Le différend entre la compagnie publique algérienne d'hydrocarbures Sonatrach et l'Espagne sur le gaz est "est en bonne voie" de solution, a déclaré samedi à Alger le ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil.
Les relations énergétiques algéro-espagnoles sont sujets actuellement à des différends concernant le prix du gaz et la participation de Sonatrach dans la société Medgaz, en charge de la réalisation du gazoduc sous-marin algéro-espagnol.
L’Algérie et l’Espagne auraient trouvé un accord à leur différend sur la réalisation du gazoduc Medgaz dont la livraison est prévue pour 2009. Le gouvernement espagnol aurait en effet accepté de lever les conditions imposées à Sonatrach sur le Medgaz pour sauver le projet de construction du gazoduc sous-marin.
"Il y a du nouveau et le dossier est en bonne voie" de solution a déclaré M. Khelil interrogé par des journalistes sur les résultats de sa visite effectuée jeudi à Madrid à l'invitation du ministre espagnol de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme Joan Clos. Le ministre algérien s'est déclaré "optimiste", sans plus de précisions. Cette visite « s’inscrit dans le cadre de la poursuite des discussions sur les questions en cours entre les deux pays dans le domaine de l’énergie », avait préalablement précisé le communiqué du ministère de l’Energie.
Pour rappel, la Sonatrach conteste une décision de la Commission espagnole de l'énergie (CNE) conditionnant l'augmentation de ses droits de vote dans la société Medgaz chargée de la réalisation d'un gazoduc Algérie-Espagne, à la limitation à 1 milliard de m3/an au lieu des 3 mds de m3/an du volume de gaz qu'elle est autorisée à commercialiser en Espagne.
Les droits de vote supplémentaires réclamés par Sonatrach correspondent à sa montée de 10% dans le capital de la société Medgaz, dont elle détient 36%.
Le ministère espagnol de l'industrie n'ayant pas répondu à la date butoir du 3 juillet, au recours de Sonatrach contestant cette limitation, la société algérienne a menacé de recourir aux tribunaux espagnols et à la Commission européenne pour invalider la décision de la CNE, jugée "discriminatoire" par Alger.
La CNE veut par ailleurs contraindre Sonatrach à ne pas baisser à partir de 2009 ses exportations à travers le gazoduc en dessous de 80% de sa capacité théorique, soit 8 milliards de m3 par an. Les autorités espagnoles demandent aussi à Sonatrach de ne pas s'opposer à une extension de la capacité de Medgaz au delà de 8 mds de m3/an.
L’Algérie quant à elle réclame en vain une hausse de 20% sur le prix du gaz vendu à l’Espagne.
Après la réponse négative au recours introduit sur la limitation des quantités de gaz qu’elle veut commercialiser directement sur le marché espagnol, Sonatrach a essuyé un deuxième refus de la part des autorités espagnoles concernant la suspension préventive des conditions imposées par la CEN espagnole à la compagnie nationale dans l’augmentation de sa quote-part de 20% à 36% dans la société Medgaz.
"L’Algérie n’acceptera aucune condition discriminatoire au sujet du gaz, qui ne soit pas imposée aux autres partenaires espagnols ou étrangers que ce soit pour la commercialisation ou pour l’actionnariat. Ce que nous avons toujours demandé, c’est d’être traités comme tous les opérateurs", avait déclaré M. Khelil début juillet.
L’Algérie avait, par ailleurs, évoqué la possibilité de liquéfier les quantités de gaz proscrites sur le marché espagnol pour les vendre sur d’autres marchés, notamment américain. A noter que la conjoncture gazière joue en faveur de Sonatrach. Le marché du GNL est en plein essor et l’Europe du Sud, l’Espagne en premier, n’a guère trop de choix pour s’approvisionner en gaz dans un contexte marqué par les tensions énergétiques entre l’Europe et la Russie.
Les spécialistes affirment que l’Algérie restera le principal fournisseur de gaz pour l’Europe au moins durant les 20 prochaines années. A la lumière de toutes ces données et en plus du soutien des partenaires de Sonatrach dans la société Medgaz, notamment les sociétés espagnoles (Cepsa, Iberdrola, Endesa), grandes bénéficiaires du projet, les autorités espagnoles semblent, apparemment, prêtes à revoir leur copie en ce qui concerne ce litige.
Sources : AFP, Quotidien d'Oran, Le Maghreb
A lire également :
. Medgaz:recours de l'Algérie devant tribunaux espagnols et UE
. Algérie/Espagne : forcing sur Medgaz via vente de GNL
. BP et Total se retirent du gazoduc Medgaz
. Portugal/Espagne : vers la création d'un marché du gaz
. Algérie/France : Sonatrach contre une union avec GDF

13 Commentaires
1
Vos articles concernant l'Algérie sont très intéressent. Notamment, tout ce qui concerne l'énergie (opep du gaz, Alliance Russie/Algerie...) et les stratégies commercial (Chavez : conseiller en pétrole de l'Algérie...). Continué à diffuser ces articles par lien RSS.
23 juillet 2007 à 21:242
l'espagne a accepté les conditions de sonatrach. laissez moi RIRE ah ah ah. l'espagne n'a pas eu le choix,soit elle acceptait,soit on l'oubliait. medgaz nous facilite la vente de gaz mais ce n'est pas la seule solution. donc ils avaient tout interet a accepté l'offre algerienne ou alors qu'il aille se faire foutre. je rappelle que l'algerie est no 1 DANS LE MONDE dans la liquefaction du gaz dailleur c'est comme ca qu'on le vend au USA. la prochaine fois au lieu de soutenir betement le mahzen et son royaume enchanté il faudra reflechir aux consequences. la france s'en mord dailleur les doigts car sonatrach qui monte dans la classement vient de passer a la dixieme place des entreprises petroliere ne veut pas pour l'instant de GDF.londre,wahington,la russie,la chine et l'italie sont un peu moins con. soit on soutient un pays qui vend des enfants,des femmes et du cannabis, soit un pays qui vend du petrole,du gaz.bande de chiens on mettera l'europe a genoux et on fera payer tous ceux qui n'ont pas aider l'algerie dans les années 90 et surtout la france
23 juillet 2007 à 23:053
mais pourquoi il est mechant?
24 juillet 2007 à 08:074
Eternelle lutte fratricide entre Maroc et Algérie ...
24 juillet 2007 à 11:095
merci bcp staph60, il est vrai que le sujet me passionne au plus haut point .
24 juillet 2007 à 11:116
Les chinois à l’assaut des mines en Algérie
Le secteur minier en Algérie s’ouvre aux entreprises étrangères et l’ANPM précise que la société chinoise Cecomines exploitera trois mines.
lundi 23 juillet 2007.
C’est la société chinoise Cecomines qui a raflé la mise, en remportant l’adjudication de trois sites miniers sur cinq qui ont fait l’objet d’une offre financière. La société chinoise Cecomines a proposé une meilleure offre financière pour les gîtes de Hammam N’bails à Guelma qui renferme de l’antimoine, du plomb et du zink, de Boudjabeur à Tébessa et d’El-Ouasta à Souk-Ahras qui contiennent du plomb et du zinc. Deux autres soumissionnaires ont été retenus à l’issue d’une séance publique d’ouverture des plis financiers qui s’est déroulée, hier, au niveau de la salle de conférences du ministère de l’Énergie et des mines. Il s’agit de l’entreprise canadienne Mines Cancor pour le site de In-Ouzzal A (or) à Tamanrasset et une entreprise chinoise Ocom pour gîte de In-Ouzzal B (or) à Tamanrasset dans le sud de l’Algérie. Deux autres sites, Damarne et Rahmani, à Béchar qui renferment du cuivre n’ont fait l’objet d’offres financières.
Les sociétés retenues s’engagent à accorder à Sonatrach une participation minimum de 15% dans le capital de la société de droit algérien qui sera créée pour l’exploitation du gisement. Pour la petite et moyenne mines, l’ouverture des plis de la 22e adjudication est prévue demain. Sur ce segment et depuis l’adoption de la nouvelle loi sur les mines, en 2000, environs 530 titres miniers (permis de prospection, d’exploration et d’exploitation) de sites miniers en Algérie ont été attribués à l’issue d’appels d’offres. Le montant total des recettes générées par l’attribution des titres miniers avoisinent, à ce jour, les 3,7 milliards de dinars. Le président du conseil d’administration de l’Anpm, M. Abdelkader Benyoub, en marge de la cérémonie d’ouverture des plis, a indiqué que l’Anpm avait “des indications positives sur l’existence de terrains diamantifères en Algérie, notamment dans les sites de Bled Elmas et Djebel Aberraz près de Reggane, dans le sud-ouest du pays”.
Synthèse de Souad, www.algerie-dz.com
24 juillet 2007 à 11:49D’après Liberté
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Algérie : excédent commercial de 14 milliards de dollars au premier semestre
Par nacer safer le 23/07/2007 à 17:54
Pour le premier semestre de l’année 2007, l'Algérie affiche un excédent commercial de 14.70 milliards de contre 17.7 milliards durant la même période de l’année 2006. Selon les chiffres fournis par le Centre national de l'informatique et des statistiques (CNIS) des douanes, les exportations ont atteint, durant cette période, 27.11 milliards de dollars, en baisse de 4.21% par rapport au premier semestre 2006. Les importations ont bondi de 20.70% pour atteindre 12.80 milliards.
Les hydrocarbures continuent de représenter 98% des exportations algériennes. Les exportations hors hydrocarbures -539 milliards de dollars- ont même baissé de 13% par rapport à la même période de 2006. Cette chute due en grande partie au gel de l'exportation des déchets ferreux et non ferreux et autres peaux et cuirs à l'état brut.
24 juillet 2007 à 11:528
Sonatrach-GDF : Alger dit non à Sarkozy
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=458
24 juillet 2007 à 18:359
Pénurie de pétrole : le rapport qui fait peur
Panizzo A. Publié le 24 juillet 2007Actualisé le 24 juillet 2007 : 13h02
D'après une étude américaine, la production pourrait être inférieure à la demande d'ici cinq ans. Solution envisagée : autoriser le forage même dans les zones protégées et développer les biocarburants.
Consommation en hausse, production insuffisante, et prix qui explosent. Selon le rapport intitulé «Affronter les dures réalités sur l'énergie» publié la semaine dernière, c’est aux alentours de 2030 que se fera vraiment sentir la pénurie de pétrole. Rédigé à la demande du gouvernement américain, le rapport du Conseil national du pétrole, publié la semaine dernière, est très alarmiste.
La première conclusion est que l'industrie pétrolière ne pourra pas répondre à la demande croissante en énergie, qui augmentera de 50 à 60% dans les 25 prochaines années. C'est cette phénoménale demande, entrainée par la croissance exponentielle des pays asiatiques, qui fera augmenter les prix du pétrole.
Les auteurs de ce rapport sont des membres de l'industrie pétrolière elle-même, comme, Lee R. Raymond (ex PDG d'Exxon) ou encore David J. O'Reilly (PDG de Chevron). Ces derniers estiment que si la demande actuelle en pétrole est de 84 millions de barils par jour, celle-ci pourrait grimper jusqu'à 120 millions en 2030. Le problème est que les pays producteurs, comme la Russie, l'Iran, l'Irak, le Venezuela ou le Nigéria seront incapables de répondre à une demande aussi forte. Il se pourrait même qu'ils diminuent leur production. Ainsi, un des scénarios envisagés est que dans 5 ans, la demande sera déjà supérieure à l'offre.
Miser sur les biocarburants
Les auteurs du rapport incitent vivement les gouvernements à développer la recherche et la production de carburants alternatifs, comme l'éthanol, le biodiésel, ou encore l'essence synthétique fabriquée grâce au charbon. Ils préconisent également d’accentuer l’exploration des sables bitumineux et des fonds marins.
24 juillet 2007 à 20:37« Toutes les sources d’énergie pouvant être exploitées de manière rentable devront l’être », afin de répondre à la demande croissante. Cela inclut l’exploitation du pétrole se trouvant dans les « zones protégées », comme les parcs nationaux.
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Les biocarburants , ça ne fait qu'augmenter inutilement le prix du sucre et des céréales : recouvrir la planète entièrement de blé , de colza et de betteraves ne suffirait pas à remplacer ne serait-ce que 5% des hydrocarbures , voilà la triste réalité.
Si le sucre pouvait vraiment remplacer le carburant , croyez vous que la guerre d'Irak aurait eu lieu ? Pourquoi croyez vous que les compagnies pétrolières continuent à prospecter et à signer des contrats avec les pays producteurs (comme la Lybie demain avec la France) ? C'est parce que l'arrivée des biocarburants est loin d'être la révolution que certains annoncent malheureusement ...
24 juillet 2007 à 22:1911
Algérie : Technip remporte un contrat avec Sonatrach (exclusif)
26 juillet 2007 à 12:26http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=523
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@ Mouai bof : 100 % d'accord
26 juillet 2007 à 14:4213
Ou est passée l'Union du Maghreb Arabe?
Medgaz, un gâchis pour l'union du Maghreb arabe
morjane
13/04/2007, 14h22
Le Medgaz, ce gazoduc est destiné à acheminer le gaz naturel une fois traité, du champ gazier de Hassi-R'mel vers le futur terminal gazier de Béni-Saf, de là il traversera la mer Méditerranée pour rejoindre la ville espagnole d'Alméria et se connectera sur le réseau européen de distribution.
Le premier tronçon va traverser le territoire algérien en enterré d'un diamètre de 48" et d'une longueur de 550 km, il transportera en première phase en écoulement libre la quantité de 8 milliards/Nm3 par an, sa capacité pourra être doublée si on installe des stations de refoulement le long de son parcours; le deuxième tronçon immergé, d'une longueur de 200 km en diamètre de 24", posé à une profondeur maximale de 2.160 m, reliera les côtes algériennes aux côtes espagnoles, et enfin le troisième tronçon enterré, de 300 km de long sur le territoire espagnol, qui se connectera sur le réseau de distribution européen, le tout totalise une longueur de 1.050 km.
C'est en novembre 2000 que Sonatrach et la compagnie espagnole Cepsa ont constitué une société d'étude et de promotion de ce projet; quelques mois plus tard est née la société par actions Medgaz, à laquelle se sont associés British Petroleum 12% , Gaz de France 12%, Iberdrola Espagne 12%, Endesa Espagne 12%, Sonatrach Algérie 20%, Total France 12% et Cepsa Espagne 20%, soit par pays:
- Espagne 44%
- Algérie 20%
- Grande-Bretagne 12%
- France 24%
Les travaux de réalisation devaient être lancés en janvier 2004, pour un projet qui affleure le milliard de $; son but principal c'est le renforcement de la sécurisation des approvisionnements énergétiques de l'Europe et la couverture de la demande européenne en énergie propre à bon prix. La première phase du projet de 200 km en offshore vient d'être attribuée (novembre 2006) à la compagnie italienne Saipem et le contrat de fourniture des tubes aux Japonais.
Le taux de participation de l'entreprise Sonatrach est loin d'égaler celui de l'Espagne, 20% contre 44%, et de la France 24%; le consortium formé initialement avant l'approbation de l'avant-projet de loi des hydrocarbures avait pour part: Sonatrach 50% et Cepsa 50%.
Quand la faiblesse mène à la soumission
Les méfaits d'un avant-projet de la loi des hydrocarbures bâclé et bourré d'ambiguïtés, sans constances fondamentales, contrariant et en désobéissance avec les orientations politiques et stratégiques consignées dans la Charte Nationale, sont la cause principale de l'affaiblissement du poids que pourraient exercer nos négociateurs sur leurs partenaires européens pour le libre choix du tracé. Le Medgaz est déclaré projet d'intérêt européen dans le domaine du gaz par l'Union européenne.
Une entrave pour la marche du Maghreb arabe uni
Le meilleur moyen de construire un Maghreb arabe uni c'est de créer avant tout des liens fraternels, notamment par: le jumelage des villes, les échanges culturels, l'ouverture des frontières, la levée des tarifs douaniers, la libre circulation des produits et des hommes, la création de sociétés mixtes, la construction d'une autoroute commune qui liera les pays du Maghreb arabe à l'Europe, par une participation financière collective Euromaghrébine, etc., et surtout par la création d'un passage préférentiel de canalisations de transport des hydrocarbures liquides ou gazeux, empruntant le territoire marocain pour approvisionner l'Europe méridionale en quête d'énergie propre à bon prix.
Ce couloir économique et civilisateur doit faire profiter les pays frères du Maghreb arabe du partage de l'aubaine, pour améliorer leur condition sociale et développer une infrastructure économique de base d'intérêt commun. Faire passer nos canalisations de transport d'hydrocarbures directement par mer, c'est priver un frère de mille avantages, ça serait tout simplement un gâchis contraignant le rapprochement de la communauté de l'union et une contrefaçon de construire le Maghreb arabe uni.
Tarek Ibn Ziad avait frayé son chemin par le Maroc pour rejoindre l'Europe méridionale en passant l'actuel Gibraltar, c'est le même chemin que devait emprunter le gazoduc algérien, le Medgaz, pour approvisionner l'Espagne en gaz naturel. Les rangs des troupes combattantes de Tarek grossissaient au fur et à mesure qu'elles s'enlisaient dans le fond de ce couloir baignant dans la fraternité et la solidarité. C'était la pose de la première pierre de l'édifice du Maghreb uni que notre génération n'a pas su sauvegarder. Pour sauver notre mémoire, le Medgaz devait reprendre le nom originel, autochtone de Tarekgaz et empruntera le couloir de l'insoumission.
Dans le futur, ce couloir reprendra sa place et deviendra le passage obligé de tous nos échanges commerciaux terrestres avec l'Union européenne, car il offre toutes les garanties de la pérennité d'une alliance non déguisée. Si ce n'est pas l'unique argument de la sécurité des approvisionnements qui inquiète tant ces Européens qui veulent attirer notre pays dans une «guerre froide du gaz», alors le by-pass d'une partie du Maghreb par le Medgaz est infondé.
Medgaz est un avantage inespéré de l'Union européenne qui échappe aux principes fondamentaux de la Charte nationale, par contre il fait partie des mégaprojets initiés par le plan VALHYD des années 77 qui avait comme cible, la mise à sec de nos réserves gazières (gaz sec, GPL et condensat) avant 2005. Le Medgaz n'est pas un projet créateur de richesse; il privera certainement un pays frère de l'Union d'un «plus économique» et créera beaucoup plus de misère que de prospérité pour nos deux peuples qui tardent à former un seul.
Le passage de cette nappe de canalisations d'hydrocarbures sur le territoire marocain renforcera davantage la fraternité d'une même communauté régionale, longtemps unie, de même religion, de même culture, de même coutume, d'une même famille de part et d'autre de la frontière et d'une seule ambition sacquée par les politiques des deux pays.
Sur son parcours, ce gazoduc pourrait générer beaucoup d'activités et créer au moins 6.000 emplois permanents pour nos frères marocains, qu'il faudrait multiplier par 5 pour arriver à dire que Tarekgaz nourrira 30.000 bouches; une fois raccordé au réseau gaz domestique, c'est des centaines milliers de foyers qui seront égayés, une micro-industrie naîtra aussi autour de cet oligopole qui absorbera à son tour des centaines, voire des milliers d'emplois toujours pour nos frères, en plus d'un droit de passage dont bénéficierait le Trésor marocain.
Economiquement parlant, le passage du gazoduc sous mer, qui reliera directement le terminal de Béni-Saf à celui d'Alméria, certes ce détour va nous faire gagner 130 millions de dollars en économisant un bout de tube d'acier, mais il va nous faire perdre trois fois plus d'argent nécessaire à la maintenance et à l'entretien spécifique que demande cette variante sous-marine très complexe.
La Sonatrach n'a plus l'aptitude de pouvoir assurer la rigoureuse tâche que demande la surveillance et l'entretien des canalisations enterrées. Gangrenées par la rouille, ces conduites se sont transformées en véritables bombes à retardement qui sèment la mort sur leur passage, alors que dit-on pour le Medgaz qui va gîter au fond des eaux, loin des inquiétudes ?
20 septembre 2009 à 22:51Par Y. MERABET, le QO (Ingénieur spécialiste dans le stockage et le Transport des Hydrocarbures, Journaliste Indépendant. Conseiller Particulier sur les problèmes énergétiques. Membre De La A.A.R.I. (Association Algérienne Des Relations Internationales)
riati
13/04/2007, 14h30
Je ne peux que dire un grand domage ... c'est stupide ce qui nous arrive dans ce maghreb si cher ... Mais que faire à part esperer?
Esperant alors que demain on dira que l'ère des conneries maghrebines est révolu.
algerois16
13/04/2007, 15h12
Attendez, 20% du projet.
100% du fruit de la vente du gaz, ça c'est algérien. Faut le préciser quand même...
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