Société Générale recule malgré la Deutsche Bank

Societe_generale Le titre Société Générale reculait nettement lundi matin, pour se reprendre néanmoins par la suite. L’action pâtit en effet de la méfiance des investisseurs envers les valeurs financières suite à la crise du subprime.

Le titre pourrait cependant bénéficier d’éléments favorables tel que le relèvement, à "achat" contre "neutre" auparavant, de la recommandation de la Deutsche Bank.

A 09H45 (07H45 GMT), l'action Société Générale cédait 1,05% à 126,59 euros, portant à 1,87% son repli depuis le 1er janvier. Le titre perdait ainsi l'intégralité des points positifs engrangés sur sa valeur à la suite de sa flambée spéculative du printemps, liée à des rumeurs de rachat. La baisse s’est nettement infléchie cependant en fin de matinée, la régression du titre n’étant plus que de - 0.29 % vers 13 H 30.

Dans une note à leurs clients, les analystes de la Deutsche Bank ont monté leur recommandation à l'achat sur l'action de la banque française, avec un objectif de cours ajusté en hausse de 1,42%, insistant sur la faible exposition de la SG à la crise sur le marché du crédit. Par ailleurs, la Société Générale "offre des perspectives positives dans les conditions actuelles de marché, en raison de ses positions privilégiées dans le segment des dérivés", a souligné la Deutsche Bank.

La banque a récemment affirmée être "faiblement exposée" à la crise des crédits immobiliers à risque et des financements de LBO. Sa banque de financement et d'investissement (BFI) détient moins de 3 milliards d'euros de son portefeuille dans les segments du marché du crédit qui font face à la crise du "subprime", soit 1% de ses encours globaux. Mais, malgré les propos rassurants tenus à plusieurs reprises par le PDG de la Société Générale comme par celui de BNP Paribas, les valeurs bancaires américaines et européennes restent néanmoins affectées par la crise des crédits hypothécaires à risque aux Etats-Unis.

Le groupe bancaire français affiche au deuxième trimestre un bénéfice net en progrès de 32,7%, à 1,744 milliard d'euros contre 1,314 milliard l'an dernier à la même époque. Le bénéfice net a été boosté par une plus-value de 235 millions réalisée sur la cession de titres Euronext et une autre de 82 millions sur la cession de titres de la place de marché ICE. Ces chiffres sont nettement supérieurs aux attentes des analystes qui prévoyaient un résultat net de 1,385 milliards d'euros.

Au premier semestre, le résultat net croît de 14,5% à 3,175 milliards d'euros. Le produit net bancaire s'élève à 6,622 milliards de dollars, soit une progression de 16% par rapport au second trimestre 2006. A périmètre et taux de change constants et hors plus-value Euronext, le produit net bancaire est en hausse de 11,1%.

 

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