L'avionneur européen Airbus, filiale d'EADS, va créer en Chine un centre de services techniques de 22 millions de dollars (16,1 millions d'euros) avec trois sociétés chinoises, selon des communiqués émanant de ses partenaires locaux.
Pour rappel, en octobre 2006, Airbus avait annoncé qu'il allait “mondialiser” sa production avec la mise en service en Chine en 2009 de sa première chaîne d'assemblage hors d'Europe, dans le port de Tianjin, non loin de Pékin. Le groupe assurait alors vouloir éviter un transfert complet de technologies.
L'entreprise commune va fournir des formations et d'autres services techniques à Airbus et ses affiliés en Chine et à l'international, ajoutent dans des communiqués séparés les sociétés chinoises Jiangxi Hongdu Aviation Industry et Hafei Aviation Industry. Le flou reste de mise néanmoins sur le contenu des dits “services techniques” ...
Airbus détiendra 70% de l'entreprise commune, Jiangxi Hongdu 7%, Hafei 18% et l'avionneur chinois AVIC I les 5% restant, précisent les communiqués. Hongdu, Hafei et AVIC I sont déjà associés à Airbus dans le cadre de la chaîne d'assemblage prévue dans le nord de la Chine.
Airbus et les autorités chinoises ont en effet retenu en juin 2006 la ville de Tianjin pour l'implantation prochaine d'une chaîne d'assemblage final des Airbus A320. La cité chinoise a été sélectionnée parmi plusieurs villes grâce notamment à sa proximité avec Pékin, son port maritime en pleine expansion, ses infrastructures aéroportuaires, ses ressources industrielles et la main-d'oeuvre disponible. Le calendrier prévoit le démarrage opérationnel dès 2008, pour atteindre une cadence de production de 4 avions par mois en 2011.
Une porte-parole du groupe à Toulouse avait pris la peine alors de "relativiser l'importance" de la nouvelle chaîne chinoise dans le système Airbus, spécifiant que les deux chaînes d'assemblage de la famille A320 à Toulouse et Hambourg devraient produire au total 34 appareils/mois à partir de 2007. "La Chine produira les avions que nos chaînes européennes saturées ne peuvent plus traiter", avait expliqué la porte-parole.
Sources : AFP, Reuters
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