Depuis le début de la crise des subprime, "...au moins trois éléments n'ont pas été assez soulignés : l'action souterraine des banques centrales, la récurrence des enchaînements du monétaire et financier au productif dans l'histoire du capitalisme, l'exacerbation des contradictions de la mondialisation financière."
"Depuis que, il y a trente ans, la liberté totale de circuler a été accordée aux capitaux, les crises se répètent : 1987 les Bourses, 1988 les caisses d'épargne américaines, 1998 l'Asie, LTCM, 2000 l'Internet, 2001 l'Argentine, aujourd'hui l'immobilier américain. Chaque fois, les banques centrales sortent le système de la crise en lui fournissant des liquidités en abondance, tout en clamant leur vigilance devant le risque inflationniste." Source : Le Monde, Banques centrales irresponsables
Tout le week-end, nous avons assisté à un échange "d'amabilités" entre Nicolas Sarkozy et Jean-Claude Trichet. Le premier veut que la BCE baisse les taux, qui ne sont pas bien hauts, pour sauver sa chère croissance, l'autre connaît mieux les ficelles monétaires et veut faire son métier de façon indépendante. Tout le paradoxe de la politique monétaire est résumé dans cet échange. L'argent pas cher alimente la spéculation mais il favorise les entreprises, qui peuvent investir à moindre coût. Mais il arrive un moment où il faut calmer l'inflation des prix.
"Le président français a renouvelé vendredi soir ses critiques envers la BCE, jugeant "curieux d'injecter des liquidités sans baisser les taux", a rapporté Le Monde daté de dimanche-lundi. "On a fait des facilités pour les spéculateurs, on complique la tâche pour les entrepreneurs", a-t-il accusé."
Trichet ne s'est pas laissé intimider (Le Monde, Jean-Claude Trichet rejette les critiques de Nicolas Sarkozy sur la BCE) et a répondu que la BCE "protège les citoyens européens" en maintenant la stabilité des prix, et "protège" les acteurs du marché "qui se comportent correctement", sans "favoriser d'aucune façon" les spéculateurs.
Et dimanche on se calme, et on rectifie le tir, oui, la BCE peut travailler sans que la France lui dicte sa politique. Ouf ! on a eu peur ! L'Elysée calme le jeu mais veut continuer le débat sur la BCE. "La France n'ordonne rien du tout. La France est respectueuse de l'indépendance de la BCE mais la France ne s'interdit pas de réfléchir et de débattre", a-t-il déclaré lors du Forum Radio J."
Mais le mal est fait, Sarozy a encore mis en colère les autres pays européens, souvenez-vous de cet incident : Sarkozy, «Je ne vous permets pas de me parler comme ça». Quant ce n'est pas Cécilia, Le problème Cécilia, c'est Sarkozy qui fait hausser les épaules de nos confrères européns.
Pendant ce temps, la Bank of Chine, banque centrale chinoise, essaie de freiner l'inflation : Chine : nouvelle hausse des taux d'intérêt pour freiner l'inflation record
"La Banque centrale de Chine a annoncé vendredi la cinquième hausse des taux d'intérêt de l'année, de 27 points de base, pour tenter de freiner l'inflation, à son plus haut niveau en août depuis près de 11 ans." Ce n'est pas la permière intervention anti-inflationiste de la Bank of China, je vous en avait parlé il y a près de deux ans. Mais visiblement les hausses précédentes n'ont pas été suffisantes, puisque l'inflation bat des records.

9 Commentaires
1
vous avez lu cela ?
alors, les américains vont guerroyer en Iran , et nous avec ?
On nous prépare à la guerre ou quoi ?
16 septembre 2007 à 21:412
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=4610623
16 septembre 2007 à 22:283
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-17-est-disponible-%21-La-crise-actuelle-expliquee-en-mille-mots_a930.html
Au vu des échéances à venir, et de leurs engagements incontournables, les grandes banques ont donc décidé de se mettre à amasser des liquidités réelles (et non plus de pseudo-liquidités comme la plupart des produits financiers vendus ces dernières années à des millions d'épargnants, fondés in fine sur des dettes américaines) (10), et donc de cesser de financer des opérations potentiellement porteuses de pertes massives.
En la matière, elles ont notamment cessé de se prêter mutuellement des fonds puisque, chacune ayant largement plongé dans la spéculation basée sur les dettes américaines, elles se suspectent les unes et les autres d'être encore plus exposées et donc de risquer la faillite.
Car il s'agit bien de cela. Et c'est pour cela que la BCE inonde littéralement les banques européennes de liquidités.
Jean-Claude Trichet doit se souvenir de l'effondrement du Crédit Lyonnais (11).
La crise du subprime n'est qu'un détonateur.
C'est en effet l'ensemble de la bulle financière fondée sur la dette américaine qui est en train d'éclater, car le consommateur US est exsangue alors même que l'économie américaine entre en récessflation comme décrit par LEAP/E2020 dans le GEAB N°16 (Juin 2007).
Derrière les prêts immobiliers à risque, ce sont désormais tous les prêts immobiliers américains, les prêts automobiles, les prêts des cartes de crédit US, ... qui font désormais face à une hausse exponentielle de leurs taux de non-remboursement (la dette publique suit la tendance avec la baisse du Dollar et celle des Bons du Trésor US).
Attachez vos ceintures – attention à la chute libre est proche
16 septembre 2007 à 22:494
http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/sarkozy_president/dossier.asp?ida=459867
16 septembre 2007 à 23:195
à écouter :
http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-3224,32-955789@51-954480,0.html
17 septembre 2007 à 00:176
LA guerre avec l'IRAN ? : tout à fait possible .
Par Paul Craig Roberts (qui n'est pas un dangereux gauchiste mais un ancien Reaganien).
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1194
17 septembre 2007 à 08:317
Vivement qu'il y ait au Allemand à la tête de la BCE. Comme ça ce gouvernement sera un peu moins tenté de vouloir faire la leçon au président de la BCE.
Qu'il commence par régler ses problèmes intérieurs.
17 septembre 2007 à 09:328
Quel est le problème pour le président de la République ?
Dans ses voeux de campagne, il expliquait qu'il veut que tous les français accèdent à la propriété.
Si les prix de l'immobilier baissent, cela leur sera plus facile.
Laissons faire sont travail à la BCE.
Elle le fait bien.
17 septembre 2007 à 14:049
"Quel est le problème pour le président de la République ?
Dans ses voeux de campagne, il expliquait qu'il veut que tous les français accèdent à la propriété.
Si les prix de l'immobilier baissent, cela leur sera plus facile.
Laissons faire sont travail à la BCE.
Elle le fait bien.
17 septembre 2007 à 14:33Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.