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Unilever/Colgate : rumeurs de rachat réciproques
La rumeur court et enfle ...Unilever, n° 2 mondial produits de grande consommation pourrait lancer une offre sur Colgate-Palmolive, ou prendre une participation dans son capital. Mais les choses sont loin d'être aisées ... puisque l'opération inverse ne s'avère pas totalement impossible ...
En attendant, l'action Unilever profite cette semaine de la situation.
Le titre Unilever, en attendant, a atteint mercredi son plus haut sommet depuis huit ans (+ 2,7 %), tandis que Colgate grimpait de 1,1 %, les deux titres étant portés par des rumeurs de rachat. Unilever a perdu 0,91% à 23,90 euros, jeudi soir, mais cette baisse doit être plutôt considérée comme une "régularisation" de la flambée de ces derniers jours.
“Une rumeur à Londres voudrait que Colgate-Palmolive soit intéressé par une participation dans Unilever, voire par un rachat de toute la compagnie», confirme un trader à Amsterdam, interrogé par Bloomberg.
Mais d'autres analystes voient en Unilever un prédateur plutôt qu'une proie. Le groupe anglo-néerlandais affiche une capitalisation boursière de quelque 75 milliards d'euros, soit le triple de l'américain Colgate au niveau de la clôture mercredi soir. Cette opération serait financée par la cession de l'activité alimentaire d'Unilever, la plus importante du groupe.
Certains analystes disent s'attendre plutôt à un rachat de Colgate par Unilever compte-tenu des capitalisations des deux compagnies. Pour rappel, la capitalisation boursière d'Unilever est trois fois plus élevée que celle de Colgate (103 milliards de dollars contre 33 milliards). De plus, le groupe a d'ores et déjà affiché vouloir développer ses activités d'hygiène corporelle.
D'autres estiment pour leur part qu'absorber une entreprise aussi énorme qu'Unilever mettrait les finances de Colgate sous tension et représenterait une sérieux défi pour Ian Cook, devenu CEO du groupe new-yorkais voici quelques jours à peine.
Selon le Financial Times, les traders ne croient pas en une offre par Colgate-Palmolive, en raison de la taille d'Unilever. Mais plutôt dans une approche de ce dernier par un fonds de private equity ou un financier comme Nelson Peltz.
Mais des spéculations sur des changements à la tête d'Unilever ou dans son actionnariat peuvent également expliquer la hausse du cours. Après l'offre de Danone sur le néerlandais Numico voici quelques jours, Unilever pourrait en effet, selon certains analystes, embaucher le CEO ou le CFO de Numico.
Par ailleurs, Fortis a porté sa participation dans Unilever à 5,1%, alimentant davantage les spéculations autour du géant néerlando-britannique.
A noter par ailleurs que Unilever a annoncé la semaine dernière vouloir fusionner ses services administratifs belges et néerlandais, une rationalisation justifiée par le contexte concurrentiel selon la direction. Bruxelles conserverait les services à la clientèle et de vente, le reste sera récupéré par Rotterdam. 200 emplois seraient ainsi supprimés sur les 459 que compte le site de Forest. Des licenciements secs sont donc prévisibles même si l'entreprise affirme qu'elle "traitera l'ensemble de ses collaborateurs avec le plus grand respect". La santé économique d'Unilever ne justifierait pas une telle rationalisation, estiment cependant les syndicats, qui notent qu'Unilever Belgique a enregistré un bénéfice de 4% l'an dernier.
La restructuration doit être finalisée par la fin 2008.
Sources : Trends.be, Vif.be, RTBF.be
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Voici les sites qui parlent de Unilever/Colgate : rumeurs de rachat réciproques:
Commentaires
isabelle voltz
13 juil. 07 12:58:17
durand thomas
13 juil. 07 13:02:32
gugus
13 juil. 07 13:36:17
et au final il en restera combien des entreprises ? 1 ou 2, je croyais qu'il n'y avait que les sovietiques qui faisaient ça !



