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Japon : biocarburant via partie non comestible du riz

Rice Voilà une idée qui est intéressante ! car avant toute chose, elle n’implique pas de devoir choisir entre conduire et manger, phénomène qui conduit actuellement à la flambée des prix des céréales sans faire chuter pour autant le cours du pétrole. Le ministère japonais de l'Agriculture a annoncé jeudi un projet pour produire un biocarburant issu des parties non comestibles du riz, de façon à éviter de faire grimper les prix des aliments.

"Nous disposons déjà des technologies pour fabriquer de l'éthanol à partir de pailles de riz, mais nous n'avons réussi à le faire qu'en laboratoire", a expliqué le responsable du projet, Eiichiro Kitamura. Le ministère va déposer prochainement une demande de budget pour une expérience de production et d'utilisation grandeur nature, a-t-il indiqué.

Actuellement, l'éthanol est surtout produit à partir de plantes sucrières comme la betterave et la canne à sucre, ou de maïs. Ses détracteurs affirment qu'il conduit à faire grimper les prix des aliments de base, aggravant la famine dans les pays pauvres. Ce qui semble tout de même se vérifier de jour en jour.

Ainsi, selon la dernière publication trimestrielle de la CMA/AOC (Conférence des ministres de l'agriculture de l'Afrique de l'Ouest et du Centre), l'offre mondiale liée à la fabrication du biocarburant a des incidences négatives sur le marché et les prix des denrées céréalières notamment le riz, qui risquent de pénaliser les ménages les plus pauvres en Afrique de l'Ouest et du Centre.

Pour rappel, les Etats-Unis ont récemment mis en place un vaste programme de fabrication de carburant à partir de certaines céréales. L'annonce de ce plan ainsi que les initiatives mondiales en faveur du biocarburant ont bouleversé le marché international de céréales. Si le maïs et le blé sont les céréales les plus visés par ce bouleversement, le riz, par l'effet de substitution et par les quantités de plus en plus importantes importées en Afrique de l'Ouest et du Centre risque de pénaliser les ménages les plus pauvres, grands consommateurs de cette denrée.

"Si nous pouvons fabriquer des biocarburants à partir des parties non comestibles des récoltes, alors les marchés des biocarburants et des produits alimentaires n'entreraient pas en concurrence", a espéré M. Kitamura. Reste toutefois que des sociétés japonaises se lancent par ailleurs dans la fabrication d’éthanol via les éléments comestibles du riz. Des procédés pour fabriquer du bioéthanol à partir de déchets végétaux existent déjà ailleurs dans le monde. Une société canadienne, Iogen, a ainsi inventé un procédé pour produire du carburant à partir de paille de blé.

Sources : AFP, CMA/AOC

A lire également :

. Les biocarburants pourraient affamer les pays pauvres

. Biocarburant : manger ou conduire ? Cela se précise

. Sucre nouvel or blanc : manger ou conduire ?

. FNSEA-biocarburants : manger ou conduire ?

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Voici les sites qui parlent de Japon : biocarburant via partie non comestible du riz :

Commentaires

Francis

11 août 07 12:07:56

Encore une bonne idée avec

- la culture des algues en mer (hautement énergétique, sans consommation d'eau et hors alimentaire)

- l'herbe à éléphant (très haute elle rentabilise les jachères agricoles)

Les expériences sont réalisées, reste à créer+optimiser le circuit économique progressivement.


el gringo

11 août 07 12:23:27

Pour les micros-algues, la production d'huile est de 50 à 100 fois supérieures aux plantes oléagineuses pour la même surface.

Des expériences sont en cours pour voir la réalité économique :
http://home.businesswire.com/portal/site/google/index.jsp?ndmViewId=news_view&newsId=20070709005783&newsLang=en


Francis

11 août 07 13:47:36

Futura-Sciences 2007-07-25 Une idée danoise : le biocarburant à base de laitue de mer ! Jean-Luc Goudet

A l'Institut National de Recherche Environnementale (université d’Aarhus, sur la côte Est), Michael Bo Rasmussen est déjà passé aux tests.

La laitue de mer (Ulva lactuca), une belle et grande algue d’un vert cru, pousse vite et bien, nettement mieux que le blé, qui sert justement à fabriquer du bioéthanol. Pour les Danois, l’intérêt est évident. Les surfaces agricoles manquent un peu d’espace (le pays produit environ 5 millions de tonnes de blé contre, bon an mal an, 35 millions pour la France) et l’idée d’utiliser la côte paraît intéressante.

L’équipe de chercheurs a donc mis l’ulve à l’épreuve pour estimer ce qu’il est possible d’en tirer. Si on la compare au blé, la laitue de mer gagne sur la plupart des terrains. Non seulement sa croissance est plus rapide (l’algue double son poids tous les trois à quatre jours) mais, à surface égale, la production de biomasse (sans eau, donc) est considérable. Alors que, poussée au maximum, la production de céréales ne dépasse pas dix tonnes à l’hectare, il serait possible, d’après les chercheurs, d’atteindre entre 200 à 500 tonnes avec la laitue de mer ! Pour le Danemark, la potentialité serait de 80 000 à 100 000 tonnes. En outre, cette algue est plus riche que le blé en sucres, la matière première pour la synthèse de l’éthanol.

Facile à cultiver, la laitue de mer a même tendance à proliférer naturellement sur les milieux côtiers pollués par des rejets organiques (elle adore les composés soufrés et nitrés résultant de leur décomposition). Sa simple récolte pourrait donc servir à atténuer ses mauvaises odeurs, relancer l’oxygénation des zones polluées et fournir du biocarburant.

... l’idée d’utiliser les algues plutôt que les céréales présente des avantages incontestables. Elle évite notamment la compétition avec des cultures vivrières, comme c’est le cas aujourd’hui avec les céréales dont les cours flambent, en même temps que ceux des terres agricoles.


Elisabeth

11 août 07 14:11:49

"l'herbe à éléphant " : si j'ai le temps, je vous en parle !


Tom

11 août 07 17:01:16

"biocarburant via partie non comestible du riz"

Cela ne représente rien c'est une goutte d'eau dans l'ocean.

"Pour les micros-algues, la production d'huile est de 50 à 100 fois supérieures aux plantes oléagineuses pour la même surface."

Les micros-algues ne remplacera jamais le pétrole !!!

LExpansion.com du 3 juillet 2007


Les algues, solution miracle pour recycler le CO2 ?


par Benjamin Ferran

Bob Metcalfe, inventeur d'Ethernet, devient PDG de GreenFuel Technologies. Créée au sein du MIT en 2004, cette jeune pousse tente de convertir les émissions de CO2 en biocarburant grâce à des algues. Un procédé prometteur, encore difficile à mettre en œuvre.

L'industrie high-tech se recycle dans les énergies renouvelables. Alors que les start-up de la Silicon Valley lorgnent avec insistance les nouveaux débouchés de la « green tech », une sommité du secteur, le fondateur du protocole Ethernet et de 3Com, Robert Metcalfe, vient de prendre la tête d'une jeune société spécialisée dans les biocarburants. Créé en 2004 au sein du Massachusetts Institute of Technology, financé à hauteur de 20 millions de dollars, GreenFuel Technologies tente de recycler les émissions de CO2 en biodiesel. L'astuce ? L'utilisation de micro-algues, dotées d'une forte concentration d'huiles.

Pour se développer et atteindre un rendement optimal, ces variétés d'algues ont la bonne idée de se nourrir de CO2. GreenFuel Technologies les couple donc à des centrales thermiques, qui rejettent du dioxyde de carbone en abondance, dans de surprenants bio-réacteurs. Lorsqu'elles sont ensoleillées, les micro-algues parviennent à recycler plus de 80% du CO2 par photosynthèse, et environ 50% en cas de moindre luminosité. Une fois séchées, elles sont récupérées pour obtenir de l'éthanol, du méthanol, du biodiesel ou des protéines végétales. De quoi enclencher un nouveau cycle de consommation, ce que regrettent les partisans de solutions plus radiacles d'économie d'énergie.

Cependant, et contrairement aux biocarburants produits grâce à des productions de colza ou de betteraves, ce procédé ne nécessite pas de surfaces de culture démesurées qui précipiteraient la déforestation. Les algues utilisées n'ont pas non plus d'utilisations alimentaires et sont faciles à cultiver, à moindre coût. De plus, elles contiennent proportionnellement plus d'huiles que les autres biocarburants. Un hectare d'algues produirait ainsi de 30 à 120 fois plus d'huile qu'un hectare de colza ou de tournesol, promet GreenFuel. Jusqu'alors, les chercheurs estimaient qu'il fallait cultiver plus que la surface agricole utile française pour alimenter toutes les voitures du pays.

La technique a cependant ses limites. Et GreenFuel Technologies est bien placé pour le savoir. Son seul bio-réacteur, adossé à une centrale de 1000 mégawatts en Arizona, connaît des ratés, les algues se reproduisant en trop grande quantité. Président par intérim, Bob Metcalfe devra licencier la moitié des 50 collaborateurs et rééchelonner les projets, en raison, cette fois, de coûts plus élevés que prévus. Et c'est justement l'une des principales critiques adressée aux biocarburants par micro-algues. Faute de production de masse, le procédé coûte encore cher à mettre en œuvre, puisque le prix du baril « bio » peut dépasser les 100 dollars. Bref, les algues ne replaceront pas le pétrole de sitôt.

Toutefois, la production de bio-carburant par les micro-algues figure bien parmi les technologies de production verte les plus prometteuses. GreenFuel, qui accumule les récompenses, était présent fin juin en France lors du « World Investment Conference » pour vendre son expertise. La jeune pousse tablait récemment sur un chiffre d'affaires de 100 millions de dollars en 2012. L'américain compte aussi quelques concurrents ambitieux, notamment Algatech, en Israël et Shamash en France. Lancé l'an dernier, ce projet chapeauté par l’INRIA réunit huit équipes et entreprises françaises pour un budget total de 2,8 millions d'euros, sur trois ans.

Pour en savoir plus sur les micro-algues:
Biodiesel et micro-algues, par Spectro Sciences
Un carburant à base d'huile d'algue (pdf), Biofutur


Le bio-réacteur de GreenFuel en Arizona


Conclusion : les algues ne replaceront pas le pétrole de sitôt.


Elisabeth

11 août 07 17:06:35

Sur ce sujet :

Shamash : des micro-algues dans le moteur


Lefebvre David

31 oct. 07 22:43:29

""""Faute de production de masse, le procédé coûte encore cher à mettre en œuvre, puisque le prix du baril « bio » peut dépasser les 100 dollars. Bref, les algues ne replaceront pas le pétrole de sitôt."""

On est au 31 octobre 2007, baril à 94 dollars,
L'auteur ne croyait pas si mal dire
Greenfuel sera trés vite compétitif à ce rythme et il aurait pu relever la différence 20 MD pour Greenfuel et 2,8 ME pour Shamash....


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