Une fois n'est pas coutume : on parle (enfin !) du potentiel pétrolier de la Tunisie sur le blog finance, alors que mon intérêt pour le secteur des hydrocarbures nous a permis de faire déjà un joli tour de la planète ...
Le gouvernement tunisien a annoncé vendredi l'octroi au groupe anglo-néerlandais Shell d'un permis de prospection d'hydrocarbures, à Gabès, dans le sud-est de la Tunisie.
Le permis dit "Métouia" couvrant une superficie de 5.140 km à Gabès (350 km au sud de Tunis), sera exploité en association avec l'Entreprise publique d'activités pétrolières (Etap). L'accord, signé par Bruce Levell, vice-président du groupe Shell et Afif Chelbi, ministre tunisien de l'Industrie, ainsi que par Khaled Becheikh, PDG de L'Etap, prévoit des activités d'exploration pendant deux ans.
Après ce délai, le groupe anglo-néerlandais sera autorisé à avoir un nouveau permis dans la même zone pour un investissement de 14 millions de dollars, selon l'accord.
Le groupe détenait jusqu'à 1989 de quatre permis d'exploration en Tunisie avant de se spécialiser dans la distribution de carburants à travers sa filiale, Shell Tunisia. Shell participe aussi à hauteur de 33% aux permis offshore de Cap Serrat et Béchateur (nord) aux côtés de l'américain Anadarco et du canadien Petrocanada.
Ce permis est le quatrième à être accordé à des sociétés étrangères depuis le début de l'année en Tunisie qui souhaite accroître sa production de brut, actuellement estimée à 70.000 barils/jour environ.
La Tunisie avait concédé en juin à Qatar Petroleum, pour deux milliards de dollars, la construction et l'exploitation durant 30 ans d'une raffinerie à Skhira (Sud-Est) d'une capacité de 120.000 barils/jour.
Selon le ministère de l’Industrie, de l’Energie et des PME de Tunisie, 10 nouveaux puits de pétrole ont été découverts dans le sud tunisien entre 2001et 2006. Ces nouvelles découvertes assurent 30% de la production totale de la Tunisie, estimée à 26 millions de barils par an, soit 3,4 millions de tonnes de pétrole brut. Cependant, ces nouveaux puits ne peuvent assurer qu’une exploitation de 20 ans, en tenant compte du rythme d’exploitation actuel.
Afin de trouver de nouveaux gisements, l’ETAP a décidé d’octroyer de nouveaux permis d’exploitation ; rien qu’en 2005, 14 nouveaux permis ont été octroyés, contre 4 en moyenne par an. Sur 9 opérations d’exploitation effectuées, 2 puits de pétrole ont été découverts. Les budgets alloués à l’exploration sont passés de 100 millions de US$/an à 150 millions US $ pour l’année 2005.
L’année 2006 a vu l’entrée en production de nouveaux champs dont Al Warda, Chaâl, Oudna et l’augmentation de la production du champ maritime d’Ashtart. Il faut noter que le prix actuel du pétrole rend plusieurs puits rentables, même lorsque le coût d’extraction est élevée, ce qui n’était pas le cas auparavant.
Sources : AFP, www.webmanagercenter.com

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