L'homme purement économique n'existe pas.
L'économie c'est l'art du choix.
Et tout choix est politique.
Au contraire, l'homme est un animal politique, même s'il le nie farouchement.
Une crise immobilière comme celle qui nous touche et va nous toucher a un potentiel explosif et révolutionnaire inimaginable pour un bon nombre de gens.
Après l'enquête de la DGCCRF qui trouvait fort peu de gens honnêtes et compétents parmi les agents immobiliers, syndics, diagnostiqueurs et constructeurs de maisons individuelles, c'est au tour du très respectable journal "le monde" de se dresser en procureur révolutionnaire.
D'abord contre les banques centrales, qui accorde l'impunité aux "spéculateurs", "voleurs", "profiteurs" et "imbéciles" ;
Ensuite l'opacité, le "manque de scrupule" de "toute la profession immobilière", et pour finir, la moralité :
"Des gens si bien payés ont fait des bêtises, ils ne méritent aucune
impunité. Ils doivent nettoyer leurs écuries, estimer dès maintenant
l'ampleur de leurs pertes, le dire, reprendre les crédits normaux à
l'économie réelle et prendre les moyens pour s'interdire de
recommencer. Sinon, il faudra le leur imposer."
En résumé, des gens très bien formés (bac plus 7 certainement), on fait des erreurs de garnements, dans leur suffisance et leur incompétence, ne savent même plus où ils ont planqués les pots de confiture, alors que pendant ce temps l'économie réelle va trinquer.
Plus que la formation, il leur manquait l'expérience de la vie.
La presse classique, trop longtemps porteuse du message que tout allait bien, trop longtemps complice, va se refaire une virginité en aboyant et mordant encore plus fort contre les coupables.
Les nombreuses victimes, car elles sont nombreuses, quasi toute la population en vérité, va demander des comptes, sans compter tous les licenciés.
Mais ne nous y trompons pas. Cette crise est d'un gabarit qui peut faire exploser une société.
Si les éditorialistes béni-oui-oui du libéralisme, grassement rémunérés eux-mêmes se transmutent en Fouquier-Tinville, en écrivant comme le père duchesne, que dira le reste de la société ?

1 Commentaire
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Un animal politique ET religieux ...
On ne peut dissocier les deux. En effet, l’homme est d’abord un être tourmenté naturellement, il ne se satisfait de rien de ce qui est, il est habité par un désir d’Infini, un désir qui passe infiniment les besoins biologiques, et seul un Infini en acte, un absolu, peut le satisfaire.
Depuis 200 ans, nous sommes adorateurs de l'homme et de ses droits. Avec les conséquences et les catastrophes qui en découlent.
L'économie n'est pas issue de lois naturelles comme tout le monde semble le croire : "ha ben ça monte", "ha ben ça baisse".
Elle est contrôlée, hors interventions naturelles (sécheresse, séisme, inondations, ...) par ceux (et ce n'est pas l'Etat) qui créent la monnaie dont bous nous servons tous et qui exigent un INTERET !
Tant que cette question ne sera pas abordée et que nous ne dénoncerons pas cette minorité folle de domination et prisonnière de sa folie, toutes les débats ne seront que choses stériles et blabla pour rien dire.
Bon dimanche Patrick !
09 septembre 2007 à 11:03Ajoutez un commentaire
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