La confiance des dirigeants d'entreprises est au plus bas depuis cinq ans, révèle l'indice de confiance des PDG dans le monde élaboré par la banque d'affaire Goldman Sachs et publié récemment.
Bizarre, en France, la situation ne semble pas être tout à fait la même : selon l'indicateur publié par l’INSEE, le moral des professionnels affiche une hausse en juin de 2 points pour atteindre une valeur de 110 points contre 108 en mai et 112 en avril. Micro-climat à Paris ? où frilosité de la presse à rapporter de telles nouvelles ?
L'indice donne les prévisions des PDG sur le climat économique du trimestre à venir et il a été élaboré pendant la dernière semaine de juillet et la première d'août, soit pendant une période très agitée sur les marchés financiers du monde entier. Ce qui pourrait "justifier" les chiffres français, étant antérieurs au "phénomène".
L'indice est actuellement à 33, la barre de 50 marquant la limite entre ceux pensant que les conditions s'améliorent et ceux qui pensent qu'elles se détériorent. Le second trimestre faisait état d'un indice à 57 et la moyenne depuis le 3e trimestre 2002 est de 60.
Néanmoins, malgré cette perte de confiance, les dirigeants d'entreprises pensent que les transactions et le nombre de commandes ne seront pas affectés.
Bien que l'indice ait lourdement chuté au troisième trimestre, beaucoup de PDG pensent que la tendance générale de l'économie n'a pas énormément évolué. Goldman Sachs souligne également que son indice est très volatil et peut varier énormément d'un trimestre à l'autre.
Concernant la crise des "subprime" qui secoue actuellement les places boursières mondiales, plusieurs dirigeants d'entreprises non directement actives dans la finance la considère comme une opportunité de pouvoir concurrencer les fonds d'investissement qui jusqu'alors étaient en position dominante sur un grand nombre de marchés. Ceux-ci ne peuvent plus se permettre de réaliser des acquisitions aussi facilement qu'avant en raison du renchérissement du loyer de l'argent, et la tendance des fusions-acquisitions serait à la hausse, avec des entreprises non-financières plus actives.
En Europe, l'indice est particulièrement bas --à 25 pour 63 au 2e trimestre-- mais les commentaires sur l'économie sont partagés, indique Goldman Sachs. Aiïe, rappelez-moi la France est bien en Europe, non ?
Les PDG européens auraient plutôt tendance à vouloir réaliser leurs opérations de fusions-acquisitions à l'international que sur leurs marchés nationaux.
Au Japon, les banquiers parlent de désirs de fusions-acquisitions internationales mais veulent absorber leurs concurrents plutôt que de se retrouver la cible d'offres publiques d'achat.
Les PDG américains estiment, quant à eux, que les conditions vont s'améliorer sensiblement dans un futur proche. Leur indice s'établit à 34 contre 53 au 2e trimestre.
Source : AFP

7 Commentaires
1
Le moral des chefs d'entreprises français irait bien...? On peut s'interroger sur la fiabilité de de genre d'enquêtes...
16 août 2007 à 10:082
Le moral des chefs d'entreprises français irait bien...? On peut s'interroger sur la fiabilité de de genre d'enquêtes...
16 août 2007 à 10:083
J'adore vos dessins, tellement vrais ;) !
16 août 2007 à 10:314
Que se passe t-il ? L'arrivée d'un gouvernement libéral animé par une forte volonté réformiste et l'omniprésence volontariste et décomplexée d'un leader maximo à la française qui s'appuie sur une absolue majorité au sein de l'appareil de contrôle étatique ne suffit -elle pas à donner confiance à notre patronat ?
16 août 2007 à 12:165
Formulation un peu généraliste mais qui à ici aussi sa place et de plus, c'est un esprit très éclairé qui le dit: " on ne résout pas un problème avec les modes de pensées qui l'ont engendré" Albert EINSTEIN
16 août 2007 à 15:036
Preter une influence quelconque aux gouvernements sur les cycles economiques est faire peu de cas: 1/ de l'independance (plus ou moins reelle) des banques centrales; 2/ de l'autonomie des investisseurs; 3/ de l'absence de pouvoir sur l'economie de nos ministres et de leur cohortes de laquais.
16 août 2007 à 20:49Ceux-ci n'ont plus guere que les armes a double tranchant de l'incitation ou de la dissuasion pour tenter d'influencer d'autres acteurs. S'ils augmentent l'impot, je-tu-il-nous-vous-ils par-s-s-t-tons-tez-tent, s'ils augmentent les subventions, ils compromettent les finances publiques. A faire les deux, ils ne font que des mecontents, a ne rien faire on les accuse d'immobilisme. Autant les replacer dans la sphere qui est devenue leur : show-biz.
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Excellente idée :) !
16 août 2007 à 21:06Ajoutez un commentaire
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