Alliance du diable ou petits arrangements entre amis ? je vous laisse juge. Mais avouez-vous que les « protagonistes » avaient tout pour faire affaire ensemble.
Si l’Iran et la Corée du Nord sont deux pays montrés - officiellement du doigt – par la "communauté internationale", il n’en demeure pas moins qu’ils sont "complémentaires" sur le plan économique et l’épineux problème des ressources en hydrocarbures et des capacités de raffinage.
Or, si l’Iran est l’un des plus importants pays producteurs de BRUT … le pays des mollahs reste confronté à un grave problème de carence de pétrole raffiné. La Corée devient donc un « interlocuteur » tout trouvé dans ce contexte en proposant ses « services raffinés » .
L'Iran et la Corée du nord se sont engagés mercredi à renforcer leur coopération d'énergétique, notamment en matière pétrolière, a annoncé le ministre iranien du Pétrole, Kazem Vaziri Hamaneh. "Nos deux nations peuvent coopérer dans les domaines de l'exploration, de la production et dans d'autres domaines du secteur énergétique", a déclaré M. Vaziri Hamaneh à l'issue d'une rencontre à Téhéran avec le ministre nord-coréen du Commerce extérieur, Rim Kyong-man. "Comme les deux pays en première ligne de la lutte contre l'impérialisme et que leurs relations politiques sont au plus haut niveau, la Corée du nord recevra du pétrole de l'Iran et lui fournira un surplus de son pétrole raffiné", a précisé M. Rim, cité par l'agence du ministère iranien Shana. M. Rim a ajouté que des ingénieurs nord-coréens se rendraient en Iran pour se former aux techniques de raffinage.
A la mi-juillet, un responsable de la compagnie pétrolière publique iranienne a annoncé que le pays allait réduire ses importations d'essence en août après l'adoption d'un plan de rationnement destiné à faire baisser la consommation croissante de carburants. « Nos importations d'essence seront moins de 30 millions de litres par jour le mois prochain", avait alors déclaré le directeur des affaires internationales de la National iranian oil company, Hojatollah Ghanimi Fard, à l'agence iranienne ISNA. Il avait également précisé que les importations d'essence s'élevaient à plus de 35 millions de litres par jour avant l'introduction le 27 juin du plan de rationnement. "Si la baisse de consommation d'essence constatée se poursuit, il est très probable que nous réduisions encore plus ces importations en septembre", avait affirmé le responsable pétrolier.
L'Iran est le quatrième producteur mondial de pétrole mais doit importer environ 40% de ses besoins en essence, soit cinq milliards de dollars pour l'an dernier, en raison d'un manque de raffineries. Le gouvernement a établi un plan de rationnement de l'essence sur une période de six mois, au terme duquel les automobilistes ont droit à 600 litres d'essence qu'ils peuvent utiliser à leur guise durant cette période. Ce plan a réduit la consommation quotidienne, qui a baissé de 20 millions de litres par jour pour s'établir quotidiennement autour de 55 millions de litres, selon le ministre du Pétrole Kazem Vaziri Hamaneh.
L'Iran et la Corée du nord entretiennent des liens étroits en matière diplomatique, commercial et militaire. Selon les experts occidentaux, les missiles longue portée iraniens Shahab-3 missile sont basés sur les Nodong-1 nord-coréens, ce que dément Téhéran qui affirme que sa technologie est entièrement locale.
Source : AFP
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