lundi l’autorité boursière espagnole (CNMV) qu’elle annulait un accord signé en 2004 avec les groupes Repsol YPF et Gas Natural, portant sur un projet d’exploitation de gaz naturel en Algérie.

Dénonçant des interventions politiques d’Alger dans Sonatrach, Repsol YPF et Gas Natural ont de leur côté souligné, dans un communiqué adressé à l’autorité boursière, qu’ils "regrettaient et rejetaient la décision de l’Algérie de s’approprier pour elle-même, illégitimement, le projet". Les groupes espagnols ont dit vouloir défendre leurs intérêts en soumettant la question à un arbitrage international, et avoir l’intention de demander des dommages et intérêts.

Pour rappel, en 2004, Alger avait donné son accord pour la participation de Repsol YPF et Gas Natural à la création d’une société commune chargée de l’exploitation du site de Gassi Touil, à l’est de l’Algérie. Il s’agissait du premier contrat de ce type jamais accordé à une compagnie étrangère en Algérie.

Si le ministre algérien de l

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13 commentaires

  1. Algerino 4 septembre 2007 à 01:28

    C’est normal que Sonatrach annule l’accord, Repsol et Gas natural avait fait la meilleure offre pour gagner l’exploitation de Gassi Touil, et ils ont laissé entendre qu’ils ont tellement fait une bonne offre, qu’il ne pourront pas la tenir dans les delais, ce qui cause un gros problème à Sonatrach qui a déja conclu des contrats de livraison de GNL aux Etats-Unis.
    J’espère juste que les compagnies espagnoles vont avoir la descence de ne pas encore essayer de faire croire que Sonatrach est une compagnie non-rationnelle car etatique. C’est une reaction commerciale completement normale (tu ne respectes pas le contrat, le contrat n’est pluis valable), et si Repsol et GN n’avait pas fait une offre si intéressante, un autre groupement aurait pu faire une offre plus “réaliste” et aurait tenu ses delais.

  2. Elisabeth 4 septembre 2007 à 09:44

    Je crois savoir qu’il ya le même type de pb avec les Chinois dans la construction immobilière, ils font des prix défiant toute concurrence … mais ne tiennent pas les délais, d’ou “irritation” du gouvernement algérien
    merci bcp pour les explications, que je n’ai pas eu le temps de fouiller hier soir

  3. gassi Touil 4 septembre 2007 à 09:46

    Le consortium espagnol Repsol-Gas Natural décroche le projet Gassi Touil
    par Safia Berkouk , Le Jeune Indépendant, 18 novembre 2004
    L e plus grand projet intégré de gaz (projet Gassi Toui, jamais octroyé en Algérie a été attribué hier au consortium espagnol composé des compagnies Repsol et Gas Natural à l’issue de l’opération d’ouverture publique des plis commerciaux qui s’est tenue hier à Alger.
    Repsol participera à hauteur de 60 % et Gas Natural à hauteur de 40 % dans le consortium formé pour ce contrat pour lequel ils devront investir pas moins de 1,6 milliard d’euros, alors que le montant total des investissements devant être consentis sur ce projet sont estimés à 3,5 milliards de dollars.
    Le groupement espagnol a décroché le marché après avoir obtenu la note finale la plus importante (100) comparé à ses autres concurrents en course, à savoir le groupe britannique BP, le consortium italo-américain ENI-Anadarko et un groupement franco-britannique Total-Shell.
    La note est calculée sur la base de deux coefficients dont l’un est relatif à la part de production. Selon le chef de ce projet au niveau de Sonatrach, les premières quantités de gaz issues de ce projet sont prévues pour septembre 2009.
    Les deux compagnies produiront à partir des réserves de gaz déjà découvertes dans les zones de Gassi Touil, Rhourde Nouss et Hamra et poursuivront leurs travaux d’exploration pour découvrir de nouvelles réserves et les exploiter. Satisfait de la concrétisation de ce projet de grande envergure de par le montant des réserves gazières, l’importance des investissements à consentir et la qualité des partenaires, le P-DG de la compagnie nationale des hydrocarbures, M. Mohamed Meziane, a parlé d’un «grand événement pour Sonatrach» qui entre dans «la stratégie de développement à moyen terme de la compagnie et qui l’aidera à concrétiser ses objectifs en matière d’exportation de gaz à l’horizon 2010».
    Il a, par ailleurs, annoncé que d’autres projets similaires sont en préparation et devraient également voir le jour. Il faut savoir que si seuls quatre soumissionnaires ont proposé des offres commerciales, ils étaient quinze à avoir fait des offres techniques après le lancement de l’appel d’offres en avril 2002.
    Le projet intégré «gaz de Gassi Touil» est un contrat de type partage de production qui sera réalisé en partenariat. Il a une durée de vie de 30 ans avec une période de développement de 54 mois. Les travaux de développement du projet portent sur le forage de 52 puits de développement, la reprise des 16 puits existants ainsi que la construction d’installations de surface pour le traitement de 22 millions de m3/jour de gaz brut, de la construction de nouvelles capacités pour le transport de 6,5 milliards de m3/an de gaz de vente et de la réalisation d’une nouvelle usine de liquéfaction d’une capacité de 4 millions de tonnes par an.

  4. Algerino 4 septembre 2007 à 12:28

    @Elisabeth
    En plus ca fait un moment que Sonatrach met en garde les 2 sociétés sur leur retard, et leur a demandé de payer s’ils sont à l’origine de retard de livraison, mais ils ont fait la sourde oreille.
    Par ailleurs, depuis plusieurs mois un différend oppose Sonatrach et Gas Natural sur le prix du gaz long terme, donc ca n’a pas du jouer en leur faveur.

  5. Retard 4 septembre 2007 à 13:35

    Retard dans la réalisation du Projet intégré de Gassi Touil
    Repsol et Gas Natural devront payer
    Source : Le Maghreb
    L’Algérie ne fera aucune concession sur les délais de réalisation du projet intégré de Gassi Touil confié dans le cadre d’un avis d’appel d’offres au groupement espagnol Repsol et Gas Natural. Selon le ministre de l’Energie, Chakib Khelil, qui s’exprimait sur le sujet en marge du sommet de Doha, Repsol et Gas Natural devront payer tous les coûts liés au dépassement du projet, qui a été retardé de 2009 à 2011. Les compagnies devront compenser le revenu perdu au gouvernement algérien en raison du retard. Pour rappel, Les deux compagnies espagnoles avaient éprouvé des difficultés techniques avec le projet qui est le projet le plus important attribué à un consortium international, en ce qu’il inclut l’exploitation et la commercialisation en passant par la production de 4 millions de tonnes de gaz liquéfié par an.
    La partie algérienne avait alors demandé aux compagnies espagnoles Repsol et Gas Natural, partenaires dans le projet, “d’honorer leurs engagements ” prévus dans le contrat après que ces deux compagnies eurent fait état de ” retard ” dans la réalisation du projet. ” La situation engendre des préjudices pour l’Etat algérien, en termes de retards fiscaux, et pour Sonatrach, en termes de ne pas pouvoir répondre à des engagements avec des tiers relatifs au gaz liquéfié devant provenir de l’usine de GNL”, a estimé M. Khelil lors de son récent passage au forum d’El Moudjahid. Il a également souligné que, côté algérien, “nous sommes réceptifs pour autant qu’elles remplissent deux conditions : d’abord l’Etat algérien ne peut perdre des revenus fiscaux à cause du retard. Ensuite, Sonatrach a signé des contrats de livraison de gaz liquéfié avec des entreprises des Etats-Unis”. Tout semble faire croire que, jusqu’à maintenant, les deux entreprises espagnoles restent évasives et les progrès réalisés dans la négociation décevants. M. Khelil se montre donc intransigeant en réclamant que le groupement espagnol doit fournir à Sonatrach, le GNL nécessaire pour qu’elle puisse honorer ses engagements. Le projet intégré “gaz de Gassi Touil” est un contrat de type partage de production qui sera réalisé en partenariat. Il a une durée de vie de 30 ans avec une période de développement de 54 mois. Les travaux de développement du projet portent sur le forage de 52 puits de développement, la reprise des 16 puits existants ainsi que la construction d’installations de surface pour le traitement de 22 millions de m3/jour de gaz brut, de la construction de nouvelles capacités pour le transport de 6,5 milliards de m3/an de gaz de vente et de la réalisation d’une nouvelle usine de liquéfaction d’une capacité de 4 millions de tonnes par an.
    Etant partie prenante de ce projet, la société nationale Sonatrach, place ce projet dans le cadre de sa stratégie de développement à moyen terme et dans l’objectif d’augmenter sa production de gaz d’ici 2010.

  6. verdad 5 septembre 2007 à 00:27

    La verdad aqui amigos

  7. Algerino 5 septembre 2007 à 02:58

    On ne peut pas nier que le dossier du Sahara occidental n’a pas aidé les relations algero-espagnole (depuis que le gouvernement socialiste est au pouvoir).
    Par contre il faut se mefier des révélations de “Sahel Intelligence” qui a tendance a ne pas avoir une postion neutre sur le dossier du Sahara.
    En tous les cas vivement qu’on la règle cette question du Sahara, pour construire un vrai Maghreb…

  8. Sali 6 septembre 2007 à 11:49

    Bonjour Madame Elisabeth,
    Pourquoi dans votre article, vous ne mentionnez pas le point de vue des journaux algériens…!!! On a l’impression on vous lisant que vous prenez partie pour l’Espagne, même si je suis convaincue que ce n’est pas le cas, et qu’il s’agit juste d’un défaut d’écriture journalistique d’opinion qu’il faudra que vous travaillez plus (ce n

  9. DADI 7 septembre 2007 à 20:17

    en essayant de politiser le problemes REPSOLYPF et Gas Natural font preuve d’une constante malhonetete et cela a commencé par leur offre ou ils ont vu plus gros que leur ventre.
    la victime dans toute cette affaire c’est SONATRACH et L’etat Algerien qui risquent d’y laisser des plumes à cause de cette offre non serieuse et Sonatrach ne fait que limiter les dégats.
    voir l’autre son de cloche en lisant le communiqué de presse de Sonatrach diffusé sur son site web.

  10. Y.Mérabet 29 juillet 2009 à 01:22

    Un deuxième Medgaz
    Le Transsaharian Gas Pipe Service, un projet catastrophique Par : Y. Mérabet
    Au Nigeria, les violences dans le Delta du Niger, mais aussi la corruption et la désorganisation du tissu industriel freinent l’exploitation aussi bien du pétrole que du gaz, qui a souvent été brûlé au lieu d’être produit et exporté, alors que la population nigériane meure de faim. Là-bas ! Au Nigéria c

  11. Abramhs 13 août 2009 à 00:17

    Energie nucléaire
    Soixante ans de dissuasion nucléaire controversée Par : Y.Mérabet
    La dissuasion nucléaire, dans les relations internationales, terme qui désigne une stratégie visant à décourager toute possibilité d’action hostile de la part d’une puissance ennemie. Une stratégie de dissuasion réussie implique qu’on puisse mettre l’agresseur potentiel dans un certain état d’esprit.
    La fin de la dissuasion nucléaire
    Avec elle, l

  12. Samira Akli 22 février 2014 à 07:13

    Sonatrach :Encore un autre 24 février dans le chaos ?

    Par Y.Mérabet

    Plusieurs scandales secouent l’économie algérienne. La Sonatrach et la Sonelgaz totalisent à elles seules pas moins de 15 milliards de dollars détournés. Un véritable séisme politique qui met le président Bouteflika à rude épreuve.

    L’Algérie secouée, par l’immense scandale de corruption dont l’épicentre éclabousse, de plein fouet, le pouvoir central. On devine aisément que le trésor des “Ali Baba” d’Alger ne peut être que la manne providentielle des hydrocarbures. Le poumon économique du pays, 98% des recettes en devises. Deux sociétés nationales sont mises à index, la Sonatrach, pour la prospection et la production; et Sonelgaz, pour la distribution; à quoi il faut ajouter le projet de méga-infrastructure de l’autoroute Est-Ouest. Entre ces trois éléments d’un même ensemble qui fonctionne sur le mode des vases communicants, la mère nourricière n’est autre que la Sonatrach, ordonnatrice, pourvoyeuse de fonds et de bien d’autres choses. Chacun sait que la Sonatrach, un mastodonte qui emploie 125.000 personnes pour un bénéfice net de 9,2 milliards de dollars, en 2008, est la chasse gardée du clan présidentiel et la mamelle de l’Algérie. Normal qu’elle soit aux premières les des révélations spectaculaires de la dernière décade de janvier 2010. Au début de l’éclatement de l’affaire, le ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khalil, a tenté de colmater les brèches et de limiter les dégâts. Même attitude préventive de son collègue de l’Équipement, Amar Ghoul, superviseur de la fameuse autoroute.

    Les deux compères du gouvernement Ahmed Ouyahia ont même désigné des avocats pour défendre “l’intégrité morale et la droiture sans reproche” des dirigeants de la Sonatrach. Peine perdue. L’opération de cantonnement, qui devait se terminer par un étouffement dans l’œuf, n’a pas pris. Des fuites organisées ont été savamment distillées, des documents ont circulé; la presse algérienne en a fait son sujet de prédilection. Etalé sur la place publique, le scandale

    a pris des proportions nationales. Plus moyen pour les gouvernementaux de jouer les sapeurs pompiers. Volte-face. Les avocats pressentis se retirent en bloc, le 28 jan.2010, vraisemblablement suite à une directive venue d’en haut.

    Un roman de série noire

    Mieux, la Sonatrach, première entreprise publique du pays, se constitue partie civile contre ses propres cadres, dont le PDG, Mohamed Meziane. Celui-ci, ainsi que ses collaborateurs impliqués, devront désormais assurer leur propre défense, voire assumer les faits établis qui leur seraient reprochés. On baigne dans l’ambiance d’un roman de série noire où la réalité de la concussion politico-financière dépasse la fiction. Les chiffres en jeu sont mirobolants; à donner le tournis.

    Corruption.

    Indice de perception de la corruption (IPC):

    Par rapport à 2008 l’Algérie chute de 3,2 à 2,8 sur 10 et de la 92e place en 2008 à la 111e en 2009. Tous les analystes du risque corruption et les experts du climat des

    affaires considèrent qu’un score inférieur à 3 sur 10 signifie un haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat!

    La, richesse nationale, va au profit d’une poignée déprédateurs apparatchiks?

    Ce processus a une histoire, des rapports de cause à effet et des protagonistes connus. Tout a commencé avec le coup d’État du 19 juin 1965, conduit par Houari Boumedienne. Ce n’était pas uniquement une prise de pouvoir, mais une mise sous camisole administrative de l’appareil économique et des ressources du pays

    Le festin des fauves

    Ce fut l’invite au festin des fauves. Les proches, parmi les caciques à l’affut, mais aussi les touts derniers venus, ne s’en sont pas privés. Des personnages comme Abdeslam Belaïd ou Sid Ahmed Ghozali (ex PDG de Sonatrach puis Premier ministre) ont tenu, depuis la direction de la Sonatrach, la tirelire de l’État et le porte-monnaie de la ménagère algérienne. Ils avaient une suite à l’année dans les grands palaces des capitales du monde et tenaient tables ouvertes. Ils travaillaient en osmose avec le ‘Clan’ des décideurs . Dès son arrivée au pouvoir, en 1979, par un consensus mou, Chadli Benjedid a, certes, essayé de mettre de l’ordre dans cette rapine organisée. Il a même menacé de traduire en justice quelques uns de ces illustres serviteurs de l’État qui ont mis l’État à leur service. Il fut rattrapé parle retour au galop d’un naturel inscrit dans les gènes de la lutte pas seulement pour le fauteuil du palais présidentiel d’Al Mouradia plus professionnels de la corruption de haut vol. À partir d’un seuil minimum de 10% de commissions et de petits à-côtés, «universellement admis», le montant de détournement de fonds publics serait, selon la presse algérienne, de 18 milliards de dollars, pour la période 2004-2009, au titre du programme de relance du Président de la république, dont le coût s’élève à 180 milliards de dollars. Comme s’il avait une bourse des valeurs de la malversation, celle-ci est rigoureusement indexée sur le marché des changes. Avec des projections que l’on peut difficilement qualifier de fantaisistes.

    Des prédateurs apparatchiks

    Ainsi, le pactole de la corruption quasi-officielle, entre responsables algériens et partenaires étrangers, avoisinerait “à peine” les 15 milliards de dollars, au terme de la finalisation du même plan de relance, 2010-2014, estimé à 150 dollars. Un manque à gagner substantiel, à fendre le cœur des moralisateurs fragiles, vu la baisse tendancielle du prix du baril de pétrole et du m3 de gaz. L’un dans l’autre, la dette extérieure du Maroc rien qu’en pots de vin. Toujours est-il que, même dans ces milieux-là, les temps sont durs. À croire que la crise mondiale a touché également les magots planqués de ci-de là, en Europe et Outre-Atlantique. Comment comprendre qu’un pays d’une trentaine de millions d’habitants, dont une bonne partie crève la dalle, manifeste son mal vivre et ne songe qu’à passer de l’autre côté de la Méditerranée, puisse laisser filer sa principale,

    Tout un pays qui saigne à blanc, sous l’effet de la corruption

    La Sonatrach en chiffres:

    50.000 salariés directs, 120.000 avec ses filiales et les services privés Plus de 30% du PNB de l’Algérie. Près de 40 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2009 contre 61 en 2008. 12ième groupe étoilera niveau mondial.

    Abdelhamid Ibrahimi, Premier ministre dans les années 1980, a d’ailleurs évalué la corruption institutionnelle, sous Chadli Benjdid, à 27 milliards de dollars, soit 10% (toujours le même taux, sans plus) du volume total des importations; à savoir 270 milliards de dollars .En somme, de Medienne à Bouteflika, l’État algérien n’est pas réductible à un pouvoir central, il est, en même temps, le maître d’œuvre, celui qui passe commande, le payeur, l’ordonnateur, le contrôleur à tous les niveaux et, parfois sinon souvent, le bénéficiaire des projets et programmes objets de marchés publics. Le mot est lâché, “marchés publics”. C’est la poule aux œufs d’or d’une économie sous tutelle administrative très rapprochée. C’est aussi le nœud gordien de cette corruption sous couleurs bananières, hors tropiques, et sous le regard complaisamment intéressé des plus hauts commis de l’État. Sonatrach sera gérée dans l’opacité, comme une caisse noire.
    Chargé de la mission de contrôler Sonatrach et de la soustraire aux regards extérieurs, Chakib Khalil va immédiatement entourer de barbelés la poule aux œufs d’or et parer l’accès aux prédateurs : il ne laissera personne s’en approcher, il cumule deux postes en même temps celui de PDG de Sonatrach et de Ministre de l’Énergie et des Mines. Dans un premier temps, il la coiffera lui-même, cumulant grossièrement sa haute fonction au sein du gouvernement avec celle de directeur général de Sonatrach,. C’était, lui semblait-il, le meilleur moyen d’assurer la confidentialité à des besognes avouables. Après quatre ans le procédé devenait, cependant assez gênant et le ministre finira par consentir à nommer un successeur à la tête de Sonatrach, sous la forte pression de la nomenklatura des affaires et du représentant du syndicat de l’entreprise pression afin de libéré le processus de la corruption .

    C’est la meilleur idée, qui arrange le ‘clan’ et évitera des problèmes à Chakib Khalil, enfin quelqu’un qui aura l’audace de parapher et /ou signer une mastodonte de courrier en instance depuis plus de quatre et dont la majeur partie ne sont plus d’actualité nécessitant une révision. Pour valider certains documents douteux, il fallait bâcler le travail pour libérer les intérêts du ‘clan’.

    Placer aux commandes de l’entreprise un homme atteint d’un cancer avancé et qui passe ses journées dans les séances de chimiothérapie sur un lit d’hôpital. Un homme entièrement absorbé par son combat contre la mort, et donc totalement absent. Le 7 mai 2003, sur proposition aval du ‘clan’ de son ministre de l’Énergie, le président Bouteflika nomme donc Djamel-Eddine Khène, grand malade, directeur général de Sonatrach. scandale et à dénoncer le procédé inhumain qui consiste à exploiter handicap d’un homme pour des desseins politiciens et à l’empêcher de se soigner convenablement. Un grand malade est incapable de gérer quoi que ce soit, il doit rester sur son lit ? Djamel-Eddine Khène mourra le 7 juillet 2003, deux mois à peine après sa désignation (Que dieu ait son âme). Le ‘clan’ pouvoir en parallèle à Bouteflika venait sans doute de hâter la mort d’un cancéreux. Plus de trace, plus de doute, tout est enterré avec le défunt? Alors que la justice algérienne est incapable de juger équitablement les vivants , alors qu’on dit- pour les morts?

    Saignée à blanc

    Le mot qui revient le plus dans une presse algérienne déchaînée est “le gré à gré” dans la passation de contrats d’intérêt général, au détriment de l’appel d’offres classique et concurrentiel.

    Le cas de la société Brown Roots and Condor (BRC) est montré en exemple. Une entreprise mixte avec une participation algérienne à hauteur de 51% par le biais de la Sonatrach (49%) et le Centre de recherche nucléaire de Draria (11%); le reste appartenant au groupe américain Halliburton. Le rôle de BRC s’est limité à jouer les intermédiaires, avec des marges bénéficiaires atteignant les 65% et des prix multipliés par 20. Ce qui lui a permis d’engranger la bagatelle de 2,1 milliards d’euros sur quarante et un marché de gré à gré. Autre exemple, le recours abusif aux bureaux d’études étrangers, pour la réalisation de tel ou tel ouvrage d’infrastructure.

    Une importation de services qui a, récemment, atteint le chiffre faramineux de 11 milliards de

    Dollars Bref, des paquets de billets verts comme s’il en pleuvait. Après quarante-huit ans d’indépendance, l’Algérie s’est dotée de toutes les structures requises pour protéger ses ressources et défendre ses intérêts dans son commerce avec l’étranger. Alors pourquoi toutes ces largesses qui saignent à blanc tout un pays et sa population? Il n’y a qu’une réponse possible, les préposés à la veille sur l’intérêt public y ont personnellement intérêt. Il s’est ainsi constitué une nomenklatura qui a mis en coupe réglée l’économie algérienne et fait main basse sur ses richesses naturelles.

    Association Algérienne des Relations Internationales 119, Bd Didouche Mourad, Alger centre

  13. Sammyinobe 16 février 2019 à 11:05

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